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samedi 3 novembre 2018

Rappel : Netanyahu et les attentats en France


Date de la prédiction : 7 août 2014

Attentat Charlie Hebdo : 7 janvier 2015
Attentat Bataclan : 13 novembre 2015
Attentat Nice : 14 juillet 2016

dimanche 16 septembre 2018

Le néoconservatisme, un mouvement juif (K. MacDonald)

Richard Perle, une des principales figures du mouvement néoconservateur.

"Petit peuple" révolutionnaire, appelé non pas à se substituer au vrai peuple mais à le diriger et, le cas échéant, à le détruire en agrégeant autour de cette minorité d'autres minorités, instaurant ainsi la dictature de tout ce qui est antinational sur tout ce qui est national."
(Augustin Cochin cité par Philippe Baillet dans son excellente préface au livre de MacDonald)



Kevin MacDonald


"Le néoconservatisme, un mouvement juif" est une très bonne étude sur un mouvement néoconservateur assez méconnu en France et pourtant ô combien influent sur la politique étrangère américaine depuis plusieurs décennies.
MacDonald démontre que l'influence d'un Leo Strauss est en fait limitée et qu'elle ne résume que très partiellement l'esprit du mouvement.
Il décrit le néoconservatisme comme "un réseau professionnel et familial, imbriqué et complexe, qui s'articule autour d'organisateurs et de journalistes juifs et qui se déploie avec souplesse pour attirer les sympathies à la fois des Juifs et des non-Juifs, dans le but de mettre la richesse et la puissance des Etats-Unis au service d'Israël."

C'est donc un mouvement sans réel leader ni doctrine mais avec un but bien précis.
D'abord réunis sous la bannière de la gauche, de nombreux Juifs ont quitté celle-ci après qu'elle soit devenue antisioniste.
Irving Kristol est un des premiers à "changer de camp" en devenant républicain, il soutint Richard Nixon en 1972.
Petit à petit, les néoconservateurs vont infiltrer le mouvement conservateur américain (que l'on désigne aussi sous l'appellation de "paléoconservateurs") "en chassant ou en évinçant les conservateurs traditionnels, et en modifiant les positions et la philosophie de ces institutions dans un sens néoconservateur."

MacDonald souligne que les néoconservateurs ont été en première ligne pour soutenir l'immigration massive de non-Européens aux Etats-Unis, l'objectif étant de détruire "cette idée de civilisation chrétienne".

"La déseuropéanisation de l'Amérique est une nouvelle encourageante, d'une qualité quasi-transcendante"  écrivait en 1984 le néoconservateur Ben Wattenberg dans son ouvrage "The Good News is the Bad News is Wrong".

Ce genre de volonté n'est pas sans rappeler celle de certains "intellectuels" juifs en France qui ne voient aucune contradiction à vouloir ouvrir bien grandes les vannes de l'immigration pour la France tout en défendant farouchement un état d'Israël pourtant très peu porté sur l'accueil des "migrants".



Bref...

Kevin MacDonald retrace succinctement le parcours de nombreux néoconservateurs depuis leur soutien à Henry Jackson (Perle et Wolfowitz) à leur arrivée en masse dans l'administration Reagan.
Plusieurs officines néoconservatrices sont aussi citées, l'AIPAC évidemment mais aussi l'American Enterprise Institute,  le Center for Security Policy, le Jewish Institute for National Security Affairs, Middle East Forum, Social Democrats/USA, PNAC, WINEP, ZOA, etc.
Si un document émane d'une de ces boutiques, vous savez à quoi vous en tenir...

Un petit ouvrage très pertinent et documenté qu'on aurait aimé plus épais mais qui a le mérite d'aller à l'essentiel et de bien dessiner les contours de la nébuleuse néoconservatrice.






samedi 1 septembre 2018

Kevin B. MacDonald : "Le National-socialisme une stratégie évolutionnaire et antijuive de groupe"

kevin b. macdonald

L'auteur :
Kevin B. MacDonald,  né le 24 janvier 1944 à Oshkosh dans l'état du Wisconsin, est un professeur de psychologie américain, il officiait à la California State University de Long Beach.
Sa notice Wikipédia en anglais (bien plus complète que la version française).





Extrait de la quatrième de couverture :
(...) Appliquant la leçon de Theodor Fritsch - auteur antisémite dont la forte influence sur Adolf Hitler est établie - qui exhortait les Allemands à se montrer aussi solidaires entre eux et exclusifs que les Juifs, le national-socialisme a adopté une stratégie évolutionnaire de groupe en prêchant l'altruisme au sein de l'endogroupe (les autochtones) et l'hostilité envers l'exogroupe (les allogènes).
Cette stratégie s'est plus spécialement incarnée dans la Volksgemeinschaft, concrétisation de l'idéal de "hiérarchie harmonieuse" qui avait irrigué toute la tradition intellectuelle völkisch.
(...) l'auteur rappelle comment le judaïsme chercha à entrer dans le patrimoine génétique des Gentils, à travers des mariages entre aristocrates gentils et femmes juives, mais sans permettre la réciprocité.
Durant la période qui suivit l'émancipation, ce fut le nationalisme juif qui suscita, en réaction l'antisémitisme, et non l'inverse.
   Le nationalisme juif, avec ses expressions littéraires et idéologiques, était présent bien avant les pogroms des années 1880 en Europe orientale. La démonstration est d'autant plus convaincante que MacDonald s'appuie sur des historiens juifs faisant autorité et cite de nombreux exemples d'ostentatoire nationalisme ethnocentré chez des auteurs comme Disraeli, Heine, Moses Hess, Asher Ginsberg, Arthur Ruppin, etc.
   En conclusion, le judaïsme et le national-socialisme apparaissent comme deux stratégies de groupe parfaitement symétriques, l'un étant le miroir inversé de l'autre.


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Quelques extraits (dans un souci de concision, je n'indique pas les sources des différentes citations qui sont toutes parfaitement référencées dans le livre) :

(...) la préoccupation essentielle des Juifs était la survie de l'identité juive. (...) Comme le remarque Katz, le XIXe siècle commença avec la bénédiction donnée aux assimilationnistes juifs lors du Sanhédrin de Paris réuni par Napoléon en 1807 et s'acheva avec le premier Congrès sioniste de Zurich, en 1897. L'assimilation n'est jamais intervenue à quelque niveau que ce soit au sein de la communauté juive, y compris dans les rangs du judaïsme réformé, et elle n'est jamais entrée dans les intentions d'un quelconque segment de la communauté juive. (p.17-18)

(...) comme l'indique le Code de Maïmonide, malgré la vigilance sévère exercée sur les parents féminins afin de garantir la pureté de la famille, l'objectif était de conserver la pureté de la lignée masculine, particulièrement chez les prêtres. Les femmes pouvaient épouser des conjoints d'ascendance non valide, mais les hommes ne bénéficiaient pas d'une telle latitude. Cette importance accordée à la pureté de la lignée masculine, combinée au fait que l'origine juive se prouvait par la mère, avait, comme le suggère Chamberlain, les résultats concrets suivants : les familles de souche juive demeuraient "racialement pures", tandis que le patrimoine génétique des aristocrates gentils s'additionnait d'un apport juif. (...) Parmi les Juifs, le nombre de mariages consanguins était généralement assez élevé, et, à cette époque, la fort célèbre famille Rothschild pratiquait le mariage consanguin encore plus intensément que la moyenne des familles juives, avec un exemple notoire d'unions entre un oncle et sa nièce ainsi qu'un grand nombre de mariages entre cousins germains. (p.37)

"Ce n'est pas à Gobineau et encore moins à Chamberlain que l'on doit conférer le titre de père de l'idéologie raciste du XIXe siècle, mais bien à Disraeli". Disraeli "fut sans doute, à la fois comme écrivain et comme symbole personnel, le plus influent propagateur du concept de race au XIXe siècle car c'est lui qui fit connaître la prétendue soif de pouvoir des Juifs, leur complexe de supériorité, leur goût du secret, leurs relations internationales secrètes, et leur arrogante fierté d’appartenir à une race pure".
Les races inférieures persécutent les Juifs, mais, immanquablement, "les autres races, avilies, s'usent et disparaissent ; le Juif subsiste, aussi résolu, aussi habile, aussi persévérant, aussi fertile en expédients et déterminé que jamais. (...) Ce qui prouve, tout bien considéré, qu'il est vain pour l'homme de tenter d'échapper à l'inexorable loi de la nature qui veut que jamais une race supérieure ne soit détruite ou absorbée par une race inférieure". (p.53)

J'ai aussi relevé cette violente diatribe assénée aux Francs par Disraeli... Un lien avec le catholicisme peut-être ?... :

(...) Inversement, les Francs sont un groupe aux "nez plat(s)" qui descend d'une horde de pirates. Ils sont "tout affairé(s) et tout bouffi(s) de suffisance (une engeance enfantée peut-être dans les marécages de quelque forêt nordique encore en friche). (p.54-55)

MacDonald ne semble pas connaître le principe du Tikkoun Olam (la "réparation du monde" qui à terme doit permettre d'aboutir à un monde unifié, indifférencié et, disons le, inhumain)  mais ce qui suit y fait implicitement référence, par ailleurs, le concept de "mission raciale" semble se substituer à celui de "peuple prêtre" qu'évoque notamment le rabbin Elie Benamozegh dans son livre "Israël et l'Humanité".
Si les termes changent, l'idée demeure la même : le peuple Juif doit se situer au-dessus du reste de l'humanité, et ce, après avoir définitivement neutralisé et avili le christianisme :

Selon Hess, les Juifs ont vis-à-vis du reste de l'humanité ce que Rose a baptisé une "mission raciale originelle" : "Grâce au judaïsme, l'histoire de l'humanité est devenue une histoire sainte, je veux dire une évolution progressive vers l'unité organique. Cette histoire commence avec l'amour qui unit la famille ; elle sera achevée lorsque l'humanité entière ne formera plus qu'une famille (...)." (p.59-60)

Graetz pensait que les Juifs pouvaient résoudre les problèmes du monde et "il semblait penser (...) qu'ils prendraient concrètement la direction du monde. [A d'autres instants, il semblait penser] qu'ils ne seraient qu'un exemple moral. Mais dans un cas comme dans l'autre, il présentait les Juifs comme un peuple supérieur". 
(...) Graetz écrivait à son ami Moses Hess que le christianisme était une "religion de mort", et Hess confiait à Graetz son plaisir à "opprimer les Allemands". Pour Graetz, les Juifs luttaient pour détruire la culture chrétienne : "Nous devons par-dessus tout nous efforcer de briser le christianisme."(p.76-77)

Enfin, au sujet de la parenté judaïsme/national-socialisme et de leur incompatibilité avec la civilisation occidentale :

Un élément important de l'idéologie nationale-socialiste officielle, telle qu'incarnée par la pensée d'Aflred Rosenberg, était l'idée que les "forces jumelles de désintégration que sont l'universalisme et l'individualisme entrent toujours en conflit avec le concept allemand de race".
A cet égard, le national-socialisme était certainement profondément anti-occidental. En rejetant à la fois l'universalisme et l'individualisme, le national-socialisme ressemblait, beaucoup plus que le christianisme médiéval et communautaire de l'Occident, à son rival et son image inversée, le judaïsme. (p.91-92)

Un livre remarquable à lire et à faire connaître.
Il est possible de se procurer l'ouvrage (ainsi que les autres travaux de l'auteur) sur le site d'Akribeia.





samedi 10 février 2018

Le CRIF sur les traces de Macron sous la pyramide du Louvre



Le prochain dîner du CRIF (l'événement de l'année pour toute la caste politique française aux ordres) se déroulera le 7 mars prochain, soit à l'endroit même où l'actuel président de la République Emmanuel Macron avait tenu son discours suite à son élection le 7 mai dernier :




Hasard ou coïncidence, le 33e dîner du CRIF se tiendra donc 9 mois jour pour jour après l'élection du Golden Boy, lors du 66e jour de l'année.
L'occasion sans doute de rappeler au gouvernement Philippe la priorité du moment : le bourrage de crâne, pardon, je voulais dire la vaccination républicaine... 
Sans oublier également le cheval de bataille présidentiel de ces derniers temps, la lutte contre les "fake news" dont les politiciens et les médias traditionnels sont pourtant les premiers pourvoyeurs (les exemples sont innombrables notamment ceux débouchant sur les interventions armées en Irak, en Libye ou en ex-Yougoslavie, ou encore tout récemment la fabuleuse "affaire Théo").




Jeudi 1er février 2018, Francis Kalifat a rencontré le Ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer.

Francis Kalifat a tout d'abord regretté la sortie progressive des enfants français juifs du système de l'Education Nationale. Jean-Michel Blanquer a indiqué que ce constat constituait un enjeux majeur pour son ministère. Il a ajouté qu'il était très important de donner à chaque enfant un "vaccin républicain" par le biais de l'école de la République afin qu'ils apprennent à agir et à réagir en qualité de citoyens avertis.
A propos de la laïcité à l'école, le Ministre a souligné le besoin de ne pas nier les situations difficiles et de bien les diagnostiquer. "C'est la mission du Conseil des sages de la laïcité, dirigé par Dominique Schnapper, et celle des unités de laïcité dans chaque académie" a t-il précisé.
Le président du Crif a ensuite mentionné l'importance de l'enseignement de l'utilisation des outils Internet comme moyens de lutte contre les fake news et le complotisme. Le Ministre de l'Education Nationale lui a assuré qu'il s'agissait là d'une des missions principales de l'Education Nationale.
Concernant les programmes scolaires, Francis Kalifat a demandé au Ministre que soient enseignés des passages majeurs de l'Histoire des juifs de France, au-delà de l'Affaire Dreyfuss et de la Shoah. Il a notamment suggéré l'enseignement de l'histoire du commentateur de la Torah, Rachi, véritable référence en matière de vieux français, et des contributions des Français juifs à la République.

Enfin, le président du Crif a exposé au Ministre le projet de l'Observatoire contre la haine sur Internet et lui a expliqué que cet outil permettrait de quantifier les propos haineux en général, dont ceux de haine de la France. 
Jean-Michel Blanquer s'est dit tout à fait satisfait de travailler avec le Crif et entièrement disposé à participer à une rencontre des Amis du Crif dans le futur.



samedi 3 février 2018

Pierre Hillard : "A la racine de la Première Guerre mondiale, une rivalité entre clans sionistes."

Docherty MacGregor

Entretien avec Pierre Hillard à l'occasion de la parution de "L'Histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale" dont il devait écrire la préface... avant que celle-ci ne soit refusée par les deux auteurs Docherty et MacGregor.
L'échange porte évidemment sur le livre en question mais également sur d'autres sujets historiques et religieux.

***


EQDV : Vous deviez préfacer l'ouvrage de Gerry Docherty et Jim MacGregor "L'histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale". Connaissez-vous les raisons qui ont poussé ces auteurs à refuser votre préface et que craignaient-ils selon vous alors que tout ce que vous avancez est soigneusement référencé et sourcé ?

Pierre Hillard : Ces auteurs apportent des informations de qualité concernant les causes profondes de la Première guerre mondiale. Ils présentent les rôles et les influences des élites politiques, économiques, financières, journalistiques et militaires d'un monde de plus en plus opaque au fur et à mesure que l'on avance dans les coulisses oligarchiques. Autant ils sont précis dans la description des dirigeants politiques et des grands hommes d'affaires comme Cecil Rhodes, autant ils sont vagues et limités sur l'action, ô combien décisive, des grandes familles bancaires comme Rothschild, Schiff, Cassel et autres. Docherty et MacGregor n'hésitent pas à écrire page 39 : « Bien qu'on ait mis au crédit de Rhodes d'avoir transformé le groupement de mines De Beers en plus grand fournisseur de diamants du monde, son succès était largement dû au soutien financier de Lord Natty Rothschild, qui détenait plus d'actions dans la société que Rhodes lui-même. » En lisant cela, automatiquement, mon réflexe est de m'intéresser à ce Natty Rothschild et aux autres membres de sa famille. Pourquoi faisait-il cela ? Comment les Rothschild se sont-ils installés en Grande-Bretagne sachant qu'ils sont originaires de Francfort ? Mariages et liens professionnels avec d'autres dynasties bancaires – mais aussi politiques avec Lord Roseberry –  étaient de mise pour cette famille. Par conséquent, étudions ces autres familles appartenant à des dynasties financières juives. Pourquoi ces alliances ? Quels objectifs ? Quelles références religieuses au sein de ces familles ? Pourquoi un tel acharnement dans une direction bien ordonnée ? Pourquoi la « Déclaration Balfour » (en fait d'Alfred Milner) a-t-elle été adressée à un Rothschild ? L'arrière-fond de tout cela est spirituel car lié à des référents sabbatéo-frankistes. On touche au cœur nucléaire de l'histoire du monde depuis 2000 ans. Nos auteurs écossais sont, par certains aspects, rebelles dans leurs écrits. Cependant, ils ont leurs limites d'autant plus que je doute qu'ils soient imprégnés d'un catholicisme traditionnel. Ce manque les rend aveugle sur ce point capital.




Docherty et MacGregor s'appuient notamment sur l'oeuvre de l'historien américain Carroll Quigley (1910-1977) qui fut (entre autres) le professeur d'un certain Bill Clinton (qui a d'ailleurs reconnu que Quigley avait eu une grande influence sur lui) et dont vous avez préfacé l'ouvrage particulièrement touffu « Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine ».
Savez-vous ce qui a amené Quigley à pousser ses recherches dans cette direction assez peu académique des coulisses historiques alors qu'il semblait très bien intégré dans le « système » (diplômé d'Harvard, professeur à Georgetown, Princeton et Harvard, consultant pour le département de la défense US …) ?

Je n'ai pas de réponses précises à ce sujet. On peut supposer que sa grande intelligence et une curiosité naturelle l'ont poussé à aller plus loin tout en étant conscient des difficultés et des risques encourus. En effet, le fait d'étudier les agissements des élites financières est sûrement une voie semée d'embûches.





Son livre « Tragedy and Hope », ne mériterait-il pas lui aussi une traduction en français ?

Il n'est pas impossible que la chose se fasse.



Peut-on rapprocher les travaux de Carroll Quigley avec ceux d'Antony Sutton, un autre historien (anglais cette fois) qui a démontré le rôle néfaste d'une certaine oligarchie dans la mise en place des totalitarismes bolchévique et nazi (ainsi que de la venue au pouvoir de Franklin Delano Roosevelt) ?

Ces travaux se complètent. Ceux de Quigley traitent essentiellement de l'oligarchie mondialiste sur le temps long tandis que Sutton a ciblé sur une période donnée (l'arrivée au pouvoir des bolcheviks et des nazis par exemple) l'action et les ambitions d'une élite anglo-saxonne.






Dans son « Atlas historique », l’historien français Georges Duby présente ainsi les causes menant à la Première Guerre mondiale : « La montée des nationalismes, l’impérialisme économique et naval de l’Allemagne, l’antagonisme germano-slave dans les Balkans et la course aux armements de la Triple-Entente (France, Grande-Bretagne, Russie) et de la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) font de l’Europe de 1914 une « poudrière ». L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche (Sarajevo, 28 juin 1914) déclenche la Première Guerre mondiale. » Que pensez-vous de cette vision de l’histoire ?

Georges Duby souligne des raisons valables qui ont alimenté la Première guerre mondiale. Cependant, ces causes sont secondaires sans être, bien entendu, marginales. Elles se sont surajoutées sans être pour autant le moteur de la guerre. La création d'un foyer juif en Palestine lié au contrôle de la production d'hydrocarbures au Moyen-Orient, sans oublier les conséquences stratégiques, est la racine expliquant le déclenchement de la Première guerre mondiale. Comme je l'ai démontré dans mon livre « Atlas du mondialisme », nous avions une rivalité entre clans sionistes. Le clan sioniste allemand voulait les deux éléments précédemment cités (foyer juif et hydrocarbures) sous la direction de Berlin, tandis que l'autre clan sioniste anglo-saxon voulait la même chose, mais sous la direction de la City de Londres. Les propos de Georges Duby c'est, si je puis dire, la vision hygiénique de l'histoire. On n'évoque pas les causes profondes et sales.


Il apparaît clairement que les dirigeants politiques britanniques de l’époque (mais pourquoi cela aurait-il changé ? ...) étaient sous la coupe d’une « Elite secrète » (concept pas très éloigné de ce que Peter Dale Scott appelle l'Etat profond). Depuis quand peut-on déceler ces influences que le grand public ne perçoit pas ? La Magna Carta de 1215 représente-t-elle un moment décisif dans ce mouvement de bascule du pouvoir vers quelque chose de plus « souterrain » ?

La défaite anglaise à Bouvines, le 27 juillet 1214, a été décisive dans le bouleversement des structures politiques du pays. En effet, les élites nobiliaires se révoltent face à l'autorité royale et imposent, en juin 1215, une autorité avec laquelle le pouvoir royal doit tenir compte en particulier, et c'est l'essentiel, dans la levée des impôts. Nous assistons à la naissance d'une oligarchie représentant des particuliers traitant avec l'autorité politique et, l'argent étant le maître de la guerre, imposant ou monnayant ses vues. Les exemples sont nombreux. Rappelons seulement la puissance de cette compagnie commerciale et coloniale, la British East India Company (BEIC, la Compagnie britannique des Indes orientales), créée en 1600 par Élisabeth 1ère. Dotée de compétences politiques, financières et militaires, elle a préparé l'avènement de l'Empire britannique.



Menasseh ben Israël


Les liens entre une certaine oligarchie aux vues messianistes et l’Angleterre sont-ils toujours aussi forts aujourd’hui ou bien se sont-ils distendus avec le temps ?

L'alliance conclue au XVIIè siècle entre Cromwell et Menasseh ben Israël permettant la bascule de la puissance financière juive des Provinces Unies (les Pays-Bas) vers l'Angleterre ne fut possible qu'en raison de l'instauration d'une dynastie protestante (Guillaume III d'Orange). Depuis cette époque, le monde anglo-saxon n'est qu'un outil politique, économique et militaire dans cette affaire. Certains courants protestants qu'on appelle « dispensationalistes » (sorte de sionistes chrétiens) estiment, dans un cadre imprégné de millénarisme, que le chaos grandissant précède l'arrivée du Christ. Cela n'empêche pas des rivalités internes entre factions juives en particulier, en schématisant, des tensions violentes entre le clan Rothschild messianique du monde occidental s'opposant aux Loubavitch russes soutenant Poutine. Il faut rappeler, en se rapportant aux travaux du spécialiste Gershom Scholem, que les Loubavitch promeuvent une « neutralisation du messianisme ». Cela ne veut pas dire que ces derniers suppriment cet idéal. En réalité, ils ne le mettent pas au centre de leurs préoccupations religieuses (avec des variables toutefois). En dehors de ce point, les raisons énergétiques, stratégiques et les tensions violentes, entre autres, au Moyen-Orient se rajoutent à ces oppositions spirituelles baignées à des degrés divers de messianisme.



Pourquoi la maison Rothschild n'a-t-elle pas apporté un soutien décisif à l'épopée napoléonienne au lieu de donner sa préférence à l'Angleterre ? Naïvement, on est tenté de se dire que cela est illogique car Bonaparte propageait les idéaux révolutionnaires à travers l'Europe. Idéaux qui ne sont qu'un décalque de l'idéologie mondialisto-messianiste. Comment expliquer cela ?

En effet, Bonaparte a enraciné et répandu les principes de la Révolution. Cependant, le cheval de course, si je puis dire, qui avait été déjà choisi ; c'est l'Angleterre avec l'alliance conclue entre Cromwell et Menasseh Ben Israel à partir de 1656. Cette situation était renforcée en raison de la bascule de la quasi-totalité de la population anglaise dans l'anglicanisme. La France révolutionnaire de Bonaparte devait traîner comme un boulet une bonne partie de la population française restée fidèle au catholicisme. Un tel décalage entre les instances politiques du pays maçonnisé et un peuple de France majoritairement fidèle à Rome ne pouvait que freiner les ambitions mondialistes de la synagogue et leurs acteurs comme les Rothschild. Qui plus est, à la fin du 18e siècle et début du 19e siècle, le monde britannique commençait à peupler de vastes territoires (Amérique du Nord, Australie, …), ces derniers devenant des multiplicateurs de puissance économique mais aussi de l'idéal mondialiste. La France de l'Ancien Régime devait être cassée car elle représentait le contre-modèle métaphysique (catholique) qu'il fallait absolument abattre. Sous le règne de Napoléon 1er, elle n'avait pas (et plus) ces atouts géopolitiques et financiers à l'échelle planétaire (vente de la Louisiane par exemple) indispensables à la synagogue.




La dynastie Rothschild s'est souvent abritée derrière des personnages tels que JP Morgan, les Warburg [notamment lors de la mise en place de la Réserve Fédérale américaine (1)] ou encore Jacob Schiff. N'a-t-elle pas aussi instrumentalisé la communauté juive pour arriver à ses fins ?

On peut dire qu'une partie de la communauté juive a été instrumentalisée au service d'une ambition messianiste. En revanche, une autre partie s'oppose aux Rothschild. C'est le cas des loubavitch que l'on retrouve comme soutien à Poutine avec le rabbin Berel Lazar. Le hassidisme loubavitch a une autre vision du messianisme. Il existe des courants internes avec des variantes. Dans certains cas, ce messianisme n'est pas le moteur de leurs pensées sans pour autant être écarté. Gershom Scholem utilise l'expression « neutralisation du messianisme ». Ceci explique les rivalités entre ces communautés à travers des « outils » qui s'appellent les mondes anglo-saxon et russe. Le monde juif est divers et fragmenté (même au sein du monde loubavitch) n'hésitant pas néanmoins à se livrer à des bagarres terribles entre clans pour la poursuite d'intérêts ciblés. En revanche ce monde est uni quand il s'agit de lutter contre le christianisme.


Plusieurs cercles sont à l'oeuvre au sein de l'Elite secrète. On peut discerner un cercle externe constitué des exécutants politiques (Churchill, Balfour, …), un autre moins exposé (Milner, Rhodes, ….) et un troisième protégé des regards du public se chargeant de financer les deux premiers. Sont-ce ces mêmes financiers qui déterminent la marche à suivre, est-ce qu'ils en sont les « grands architectes » ou bien n'existerait-il pas derrière eux, un quatrième cercle encore plus opaque qui serait le noyau de l'ensemble, la tête pensante de cette Elite secrète ?


Voyons ! Vous croyez qu'il existe un quatrième cercle véritable moteur de l'ensemble ? Dans ce cas, en raison de l'impossibilité de les étudier, on les désigne par l'expression « les supérieurs inconnus ». J'ajouterais un cinquième cercle, lui suprême et connu, le « grappin (2) ».


Jacques Bainville

A la fin de la préface vous faites allusion à "une humanité payant le prix fort de ces ambitions dont elle ne soupçonne même pas l'existence." cela fait à mon sens écho aux écrits de Jacques Bainville dans "Les conséquences politiques de la paix" : « A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d'ignorance. Grand est le nombre des hommes qui subissent, qui vivent, souffrent et meurent sans avoir interrogé. Petit le nombre de ceux qui cherchent à déchiffrer les causes pour lesquelles ils payent jusque dans leur chair. (…) D'ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c'est-à-dire quand il est trop tard. Le principe de causalité, qui tourmente à peine les hommes, est encore plus indifférent aux peuples. (...) Pour que les conséquences apparaissent aux nations, il leur faut des catastrophes ou le recul de l'histoire. Elles se résignent à vivre entourées de forces invisibles, comme les génies des Mille et Une Nuits, qu'elles blessent sans le savoir et qui exigent des comptes tout à coup. »
Près d’un siècle sépare vos écrits de ceux de Jacques Bainville, pourtant, rien ne semble avoir vraiment changé, la grande majorité des hommes demeure cloîtrée dans un puits de méconnaissance et pire que cela, semble se complaire dans cet aveuglement…

La raison est simple : la nature humaine ne change pas au cours des siècles. C'est peut-être triste mais cela a au moins un avantage concernant ceux qui cherchent les causes profondes ; cela interdit de rêver.


Constantin Leontiev faisait ce constat à propos de l’Europe de la deuxième moitié du XIXe siècle : « L’Europe, dans son ensemble, en est au stade de la simplification, ses éléments constitutifs se ressemblent beaucoup plus qu’auparavant, ils sont beaucoup plus monotones ; quant à la complexité des modalités du progrès, c’est une complexité rappelant celle de quelque processus pathologique horrible qui, pas à pas, conduit un organisme complexe vers la simplification du cadavre, de la carcasse et de la poussière. » Que vous inspire cette citation ?

L'industrialisation, la démocratisation et l'uniformisation des esprits propre aux droits de l'homme ont contribué à un nivellement des esprits. On en vient en ce début de XXIè siècle à l'indifférenciation des sexes. L'altérité est remise en cause. À ce rythme, c'est la mort assurée de l'occident.


Cecil Rhodes

Cecil Rhodes souhaitait ouvertement la domination mondiale de la race anglo-saxonne. Alfred Milner, son bras droit, a favorisé la mise en place de camps de concentration regroupant des femmes et des enfants lors de la guerre des Boers et n'a pas hésité à faire travailler sous la contrainte  des milliers d'ouvriers chinois dans les mines du Transvaal. Il est difficile de ne pas faire quelques analogies avec ce qui se déroulera quelques années plus tard …

Nous avons à une échelle réduite pour l'époque les prémices du nazisme et du bolchevisme. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang doivent être annihilés. C'est ce qui attend les peuples rebelles ou des franges d'une population dans ce nouvel ordre mondial s'il réussit à s'imposer. Le nazisme et le communisme n'ont été que des galops d'essais.




Cynisme et machiavélisme sont des « valeurs » incontournables pour l'élite financière planétaire. En intégrant cette donnée, des décennies plus tard ne peut-on pas voir la mise en place d'un régime national-socialiste en Allemagne et celle du communisme en Russie comme des moyens pour l'oligarchie en place dans le monde anglo-saxon de réduire l'Allemagne et la Russie à l'état de futurs concurrents de seconde zone sur le long terme ?

Les régimes nazi et communiste ont été des laboratoires permettant de tester à l'échelle d'un pays le comportement des populations. Je rappelle, comme je l'ai écrit dans l'Atlas du mondialisme, que le nazisme est une forme de frankisme (3) (Hitler n'étant qu'un golem frankiste) permettant de supprimer une part importante de juifs hostiles au sionisme tout en justifiant par la suite la création de l'État d'Israël. Les travaux d'Antony Sutton ont prouvé que le nazisme a pu s'imposer en raison d'un soutien financier apporté par les Anglo-Saxons. Cette politique poursuivait le but de projeter l'Allemagne nazie contre la Russie soviétique afin d'abattre Staline qui, après avoir évincé Trotsky favorable à une propagation d'un idéal révolutionnaire d'essence messianiste mondiale, se refusait à ce type de politique. La défaite allemande en 1945 a bouleversé les projets anglo-saxon-sionistes.




La Première guerre mondiale a connu son dénouement en raison de la Déclaration Balfour – Milner, la Seconde a débouché sur la création de l'Etat israélien … Une possible troisième déflagration planétaire pourrait-elle aboutir à la finalisation du « Grand Israël » ? Dans cette perspective, que penser de la lettre de Pike à Mazzini ?

Si la logique est respectée, on y va direct. Outre les événements violents au Proche-Orient, cela passe aussi par la destruction du dollar comme monnaie de référence. Quant à cette lettre de Pike, nous n'avons pas de preuve de son authenticité. Par conséquent, on ne peut pas s'y référer.


Un loup se dissimulant sous une peau d'agneau... Le premier logo de la Fabian Society...

Dans « Humain trop humain », Nietzsche décrivait ainsi le socialisme : « Le socialisme est le frère cadet du despotisme mourant (…). Il est avide de porter la puissance de l'État à un degré de plénitude que le despotisme n'a jamais connu ; mieux encore, il renchérit sur tous les excès du passé, en ce sens qu'il poursuit méthodiquement la destruction de l'individu qu'il considère comme un luxe injustifié de la nature et qu'il prétend corriger en en faisant un membre bien réglé de l'organisme collectif … Il exige de tous les citoyens l'obéissance la plus servile à un État absolu, à tel point que rien de pareil n'a jamais encore existé. » Outre le côté prophétique du propos, peut-on voir dans le socialisme « mou » de la Fabian Society (en comparaison avec le national-socialiste allemand ou l'URSS), le genre de doctrine qui serait dans l'idéal mondialiste le modèle à suivre ?

Les objectifs de la Fabian Society consistent à fusionner par étape le capitalisme et le socialisme le tout dans le cadre d'un monde unifié. C'est, en effet, un processus de synthèse qui doit voir le jour permettant la mise en forme d'une économie monopolistique au sein d'un appareil politique mondial et omnipotent. On peut trouver aussi ce type de philosophie concernant la destruction de l'individu dans le livre de Richard de Coudenhove-Kalergi, Praktischer Idealismus (4), paru en 1925 appelant à une dissolution des nations (en priorité européennes) en faveur d'une « Europe orientalisée ».


Un dernier mot ?

En histoire, la roue tourne.


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(1) Lire à ce sujet "Les secrets de la Réserve Fédérale" d'Eustace Mullins.
(2) Le grappin est l'expression qu'utilisait Jean-Marie Vianney, le Saint curé d'Ars, pour désigner le Malin.
(3) Pour un aperçu du frankisme voir  notamment : Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar.
(4) A ce propos : Richard de Cooudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe.

mardi 16 janvier 2018

Israël fait partie de l'Europe... météorologique



Si l'on se réfère au site meteoalarm qui  "fournit l'information la plus appropriée, requise pour se préparer à des conditions météorologiques extrêmes attendues quelque part en Europe." l'état sioniste fait partie intégrante de l'Europe.
Notons que le site en question dépend du réseau Eumetnet qui regroupe 31 services météorologiques européens et est basé à Bruxelles.






dimanche 31 décembre 2017

"Agiter le peuple (iranien) ... avant de s'en servir"



La maxime de Talleyrand est toujours d'actualité, dernier exemple en date avec l'Iran.
Sans doute, existe-t-il des raisons valables et légitimes pour le peuple iranien de manifester sa colère contre son gouvernement (dans quel pays cela n'est-il pas le cas ?).


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Contestation en Iran : au moins deux morts, menace du gouvernement

Des manifestations antigouvernementales ont éclaté samedi en Iran pour la troisième journée consécutive.

Samedi, pour la troisième journée consécutive, des manifestations antigouvernementales et contre les difficultés économiques de la population ont éclaté en Iran alors même que des rassemblements prorégime avaient lieu pour commémorer la fin du soulèvement postélectoral de 2009. Depuis deux jours, ces manifestations contre la vie chère, à Téhéran et dans d'autres grandes villes du pays, ont pris une tournure politique. Samedi soir, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre.

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Seulement, le timing des événements fait irrésistiblement penser à une tentative de révolution "colorée" dont les instigateurs sont assez faciles à distinguer.
L'Etat islamique est en train de perdre la bataille en Syrie et en Irak, laissant ces deux derniers pays exsangues, laminés par des années de guerre.
Donald Trump vient de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et pour l'état hébreu, la seule vraie menace existant encore au Moyen-Orient reste l'Iran qui pour l'heure demeure un état solide et le plus puissant de la région.
Alors que la Syrie et l'Irak sont en voie de démembrement (conformément au "plan Yinon"), guerres, attentats, et montée des volontés indépendantistes kurdes participant à l'émiettement de Damas et Bagdad, on peut voir dans cette tentative de déstabilisation du gouvernement iranien une manière de parachever un travail de sape... 
Dans quel but me direz-vous ?

Regardons du côté de l'entourage de Trump, de l'état profond qui le soutient, de Jared Kushner son principal conseiller, relisons l'ouvrage de Mearsheimer et Walt ("le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine") rappelons-nous  que Gadi Eizenkot, le chef d'état major de l'armée israélienne ne faisait guère de mystère sur l'objectif prioritaire de Tsahal en juillet dernier et souvenons-nous des propos de Moshe Dayan (ministre israélien de la Défense et des Affaires étrangères) prononcés le 12 février 1952 à Radio Israël :
- "La population doit se préparer à la guerre, mais il revient à l'armée israélienne de poursuivre le combat avec l'objectif ultime qui est la création de l'Empire israélien."

Une autre manière de nommer le "Grand Israël" biblique (Genèse 15:18-21).

Or, pour l'élaboration de ce projet grandiose, il convient de faire "place nette" et d'évacuer de la scène géopolitique tous les acteurs qui seraient susceptibles de contester les visées sionistes.
Si l'ennemi est trop puissant, il conviendra de l'affaiblir par tous les moyens (embargo, manipulations diverses concernant l'opinion publique, attentats, guerre civile...) avant de porter l'estocade finale.
Le messianisme a un prix, celui du sang.


Sur le même sujet :
- Le Grand Israël, une espérance messianiste
- Vers un Kurdistan irakien indépendant ?
- Israël : objectif Iran
- Le Moyen-Orient au bord de l'implosion
- L'ennemi public numéro un : Etat islamique ou Hezbollah ?


dimanche 9 juillet 2017

Hébron, pomme de discorde entre l'UNESCO et Israël

Le tombeau des patriarches à Hébron
Israël est officiellement un Etat laïc.
Cela n'empêche pas Benyamin Netanyahu, son premier ministre, de citer la Genèse pour justifier la colère des Israéliens suite à la décision de l'UNESCO
Netanyahu cite la Genèse pour prouver les liens des Juifs à Hébron 
Le Premier ministre avait déjà fustigé la décision de l’UNESCO de classer le Tombeau des Patriarches site du patrimoine mondial palestinien en danger

 Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récité dimanche des versets de la Bible citant Hébron comme preuve de la relation des Juifs à la ville de Cisjordanie, pour protester contre la décision prise vendredi par l’UNESCO, qui a classé la ville comme site du patrimoine mondial palestinien en péril.
Pendant la réunion hebdomadaire du Cabinet, Netanyahu a lu les versets de la Genèse qui décrivent le lieu de sépulture des patriarches et des matriarches juifs, à Hébron.
« La relation entre le peuple juif et Hébron et le Tombeau des Patriarches est une relation d’histoire qui est peut-être sans comparaison dans l’histoire des peuples », a-t-il dit aux ministres.

Après le vote, le Premier ministre avait annoncé une coupe d’un million de dollars supplémentaire des frais d’adhésion versés aux Nations unies par Israël pour protester contre cette décision jugée « délirante ».

Il n'est pas inutile de rappeler les propos de Gershom Scholem concernant le messianisme juif :




"Le messianisme, en effet, a toujours eu pour objet le rétablissement de l'existence nationale, bien qu'il mène également au-delà de celle-ci.(...)Le messianisme juif est dans son origine et dans sa nature - on ne saurait jamais y insister - l'attente de cataclysmes historiques. Il annonce des révolutions, des catastrophes qui doivent se produire lors du passage du temps de l'histoire présente aux temps futurs messianiques. Ces cataclysmes et ces visions funestes prennent un tour nouveau et propre dans les visions de la venue du Messie. On les retrouve, en effet, dans l'ère de transformation ou de destruction qui verra naître la rédemption messianique ; c'est pourquoi cette période est regardée dans le judaïsme comme celle des "souffrances de l'enfantement" du Messie."



Par ailleurs, ce reportage de Charles Enderlin intitulé "Au nom du Temple" est éclairant sur la question du messianisme et sur bien des aspects qui opposent Israéliens et Palestiniens :



dimanche 2 juillet 2017

A propos de Simone Veil



Les hommages se succèdent, les éloges se multiplient et cette information émanant du site officiel de la Chambre de Commerce France-Israël est passée quasi inaperçue...
Les Français morts faute de donneurs ainsi que leurs familles, ou encore tous ceux qui attendent avec anxiété de bénéficier d'un don d'organe apprécieront la "préférence nationale" de cette dame.
Notons qu'en 2015 en France, sur les 21 464 personnes attendant un don d'organe, seuls 5 746 ont pu bénéficier d'une greffe (lien).



Tel Aviv (Daniel Rouach). Juive de coeur et soutien permanent à Israël et au sionisme, Simone Veil est décédée ce vendredi matin à 89 ans. En Israël une grande tristesse touche les franco-israéliens qui l’ont connu.

Très peu de personnes le savent. Elle avait signé lors de son passage au Ministère de la santé un accord franco-israéliens de dons d’organes. En effet Israël manquait cruellement de donneurs. Cet accord réel mais appliqué avec une très grande discrétion aura permis à de nombreux israéliens de rester en vie.

France3-regions. : « Plusieurs fois ministre sous les mandats de Giscard d’Estaing et Miterrand, elle aura marqué la vie politique française avec notamment sa loi sur l’IVG en 1975. C’est aussi la première femme élue présidente au Parlement européen.
Simone Veil est décédée ce vendredi matin à l’âge de 89 ans selon ses proches. C’est l’une des grandes figures politiques du XXe siècle qui s’est éteinte, mais également une grand militante féministe et une grande europhile.

Rescapée de la Shoah après sa déportation à Auschwitz, Simone Weil se lance dans une carrière de magistrate après la guerre. Elle s’engage en politique quelques années après et devient ministre de la Santé en 1974. Grande militante pour les droits des femmes, c’est à son initiative qu’est votée la loi qui porte son nom en 1975 qui dépénalise l’interruption volontaire de grossesse.
De par son histoire personnelle, Simone Veil est toujours restée attachée aux idéaux européns. C’est la première femme élue présidente du Parlement européen à Strasbourg, en 1979. 


vendredi 30 juin 2017

Israël bombarde à nouveau la Syrie


L'escalade se poursuit  au Proche-Orient avec Tsahal qui bombarde à nouveau la Syrie.
Notons que les objectifs principaux d'Israël sont le Hezbollah et Bachar, bien plus que l'Etat Islamique.


L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, la plupart visant, selon elle, le Hezbollah, allié du régime syrien.

 La tension monte sur le plateau du Golan. L’aviation israélienne a de nouveau bombardé, vendredi 30 juin, une position de l’armée syrienne, quelques heures après qu’une roquette tirée depuis la Syrie a frappé cette région occupée par l’Etat hébreu, a annoncé l’armée israélienne.Selon elle, une roquette a été « tirée de Syrie dans une zone inhabitée dans le nord du plateau du Golan », sans faire de dégâts ni de blessé. Elle a précisé que ce projectile résultait de « combats internes en Syrie ».C’est la quatrième fois en une semaine que des roquettes et projectiles atterrissent dans la partie du Golan occupée par Israël. La région est également connue pour être le lieu d’affrontements entre les forces du régime de Bachar Al-Assad et des groupes rebelles.

Lors d’un discours tenu mercredi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a assuré qu’Israël ne tolérerait aucun tir contre son territoire et répliquerait en cas d’attaque. « Quiconque nous attaque, nous l’attaquerons. Telle est notre politique et nous la poursuivrons », a-t-il lancé.L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, date du début de la guerre, la plupart visant, selon elle, des convois ou entrepôts d’armes destinées au Hezbollah, mouvement chiite libanais, allié du régime syrien.Israël occupe depuis 1967 et la guerre de Six-Jours quelque 1 200 km2 du plateau du Golan. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Lien vers l'article du Monde


Il convient de toujours garder à l'esprit cet idéal du Grand Israël qui anime les espérances sionistes et qui entraîne la région du Proche et Moyen-Orient dans des conflits de plus en plus violents et durables.
On peut aussi y déceler les indispensables "souffrances de l'enfantement" nécessaires à la venue du futur Messie juif.
Mais il ne faut surtout pas compter sur Le Monde pour évoquer tout cela...

dimanche 4 juin 2017

Il y a 50 ans, le Moyen Orient est passé tout proche de "l'Apocalypse"




Le général Yaakov avoue dans le New York Times qu'Israël avait prévu de faire exploser une bombe atomique dans le Sinaï si les événements ne lui avaient pas été favorables lors de la Guerre des Six Jours en juin 1967.
Encore une preuve que les dirigeants de l'état israélien sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins, quelles que soient les conséquences pour les populations de la région.
Aujourd'hui, alors qu'Israël est surarmé, on voudrait tout de même nous faire croire que le principal danger pour la paix au Moyen-Orient serait l'Iran...
« Le plan, s’il devait être ordonné par le Premier ministre et le chef d’Etat-major, était d’envoyer une petite force de parachutistes pour détourner l’attention de l’armée égyptienne dans le désert, pour qu’une équipe puisse préparer la détonation atomique », selon l’article.
« Deux grands hélicoptères devaient atterrir, livrer les engins nucléaires puis créer un poste de commandant dans un canyon ou dans une rivière. Si l’ordre de faire exploser était donné, le flash aveuglant et le nuage en forme de champignon aurait été vu dans les déserts du Sinaï et du Néguev, et peut-être même jusqu’au Caire. »
Israël n’a jamais reconnu posséder des armes nucléaires, et maintient une politique dite d’ambigüité nucléaire, en ne confirmant ni n’infirmant publiquement l’existence de son arsenal nucléaire. Plusieurs responsables américains ont cependant semblé confirmer son existence, notamment l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell, qui avait écrit dans un courriel privé par la suite divulgué qu’Israël aurait quelque 200 armes nucléaires.


jeudi 25 mai 2017

Israël et les Rothschild

Grandes armes de la famille Rothschild avec notamment au centre le bouclier rouge qui a donné son nom à la famille (nommée Bauer à l'origine).

Les Rothschild, le nom évoquera bien des anecdotes, plus ou moins fondées, à chacun d'entre nous.
Cette famille, à l'instar des Rockefeller, des Warburg et de quelques autres est identifiée (à plus que juste titre) comme étant un pilier du mouvement mondialiste.
Nous nous attarderons aujourd'hui sur un seul aspect de la famille Rothschild, son lien avec l'état d'Israël.

Tout débute (de manière officielle) avec la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 dont on fêtera bientôt le siècle d'existence.
Cette déclaration, signée par Arthur Balfour (secrétaire d'Etat des affaires étrangères du Royaume-Uni) et destinée à Lord Lionel Rothschild (principal financier du mouvement sioniste) et qui devrait s'appeler "Déclaration Milner" selon Carroll Quigley (voir "L'Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine") est la première pierre portée à l'édifice sioniste.


Déclaration Balfour du 2 novembre 1917, reconnaissant l'existence d'un foyer juif en Palestine, alors territoire britannique.
Jacob Rothschild s'exprime au sujet de la déclaration Balfour destinée à son grand oncle :



Par la suite, Jimmy et Dorothy de Rothschild financeront la construction de la Knesset (le parlement de l'état d'Israël) et de la Cour Suprême d'Israël, visibles ci-dessous :


On remarquera la jolie décoration en haut à gauche.
Mais avant, tout cela il y avait Edmond de Rothschild, qui bien avant la déclaration Balfour ou la mise en place du projet sioniste par Herzl, avait déjà commencé (en 1882) à financer (ses dépenses sont estimées à environ 50 millions de dollars) le travail d'implantation de colonies juives en Palestine alors sous la domination de l'Empire ottoman, lire à ce sujet, Edmond de Rothschild, l'homme qui racheta la terre sainte d'Elizabeth Antébi :



Il est stupéfiant de voir cette famille richissime se lancer, génération après génération dans la mise en place d'un nouvel état.
Rappelons que les oppositions, y compris -voire même surtout- au sein du monde juif à ce retour sur la "terre promise" étaient particulièrement virulentes.
Les rabbins orthodoxes estimant que seul Yahvé était habilité à permettre ce retour à Jérusalem.

Peut-on déceler dans cette volonté des Rothschild une manière de tenter de se hisser, par le pouvoir de l'argent, à la hauteur de Dieu lui-même ?
Pour cette famille droguée au pouvoir et à la transgression sous toutes ses formes (si Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick décrit une élite pétrie de perversions et qu'il a choisi comme lieu de tournage  Mentmore Towers le manoir de la famille au bouclier rouge, ce n'est certainement pas un hasard quand on sait à quel point le célèbre réalisateur s'attachait au moindre détail de ses productions), existe-t-il une manière plus subtile et radicale de transgresser les interdits qu'en contrecarrant les plans divins ?

Les liens entre les Rothschild et le mouvement sabbato-frankiste qui lui-même plongeait ses racines dans la kabbale lourianique dont la doctrine était celle de "la rédemption par le pêché" ne laissent guère de doute sur cette volonté farouche de renverser l'ordre établi afin d'en instaurer un nouveau, chose que permet de réaliser Israël placé tel un bâton de dynamite au milieu du monde arabe et par ricochet sur le monde dans sa globalité avec les répercussions qui en découlent pour aboutir, qui sait, à la réalisation du "Grand Israël" (voir l'article à ce sujet ici).





lundi 22 mai 2017

Bientôt une nouvelle loi "contre l'antisémitisme" ?

"L'Euramérisraël" serait plus juste.

"La loi sur la lutte contre l’antisémitisme européen de 2017 adoptée mercredi exige que le Département d’Etat fasse rapport au Congrès sur les problèmes sécuritaires que connaissent les communautés juives européennes et les forces de police où ils vivent et sur les efforts mis en place en Europe pour éduquer contre l’antisémitisme.

Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Sénat et ensuite signé par le président, encourage également les pays européens à adopter une définition unique de l’antisémitisme.

(...) L’adoption en Europe d’une définition unique de l’antisémitisme constituerait une base importante pour les responsables des forces de l’ordre, ce qui leur permettrait de mieux appliquer les lois et d’élaborer des stratégies pour améliorer la sécurité de la communauté juive."



Les Etats-Unis qui "encouragent" l'Union Européenne à aller dans une certaine direction ou dans un langage moins diplomatique, le suzerain qui vient dicter ses impératifs à son vassal...
Naïvement, on est en droit de se demander si la souveraineté européenne existe encore en lisant cela (lorsque l'on se remémore les origines du projet européen, on sait très bien que de souveraineté et d'indépendance vis à vis des USA, il n'a jamais été question).
Evidemment, il ne s'agit nullement d'excuser les propos ou les comportements antisémites, mais  simplement de défendre la liberté d'expression, déjà sérieusement atrophiée concernant la "question juive".




Il est donc légitime de s'attendre à voir poindre une nouvelle loi encadrant de manière extrêmement stricte la définition de l'antisémitisme dans les mois qui viennent.
Gageons que celle-ci englobera également les propos critiques concernant le sionisme et Israël ou encore le simple fait de rappeler certains événements historiques ou religieux.
Le résultat en sera une annihilation de tout débat concernant l'importance de l'influence d'officines telles que le CRIF sur les institutions (bon, ça c'est déjà le cas...), de toute opposition à la politique colonisatrice d'Israël ou encore de la critique constructive du judaïsme.




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