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vendredi 27 juillet 2018

La tyrannie de l'instant et de l'argent

Le massif et impressionnant "taureau de Wall Street"

Jacques Attali nous parle d'un futur pas très lointain dans lequel l'homme devra courber l'échine devant la toute puissance du Veau d'or, voire même disparaître devant lui.
On peut légitimement trouver cela horrible, Monsieur Attali lui s'en félicite.
Au-delà du "marché", il faut bien voir ce qui existe derrière : une "spiritualité" faisant de la modification, de la subversion et en bout de course de la disparition complète et définitive de l'être humain le but ultime à atteindre.

"Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon." {Evangile selon Saint-Matthieu 6:24}



lundi 9 octobre 2017

Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar


Rapide présentation du livre (en deux tomes) "Jacob Frank et le mouvement frankiste" d'Alexander Kraushar (1843-1931), historien et journaliste polonais, accessoirement juif qui finira par se convertir au catholicisme (sincèrement ou non, le mystère demeure).

Abordons les choses qui fâchent d'emblée, cet ouvrage recèle de très nombreuses informations concernant Jacob Frank, sa fille et leurs sectateurs, mais la forme, quant à elle, laisse à désirer.
Fautes d'orthographe multiples, feuilles qui se détachent, erreurs dans la numérotation des chapitres...
Si on ne peut que louer l'initiative des éditions Hades d'avoir traduit cette monographie du polonais au français, on regrettera le manque de rigueur de l'édition ici présentée, surtout compte-tenu du prix (35 euros le tome, tout de même...)



Jacob Frank (1726-1791)

Passées ces considérations formelles, quelques mots sur le terreau dans lequel a pu prendre racine le mouvement frankiste.

Jacob Frank s'est autoproclamé messie juif et successeur de Sabbataï Tsevi (qui lui aussi s'était déclaré "messie" en 1666).
Ce dernier avait finalement accepté de se convertir à la religion musulmane afin d'échapper à la mort (Frank se convertira faussement lui aussi, mais au catholicisme).*
De nombreux adeptes de la secte suivirent Sabbataï Tsevi et il en a résulté une communauté, les "donmeh" (ou "apostats"), musulmans en surface mais ayant conservés certaines pratiques propres au judaïsme et qui ont essaimé dans l'Empire ottoman (à Salonique notamment puis dans la Turquie "moderne" dans laquelle ils ont joué un rôle primordial au sein du mouvement des "Jeunes Turcs").


Sabbataï Tsevi (1626-1676)
Le creuset dans lequel s'est épanoui cette secte fut tracé par les vues d'Isaac Louria, rabbin kabbaliste du XVI siècle, et de sa doctrine de la "rédemption par le péché".
Là encore, pour résumer brièvement, il faut parler de la conception du monde propre à la kabbale lourianique.
Au commencement il y avait Dieu, l'infini (En Sof), Dieu s'est alors alors "rétracté en lui-même" (Tsimtsoum) pour permettre la création du monde.
Les dix sefirot (ou sphères) de l'arbre kabbalistique sont ainsi créées, ce sont les vases destinés à recueillir les lumières divines.
Cependant, certains vont se briser et laisser échapper la lumière qu'ils contenaient.
C'est le Chevirat Hakelim (la brisure des vases), une grande partie de la lumière qui était contenue dans ces vases brisés retourne à la "source divine", aspirée par le En Sof.
Une autre partie de cette lumière se retrouve en revanche emprisonnée dans les brisures de vases, cette lumière est recouverte d'une écorce, une kelippah (au pluriel kelippot) qui renferme les étincelles divines.
Il convient donc de libérer ces étincelles par le travail du "tikkoun" ou réparation (voir l'article consacré au concept du Tikkoun Olam).
(La réparation du monde, terme qui est si cher aux Bernard-Henri Lévy -toujours prompt à faire parler la poudre et couler le sang de la Yougoslavie à la Libye- et autres Jacques Attali.)

Afin de libérer ces étincelles, il convient de dissoudre toutes les kelippot.
Sur un plan pratique, on pourra classer dans cette catégorie toutes les normes, frontières, institutions, traditions, états, religions (et prioritairement le catholicisme)... tout ce qui d'une manière générale permet de structurer le monde doit disparaître afin de libérer les étincelles divines qui pourront retrouver le "créateur".

Transgresser les interdits, salir ce qui est pur, renverser l'ordre des choses, favoriser les conflits, pervertir, tout cela est "bon" car permet d'éliminer des kelippot supplémentaires, c'est un mal en vue d'un "bien" (ou prétendu tel), ce sont les "souffrances de l'enfantement" qui permettront au messie de venir enfin.
Cette toile de fond lourianique (satanique) structure les mouvements messianistes sabbatéen et frankiste.


[*Notons que cette dissimulation, ce "double-jeu" propre à ces mouvements messianistes ne sont pas apparus de façon subreptice mais qu'il existait déjà une longue tradition de ce type dans le monde juif avec les marranes (Juifs faussement convertis au catholicisme) ayant fui la péninsule ibérique et s'installant notamment et en grand nombre dans l'empire ottoman. Lire à ce sujet "Histoire des marranes" ou encore "Dona Gracia Nasi" de l'historien anglais Cecil Roth.]


Eve Frank (1754-1816), fille de Jacob, qui a succédé à ce dernier à la tête du mouvement frankiste.

Pour revenir au livre à proprement parler, voici trois petits extraits des propos de Jacob Frank, révélateurs de son état d'esprit et du degré de perfidie du mouvement frankiste dans son ensemble à travers lesquels on sent poindre certaines théories kabbalistes exposées plus haut :

"Le bon Dieu ne peut venir dans ce monde qui a une fin, et c'est la raison pour laquelle nous devons essayer de tout transformer en cendres, comme le sable de la terre..." (tome I, p. 304) 

"Je ne suis venu en Pologne que pour que je puisse liquider toutes lois et religions, et mon désir est de donner vie au monde." (tome 1 p. 324)

"C'est certain, je m'efforcerai d'aller avec une grande force et une puissance, mais aux côtés de cette force nous devrons faire circuler des paroles douces et de l'imposture, tant que tout ne sera pas entre nos mains." (tome II, p.91)

On apprend aussi le financement du mouvement par la famille Rothschild (entre autres) et même si Kraushar se trompe souvent dans ses interprétations (pour lui, le frankisme appartient définitivement au passé et il ne voit en Jacob Frank et en ses sectateurs que des marginaux et des illuminés dont l'influence serait très limitée), l'ensemble des données amassées dans cet ouvrage permet de dessiner les contours de ce sulfureux mouvement messianiste qui, tel le phénix de la mythologie, renaît toujours de ses cendres et sous des formes disparates.
Par ailleurs, il n'est pas impossible de faire des analogies entre le frankisme et le national-socialisme allemand (dont le "culte du chef", la volonté de puissance et la haine des Juifs non kabbalistes ne sont pas les moindres).

Pour résumer, bien qu'il se révèle assez indigeste pour les raisons évoquées en préambule, cet ouvrage est un document historique de première importance qui se doit d'être lu et étudié.

dimanche 21 mai 2017

Satanisme des élites et rituels de mort



Là-Bas de Joris-Karl Huysmans ou Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, deux exemples de traitement du sujet du satanisme par le biais de la littérature ou du cinéma.

Certains n'y verront que du folklore ou un propos racoleur susceptible d'attirer à peu de frais le plus grand nombre.
Pourtant, si on prend la peine de ne pas rester les yeux bien fermés, différents témoignages et documents vidéos rendent compte d'une réalité très souvent occultée, voire niée.
La plus belle des ruses du diable étant de "vous faire croire qu'il n'existe pas".

L'historien Jean-Christian Petitfils a également traité le sujet avec son ouvrage "L'affaire des poisons", sordide descente au milieu de la sorcellerie, des messes noires et des sacrifices d'enfants sous le règne de Louis XIV.

Écoutons tout d'abord le père Georges Morand (ancien exorciste du diocèse de Paris) :




Témoignage d'un ancien membre de la finance internationale qui a beaucoup circulé récemment :






Emission présentée par Elise Lucet concernant les réseaux pédocriminels (et satanistes, d'après les témoignages des enfants, c'est évident)  :





On pourrait aussi évoquer la secte satanique "the Hand of Death" dont se réclamait le célèbre tueur en série américain Henry Lee Lucas.
Ce dernier, malgré un QI largement au-dessous de la moyenne, aurait mis à mort plusieurs centaines de personnes, environ 400, et encore s'agit-il de "l'estimation basse"...
Malgré cet impressionnant et macabre palmarès, il échappa à la peine capitale et fut gracié en 1998 par... George W. Bush alors gouverneur du Texas.

Les lecteurs de Cathy O'Brien (qui décrivait dans "l'Amérique en pleine transe-formation" le caractère abject de différents protagonistes plus ou moins célèbres de la politique américaine) ne seront sans doute pas surpris.
Je pourrais aussi mentionner les clubs très élitistes tels que le Bohemian Club(1) ou le Skull and Bones(2) dans lesquels se déroulent des cérémonies d'une nature dirons-nous, assez peu conventionnelle, pour rester le plus neutre possible... 
Le sujet est terriblement vaste et j'aurai sans doute l'occasion d'y revenir ultérieurement.


(1) Le Bohemian Club est un rassemblement de personnalités (politiques, médiatiques...) qui se déroule chaque année lors des deux dernières semaines de juillet  à Monte Rio en Californie, dans la propriété privée de 11 km² du Bohemian Grove.
Parmi les membres, anciens ou actuels, on retrouve notamment Ambrose Bierce (auteur du "dictionnaire du Diable"), George H. W. Bush, Henry Kissinger, Ronald Reagan, Richard Nixon ou encore Clint Eastwood (dont de nombreux films, s'ils sont d'une grande qualité cinématographique sont aussi porteurs d'idéaux typiquement mondialistes).
On songe notamment à Mystic River qui associe pédophilie et christianisme, à Million Dollar Baby, pro féministe, pro euthanasie et très anti-famille, ou encore à Gran Torino, pro-immigration, et pro-euthanasie une nouvelle fois.


Devise et emblème du Bohemian Club
Les membres du Bohemian Club en pleine cérémonie devant une statue représentant Moloch. Dans la Bible, le culte de Moloch est associé à des sacrifices d'enfants par le feu.


(2) Le Skull and Bones est une société secrète de l'Université de Yale aux Etats-Unis. 
Parmi les membres les plus célèbres on peut citer George W. Bush ainsi que son père George H.W. Bush et son grand-père Prescott Bush, John Kerry,  Austan Goldsbee (ancien conseiller d'Obama pour l'économie) ou encore Angela Warnick Buchdahl (première femme à accéder à la fonction de grand rabbin de New York).


Emblème du Skull and Bones





lundi 8 mai 2017

De l'importance des symboles



Evidemment, tous les journaleux en herbe vont nous expliquer que cela n'a aucune importance.
Que seuls les "complotistes" peuvent réagir sur un événement aussi anodin.
Bien sûr, si le Président de la République fraîchement élu choisissait de s'exprimer devant une cathédrale, une mosquée ou une synagogue, cela constituerait un pur hasard.
Le choix de la pyramide maçonnique du Grand Architecte de l'Univers surplombée par l’œil "qui voit tout" en arrière-fond est donc accessoire.

La franc-maçonnerie n'a pas de projet global de destruction des religions pour en former une seule, la sienne, qu'elle s'appelle noachisme ou religion des Droits de l'Homme peu importe, cela n'existe pas.
Elle n'est pas en faveur de la suppression des identités et des frontières.
Elle ne vante pas les "bienfaits" du libéralisme, de l'avortement, du mariage pour tous, de la GPA, des OGM, de l'euthanasie, du transhumanisme et globalement de tout ce qui est contre l'ordre naturel et divin.
Ce n'est pas elle qui est derrière le laïcisme forcené ou la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
D'ailleurs, elle ne fait pas de politique.
Elle n'est pas opposée à Dieu.
Elle ne fait pas le jeu du Porteur de Lumière.
Elle est bienveillante.
Elle vous veut du bien.
Ce n'est pas une secte.
Arrêtez de voir le mal partout.

Arrêtez de penser.







jeudi 20 avril 2017

Encyclique Humanum Genus du Pape Léon XIII


Léon XIII


C'est le 20 avril 1884, il y a donc 133 ans jour pour jour, que le Pape Léon XIII publiait son encyclique intitulée Humanus Genus dénonçant la secte des francs-maçons.
Il ne s'agit pas de la première condamnation de la franc-maçonnerie par l'Eglise catholique, loin de là.
Cette encyclique succède à :

In eminenti apostolatus specula du Pape Clément XII (28 avril 1738)
Providas Romanorum du Pape Benoît XIV (18 mai 1751)
Ecclesiam a Jesu Christo du Pape Pie VII (13 septembre 1821)
Quo Gravoria du Pape Léon XII (13 mars 1826)
Traditi du Pape Pie VIII (24 mai 1829)
Qui pluribus du Pape Pie IX (9 novembre 1846)

Tous ces textes étaient déjà des exhortations à lutter contre la perversité de l'idéologie maçonnique.

Léon XIII rappelle l'existence des deux camps, le royaume du Dieu et le royaume de Satan qui s'obstine à refuser la loi divine.

Saint Augustin dans son cabinet de travail, peinture de Sandro Botticelli

Il cite Saint Augustin :
Deux amours ont donné naissance à deux cités : la cité terrestre procède de l'amour de soi porté jusqu'au mépris de Dieu ; la cité céleste procède de l'amour de Dieu porté jusqu'au mépris de soi.
En soulignant que ces deux cités n'ont pas cessé de lutter l'une contre l'autre, il met en relief le rôle central tenu dans ce combat par la franc-maçonnerie depuis sa création en 1717.

Léon XIII évoque également :
- la volonté maçonnique de séparer l'Eglise et l'Etat (ce qui sera chose faite en France en 1905, soit 21 ans après la parution de cette encyclique).
- la haine violente de la FM à l'égard de l'Eglise qui se traduit par la suppression ou la dispersion des communautés religieuses.
- la dissolution des mœurs, fruit de la morale sans Dieu prônée par les francs-maçons.
- les attaques contre le mariage (le "mariage pour tous" n'effleurait pas l'esprit du bon Pape...)

Si il y a eu séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, force est de constater la symbiose existant entre République et Maçonnerie, surtout quand il s'agit d'embrigader la jeunesse.


le laïcisme maçonnique contre la Jeunesse.
"la secte concentre toutes ses énergies et tous ses efforts pour s'emparer de l'éducation de la jeunesse. Les francs-maçons espèrent qu'ils pourront aisément former d'après leurs idées cet âge si tendre, et en plier la flexibilité dans le sens qu'ils voudront, rien ne devant être plus efficace pour préparer à la société civile une race de citoyens telle qu'ils rêvent de la lui donner."
Serait-ce une jeunesse plongée dans le matérialisme, l'athéisme et l'égocentrisme telle qui nous est donnée de la voir depuis non seulement le travail de sape effectué par la franc-maçonnerie mais surtout depuis l'écroulement doctrinal et moral des hommes d'Eglise qui ont failli dans leur mission ?

Léon XIII souligne aussi la folie de l'égalitarisme (on pourrait résumer cela aujourd'hui par un slogan orwellien du style : "au nom de la différence, supprimons les différences".

Il pointe du doigt "la démagogie des francs-maçons auprès des peuples" (ces derniers étant toujours prompts à s'enflammer à l'évocation de mots totalement vidés de leur sens, à commencer par le triptyque liberté, égalité, fraternité), enfin, Léon XIII conclue son encyclique en donnant quelques remèdes pour lutter contre la secte.



Le fascicule est édité par les éditions Pierre Téqui : http://www.librairietequi.com/A-48531-humanum-genus-la-secte-des-francs-macons.aspx

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