Conférence de Johan Livernette à propos de son dernier ouvrage. Un tour d'horizon assez éloquent des derniers prétendus "papes", tous dévoués au pourrissement du message évangélique et à la lutte contre l'Eglise catholique traditionnelle et éternelle. Oui l'Eglise est éclipsée (pour reprendre l'expression de la Sainte Vierge à la Salette en 1846) mais une éclipse par définition ne dure qu'un temps... Et gardons à l'esprit ce passage des Évangiles :
"Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle." (St. Matthieu Chap. XVI, 18.)
Montini "Paul VI" lors de son discours à l'ONU le 4 octobre 1965
Que Paul VI soit un membre éminent de l'église conciliaire cela ne fait aucun doute, il est constitué du même bois pourri que Bergoglio, Ratzinger, Roncalli et toute la secte qui occupe et éclipse l'Eglise depuis maintenant plus de 50 longues années. C'est un "saint" de Vatican II (comme Jean XXIII et Jean-Paul II), certainement pas de l'Eglise Catholique. Devenir un "saint" de l'église conciliaire est finalement assez simple, la recette à suivre est grossièrement celle-ci : - se présenter comme catholique - passer son temps à se lamenter sur les "erreurs" commises par le catholicisme depuis 2000 ans et faire part de son souci de les réparer en demandant pardon et s'humiliant continuellement - relativiser les dogmes catholiques, les ridiculiser, se protestantiser (cf. se judaïser) au maximum - se plier devant toutes les autres religions, sectes, hérésies, en se mettant dans une position d'infériorité systématiquement, surtout par rapport au judaïsme (les "frères aînés") - promouvoir le mondialisme sous toutes formes.
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Paul VI, né Giovanni Battista Montini en 1897, a été pape de 1963 à 1978, achevant le concile Vatican II lancé par son prédécesseur Jean XXIII, considéré comme une adaptation majeure de l'Église au monde moderne. Celui qui fut béatifié en octobre 2014 est aussi celui qui dit « non » en 1968 à la pilule contraceptive, suscitant des réactions très négatives y compris au sein de l'Église. Le pape François fait coïncider sa canonisation avec le synode consacré aux jeunes en cours au Vatican, honorant ainsi celui qui avait institué cette assemblée consultative des évêques. Il cite souvent les écrits de Paul VI et les deux hommes ont en commun une volonté de réforme de la Curie romaine.
Quelques extraits du discours de Paul VI devant l'ONU maçonnique en 1965 durant lequel il plie le genou devant le monde et appelle à "instaurer une autorité mondiale" au sein de laquelle les "architectes" mondialistes travailleront à la "grande oeuvre" de la "paix".
Succulente logorrhée humaniste et maçonnisante qu'ont dû apprécier à leur juste valeur les successeurs de la Société des Nations.
De fait, Nous n'avons rien à demander, aucune question à soulever; tout au plus un désir à formuler, une permission à solliciter: celle de pouvoir vous servir dans ce qui est de Notre compétence, avec désintéressement, humilité et amour.
(...)
Vous existez et vous travaillez pour unir les nations, pour associer les Etats. Adoptons la formule: pour mettre ensemble les uns avec les autres. Vous êtes une Association. Vous êtes un pont entre les peuples. Vous êtes un réseau de rapports entre les Etats. Nous serions tenté de dire que votre caractéristique reflète en quelque sorte dans l'ordre temporel ce que notre Eglise Catholique veut être dans l'ordre spirituel: unique et universelle. On ne peut rien concevoir de plus élevé, sur le plan naturel, dans la construction idéologique de l'humanité. Votre vocation est de faire fraterniser, non pas quelques-uns des peuples, mais tous les peuples. Entreprise difficile? Sans nul doute. Mais telle est l'entreprise, telle est votre très noble entreprise. Qui ne voit la nécessité d'arriver ainsi progressivement à instaurer une autorité mondiale en mesure d'agir efficacement sur le plan juridique et politique? (...) Et quand vous sortez de cette salle, le monde regarde vers vous comme vers les architectes, les constructeurs de la paix. La paix, vous le savez, ne se construit pas seulement au moyen de la politique et de l'équilibre des forces et des intérêts. Elle se construit avec l'esprit, les idées, les œuvres de la paix. Vous travaillez à cette grande œuvre. Mais vous n'êtes encore qu'au début de vos peines. Le monde arrivera-t-il jamais à changer la mentalité particulariste et belliqueuse qui a tissé jusqu'ici une si grande partie de son histoire? Il est difficile de le prévoir; mais il est facile d'affirmer qu'il faut se mettre résolument en route vers la nouvelle histoire, l'histoire pacifique, celle qui sera vraiment et pleinement humaine, celle-là même que Dieu a promise aux hommes de bonne volonté. Le discours complet : http://w2.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1965/documents/hf_p-vi_spe_19651004_united-nations.html
Deux avis, un "racialiste" et l'autre catholique, sur le célèbre chroniqueur, on pourrait les juger opposés, pour moi, ils se complètent.
La France est née catholique, par le catholicisme, elle doit le redevenir mais aussi conserver son identité raciale.
Sans l'association de ces deux facteurs, la France n'est plus elle-même.
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Pierre Hillard répond à Eric Zemmour
Éric Zemmour est un homme de grande culture. Il tranche par rapport à de nombreux journalistes et choque souvent par ses propos en dénonçant, par exemple, l’invasion migratoire en France et en Europe.
Il est vrai que le test de la Drépanocytose fait uniquement aux nouveaux nés originaires d’Afrique du nord ou subsaharienne (comme le précisent les textes officiels) permet de savoir dans le cadre de l’Association française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE) qu’environ 40 % des naissances en France viennent de ces contrées (9 % en Bretagne et presque 75 % en Île-de-France). Cependant, même si cet ouvrage dit des choses justes, Éric Zemmour insuffle dans ses propos un tour d’esprit ne correspondant pas aux caractéristiques propres de la civilisation française. Par certains aspects, nous pouvons constater que ces référents vont dans le sens du noachisme, religion exclusivement réservée aux non-juifs (les gentils) émanation de la synagogue dont les fondamentaux sont le rejet de l’Incarnation et du sacerdoce catholique... tout l’opposé du catholicisme trinitaire.
À cela, il ne faut pas oublier les répercussions politiques comme, par exemple, le baptême de Clovis instaurant le principe, sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, que le roi de France est le « Lieutenant du Christ », caractéristique qui a perduré jusqu’au sacre de Louis XVI . Cet élément fondamental rappelant le rôle de médiateur du roi de France entre ses sujets et son suzerain, c’est-à-dire le Christ, fut solennellement réaffirmé par la Triple donation de Sainte Jeanne d’Arc, le 21 juin 1429 à Saint-Benoît-sur-Loire. Éric Zemmour se garde bien d’évoquer cet événement capital relaté dans le Breviarium Historiale envoyé en juillet 1429 au pape Martin V, document qui a servi par la suite, entre autres, à la béatification puis à la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc. Comme il l’écrit dans son livre, il ne croit ni à la résurrection du Christ ni au dogme de l’Immaculée Conception ce qui est logique pour une personne de confession juive.
Cependant, cela n’empêche pas Éric Zemmour d’affirmer qu’un Français doit être marqué par le catholicisme via l’Église, sa pompe, le culte des images, un style, le tout en lien avec Rome et Athènes. Nous rappelons que pour être catholique, nous n’avons pas à faire le tri entre ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas dans cette religion. En effet, pour être catholique, il faut croire à la résurrection du Christ et au dogme de l’Immaculée Conception.
L’auteur en vient même à faire un chapitre sur Saint Louis appelé le « roi juif » dans le but de le confondre avec le sacre du roi David, méthode permettant de rappeler, certes, une source d’inspiration propre à la monarchie française mais, d’une manière habile, de faire passer à la trappe le principe de l’Incarnation à l’origine du parachèvement de l’Ancien Testament. Les fondamentaux de la royauté française exprimés lors du sacre à Reims n’ont de valeur qu’en raison de la proclamation de la divinité du Christ. Éric Zemmour de par ses référents religieux et philosophiques ne peut pas défendre ce type de civilisation qui a perduré 1300 ans de Clovis à Louis XVI.
À cela s’ajoute une distinction entre le public et le privé prôné par Éric Zemmour. Comme le rapporte le journaliste Emmanuel Berreta (Le Point, 8 avril 2010) dans un article intitulé Qui est vraiment Éric Zemmour ?, ce dernier n’hésite pas à affirmer : « C’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse ». Un catholique ne peut pas adopter cette manière de raisonner. Il n’est pas étonnant de voir ce journaliste être fidèle aux principes de 1789 anti-catholiques dans leur essence avec la rupture du baptême de Clovis et à Napoléon 1er qui a enraciné ces principes. Par ailleurs, il égratigne les Rothschild et certains aspects du judaïsme sans aller plus en avant. Par exemple, il critique la Charia mais se garde bien de remettre en cause le Talmud et la Kabbale d’essence anti-catholique.
Parmi les grands hommes, il admire Clemenceau alors que ce dernier acquis aux intérêts anglais empêcha, en octobre 1918, l’armée alliée de Franchet d’Espèrey présente en Europe centrale de fondre sur Berlin vide de toute résistance ce qui aurait permis de casser l’Allemagne. L’Angleterre ne le voulait absolument pas et Clemenceau fut l’agent docile de cette politique concrétisée par le Traité de Versailles en 1919 dont la France paya la note en 1940.
Enfin, soulignons cette incongruité de mettre sur le même pied d’égalité le maréchal Pétain et le général de Gaulle. Pétain a voulu combattre les principes de 1789 remplacés par le triptyque « Travail, Famille, Patrie » en luttant contre la franc-maçonnerie (fermeture des loges, Cf. Bernard Faÿ). De Gaulle en 1944/45 a rétabli les principes de la maçonnerie et ceux de 1789. La tournure d’esprit d’Éric Zemmour est imprégnée de la Haskalah (« Les lumières juives »), liée à la sécularisation de la société en lien avec le noachisme, c’est-à-dire contraire aux fondamentaux de la civilisation française née du baptême de Clovis sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, ce dernier rappelant que le non respect des principes de ce baptême conduirait à des punitions.
Monsieur Zemmour, votre livre sous des apparences agréables et avec, parfois, des propos justes, ne défend pas authentiquement la France et sa civilisation, méthode permettant de conduire des Français patriotes sous de mauvais cieux... le « catholicisme d’Israël » avec ses répercussions politiques et spirituelles comme l’a si bien expliqué le rabbin Elie Benamozegh dans son livre Israël et l’humanité.
En ce jour de la Saint-Louis, retour sur la vie de Louis IX, symbole du rayonnement et de l'apogée de la France, quand celle-ci était encore fidèle à sa mission catholique et au baptême de Clovis... :
Pour approfondir ses connaissances sur la vie de Saint-Louis, quelques ouvrages, le plus récent est "Le roman de Saint-Louis" de Philippe de Villiers, que ce dernier présente ici :
Les "classiques" sur le sujet sont ceux de Joinville, Jacques Le Goff, Gérard Sivéry, Jean Richard... liste non exhaustive. Puisse l'esprit de Saint-Louis nous inspirer dans ces temps particulièrement sombres.
Le 6 août, à 1 h 45, un F 13 A décolle de la base de Tinian pour vérifier les conditions météorologiques au-dessus d'Hirôshima, Kôkura et Nagasaki. A 2 h 45, le B 29 "Enola Gay" décolle de Tinian avec la bombe "Little Boy", recouverte de signatures et d'injures à l'encontre du peuple japonais. 12 hommes dont 4 scientifiques sont à bord de l'avion. A 7 h 52, on annonce que le ciel d'Hirôshima est très dégagé. A 8 h 31, les sirènes hurlent sur Hirôshima, lorsqu'apparaît le B 29 de reconnaissance météo. Mais on ne déclenche pas l'alerte côté japonais, car on pense qu'il s'agit juste d'appareils isolés de reconnaissance. A 9 h 15, le commandant Thomas Ferebee, bombardier de l'Enola Gay, déclenche le largage de la bombe nucléaire. Elle devra explosée à 555 m au dessus-du sol, pour éviter une radioactivité du sol trop importante. Deux autres B 29 larguent leurs instruments scientifiques. 51 secondes s'écoulent entre le largage et l'explosion. Au retour, pendant 500 km, les aviateurs verront le champignon géant, qui en 2 minutes atteint 10 000 m d'altitude. Au centre de l'explosion, il fait 300 000 degrés celcius. Au sol, 600 m plus bas, 3 000 degrés celsius. Dans un rayon de 3 km, 10 000 immeubles sont détruits par le souffle de l'explosion, 50 000 par les incendies. Hirôshima est alors coupée du monde, le gouvernement japonais ne sera mis au courant qu'en fin de soirée. Jusqu'à 1 200 m du centre de l'explosion, les victimes meurent instantanément. Au-delà, la peau et les muscles protégèrent temporairement les organes internes. Ce sont les radiations qui finirent le travail, puisque les soldats japonais chargés de ramasser les victimes, moururent en quelques semaines. Pour en revenir au miracle, lors de l'explosion, un groupe de jésuites missionnaires allemands, fervents adeptes de la prière du Rosaire, furent ainsi épargnés de toute contamination radioactive et de toute destruction alors que leur maison était à 100 mètres du centre de l'explosion (ground zero). La maison typiquement japonaise dans laquelle ils se trouvaient, fut elle aussi épargnée. Ils moururent bien des années plus tard (le Père Hubert Schiffer vécut jusqu'à l'âge de 63 ans, il était âgé de 30 ans au moment de l'explosion le 6 août 1945). Bien sûr, quand on essaya de savoir, scientifiquement, comment ils s'en étaient sortis si bien portant, qu'on ne trouva pas pourquoi, et qu'ils expliquèrent que c'était grâce à leur prière quotidienne du Rosaire, les scientifiques ne les croyèrent pas. Le Père Schiffer dira plus tard : "Ils n'ont toujours rien compris." Ils vécurent longtemps, sans perte d'audition ou de vue quelconque dûes aux radiations à long terme, ou de maladies inhérentes à l'explosion. "Nous pensons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Nous avons vécu et prié le Rosaire quotidiennement dans cette maison. Plus de 55 ans plus tard, les scientifiques sont absolument incapables de fournir une explication plausible". Les Jésuites expliquent, à juste titre, avoir reçu une sorte de "bouclier de protection" de la Sainte Vierge contre les rayonnements et leurs effets sur le court et long terme. Le même cas se produira à Nagasaki, avec le couvent franciscain de Saint Maximilien Kolbe, où les frères priaient là aussi quotidiennement le Rosaire. Ce qui correspond exactement aux paroles de la Vierge Marie à Saint Dominique et Alain de la Roche "Celui qui se confie en moi par le Rosaire, ne périra pas", ou encore "Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans toutes leurs nécessités". Source
Admirable intervention de Virginie Subias Konofal au sujet de son dernier ouvrage : "Histoire incorrecte de l'école : de l'Ancien Régime à aujourd'hui".
"Le Christ a apporté un glaive ; moi, j’apporterai la paix. Il a menacé la terre du jugement dernier ; mais c’est moi qui serai le juge et mon jugement ne sera pas le jugement de la seule justice, mais celui de la miséricorde." Ceci est un extrait du texte intitulé l'Antéchrist de Vladimir Soloviev (1853-1900) qui fut notamment poète, philosophe et professeur d'Université à Moscou. C'est l'Antéchrist lui-même qui parle et ces propos peuvent être rapprochés de ceux du... cardinal Bergoglio dit "pape" François : Partant de la rencontre entre la femme adultère et Jésus, il souligne combien ce passage de l’Évangile ne met pas au centre « la loi ni la justice de la loi, mais l’amour de Dieu qui sait lire dans le cœur de chacun, pour en saisir le désir le plus caché, et qui doit avoir le primat sur tout ». « La misère du péché a été recouverte par la miséricorde de l’amour », explique-t-il (voir l'article complet de La Croix du 21 novembre 2016). Le court récit de Soloviev (écrit, je crois, en 1899) est impressionnant par son côté prophétique sur certains aspects. Au XXIe siècle (période à laquelle se déroule l'arrivée de l'Antéchrist), les états européens n'existent pratiquement plus et ont laissé la place aux Etats-Unis d'Europe, Soloviev évoque également un grand concile œcuménique réunissant catholiques, protestants et orthodoxes et se tenant à ... Jérusalem. C'est en ces termes (qui ont sans doute dû fortement plaire au comte Coudenhove-Kalergi si ce dernier a lu la nouvelle en question) que Soloviev décrit la société européenne qui précède l'arrivée de l'Antéchrist : -"Au point de vue moral, cette époque est marquée par le mélange sur tous les points et la pénétration réciproque et profonde des idées européennes et des idées orientales, par la répétition en grand de l’antique syncrétisme d’Alexandrie." Soloviev pressent le siècle qui s'annonce comme étant marqué par les guerres et les révolutions, ainsi que le retour massif des Juifs en Palestine. Loin d'être un sadique avide de sang, l'Antéchrist y est présenté comme un philanthrope, un humaniste bienveillant, tolérant et... végétarien, voulant la paix sur terre, et donner du pain à tous (comme beaucoup de philanthropes actuellement à l'oeuvre). Le Serpent se doit d'être séduisant et se parer des plus beaux atours... Bien avant Huxley, Orwell ou même Benson, Soloviev traçait en quelques pages l'esquisse d'un futur ressemblant assez fortement à notre époque. Lire le texte en question sur le site de la Bibliothèque Russe et Slave.
Prière de Monseigneur Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) « Je Vous adore, ô Jésus ressuscité, Vous êtes ma Vie et ma Résurrection » : Ô Jour de triomphe pour notre Sauveur ! Ô Jour de joie pour tous les fidèles ! Je Vous adore de tout mon cœur, ô Jésus, victorieux de la mort ! Vraiment c'est aujourd'hui Votre pâque, c'est-à-dire Votre passage, où Vous passez de la mort à la vie. Faites-nous la Grâce, ô Seigneur Jésus ! Que nous fassions notre pâque avec Vous, en passant à une vie sainte et renouvelée. Le monde passe, mais je ne veux point passer avec le monde ; je veux passer à votre Père. C'est le voyage que j'ai à faire : je veux le faire avec Vous. Dans l'ancienne pâque, les Juifs qui devaient sortir de l'Égypte, pour passer à la terre promise, devaient paraître en habits de voyageurs, le bâton à la main, et se hâter de manger la pâque, afin qu'ils se tinssent prêts à partir à tout moment. C'est l'état où se doit mettre le chrétien pour faire sa pâque avec Jésus-Christ. Ô mon Sauveur ! Recevez Votre voyageur, me voilà prêt ; je veux passer avec Vous de ce monde à votre Père, que Vous avez voulu qui fût aussi le mien. D'où me vient ce regret de passer ? Quoi ! Je suis encore attaché à cette vie ! Quelle erreur me retient dans ce lieu d'exil ? Vous allez passer, ô mon Sauveur ! Et, résolu que j'étais de passer avec Vous, quand on me dit que c'est tout de bon qu'il faut passer, je me trouble, je ne puis supporter ni entendre cette parole. Lâche voyageur ! Que crains–tu ? Qu'y a-t’il de si aimable dans le monde, que tu ne veuilles le quitter avec le Sauveur Jésus ? Le quitterait-Il, s'il était bon d'y demeurer ? Mais écoute : Jésus passe de ce monde pour aller à son Père. Chrétien, qui que tu sois, tu passes à un Père ; le lieu d'où tu sors est un exil ; tu retournes à la Maison paternelle. Passons donc de ce monde avec joie, mais n'attendons pas le dernier moment pour commencer notre passage. Qu'il soit perpétuel ; ne nous arrêtons jamais ; mais campons partout, à l'exemple des Israélites. Que tout nous soit un désert, ainsi qu'à eux. Soyons comme eux toujours sous des tentes ; notre maison est ailleurs. Mon Sauveur, je crois que Vous n'avez pas surmonté la mort pour Vous seul. Vous l'avez surmontée pour nous, qui croyons en Vous. Nous n'avons pas, à la vérité, Votre privilège de ne pas trouver la corruption dans le tombeau ; car il faut que notre chair, qui est une chair de péché, soit dissoute ; mais notre corps sera mis en terre comme un germe qui se reproduira lui-même, et il ne laissera à la terre que la mort, la corruption, la vieillesse et l'infirmité. Je Vous adore, ô Jésus, mon Libérateur ! Je Vous adore, ô Jésus, ressuscité pour Vous-même et pour tous Vos membres, que Vous avez remplis de votre Esprit, qui est l’Esprit de la vie éternelle. Vous avez enduré la mort, afin que la mort fût vaincue, Satan désarmé, et afin d'affranchir ceux que la crainte de la mort tenait dans une continuelle servitude. Goûtons, mon âme, ces Paroles du Sauveur, après lesquelles la mort n'a plus rien d'affreux : « Je suis la Résurrection et la Vie ; celui qui croit en moi, quand il serait mort, il vivra ; celui qui vit et qui croit en moi, ne mourra point à jamais ». Je le crois, Seigneur, il est ainsi ; mon unique Libérateur, je Vous adore. Ô Jésus, Vous êtes ma Vie et ma Résurrection, selon votre Parole ! » Ainsi soit-il.
Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. Qu'est-ce que le mercredi des Cendres ? On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence. Un symbole de renaissance Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage. La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres. Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur : "Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret. Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret." http://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/careme/371472-mercredi-des-cendres/
Ce "Dictionnaire amoureux de Jésus" est un livre à lire (ou à offrir), spécialement en cette période de Noël afin de replonger sa foi dans les eaux vivifiantes de l'Histoire avec un grand H.
A la fois livre d'histoire et de religion, cet ouvrage est servi par la rigueur scientifique et le talent d'écriture de Jean-Christian Petitfils.
Certaines entrées se situent tout particulièrement à la croisée des chemins religieux et historiques telle celle concernant le Linceul de Turin qui récapitule les dernières découvertes scientifiques rendant la négation pure et simple de l'authenticité de ce dernier de plus en plus obsolète et ridicule.
La raison et la foi, bien loin d'être des ennemis inconciliables se révèlent d'une complémentarité exemplaire tant elles s'éclairent mutuellement.
Impossible de ne pas songer à la citation attribuée à Louis Pasteur :
"Un peu de science éloigne de Dieu. Beaucoup de science y ramène."
Quant à l'entrée concernant Satan, elle est malheureusement d'une acuité impitoyable à propos de ce qu'est devenu le catéchisme d'aujourd'hui qui en laissant totalement de côté l"Adversaire" fait fatalement le jeu de ce dernier.
L'Eglise est éclipsée (pour reprendre l'expression de la Sainte-Vierge à la Salette) et conséquemment la catéchèse moderne n'est qu'un pale reflet de ce qu'elle devrait être.
Cessant d'être une boussole spirituelle elle n'est plus qu'un aimable brouet ajoutant encore de la confusion à un monde qui en est pourtant déjà sursaturé.
Tu descends des étoiles, ô Roi du ciel, et Tu arrives dans une grotte froide et glacée. Ô Enfant divin, je m'aperçois que Tu trembles : combien il T'en coûte de m'avoir aimé ! Toi, Créateur du monde, Tu manques de langes et de feu ; ô Enfant chéri ! Combien cette humilité m'inspire d'amour ! Tu quittes le Sein divin de ton Père pour venir souffrir sur ce fumier. Où l'Amour t'a-t-il conduit ? Mon Jésus, pour qui as-Tu tant souffert ? C'est pour moi. Tu dors, cher Enfant ; mais ton Cœur ne dort pas ; non Il veille à toute heure. À quoi penses-Tu donc, mon beau petit Agneau ? Je pense, dis-Tu, à mourir pour toi ! Ainsi soit-il. Saint-Alphonse de Liguori (1696-1787)
Le temps est pluvieux et les assistants sont trempés. A midi, la pluie cesse, les enfants entrent en extase, et la foule n’entend pas la Vierge qui s’adresse à Lucie : « Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. » Lucie lui demanda si elle pouvait guérir les malades : « Les uns oui, les autres non. Il faut qu’ils se corrigent et qu’ils demandent pardon de leurs péchés ». Notre-Dame prit alors un air plus triste. « Qu’ils n’offensent pas davantage Dieu Notre Seigneur, car Il est déjà trop offensé ». Ouvrant alors les mains, elle les fit se réfléchir sur le soleil que Lucie désigna à la foule en se retournant : « Regardez le soleil ! ».
C’est alors que tous purent contempler pendant une douzaine de minutes, un spectacle grandiose, stupéfiant et unique au monde. Dans un ciel maintenant bleu et sans nuages, le soleil n’éblouit pas et on peut le fixer à volonté. Il tremble et s’agite, fait des mouvements brusques et finalement se met à tourner sur lui-même, lançant des faisceaux de différentes couleurs sur la foule. Le phénomène s’arrête puis se reproduit par deux fois, avant que le soleil ne semble se précipiter en zigzags sur la terre, irradiant une chaleur de plus en plus intense. La foule est très émue. Les gens sont à genoux. Un vieillard jusque là incroyant agite les bras en l’air en criant : « Vierge sainte ! Vierge bénie ! ». Et de tous côtés se déroulent des scènes analogues. Car tous ont vu la même chose. Et finalement, alors que tous étaient trempés jusqu’aux os, chacun a la surprise de trouver le sol et ses habits absolument secs.
Rapide présentation du livre (en deux tomes) "Jacob Frank et le mouvement frankiste" d'Alexander Kraushar (1843-1931), historien et journaliste polonais, accessoirement juif qui finira par se convertir au catholicisme (sincèrement ou non, le mystère demeure). Abordons les choses qui fâchent d'emblée, cet ouvrage recèle de très nombreuses informations concernant Jacob Frank, sa fille et leurs sectateurs, mais la forme, quant à elle, laisse à désirer. Fautes d'orthographe multiples, feuilles qui se détachent, erreurs dans la numérotation des chapitres... Si on ne peut que louer l'initiative des éditions Hades d'avoir traduit cette monographie du polonais au français, on regrettera le manque de rigueur de l'édition ici présentée, surtout compte-tenu du prix (35 euros le tome, tout de même...)
Jacob Frank (1726-1791)
Passées ces considérations formelles, quelques mots sur le terreau dans lequel a pu prendre racine le mouvement frankiste. Jacob Frank s'est autoproclamé messie juif et successeur de Sabbataï Tsevi (qui lui aussi s'était déclaré "messie" en 1666). Ce dernier avait finalement accepté de se convertir à la religion musulmane afin d'échapper à la mort (Frank se convertira faussement lui aussi, mais au catholicisme).* De nombreux adeptes de la secte suivirent Sabbataï Tsevi et il en a résulté une communauté, les "donmeh" (ou "apostats"), musulmans en surface mais ayant conservés certaines pratiques propres au judaïsme et qui ont essaimé dans l'Empire ottoman (à Salonique notamment puis dans la Turquie "moderne" dans laquelle ils ont joué un rôle primordial au sein du mouvement des "Jeunes Turcs").
Sabbataï Tsevi (1626-1676)
Le creuset dans lequel s'est épanoui cette secte fut tracé par les vues d'Isaac Louria, rabbin kabbaliste du XVI siècle, et de sa doctrine de la "rédemption par le péché". Là encore, pour résumer brièvement, il faut parler de la conception du monde propre à la kabbale lourianique. Au commencement il y avait Dieu, l'infini (En Sof), Dieu s'est alors alors "rétracté en lui-même" (Tsimtsoum) pour permettre la création du monde. Les dix sefirot (ou sphères) de l'arbre kabbalistique sont ainsi créées, ce sont les vases destinés à recueillir les lumières divines. Cependant, certains vont se briser et laisser échapper la lumière qu'ils contenaient. C'est le Chevirat Hakelim (la brisure des vases), une grande partie de la lumière qui était contenue dans ces vases brisés retourne à la "source divine", aspirée par le En Sof. Une autre partie de cette lumière se retrouve en revanche emprisonnée dans les brisures de vases, cette lumière est recouverte d'une écorce, une kelippah (au pluriel kelippot) qui renferme les étincelles divines. Il convient donc de libérer ces étincelles par le travail du "tikkoun" ou réparation (voir l'article consacré au concept du Tikkoun Olam). (La réparation du monde, terme qui est si cher aux Bernard-Henri Lévy -toujours prompt à faire parler la poudre et couler le sang de la Yougoslavie à la Libye- et autres Jacques Attali.) Afin de libérer ces étincelles, il convient de dissoudre toutes les kelippot. Sur un plan pratique, on pourra classer dans cette catégorie toutes les normes, frontières, institutions, traditions, états, religions (et prioritairement le catholicisme)... tout ce qui d'une manière générale permet de structurer le monde doit disparaître afin de libérer les étincelles divines qui pourront retrouver le "créateur". Transgresser les interdits, salir ce qui est pur, renverser l'ordre des choses, favoriser les conflits, pervertir, tout cela est "bon" car permet d'éliminer des kelippot supplémentaires, c'est un mal en vue d'un "bien" (ou prétendu tel), ce sont les "souffrances de l'enfantement" qui permettront au messie de venir enfin. Cette toile de fond lourianique (satanique) structure les mouvements messianistes sabbatéen et frankiste.
[*Notons que cette dissimulation, ce "double-jeu" propre à ces mouvements messianistes ne sont pas apparus de façon subreptice mais qu'il existait déjà une longue tradition de ce type dans le monde juif avec les marranes (Juifs faussement convertis au catholicisme) ayant fui la péninsule ibérique et s'installant notamment et en grand nombre dans l'empire ottoman. Lire à ce sujet "Histoire des marranes" ou encore "Dona Gracia Nasi" de l'historien anglais Cecil Roth.]
Eve Frank (1754-1816), fille de Jacob, qui a succédé à ce dernier à la tête du mouvement frankiste.
Pour revenir au livre à proprement parler, voici trois petits extraits des propos de Jacob Frank, révélateurs de son état d'esprit et du degré de perfidie du mouvement frankiste dans son ensemble à travers lesquels on sent poindre certaines théories kabbalistes exposées plus haut : "Le bon Dieu ne peut venir dans ce monde qui a une fin, et c'est la raison pour laquelle nous devons essayer de tout transformer en cendres, comme le sable de la terre..." (tome I, p. 304) "Je ne suis venu en Pologne que pour que je puisse liquider toutes lois et religions, et mon désir est de donner vie au monde." (tome 1 p. 324) "C'est certain, je m'efforcerai d'aller avec une grande force et une puissance, mais aux côtés de cette force nous devrons faire circuler des paroles douces et de l'imposture, tant que tout ne sera pas entre nos mains." (tome II, p.91) On apprend aussi le financement du mouvement par la famille Rothschild (entre autres) et même si Kraushar se trompe souvent dans ses interprétations (pour lui, le frankisme appartient définitivement au passé et il ne voit en Jacob Frank et en ses sectateurs que des marginaux et des illuminés dont l'influence serait très limitée), l'ensemble des données amassées dans cet ouvrage permet de dessiner les contours de ce sulfureux mouvement messianiste qui, tel le phénix de la mythologie, renaît toujours de ses cendres et sous des formes disparates. Par ailleurs, il n'est pas impossible de faire des analogies entre le frankisme et le national-socialisme allemand (dont le "culte du chef", la volonté de puissance et la haine des Juifs non kabbalistes ne sont pas les moindres). Pour résumer, bien qu'il se révèle assez indigeste pour les raisons évoquées en préambule, cet ouvrage est un document historique de première importance qui se doit d'être lu et étudié.
Dernière conférence en date d'Odon Lafontaine concernant les origines historiques de l'Islam :
L'excellent premier ouvrage d'Olaf, "Le Grand Secret de l'Islam", est disponible en téléchargement gratuit sur le site de l'auteur : https://legrandsecretdelislam.com/ C'est un livre à lire impérativement afin de comprendre ce qu'est l'Islam.
La basilique Sainte-Clotilde de Reims, construite en 1896 afin de célébrer les 1500 ans du baptême de Clovis.
La place des femmes dans l'histoire de France est centrale. C'était du moins le cas avant la Révolution prétendument émancipatrice de 1789.
On évoque souvent et à plus que juste titre l'image de Sainte-Jeanne d'Arc mais on oublie d'autres figures féminines qui ont changé le cours de l'histoire de la nation française.
Telle est Sainte-Clotilde, épouse de Clovis, qui joua un rôle fondamental dans la conversion de ce dernier au catholicisme et donc dans l'édification de la France chrétienne qui fut le porte-étendard des Évangiles durant des siècles.
L'Assomption de la Vierge (1649-1650) par Nicolas Poussin.
L'Assomption célèbre l'élévation au Ciel de la Sainte Vierge Marie sans que celle-ci n'ait connu la corruption de la mort.
Le 15 août c'est aussi la fête nationale de la France, la vraie, la catholique. Instituée par Louis XIII en 1638 afin de remercier la Sainte Vierge pour la naissance du futur Louis XIV, le souverain consacre son royaume à la Mère de Dieu et place celui-ci sous sa divine protection. Le texte de la Consécration de la France à la Sante Vierge : Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut. Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui nous menaçaient. Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice ; la rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques. Si nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend. Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
Le Vœu de Louis XIII (1824) par Ingres.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre état, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1). Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente Déclaration à la Grande Messe qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris. Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les cours de parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir. Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. Louis.
Maître-autel de Notre-Dame de Paris.
(1) : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.
Devant l'état de délabrement de l'Eglise et la déliquescence de la France qui a depuis 1789 complètement et officiellement tourné le dos à sa vocation de fer de lance de la chrétienté, on ne peut qu'implorer la Reine du Ciel par l'intermédiaire de Sainte Rita, l'avocate des causes perdues.