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lundi 12 juin 2017

L'ennemi public numéro un : Etat Islamique ou Hezbollah ?

Le couple présidentiel américain lors de son voyage en Arabie Saoudite.

Alors que l'Etat Islamique vient de menacer la France, la Belgique, l'Italie, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Australie, la cible numéro un des USA est le... Hezbollah.




L'Iran et le Qatar sont plus que jamais dans l’œil du cyclone.
Accusés de financer le terrorisme par Donald Trump, ils sont isolés par l'Arabie Saoudite et ses alliés et bien sûr dans le viseur des Etats-Unis et d'Israël.

Mais de quel terrorisme parle-t-on ?
Si le Qatar a pu entretenir des connexions avec la nébuleuse Daech et si on se rappelle notamment du renversement de Mouammar Kadhafi et de la révolution sur la place verte de Tripoli tournée dans les studios d'Al-Jazeera à Doha : 



le Qatar, après avoir tenté de concilier entre elles des positions radicalement opposées {lien}, se retrouve aujourd'hui dans la peau du bouc-émissaire alors que l'Arabie Saoudite passe quant à elle entre les gouttes de la critique (grâce au gargantuesque contrat de 380 milliards de dollars signé avec les USA ? {lien}).
L'Iran chiite n'a quant à lui  rien à voir avec un Etat Islamique salafiste/takfiriste et anti-chiite {lien}.
Encore une fois, l'enjeu central de toute cette ébullition semble bien être l'Etat d'Israël.

Pourquoi ?
Le Qatar et l'Iran ont pour similitude de soutenir les principaux et plus proches ennemis de Tel-Aviv : le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Doha ne s'est jamais caché de son appui à la cause gazaouite {lien} et Téhéran soutient le Hezbollah chiite qui lutte aux côtés de Bachar el-Assad {lien} et contre l'Etat Islamique, en Syrie, comme en Irak.
Ces combats ne sont d'ailleurs pas sans conséquence pour le Hezbollah qui a subi de lourdes pertes, au plus grand bonheur d'Israël {lien}.

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.
Il semblerait donc que l'objectif poursuivi (consciemment par les deux premiers, peut être moins par le troisième) par Washington, Tel-Aviv et Riyad soit d'étouffer au maximum la résistance à laquelle pourrait être confronté l'Etat sioniste en cas de nouvelle guerre avec ses voisins palestinien ou libanais.
Éventualité que n'écarte pas Avigdor Liberman, le ministre de la Défense israélien. {lien

Un Irak en train d'imploser, une Syrie meurtrie et dévastée, un Iran en voie d'ostracisation, un Hezbollah diminué, tous ces éléments jouent en faveur de la politique de Netanhyahu qui ne se prive pas d'avancer ses pions avec une accélération encore accrue des implantations en zone occupée. {lien}
Les Etats-Unis songent quant à eux à intensifier les sanctions contre l'organisation chiite libanaise {lien}.


Abou bakr Al-Baghdadi, (ex?) numéro 1 de l'Etat Islamique.


Signalons enfin le silence assourdissant qui a entouré l'annonce faite par Damas concernant la mort (?) du leader de l'Etat Islamique, Abou bakr Al-Baghdadi.
Ce dernier aurait succombé suite à une attaque aérienne syrienne. {lien}
Les médias occidentaux font un black out total sur le sujet, estimant sans doute qu'il s'agit de propagande de la part du régime de Bachar el-Assad.
Peut-être.
Peut-être pas.
En guise de comparaison, on se souviendra avec émotion du battage médiatique extraordinaire qui avait entouré la mort (?) d'Oussama Ben Laden le 2 mai 2011.
Là, bien évidemment, tous nos médias avaient fidèlement relayé l'information et exulté avec Barack Obama et son "justice est faite" hautement stupide et insultant pour les victimes et familles de celles-ci. {lien}

L'occasion de se rappeler que la propagande n'existe que chez l'ennemi.






lundi 5 juin 2017

Le Moyen-Orient au bord de l'implosion



Les événements concernant le Moyen-Orient s'enchaînent à une vitesse assez vertigineuse ces derniers jours.
Reconstituons brièvement leur chronologie :

20-21 mai : visite de Donald Trump en Arabie Saoudite.
«Le terrorisme s'est répandu à travers le monde. Mais le chemin vers la paix commence ici, sur cette terre ancienne, cette terre sacrée», a affirmé Donald Trump. Il a enfin exhorté les pays musulmans à isoler l'Iran, en accusant la République islamique d'attiser «les feux du conflit confessionnel et du terrorisme».


22 mai : visite de Donald Trump en Israël :
«Les Etats-Unis et Israël peuvent affirmer d’une même voix que l’Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais, et qu’il doit cesser le financement, l’entraînement et l’équipement meurtrier de terroristes et de milices, et qu’il doit cesser immédiatement», a déclaré Donald Trump lors d’une brève allocution en présence du président israélien Reuven Rivlin.




22 mai : attentat de Manchester lors du concert d'Ariana Grande faisant 22 morts et plus de 100 blessés.


23 mai : évocation de l'alliance Etats-Unis-Arabie Saoudite dirigée contre l'Iran.


24 mai : des tensions sont évoquées entre le Qatar et les Etats-Unis.


27 mai : entretien téléphonique entre le président iranien Hassan Rohani et l'émir du Qatar qui va susciter une réaction très vive en Arabie Saoudite.






30 mai : attentats en Irak, 40 morts et 140 blessés.




02 juin : Donald Trump charge Michael D'Andrea du dossier iranien pour le compte de la CIA,
D'Andrea porte le doux surnom d' "Ayatollah Mike" et est connu pour être un "dur", il avait notamment appliqué le programme d'Obama d'assassinats ciblés (donnant lieu à de multiples morts de civils notamment en Afghanistan et au Pakistan).




03 juin : attentat de Londres faisant 7 morts et 48 blessés.

04 juin : l'Iran s'en prend à l'Arabie Saoudite et l'accuse de financer le terrorisme.



05 juin : rupture des relations diplomatiques avec le Qatar décidée par l'Arabie Saoudite et ses alliés, Emirats Arabes Unis, Bahreïn et Egypte, en accusant Doha d'une trop grande proximité avec l'Iran.


Tous ces soubresauts n'annoncent rien de bon pour une région déjà gangrenée par une très grande instabilité avec un Irak toujours en plein chaos et contaminé par les métastases de l'Etat Islamique, et minée par les guerres civiles qui ravagent le Yémen et la Syrie.
Impossible de ne pas mettre en lien cette situation de crise globale avec la volonté des élites mondialistes de redessiner les frontières du Moyen-Orient.
Les cartes présentées en illustration sont extraites de "Blood Borders, redrawing the Middle-East" projet du lieutenant-colonel américain Ralph Peters, la première représente les frontières actuelles, la seconde les frontières modifiées selon les données confessionnelles et ethniques.
Les projets concernant une redistribution des territoires du Moyen-Orient sont légion et dénotent une volonté d'aboutir à une région entièrement remodelée (pensons aussi au projet Yinon de  1982...).

Notons le positionnement très néoconservateur (on sent bien ici l'influence de son gendre et conseiller, Jared Kushner) de Donald Trump vis à vis de l'Iran qui correspond parfaitement aux attentes d'Israël.
Positionnement qui fait craindre un embrasement de la région si les Saoudiens, alliés des Américains, sont désignés pour passer à l'action.
Un conflit ouvert entre l'Arabie Saoudite (soutenu par les USA) et l'Iran (allié de la Russie et de la Chine) risquerait d'entraîner une escalade des forces en présence qui ne se limiterait plus au seul Moyen-Orient mais à une déflagration mondiale dont les conséquences sont difficilement imaginables.









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