lundi 31 juillet 2017

Macron et le paradis suédois


Emmanuel Macron qui vante les bienfaits du "modèle suédois" lors de la visite du Premier Ministre de la Suède Stefan Löfven :

Le président français Emmanuel Macron a affirmé aujourd'hui qu'il voyait dans le "modèle suédois" une "véritable source d'inspiration" alors que la France a entamé une réforme de son marché du travail, en recevant le Premier ministre suédois Stefan Löfven à Paris."J'ai toujours considéré qu'il y avait dans ce que certains on pu appeler le modèle suédois une véritable source d'inspiration à plusieurs égards", a indiqué le chef de l'Etat français lors d'une déclaration commune, à l'issue de leur rencontre."La Suède a su faire évoluer son modèle social sans jamais le trahir et en conciliant un modèle de compétitivité et une vraie exigence de justice sociale", a-t-il fait valoir.Emmanuel Macron a également souligné la "volonté de renforcer un agenda commun" avec Stockholm en "matière d'innovation et de lutte contre le réchauffement climatique".Cet agenda doit faire l'objet d'une "feuille de route" qu'Emmanuel Macron entend signer "d'ici à la fin de l'année en Suède". Il s'y rendra une première fois dès le 17 novembre pour une sommet social européen réuni à Göteborg.Le Premier ministre suédois s'est prononcé pour sa part en faveur d'une "coopération européenne forte et inclusive" en matière de sécurité et de défense, précisant que le sommet de Göteborg viserait à offrir "des bénéfices et des opportunité à tous les citoyens" européens.
Philippe Aghion.

Est-ce effectivement le Président de la République française qui pense cela ou bien ne faudrait-il pas plutôt y voir l'influence de Philippe Aghion, l'inspirateur économique de l'Elysée auquel était consacré un article ici-même le 29 mai dernier ?

Il n'est peut être pas inutile de rappeler ce qu'est dans les faits ce fameux modèle suédois :

Le modèle suédois : inaccessible pour la France ?

La Suède, terrassée par une crise économique, a décidé en 1995 un redressement drastique de ses finances. D'un déficit de 10 % du PIB en 1993, le pays a réussi à dégager un excédent de 5% en 2000. Baisse drastique des dépenses publiques, taux de chômage passant de 8,5 % à 4 %... autant de réformes que la France ne semble pas apte à mener. Car pour y parvenir, ce petit pays de 9 millions d'habitants a conservé son Etat providence et l'un des plus forts taux d'imposition en Europe (mais moins élevé qu'en France), en diminuant de plus de moitié le nombre de ses fonctionnaires... qui, pour la plupart, travaillent dans des « agences» et n'ont plus de statut. Les allocations – famille, logement, chômage... – ont été baissées. Un « big bang » peu adaptable en France car le pays reste encore très attaché à son système fonctionnarial et à un taux de redistribution important. La Suède a par ailleurs dévalué sa monnaie pour accroître sa compétitivité. S'appuyant sur ses voisins bien portants, elle a pu relancer ses exportations. Impossible dans le cas tricolore puisque la monnaie unique et la récession européenne y font obstacle.
SOURCES : Paris Match, Marie Pierre Gröndahl et Anne Sophie Chevallier, 15/11/2012

Moins d'allocations, moins de fonctionnaires, augmentation des impôts, suppression de l'ISF sans oublier l'accueil d'un maximum de migrants avec les conséquences qui en découlent.
C'est le programme, pardon, la vision  que semble vouloir imposer le gouvernement  actuel aux Français lors des prochaines années.

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