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samedi 10 novembre 2018

Augmentation du prix du carburant : les vraies raisons de la rigidité gouvernementale enfin expliquées



Un article très pertinent qui prouve de manière factuelle que le gouvernement ne donne pas les véritables raisons de la nouvelle augmentation à venir du prix des carburants.
Les raisons sont beaucoup plus terre à terre qu'une simple prétendue volonté de lutter contre le "réchauffement climatique".
En effet, le surplus de taxe arrive pour compenser le tassement, voire la baisse, de la consommation de carburant constaté ces derniers mois, et il faut bien combler les trous laissés dans les finances par Emmanuel Macron...


***

Officiellement, les tarifs du carburant augmentent sous l’effet de la TICPE pour freiner la consommation d’énergie fossile. En regardant les chiffres de près, on comprend que la raison est inverse! Et que la rigidité gouvernementale est beaucoup plus commandée par une situation budgétaire explosive que par des préoccupations écologiques. Voici la démonstration en chiffre. 

On se propose ici de mener un exercice de « fact-checking », comme disent un peu prétentieusement les journalistes, pour comprendre la situation de blocage qui se profile à l’horizon du gouvernement. Prévenons d’emblée le lecteur: l’ensemble n’est compréhensible que si et seulement si on se préoccupe de la réalité fiscale globale en France. Pour le cas qui nous occupe, l’exercice balaiera la situation à grands traits depuis 2011, c’est-à-dire depuis le départ de Nicolas Sarkozy jusqu’à l’arrivée d’Emmanuel Macron.

Le mythe gouvernemental de la préoccupation écologique

Officiellement, la politique de hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) s’explique par un engagement écologique du gouvernement. Si on veut vraiment lutter contre le réchauffement climatique, il faut réduire notre consommation de carburants routiers.


On retrouvera ici l’appel à la morale et au sacrifice lancé par le Premier Ministre Édouard Philippe:

La suite est ici.


vendredi 27 juillet 2018

La tyrannie de l'instant et de l'argent

Le massif et impressionnant "taureau de Wall Street"

Jacques Attali nous parle d'un futur pas très lointain dans lequel l'homme devra courber l'échine devant la toute puissance du Veau d'or, voire même disparaître devant lui.
On peut légitimement trouver cela horrible, Monsieur Attali lui s'en félicite.
Au-delà du "marché", il faut bien voir ce qui existe derrière : une "spiritualité" faisant de la modification, de la subversion et en bout de course de la disparition complète et définitive de l'être humain le but ultime à atteindre.

"Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon." {Evangile selon Saint-Matthieu 6:24}



mercredi 31 janvier 2018

Délire du libéralisme : le trafic de drogue intégré dans le calcul du PIB



Que dire d'une civilisation qui en est réduit à de tels expédients afin d'améliorer les chiffres d'une économie en berne ?

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A la demande d'Eurostat, plusieurs pays (Espagne, Royaume-Uni, Italie...) ont décidé d'intégrer de nouvelles normes de calcul du PIB. A chaque fois, cela s'est traduit par une révision à la hausse de leur produit intérieur brut. Même si elle a le souci d'aligner les statistiques de la France sur celles de ses voisins européens, l'Insee s'est refusé à intégrer la prostitution (de "réseaux"), estimant qu'il ne s'agissait probablement pas de "transactions commerciales consenties librement".
Le PIB est censé mesurer la croissance d'un pays, la quantité de richesses produites chaque année (et non pas son patrimoine, la richesse accumulée au cours des années précédentes). Et la réflexion autour des éléments à prendre en compte dans le calcul du PIB pour avoir l'image la plus juste ne date pas d'hier. Exemple, en 2013, les Etats-Unis avaient ouvert la voie d'un changement en décidant de prendre en compte un élément-clef de la croissance dans les économies occidentales : les nouvelles technologies, l'immatériel.

Mais fallait-il intégrer le trafic de drogue voire la prostitution dans ce calcul du PIB? Après plusieurs années de débat, l'Insee a tranché en décidant d'appliquer une demande en ce sens de l'Europe, qui pourrait entraîner une révision en "légère hausse" du produit intérieur brut français.

Objectif : aligner les statistiques françaises sur celles des autres
L'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va "tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national", a annoncé mardi l'organisme public, dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables actées par l'institut.

Cette prise en compte, faite "à la demande" de l'institut européen des statistiques Eurostat et destinée à aligner les statistiques françaises sur celles "des autres pays européens", entraînera "une révision en très légère hausse du niveau du PIB", ajoute l'Insee dans son communiqué.

La révision portera sur l'ensemble des résultats, depuis 1947.
Interrogé par l'AFP, le chef du département des comptes nationaux de l'institut public, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai. La révision portera "sur l'ensemble des résultats" publiés par l'Insee, c'est-à-dire depuis 1947.

"Il s'agira de révisions à la marge", a assuré M. Mahieu, en évoquant le chiffre de "quelques milliards" d'euros, à rapporter aux 2.200 milliards d'euros du PIB français. "Cela n'influera pas sur le chiffre de la croissance" en 2017, a-t-il par ailleurs prévenu.

Prostitution, des "transactions librement consenties" ? Non, dit l'Insee
La décision de l'Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L'institut statistique européen avait alors demandé aux États-membres d'intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

L'objectif était d'harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant considérées comme légales dans certains États, à l'image des Pays-bas, ce qui gonfle leur PIB, et illégales dans d'autres.

Suite à la demande d'Eurostat, plusieurs pays ont décidé d'intégrer ces nouvelles normes, à l'image de l'Espagne, du Royaume-Uni et de l'Italie. Ce nouveau système de compte s'est à chaque fois traduit par une révision à la hausse de leur produit intérieur brut.

Jusqu'ici, l'Insee n'avait modifié que le RNB pas le PIB
L'Insee avait de son côté, à partir de septembre 2014, déjà accepté de prendre en compte les ressources issues du trafic de drogue dans le "revenu national brut" (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l'Union européenne, mais pas dans le PIB, mesure comptable qui fait référence dans le débat public.

L'organisme public avait par ailleurs refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, estimant que le consentement des prostituées n'était "probablement pas vérifié". "Sur ce point, nous maintenons notre position", a indiqué Ronan Mahieu.

Mais la prostitution dite "discrète" était, elle, déjà bien intégrée dans le PIB. Le directeur des études et synthèses économiques à l'Insee, Éric Dubois, avait souligné en juin 2014:

"Tout ce qui est de la prostitution discrète, c'est-à-dire de la prostitution qui se cache derrière d'autres activités, on considère qu'on le prend déjà en compte" de même que la fraude fiscale et le travail au noir, qui représentent "autour de 4 points de PIB".

Il précisait toutefois :

"Il y a aussi une prostitution de rue qui est plutôt le fait de réseaux de mafieux et relève plutôt de la traite de personnes en situation irrégulière etc. Pour le coup, le critère de consentement mutuel n'est probablement pas vérifié", ce qui conduit l'Insee à ne pas l'intégrer dans ses mesures.


https://www.latribune.fr/economie/france/le-trafic-de-drogue-mais-pas-la-prostitution-bientot-integre-dans-le-calcul-du-pib-francais-766723.html

dimanche 20 août 2017

L'UE étudie le blocage des comptes courants



L'Union Européenne étudie la possibilité de bloquer les comptes courants pendant une durée de 20 jours.
Evidemment, c'est une façon de faire passer la pilule plus aisément en prétendant que le blocage se limitera à moins d'un mois.
Comme ce fut le cas pour l'état d'urgence en France, c'est le genre de mesure qui débute dans des circonstances exceptionnelles (ici, la probable faillite d'une grande banque) et pour une durée limitée mais dont la prolongation sera nécessaire pour "maintenir l'équilibre du système financier".
La ritournelle est connue.

Si le blocage était levé au bout de 20 jours on assisterait à une ruée des particuliers pour sortir leur argent d'un système bancaire qui aurait perdu toute crédibilité, accentuant la panique sur les marchés et la défiance envers gouvernants et banques.
La solution pour le Système serait donc bien un blocage qui s'étendrait sans limitation de durée.


Votre banque pourrait bloquer l’accès à votre compte courant pendant 20 jours

Au beau milieu de l’été, une dépêche de Reuters est passée presque inaperçue, les médias étant tous absorbés par les nièmes rebondissements de l’affaire du petit Gregory. Pourtant, ce n’est pas ce qui s’est passé il y a 30 ans sur les berges de la Vologne qui devraient préoccuper nos journalistes, mais bien ce qui se trame aujourd’hui à Bruxelles. Selon Reuters, l’Union Européenne étudierait la possibilité de bloquer les comptes courants des ressortissants de l’UE en cas de crise bancaire (Source: “EU explores account freezes to prevent runs at failing banks” Reuters, July 28, 2017).

Cette dépêche de Reuters précise que votre banque pourrait refuser tout paiement en liquide à ses guichets …pendant une durée pouvant aller jusqu’à 20 jours !!! Oui, vous avez bien lu, presque 3 semaines sans avoir la possibilité d’accéder à votre compte.

Blocage de votre compte en cas de faillite de votre banque
Projet de l’UE : Pas de retrait pendant 20 jours en cas de faillite bancaire

Le matraquage de l’épargnant et l’utopie d’une société sans espèce ne font donc que s’aggraver dans les pays de l’Union. Après la taxation des dépôts des particuliers (ce qu’a initialisé la Raiffeisenbank en Allemagne), après la tentative d’instaurer des taux d’intérêts négatifs sur les livrets d’épargne (ce qu’a envisagé de mettre en place la Belgique), après la ponction de votre compte en cas de faillite de votre banque (directive en vigueur depuis le 1er Janvier 2016 sous le nom de BRRD « Bank Recovery and Resolution Directive »), après la promulgation de la loi Sapin 2 (l’article 21 permet au Haut Conseil de stabilité financière de suspendre, retarder ou limiter les retraits de l’assurance-vie), voici que nos stratèges européens veulent tout simplement nous interdire l’accès à nos comptes courants.

La taxation, la saisie et maintenant la mise sous séquestre de nos deniers !  Comme si c’était un crime de posséder de l’argent sur son compte courant!

Et la raison invoquée pour ce blocage: éviter le naufrage de notre banque en cas de ruée des déposants vers les guichets (le ‘bank run’ anglo-saxon).

Ainsi donc, alors que l’on s’approche du dixième anniversaire de la crise des subprimes, alors que d’innombrables mesures ont été prises pour réguler la finance mondiale, que des stress tests (soit disant infaillibles ?) ont été élaborés pour tester la résistance des banques, voilà que l’on dégaine l’arme suprême : le blocage des comptes des particuliers !

Ce qui est grave dans cette histoire, ce n’est pas cette proposition (sensée donner du temps au système bancaire pour trouver une solution en cas de défaillance d’un des leurs), mais bien son timing. Après tout, si cette mesure avait été prise dans la foulée de la chute de Lehman Brothers, cela aurait été totalement compréhensible.

Mais venir, une décennie plus tard, brandir cette menace ultime en dit long sur la confiance que nos stratèges européens ont dans les opérations de recovery du système financier actuel.

Il faut dire que depuis 2007 la dette publique à pratiquement doublée, atteignant les 20 000 Mds$, la conséquence désastreuse d’une décennie de taux ultra bas (voire négatifs) et d’une politique accommodante non conventionnelle (rachat massif d’actifs douteux par les banques centrales). Que ce soit aux USA avec Janet Yellen ou en Europe avec Mario Draghi, la planche à billet n’a jamais autant fonctionné, inondant le marché de liquidités, dans l’espoir de relancer la croissance et de faire repartir l’inflation à la hausse…une peine perdue jusqu’à présent !

Pour parler clair, en mettant sur la table cette proposition de blocage des comptes courants, les financiers de Bruxelles reconnaissent implicitement que rien n’a changé depuis 2008 et que le risque d’une nouvelle rechute du système bancaire mondial est toujours d’actualité.

Après la trêve estivale, les discussions devraient reprendre sur ce texte porté par l’Estonie, l’actuel pays dirigeant les institutions européennes. En espérant qu’il n’y ait pas un nouveau rebondissement dans l’affaire Gregory et que les médias consacrent cette fois du temps à cette proposition de l’UE de blocage des comptes, une proposition qui , si nous n’y prenons garde, pourrait avoir des implications énormes sur notre vie au quotidien !

Source : http://acheteror.org/blocage-comptes-ue/

mercredi 16 août 2017

La City de Londres


Documentaire à voir concernant la City de Londres, véritable "Etat dans l'Etat".
Certains aspects auraient néanmoins mérités d'être approfondis, tels que l'importance des marranes dans le développement de la puissance de la City (voir les travaux de Cecil Roth) ou encore la relation particulièrement étrange qu'entretiennent les anglo-saxons en particulier et les protestants en général avec l'argent et "Dieu" (n'oublions pas le "in God we trust" figurant sur les dollars américains...).
Il est évident que ce n'est en aucun cas du Christ qu'il est ici question, pour s'en convaincre, il suffit de relire les passages des Évangiles qui sont consacrés à l'argent.
A la City de Londres comme à Wall Street à New York, c'est bien Mammon que l'on vénère, le vernis pseudo-chrétien étant présent uniquement pour se donner un aspect respectable vis-à-vis du grand public qui observe tout cela les yeux grands fermés.


lundi 31 juillet 2017

Macron et le paradis suédois


Emmanuel Macron qui vante les bienfaits du "modèle suédois" lors de la visite du Premier Ministre de la Suède Stefan Löfven :

Le président français Emmanuel Macron a affirmé aujourd'hui qu'il voyait dans le "modèle suédois" une "véritable source d'inspiration" alors que la France a entamé une réforme de son marché du travail, en recevant le Premier ministre suédois Stefan Löfven à Paris."J'ai toujours considéré qu'il y avait dans ce que certains on pu appeler le modèle suédois une véritable source d'inspiration à plusieurs égards", a indiqué le chef de l'Etat français lors d'une déclaration commune, à l'issue de leur rencontre."La Suède a su faire évoluer son modèle social sans jamais le trahir et en conciliant un modèle de compétitivité et une vraie exigence de justice sociale", a-t-il fait valoir.Emmanuel Macron a également souligné la "volonté de renforcer un agenda commun" avec Stockholm en "matière d'innovation et de lutte contre le réchauffement climatique".Cet agenda doit faire l'objet d'une "feuille de route" qu'Emmanuel Macron entend signer "d'ici à la fin de l'année en Suède". Il s'y rendra une première fois dès le 17 novembre pour une sommet social européen réuni à Göteborg.Le Premier ministre suédois s'est prononcé pour sa part en faveur d'une "coopération européenne forte et inclusive" en matière de sécurité et de défense, précisant que le sommet de Göteborg viserait à offrir "des bénéfices et des opportunité à tous les citoyens" européens.
Philippe Aghion.

Est-ce effectivement le Président de la République française qui pense cela ou bien ne faudrait-il pas plutôt y voir l'influence de Philippe Aghion, l'inspirateur économique de l'Elysée auquel était consacré un article ici-même le 29 mai dernier ?

Il n'est peut être pas inutile de rappeler ce qu'est dans les faits ce fameux modèle suédois :

Le modèle suédois : inaccessible pour la France ?

La Suède, terrassée par une crise économique, a décidé en 1995 un redressement drastique de ses finances. D'un déficit de 10 % du PIB en 1993, le pays a réussi à dégager un excédent de 5% en 2000. Baisse drastique des dépenses publiques, taux de chômage passant de 8,5 % à 4 %... autant de réformes que la France ne semble pas apte à mener. Car pour y parvenir, ce petit pays de 9 millions d'habitants a conservé son Etat providence et l'un des plus forts taux d'imposition en Europe (mais moins élevé qu'en France), en diminuant de plus de moitié le nombre de ses fonctionnaires... qui, pour la plupart, travaillent dans des « agences» et n'ont plus de statut. Les allocations – famille, logement, chômage... – ont été baissées. Un « big bang » peu adaptable en France car le pays reste encore très attaché à son système fonctionnarial et à un taux de redistribution important. La Suède a par ailleurs dévalué sa monnaie pour accroître sa compétitivité. S'appuyant sur ses voisins bien portants, elle a pu relancer ses exportations. Impossible dans le cas tricolore puisque la monnaie unique et la récession européenne y font obstacle.
SOURCES : Paris Match, Marie Pierre Gröndahl et Anne Sophie Chevallier, 15/11/2012

Moins d'allocations, moins de fonctionnaires, augmentation des impôts, suppression de l'ISF sans oublier l'accueil d'un maximum de migrants avec les conséquences qui en découlent.
C'est le programme, pardon, la vision  que semble vouloir imposer le gouvernement  actuel aux Français lors des prochaines années.

dimanche 23 juillet 2017

Obamacron, ennemi du peuple mais ami des stars et des médias



Sommé par les hautes instances internationales (UE et FMI en tête) de faire des "économies", le nouveau et docile gouvernement s'y emploie avec énergie.
Pas question de prendre l'argent là où il est, chez les grosses fortunes ou les multinationales cotées au CAC40, mais plutôt chez la partie de la population la plus faible économiquement ; i.e."ceux qui ne sont rien".
Ce sera donc une baisse des APL pour tous, mais la patate chaude sera aussitôt renvoyée au gouvernement précédent :
Les APL subiront «une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre suite à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée»
Que nenni répond pourtant aujourd'hui l'ancien ministre du Budget Christian Eckert :
Le précédent gouvernement n'a "jamais" envisagé une baisse des aides au logement, a affirmé l'ancien ministre chargé du Budget Christian Eckert, dans un entretien au Parisien, contredisant des affirmations du nouvel exécutif."Nous ne l'avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste", a déclaré M. Eckert interrogé par le quotidien sur cette mesure.
Après la hausse de la CSG, le reniement de la promesse concernant la taxe d'habitation et avant l'attaque finale visant le droit du travail, c'est à un tir nourri qu'est soumise la "France d'en bas" "chère" à Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement, Obamacron est fidèle à sa ligne de conduite hyper médiatique d'amis des stars et des caméras.
Si le sort des plus pauvres ne l'intéresse pas, il invitera en revanche Bono et Rihanna à l'Elysée la semaine prochaine
Symboliquement, c'est succulent.

Mais qui sait, inviter ces icônes pop au palais présidentiel est peut être un moyen pour le locataire de l'Elysée de prouver à Shlomo Sand qu'il possède une excellente "culture mondaine" à défaut de solides connaissances religieuses et historiques.


«L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ?», écrit le professeur. «Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain», précise-t-il.

Un inculte élu par des incultes pour reprendre les propos de Michel Onfray :


Pourquoi baptiser l'ex ministre de l'économie du gouvernement François Hollande Obamacron ?
Tout simplement car comme son cousin idéologique d'Outre-Atlantique, le président français a été fabriqué et porté au pouvoir par les médias, comme lui il est l'objet de l'organisation d'un véritable culte de la personnalité, qu'ils sont l'un comme l'autre les grands amis des "people" (ces nomades apatrides qui prennent les pays pour des "hôtels", merci à Jacques Attali pour sa formule), enfin, ils ont fondé leur communication sur du vent et des effets d'annonces et sont des golems sécrétés par le mondialisme le plus ultra dont ils sont les ardents défenseurs.
Rappelons qu'Obama soutenait le leader d'En Marche ! dans sa course à l'Elysée.
Et que Jupiter s'inspire ouvertement des méthodes barackiennes pour sa com'.


Flux d'images choisies, communication calculée et souvent maîtrisée -comme lors son coup de téléphone au standard de l'Élysée- mises en scène sportives ou avec des enfants qui se veulent décontractées, Emmanuel Macron fait du Barack Obama, remarque pour BFMTV.com Isabelle Veyrat-Masson, directrice du laboratoire communication et politique du CNRS.

Pour conclure, jetons un coup d’œil (juin 2016) sur le bilan d'Obama en terme de chômage aux USA.

Le Département du Travail Américain (Bureau of Labor Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 03 Juin 2016 que 94,708 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi sur les quatre dernières semaines.
Focus également sur la pauvreté : Les Etats-Unis, ce pays riche de ses pauvres (octobre 2016) :
 Récemment, le grand quotidien USA Today publiait une enquête montrant que 7 Américains sur 10 possédaient moins de 1000 dollars d’épargne. Pas de quoi en déduire non plus un état de pauvreté extrême, c’est vrai, d’autant que les Américains (et les Anglo-saxons en général) ont une grande culture du crédit, mais ce petit chiffre montre déjà à quel point un simple revirement de tendance sur les taux d’intérêts, par exemple, pourrait avoir des répercussions catastrophiques sur la capacité des citoyens à compenser leurs pertes en capital.

Là où cela devient plus préoccupant, c’est lorsqu’on liste les nombreux dysfonctionnements socio-économiques de celui qui se veut encore le plus grand pays du monde. Ainsi, la moitié de ceux qui disent posséder moins de 1000 dollars sur un compte d’épargne n’ont en réalité… aucune épargne ! Rien, zéro. Compliqué, dans ces conditions, d’imaginer une quelconque reprise économique quand un tiers de la population n’a tout simplement pas les moyens de soutenir une éventuelle croissance, par la consommation notamment ou encore par l’investissement en capital. D’ailleurs, l’an dernier, l’équivalent de l’Insee aux États-Unis a révélé que 47 millions d’Américains vivaient sous le seuil de pauvreté.

Gageons que le bilan du petit Emmanuel ne sera guère plus reluisant mais qu'il bénéficiera tout autant d'une approche marketing parfaitement étudiée et qu'il sera lui aussi enjolivé par les différentes antennes du ministère de la propagande.






jeudi 20 juillet 2017

Macron et les fantasmes sur la finance mondiale


Alors qui a raison, notre bon, beau et merveilleux président Emmanuel Macron (et ancien employé de Rothschild, ces bienfaiteurs de l'humanité) ou l'abominable complotiste Jean-François Gayraud ?




jeudi 13 juillet 2017

En Marche vers toujours plus d'inégalités



Un ouvrage qui mériterait d'être actualisé.

D'une manière on ne peut plus logique, Emmanuel Macron va grassement rétribuer la frange de la population qui l'a porté au pouvoir et ce ne sont pas les "gens qui ne sont rien".
Dans son rapport d'évaluation du quinquennat Macron, l'OFCE estime que près de la moitié des mesures destinées aux ménages va profiter aux 10 % les plus aisés. Il prévoit aussi un taux de chômage de 7,6 %.

Un petit graphique est parfois plus parlant qu'un long discours :


Redistribution par déciles suivant le niveau de vie selon les réformes prévues pour le quinquennat 2017-2022.

Ceux qui viendront râler (ou faire semblant de..) maintenant tels que Libération, Mediapart et autres oppositions en sucre de la caste bien-pensante, ceux-là même qui avaient tous appelés à voter Macron ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas.
Tout était prévu et annoncé, sur ce point, on ne peut pas reprocher au leader d'En Marche de ne pas tenir ses promesses, voir cet article de la Tribune paru en février dernier  : "la légère hausse du revenu des travailleurs modestes promise par Emmanuel Macron n'est là que pour éclipser les cadeaux aux plus riches."


Warren Buffett : "Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c'est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons." 
Il est vrai que l'oligarchie avait bien besoin de tous ces cadeaux, depuis 1996, la fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par... 7.
Dans le même temps, le PIB de la France a à peine doublé.
Voir cet article de Challenges : classement 500 fortunes de France 2017: les secrets d'une hausse sans précédent.
On retiendra la conclusion de cette petite étude, très peu engageante pour l'avenir proche :
notre Palmarès est aussi la vigie des humeurs de l'économie. Or cette année, la hausse de 35% de la Fortune des 10 premiers de notre classement sonne un peu comme une mise en garde contre les " exubérances irrationnelles ". Car depuis 1996, depuis que Challenges surveille la " soupière " des Fortunes, la pression n'a monté aussi vite qu'à deux autres occasions. Une première fois en 2000, avec une hausse de 70% (une hausse appelée plus tard la " bulle Internet "), et en 2008, avec une hausse de 35% (la " bulle des Subprimes "). Or, ces deux fois, les marchés (et les fortunes qui leurs étaient associées) avaient piqué du nez quelques mois après…

jeudi 29 juin 2017

La marche irrésistible du libre-échange



Après le TAFTA, traité de libre-échange entre l'Union Européenne et les Etats-Unis (provisoirement mis de côté par l'administration Trump) et le CETA, traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada, ratifié en février dernier par le Parlement Européen, voici désormais le JEFTA, libre-échange encore et toujours mais cette fois-ci entre l'UE et le Japon.

Comme les précédents traités, le petit dernier fait la part belle aux multinationales et réduit autant qu'il est possible le pouvoir des Etats.

En réponse à l’hostilité affichée par la nouvelle administration américaine à l’égard des règles commerciales existantes, l’Union européenne se lance dans une forme de croisade pour le libre-échange. Elle en appelle à l’union sacrée autour de cet objectif, en dépit de la vague de contestation croissante vis-à-vis de sa propre politique commerciale. Face aux hésitations des pays membres pour la ratification de l’accord de commerce et d’investissement avec le Canada, le Ceta, elle invoque le risque de perdre toute crédibilité auprès de ces autres partenaires commerciaux, en cas d’échec.

La Commission mène en effet une politique très volontariste avec des négociations bilatérales et plurilatérales lancées tous azimuts et redouble d’efforts pour faire aboutir les discussions en cours. Derrière le Ceta, l’accord conclu avec le Viêt-nam et celui avec Singapour arriveront bientôt au stade de la ratification. Pour ce dernier, Bruxelles attend la décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur la répartition des compétences entre les Etats membres et le niveau communautaire, prévue pour mi-mai. Elle espère ainsi grignoter de nouvelles compétences en la matière et voudrait pouvoir se passer du long et fastidieux processus des ratifications nationales pour les accords déclarés mixtes. 
28 accords en préparation
 Mais en coulisses des négociations les plus médiatisées, ce ne sont en fait pas moins de 28 accords qui sont en préparation avec plus d’une soixantaine de pays.

Le projet de traité le plus large est sans doute l’Accord plurilatéral sur les services, intitulé TiSA (Trade in Service Agreement) qui regroupe plus d’une cinquantaine de pays et vise à faciliter les échanges dans les domaines de la finance, des technologies de l’information ou du commerce en ligne. Les règles ainsi négociées entre les pays les plus désireux de faire progresser la libéralisation des services, qui se baptisent eux-mêmes les « très bons amis des services », pourraient ensuite s’imposer au reste du monde, dans un cadre multilatéral. Mais les négociations achoppent encore, notamment sur la question de la libre circulation des données, et semblent désormais suspendues à la position qui sera adoptée par le nouveau gouvernement américain.
Par ailleurs, l’accord bilatéral le plus important à venir dans la liste de l’Union européenne reste encore très largement méconnu du grand public. Il s’agit de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, dit Jefta (Japan EU Free Trade Agreement). A l’occasion de la visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Bruxelles, mi-mars, des informations sur le contenu de l’accord ont fuité pour la première fois dans plusieurs quotidiens européens.
Une portée très large 
Lancées en mars 2013, les négociations du Jefta se déroulent en effet en toute discrétion. Et les efforts récents de transparence sur le Tafta, le projet d’accord commercial entre l’Europe et les Etats-Unis, n’y ont rien changé. Même le mandat de négociation, adopté en 2012, reste confidentiel. Le Jefta pourrait pourtant bien se révéler plus important encore que le Ceta. Sa portée est très large puisqu’il couvre aussi presque tous les secteurs d’activités. Mais l’économie japonaise est trois fois plus importante que celle du Canada. Ensemble, le Japon et l’Union pèsent près de 28 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.
 Un 17e round de négociations s’est tenu en septembre 2016 et le prochain est annoncé pour avril 2017 à Bruxelles. Selon les documents évoqués dans la presse, les négociations seraient à un stade avancé et les autorités japonaises et européennes disent compter sur une conclusion des négociations pour la fin de l’année 2017.

Cet accord contient plusieurs des ingrédients les plus contestés du Tafta et du Ceta. Autant d’éléments visant à rendre l’accord « vivant » et dont la mise en place risque d’affaiblir progressivement la capacité des Etats de réguler. L’essentiel des négociations porte à nouveau sur les barrières non tarifaires au commerce : la plupart des retombées escomptées proviendraient des efforts d’harmonisation réglementaire, selon une étude d’impact économique réalisée en 2010.
Dans les chapitres presque finalisés, figure un dispositif de coopération réglementaire aussi ambitieux que celui qui était proposé par la Commission européenne pour le Tafta. Ce processus obligatoire vise à s’assurer que les législations existantes et futures n’auront pas d’effet négatif sur les échanges commerciaux. Il prévoit la mise en place d’un comité de coopération réglementaire chargé d’inviter les « personnes intéressées » à participer à ses réunions. L’Union et le Japon s’engagent ainsi à rendre publics à l’avance les projets de réglementations, à organiser des consultations dessus et à prendre en compte les apports reçus. Faute de garde-fous suffisants, un tel mécanisme pourrait conférer un poids démesuré aux acteurs économiques dominants dans la définition des politiques publiques. Ces derniers auraient ainsi l’opportunité de peser sur les projets de loi auxquels ils seraient éventuellement hostiles, avant même que les parlementaires soient saisis.


Il semblerait que les négociations soient entrées dans la dernière ligne droite, un accord pouvant être trouvé pour le sommet du G20 se tenant les 7 et 8 juillet prochains :


Les discussions entre Européens et Japonais sur un accord de libre-échange se situent à "un moment crucial", a déclaré mercredi le ministre japonais des Affaires étrangères, les pourparlers achoppant, selon la presse nippone, sur les fromages. Les négociations, qui durent depuis quatre ans, se sont récemment intensifiées en vue de parvenir à un accord-cadre en marge du G20 qui se tiendra à Hambourg (Allemagne) les 7 et 8 juillet. "Cette semaine et la semaine prochaine représentent un moment crucial", a affirmé le chef de la diplomatie nippone, Fumio Kishida, dans des propos retransmis sur la chaîne publique NHK. "A un moment où le protectionnisme progresse au niveau international, la conclusion d'un accord de grande ampleur économique aurait un impact important dans le monde", a-t-il ajouté selon la même source.


lundi 26 juin 2017

Vers un assouplissement de l'interdiction des pesticides ?



Le principal problème environnemental est bien évidemment le Français moyen avec sa voiture diesel...
La disparition des abeilles ?
Ce n'est pas un critère qui résiste pas à la volonté d’accroître "l'attractivité économique" de la France.



La législation française va, sur l'interdiction des pesticides, plus loin que le cadre fixé par l'Europe. En l'assouplissant, le gouvernement souhaite renforcer l'attractivité économique de la France. 
Le gouvernement étudie un assouplissement de l'interdiction des pesticides néonicotinoïdes et des épandages aériens dans le cadre du projet de loi dit de "simplification", rapporte RMC ce lundi matin, un document de travail à l'appui.Les députés ont voté l'été dernier pour interdire les néonicotinoïdes, accusés de décimer les colonies d'abeilles, à partir de 2018. Des dérogations restent cependant possibles jusqu'en 2020.Selon le texte obtenu par la station de radio, Matignon envisage de revenir sur cette interdiction, qui va plus loin que le moratoire partiel imposé par l'Union européenne. La semaine dernière, le gouvernement d'Edouard Philippe a annoncé son intention d'arrêter de "surtransposer" les directives européennes dans le droit français afin de renforcer l'attractivité de la place de Paris, notamment dans le cadre du Brexit.Selon ce même document, le gouvernement estime qu'il y a également "surtransposition" dans le cas des épandages aériens de pesticides, pour le moment interdits sauf situation d'urgence.

L'argent se mangerait-il désormais ?


lundi 29 mai 2017

Philippe Aghion, la muse économique et financière de Macron

Philippe Aghion, conseiller économique d'Emmanuel Macron et adepte de la "destruction créatrice".

Philippe Aghion, est né le 17 août 1956 à Paris, il est le fils de Raymond Aghion, militant communiste et détenteur d'une galerie d'art (cherchez l'erreur...) et de Gaby Aghion née Gabrielle Hanoka, fondatrice de l'entreprise de mode française Chloë.
Passé par le MIT (Massachussets Institute  of Technology), Oxford, Harvard ou encore la London School of Economics, c'est un pur produit de l'idéologie mondialiste.

Membre du Conseil d'Analyse Economique il a fait partie de la Commission Attali réunie par Nicolas Sarkozy en 2008 et était déjà un des conseillers économiques de François Hollande.
Il est désormais selon challenges.fr l'inspirateur d'Emmanuel Macron sur la croissance et la fiscalité.

Partisan d'une moindre taxation du capital, du libéralisme le plus effréné et de la dérégulation financière il semble également être un adepte du modèle suédois
Rappelons tout de même que la Suède a conservé sa monnaie nationale, la couronne, et n'a donc pas adopté l'euro, (1 euro = 9,60 couronnes). 
La Suède peut de surcroît toujours s'appuyer sur un secteur industriel qui représente encore environ 25% de son PIB (en France, l'industrie ne pèse plus que 12% du Produit Intérieur Brut...).
Dans ces conditions, comment peut-on espérer transposer un modèle comme celui de la Suède à la France ?
Le mystère plane.

Notons enfin le concept très gnostico-kabbaliste de Philippe Aghion (que n'aurait pas renié H.G. Wells) de "destruction créatrice" :
https://www.lesechos.fr/06/10/2015/LesEchos/22038-036-ECH_la-belle-lecon-de-croissance-du-professeur-philippe-aghion.htm

Le programme des réjouissances laisse rêveur...

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