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dimanche 9 septembre 2018

Macron célèbre le nouvel an juif, une première pour un Président de la République en exercice

Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron à la grande synagogue de Paris, le mardi 4 septembre dernier.
Emmanuel Macron a assisté mardi soir à la grande synagogue de Paris à une présentation des voeux à la communauté juive pour les fêtes du Nouvel an juif, Roch Hachana, qui débutent dimanche soir, en présence des responsables de la communauté. Arrivé vers 20 heures à la synagogue de la rue de la Victoire (IXe arrondissement), il a été accueilli par le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président du consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim, en présence de plus d'un millier de personnes qui lui ont réservé un accueil très chaleureux.

C'est la première fois qu'un président de la République assiste à cette cérémonie laïque, précise l'Elysée, qui rappelle que, l'an dernier, Emmanuel Macron s'était rendu à la célébration des 500 ans du protestantisme et avait participé au dîner de rupture du jeûne du ramadan, organisé par le Conseil français du culte musulman. Le président n'a pas pris la parole pour des questions de laïcité. "Vous êtes comme le Mur occidental, [souvent appelé Mur des lamentations, NDLR] à qui nous confions nos peines et nos espoirs, sans qu'il ne nous réponde alors que nous savons bien que quelqu'un nous entend!", a plaisanté le grand rabbin de France Haïm Korsia. L'année dernière, c'est le Premier ministre Edouard Philippe qui avait présenté ses voeux à la communauté juive dans la synagogue de la rue Buffault et il y avait pris la parole.

Nicolas Sarkozy était également présent
Les responsables communautaires juifs ont particulièrement mis en garde sur la montée de l'antisémitisme : "Nos rabbins [...] constatent la recrudescence des actes antisémites, dont ils refusent que la paternité soit attribuée à des déséquilibrés", a souligné Joël Mergui, déplorant aussi "les dangers et les ravages de la parole antijuive" sur les réseaux sociaux. "Les faits redoublent", a abondé Haïm Korsia. L'année 2017-2018 a été marquée par les meurtres de Mireille Knoll et de Sarah Halimi. Dans les deux cas, la circonstance aggravante d'antisémitisme a été retenue.

Joël Mergui a par ailleurs dit vouloir refuser d'être "les victimes collatérales d'une laïcité de repli qui croit lutter contre l'islamisme". Il a mis en garde : "Après avoir été longtemps le pays d'Europe de la plus grande immigration juive, la France est devenue aujourd'hui le pays de la plus grande émigration juive du monde". Soulignant leur attachement à la laïcité en France, les deux responsables ont aussi fait part de leurs inquiétudes à l'égard de la montée des populismes "et la montée des racismes en Europe".

Joël Mergui a invité le chef de l'Etat à "accompagner" les "projets" de la communauté juive, notamment en apportant un soutien au futur Centre européen du judaïsme qui doit ouvrir courant 2019 à l'ouest de Paris. Autres demandes : que "l'abattage rituel, la circoncision, les fêtes religieuses" ne soient "plus perçues comme des concessions en marge du droit [...] mais (soient) des libertés évidentes".

Emmanuel Macron, qui a pris plusieurs bains de foule avant et après les discours, a reçu plusieurs pots de miel, synonyme de douceurs sucrées pour la nouvelle année. Selon Joël Mergui, le Président de la République devrait se rendre "prochainement" en Israël. Parmi les invités figuraient plusieurs ministres du gouvernement dont Gérard Collomb (Intérieur), mais aussi l'ex-président Nicolas Sarkozy, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, des députés et quelques personnalités comme Marek Halter ou Francis Huster.

Source : Lejdd


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Une "cérémonie laïque" dans une synagogue, pourquoi pas...
République et Synagogue font partie d'un même bloc (voir la "prière pour la République française" prononcée lors des offices du chabbat).
J'ai réalisé un petit tableau qui, je pense, montre le glissement progressif qui s'est opéré à l'Elysée en faveur d'Israël et des Juifs depuis le début de la Ve République.




Visite en Israël
Excuses pour Seconde Guerre Mondiale/Vichy
Participation Dîner du CRIF (création en 1985)
Divers
Participation festivités Roch Hachana (Nouvel an juif)
Propos sur Israël/les Juifs
Charles de Gaulle
Non
Non
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« envers Israël, nous ressentons de l’admiration, de l’affection et de la confiance » (1960)

« peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur » (27 novembre 1967)
Georges Pompidou
Non
Non
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Ancien DG de la banque Roth-schild

« on aura beau faire, on aura beau dire, je ne suis pas antisémite. »  (février 1970)
Valéry Giscard d’Estaing
Non
Non
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« ce que je ne vois pas clairement, c’est quel est le but de votre politique » (s’adressant à Moshe Dayan, le 30 janvier 1979)
François Mitterrand
Oui
Non
Non


«Vous constatez là, l’influence puissante et nocive du lobby juif en France. » (17 mai 1995)
Jacques Chirac
Oui
Oui
Non


« La France conserve à l’égard des Juifs une dette imprescriptible » (16 juillet 1995)
Nicolas Sarkozy
Oui
Oui
Oui
Par sa mère, issu d’une famille juive de Salonique

« La France a des racines juives » (février 2011)
« La sécurité d’Israël est le combat de ma vie. » (26 novembre 2014)
François Hollande
Oui
Oui
Oui


« Je suis l’ami d’Israël et le resterai toujours » (15 novembre 2013)
Emmanuel Macron
A venir
Oui
Oui
Ancien banquier de Roth-schild
Oui
« La France ne renoncera jamais aux Juifs de France » « Le boycott d’Israël sera sanctionné » « La sécurité de notre allié israélien n’est pas négociable » (7 mars 2018)

mercredi 14 février 2018

La ploutocratie républicaine


C'est une règle mathématique, le candidat qui dépense le plus d'argent lors de la campagne électorale des élections présidentielles est aussi celui qui sera élu Président de la République.
Comme en 2012 avec François Hollande, comme en 2007 avec Nicolas Sarkozy, comme en 2002 et 1995 avec Jacques Chirac, ce fut encore le cas en 2017 avec Emmanuel Macron (et pour ce dernier c'est sans compter le soutien sans faille de toute la caste médiatique qui pèse très lourd, en effet à combien de millions d'euros et de bulletins de vote peut-on estimer le bourrage de crâne en règle effectué par BFMTV, Le Monde, Le Point, Libération... ?).
Toujours est-il que les six candidats les plus dépensiers occupent les 6 premières places, certes, l'ordre n'est pas exactement respecté (notamment en raison du naufrage du Titanic socialiste pendant 5 longues années de Hollandie qui ont totalement discrédité le PS, et dont le fade Benoît Hamon a récolté les fruits amers) mais la tendance lourde est là.
La démocratie n'est rien d'autre que le règne de l'argent, seuls les rêveurs et les idiots peuvent encore croire le contraire...

Dépenses :                                        Scores obtenus au premier tour de l'élection présidentielle 2017 :
1. Macron 16.57 M€                           1. Macron 24.01 %
2. Hamon 15 M€                                 2. Le Pen 21.3 %
3. Fillon 13.8 M€                                3. Fillon 20.01 %
4. Le Pen 11.54 M€                             4. Mélenchon 19.58 %
5. Mélenchon 10.24 M€                      5. Hamon 6.36 %
6. Dupont-Aignan 1.8 M€                   6. Dupont-Aignan 4.7 %

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/02/13/25001-20180213ARTFIG00123-depenses-remboursements-tout-savoir-sur-les-comptes-de-campagne-de-la-presidentielle.php

Sur le même sujet voir : démocratie ou ploutocratie ?



dimanche 24 décembre 2017

Wauquiez et la French American Foundation remportent la présidence des Républicains




Laurent Wauquiez gagne haut la main l'élection à la présidence des Républicains

Trois candidats étaient sur la ligne de départ. Avec un score de 74,64 %, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes écrase ses deux challengers, Florence Portelli et Maël de Calan. À lui désormais de rassembler.

À l'issue d'une campagne de trois mois sur le terrain qui n'aura guère passionné les foules ni même les militants LR, les trois candidats pour la présidence - Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan - attendaient l'issue du scrutin sans trop de doutes. Élu dès le premier tour, Laurent Wauquiez est largement en tête, avec 74,64 % des votes, devant Florence Portelli, avec 16,11 % des votes, et Maël de Calan, 9,25 %. Sur les 234.566 adhérents LR à jour de cotisation, 99.597 ont voté, soit une participation de 42,46 %, supérieure à celle escomptée ces derniers jours. Les résultats définitifs seront communiqués mercredi, après d'éventuels recours.
L'article complet du 10 décembre dernier relatant la victoire de Laurent Wauquiez.

Après François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, Emmanuel Macron, actuel occupant de l'Elysée ou encore Edouard Philippe son Premier Ministre, la French American Foundation continue de placer ses pions sur l'échiquier politique français.
En effet, le nouvellement élu à la tête des "Républicains" n'est autre qu'un Young Leader lui aussi, comme Messieurs Hollande (cuvée 1996), Philippe et Macron (2012), Laurent Wauquiez a été adoubé par la F.A.F. en tant que Young Leader en 2006 (comme Nicolas Dupont-Aignan -2001-, Alain Juppé -1981- ou Najat Vallaud-Belkacem -2006-).
Une manière de conserver une classe politique française particulièrement réceptive aux injonctions et intérêts de l'establishment atlantiste.
Macron - Wauquiez, le futur combat de catch pour la présidentielle de 2022 ?

Sur le même sujet :
- La cuvée 2017 de la French American Foundation


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