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samedi 14 avril 2018

Les frappes occidentales sur la Syrie et leurs possibles conséquences



Retour sur les événements de ces 48 dernières heures.

Jeudi, le président français Emmanuel Macron annonçait qu'il avait la preuve que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie.
Rien de très surprenant à cela, le Young Leader 2012 suivant la voie tracée par son maître américain.
Le lendemain, Moscou affirmait pourtant qu'il s'agissait d'une mise en scène.
Les experts de l'OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) devaient commencer leur travail samedi (gageons que les frappes occidentales intervenues dans la nuit de vendredi à samedi ne facilitera pas leur travail, ne serait-ce que sur un plan psychologique...).

Mais revenons à la journée de jeudi durant laquelle, l'Allemagne quant à elle, était restée fidèle à sa tradition de prudence, voire de double-jeu en refusant de participer à des actions militaires contre la Syrie (rappelons-nous de sa position lors de la dernière intervention atlantiste en Irak, ne participant pas militairement mais donnant un sérieux coup de pouce aux Américains en leur livrant les plans de défense de Bagdad...).
C'est une constante géopolitique découlant de la centralité géographique du monde germanique, placé entre la Russie et l'Europe de l'ouest, ce dernier se doit d'éviter de pencher trop ouvertement d'un côté ou de l'autre, il lui faut adopter une subtile posture d'équilibriste.
Le même jour, la Russie appelait les occidentaux à réfléchir aux conséquences de leurs menaces.

La suite est connue...
On peut lire notamment dans le communiqué de presse de l'Elysée du 14 avril que "les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute."
C'est intéressant... 
Pas besoin d'enquête donc, la présomption d'innocence est un concept qui n'existe pas en droit international selon l'Elysée (et la Maison Blanche).
Intéressant également de constater que la France s'engage militairement dans le conflit syrien au moment où les djihadistes sont en train de perdre le combat face aux efforts conjugués d'Assad et de Poutine.
On le savait, mais c'est confirmé par les faits, la lutte contre Assad est donc plus importante que de vaincre l'Etat Islamique, les familles des victimes des multiples attentats apprécieront.

Après l'intervention de la nuit de vendredi à samedi la tendance est à l'auto-satisfaction chez le président américain Donald Trump :



("Une frappe parfaitement exécutée la nuit dernière. Merci à la France et au Royaume-Uni pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée. Nous ne pouvions obtenir meilleur résultat. Mission accomplie !")

Autre son de cloche dans le camp opposé avec l'intervention de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères, qui s'est exprimé aujourd'hui suite aux frappes occidentales (et également à propos de l'affaire Skripal).
Lavrov nous apprend notamment que Emmanuel Macron aurait refusé de fournir à Vladimir Poutine les informations qu'il détient sur la présumée attaque chimique de Douma.




A noter que sur les 103 missiles lancés par la coalition américano-franco-anglaise, 71 auraient été interceptés par la DCA syrienne.

Autre déclaration, du président russe Vladimir Poutine cette fois : 

Le 14 avril, les États-Unis soutenus par leurs alliés ont frappé des sites militaires ainsi que ceux de l'infrastructure civile de la République arabe syrienne. Sans l'aval du Conseil de sécurité de l'Onu, en violation de la Charte de l'Onu, des normes et des principes du droit international, un acte d'agression a été commis à l'encontre d'un État souverain qui se tient à l'avant-garde de la lutte antiterroriste.

À nouveau, tout comme il y a un an, lorsque les États-Unis ont attaqué la base aérienne de Shayrat, en tant que prétexte a été utilisée une mise en scène d'usage de substances toxiques contre les civiles, cette fois à Douma, banlieue de Damas. Après avoir visité le lieu de l'incident fictif, les experts militaires russes n'ont pas découvert de trace d'utilisation de chlore ou de toute autre substance toxique. Pas un seul habitant n'a confirmé le fait de l'attaque chimique.
L'Organisation sur l'interdiction des armes chimiques a dépêché ses spécialistes en Syrie afin d'élucider la situation. Or, un groupe de pays occidentaux l'a méprisé de façon cynique en entreprenant une action militaire sans attendre les résultats de l'enquête.

La Russie condamne avec une extrême fermeté l'attaque contre la Syrie où des militaires russes aident le gouvernement légitime à combattre le terrorisme.

Par leurs actions, les États-Unis aggravent davantage la catastrophe humanitaire en Syrie, apportent des souffrances aux civils, laissent faire les terroristes qui déchirent depuis sept ans le peuple syrien, provoquent une nouvelle vague de réfugiés en provenance de ce pays et de la région en général.

L'escalade en cours autour de la Syrie produit des effets destructeurs sur l'ensemble du système des relations internationales. L'histoire remettra tout à sa place et elle a déjà attribué à Washington une lourde responsabilité pour avoir mis en œuvre sa justice sanglante en Yougoslavie, en Irak et en Libye.
La Russie convoque une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu afin de discuter des actions agressives des États-Unis et de leurs alliés.


***

La provocation occidentale va nécessairement engendrer une réaction de la part de la Russie, si tel n'était pas le cas, cela serait considéré comme un aveu de faiblesse par Washington et ses vassaux et donc comme une invitation à défier un peu plus Moscou en Syrie ou ailleurs.





mercredi 11 avril 2018

La route vers la Troisième Guerre Mondiale



100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.

La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
 - La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.

L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.

La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.

On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit... 

Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :



lundi 2 avril 2018

L'Antéchrist, court récit de Vladimir Soloviev

Vladimir Sergueïevitch Soloviev
"Le Christ a apporté un glaive ; moi, j’apporterai la paix. Il a menacé la terre du jugement dernier ; mais c’est moi qui serai le juge et mon jugement ne sera pas le jugement de la seule justice, mais celui de la miséricorde."
Ceci est un extrait du texte intitulé l'Antéchrist de Vladimir Soloviev (1853-1900) qui fut notamment poète, philosophe et professeur d'Université à Moscou.
C'est l'Antéchrist lui-même qui parle et ces propos peuvent être rapprochés de ceux du... cardinal Bergoglio dit "pape" François :
Partant de la rencontre entre la femme adultère et Jésus, il souligne combien ce passage de l’Évangile ne met pas au centre « la loi ni la justice de la loi, mais l’amour de Dieu qui sait lire dans le cœur de chacun, pour en saisir le désir le plus caché, et qui doit avoir le primat sur tout ».
« La misère du péché a été recouverte par la miséricorde de l’amour », explique-t-il (voir l'article complet de La Croix du 21 novembre 2016).

Le court récit de Soloviev (écrit, je crois, en 1899) est impressionnant par son côté prophétique sur certains aspects.
Au XXIe siècle (période à laquelle se déroule l'arrivée de l'Antéchrist), les états européens n'existent pratiquement plus et ont laissé la place aux Etats-Unis d'Europe, Soloviev évoque également un grand concile œcuménique réunissant catholiques, protestants et orthodoxes et se tenant à ... Jérusalem.
C'est en ces termes (qui ont sans doute dû fortement plaire au comte Coudenhove-Kalergi si ce dernier a lu la nouvelle en question) que Soloviev décrit la société européenne qui précède l'arrivée de l'Antéchrist :
-"Au point de vue moral, cette époque est marquée par le mélange sur tous les points et la pénétration réciproque et profonde des idées européennes et des idées orientales, par la répétition en grand de l’antique syncrétisme d’Alexandrie."
Soloviev pressent le siècle qui s'annonce comme étant marqué par les guerres et les révolutions, ainsi que le retour massif des Juifs en Palestine.
Loin d'être un sadique avide de sang, l'Antéchrist y est présenté comme un philanthrope, un humaniste bienveillant, tolérant et... végétarien, voulant la paix sur terre, et donner du pain à tous (comme beaucoup de philanthropes actuellement à l'oeuvre).
Le Serpent se doit d'être séduisant et se parer des plus beaux atours...

Bien avant Huxley, Orwell ou même Benson, Soloviev traçait en quelques pages l'esquisse d'un futur ressemblant assez fortement à notre époque.

Lire le texte en question sur le site de la Bibliothèque Russe et Slave.

dimanche 13 août 2017

Trump menace, le Rav Ron Chaya s'en délecte


Donald Trump promet "le feu et la colère" à la Corée du Nord.
Le président américain menace également le Venezuela d'une intervention militaire.

Derrière Trump, c'est bien évidemment l'Etat profond américain viscéralement belliciste et baignant dans la doctrine néoconservatrice (comme du temps de Bush fils) qui dicte son projet.
Contrairement à ce qui pouvait se dérouler sous l'administration Obama, ce n'est plus la stratégie du billard à plusieurs bandes qui est utilisée pour déstabiliser les "rogue states" via des révolutions colorées orientées et récupérées (Libye, Syrie) mais la forme plus brutale de confrontation directe qu'affectionnent les néoconservateurs (rappelons-nous de l'Afghanistan ou de l'Irak).
Si les méthodes diffèrent, les résultats eux sont peu ou proue les mêmes : destruction, morts et chaos.

Le courant néoconservateur est inséparable des intérêts d'Israël et du judaïsme, raison pour laquelle le Rav Ron Chaya semble particulièrement impatient à l'idée d'un début des hostilités mondiales dans les prochaines semaines.
En effet, ces cataclysmes (les "souffrances de l'enfantement") favoriseraient l'avènement du "Messie" juif.


jeudi 20 juillet 2017

Macron et les fantasmes sur la finance mondiale


Alors qui a raison, notre bon, beau et merveilleux président Emmanuel Macron (et ancien employé de Rothschild, ces bienfaiteurs de l'humanité) ou l'abominable complotiste Jean-François Gayraud ?




lundi 3 juillet 2017

Vladimir Poutine, la Russie, l'Ukraine et les rivalités internes au monde juif

Vladimir Poutine et le rabbin loubavitch Berel Lazar.
L'article qui suit est l'oeuvre de Pierre de Villemarest*, il date de juin 2007 mais est très utile pour la compréhension de la situation russe, de plus, les tendances évoquées n'appartiennent pas au passé mais constituent une orientation qui ne s'est pas démentie ces dernières années, notamment concernant les liens unissant le mouvement loubavitch à Vladimir Poutine.  
Le document suivant enfonce le clou à propos de cette question, enfin, le dernier article "Les Juifs de Russie et d'Ukraine sont en guerre" éclaire sous un angle différent le conflit russo-ukrainien...

*Pierre de Villemarest (1922-2008) était un ancien membre des services de contre-espionnage français.


Le SVR n'a plus besoin de Vladimir Jirinovsky pour espionner les communautés juives, comme il le fit durant l'ère Andropov. Poutine, depuis, quand il dirigeait l'appareil des services secrets de la Russie, puis quand il est devenu Président de la Fédération russe, a résolu le problème. Et cela grâce à un rival, Berel Lazar.
Berel Lazar s'opposait en 1996 à Vladimir Gouzinsky, alors créateur du Congrès des juifs de Russie. Gouzinsky, propriétaire à l'époque d'une grande partie des médias du pays, jouissait en outre d'excellentes relations dans la diaspora juive des États-Unis et de Grande-Bretagne.

Pendant la présidence de Boris Eltsine, il a lutté pour s'imposer sur une communauté d'alors près d'un million de juifs russes. Il se heurtait à un noyau puissant de cadres du FSB (le KGB de l'intérieur) et aux indicateurs placés dans ce milieu par le député " libéral " Jirinovsky, nom du second mari de sa mère, mais en réalité fils de son premier époux, Volf Isakovitch Edelstein.
A l'âge adulte, Edelstein abandonna ce patronyme pour prendre celui de Jirinovsky, et devint un agent d'Anatoli Lioukanov, alors second de Gorbatchev à la direction des Organes administratifs, camouflage au Secrétariat du parti de la section qui coiffait les services de sécurité de l'URSS.

Le 2 avril 1994, Edelstein-Jirinovski présidait le Congrès de son parti, c'est-à-dire de 334 délégués représentant 120.000 adhérents, dits libéraux-démocrates. Il avait à ses côtés le général du KGB Alexandre Sterligov, représentant en URSS de l'éditeur britannique et agent soviétique Robert Maxwell. Étaient également présents : Abdel Ghani Ghafour, délégué personnel de Saddam Hussein ; Gerhard Frey, président en Allemagne de l'Union Populaire ; la soeur orthodoxe Monarkhina Angelina, sorte d'ayatollah en jupon, déléguée par la Serbe Mariana Milosevic, épouse du chef des Serbes nationaux-soviétiques ... et Bruno Gollnisch, vice-président du Front national, pourtant informé, comme Le Pen, du rôle d'agent double de Jirinovski.
Ce dimanche 3 avril 1994, il était question de créer une Union des Peuples Slaves, projet retourné presque tout de suite dans les limbes. Mais Jirinovski n'en demeurait pas moins l'agent de pénétration du KGB dans le milieu juif.

La Lettre du Centre européen d'information le précisait dès 1994, et publiait en 1996 sa biographie détaillée, précisant qu'il avait pris le nom de Jirinovski afin de pouvoir s'inscrire en 1964 au Département de l'Institut des Langues orientales de Moscou. Cinq années plus tard, il commençait sa carrière d'agent double dans les aciéries turques d'Iskanderun, mais il fut assez vite démasqué par le contre-espionnage turc. Rentré en URSS, il devint un indicateur des services de sécurité contre ses coreligionnaires, en participant, entres autres activités, à la création de l'organisation " Shalom " qui réunissait des juifs antisionistes.
Aux élections présidentielles de 1991, son Parti libéral démocrate obtint 7,83% des voix. Il arrivait troisième sur la liste des prétendants, devancé par Boris Eltsine et Nikolaï Ryjkov, alors Premier ministre. Il poursuivit alors ses missions pour les " services ", notamment auprès de Saddam Hussein, et sera l'hôte aux États-Unis des plus hautes sommités du CFR en novembre 1994 à San Francisco, New York et Washington.

La promotion du rabbin Berel Lazar

A cette époque, l'attention de Vladimir Poutine fut attirée par la secte des Loubavitchs, laquelle végétait en Russie depuis 1990 autour d'un étrange jeune rabbin: Berel Lazar, né à Milan, et qui avait suivi aux États-Unis les séminaires réservés aux futurs rabbins. Lazar avait séjourné en 1990 en Russie muni d'un visa valable un an, mais finalement il avait choisi de s'y ancrer. Il s'entoura de 150 fidèles fort actifs, et se heurta à Vladimir Gouzinsky, dont les publications et la radio se montraient fort critiques à l'égard de Poutine.
Lazar prit à partir de là de l'importance, à la fois en Russie et sur le plan international, avec son organisation : la Fédération des Organisations juives de Russie dans laquelle le secondait un juif d'Ouzbékistan, Lev Leviev, spécialisé dans le commerce des diamants. En 2000, nous avions noté un geste étrange de Poutine qui avait ouvert les portes et les salles du Kremlin à la fête annuelle des Loubavitchs. Cela ne s'était jamais vu, ni du temps des tsars, ni sous Staline, ni encore moins du temps de Khrouchtchev ou de Brejnev.
Cette réception correspondit à l'arrestation de Gouzinsky. Il sera relâché par le KGB au bout de quatre jours, à condition de s'exiler, et de renoncer à ses journaux et à sa radio. En revanche, dès le mois de juillet 2000, Poutine invitait Berel Lazar à assister, accompagné d'autres potentats, à son discours à la Nation. Le successeur de Gouzinsky au Congrès des Juifs de Russie n'a pas été convié.

En septembre suivant, selon nos sources à Moscou, Poutine accorda dix millions de dollars de subventions à la Fédération animée par Lazar, sous prétexte d'aider à la création d'un centre de formation loubavitch. Ce geste amorça les dons de plusieurs richissimes juifs, dont celui du plus fortuné des oligarques : Roman Abramovitch. En mai 2007, ce dernier est devenu le roi mondial du vanadium, un minerai hautement stratégique, puisque utilisé dans les systèmes radars et autres technologies. Abramovitch, qui vit à Londres dix mois sur douze, finance à bout de bras le budget de la ville d'Omsk, en Sibérie. C'est un fidèle de Vladimir Poutine, de même que l'oligarque George Rohr, un des plus importants investisseurs en Russie, qui s'active depuis sa résidence américaine.
La revanche juive de l'espionnage russe

Ici l'observateur doit s'interroger. La Fédération présidée par Berel Lazar compte à ce jour 4.000 prosélytes, dont 150 seulement animent le secteur russe, mais 3.850 sont répartis dans 73 communautés d'autant de pays étrangers. Un vrai succès en moins de dix ans de l'activisme loubavitch, dont les missionnaires s'appellent eux-mêmes des " chabadniks ", terme formé des initiales de l'acronyme des mots hébreux : " Sagesse, savoir et compétence ".

Poutine ne cache pas ses relations personnelles avec Berel Lazar. En septembre 2005, il s'est laissé photographier lui serrant la main, lors d'un congrès annuel des Loubavitchs. Une sorte d'adoubement pour ce fils d'émigrés juifs de Milan, dont Guy Chazan, correspondant en URSS du " Wall Street Journal ", assure qu'il a douze enfants. Mais cette réussite ne s'assortit-elle pas de services rendus en échange par les recrues du SVR et du GRU dans le milieu loubavitch, implanté, répétons-le, dans soixante-treize pays ?
De tous temps, les services russes ont préconisé la supériorité de l'espionnage " humain " sur l'espionnage par des moyens technologiques, souvent privilégiés par la CIA ou d'autres services secrets. Importance donc, pour eux, de l'emploi, sinon d'espions proprement dits, du moins d'agents d'influence dans les milieux politiques, commerciaux et religieux. C'est un aspect à ne pas négliger, en observant les communautés implantées dans nos pays et en particulier en France. Les Européens, inconditionnels de Vladimir Poutine, devraient réfléchir lorsqu'ils se félicitent que leur " héros " ait su écarter des allées du pouvoir les oligarques d'origine juive. Or, sept sur dix sont issus de cette communauté.
Pierre de Villemarest





Autre article concernant les liens entre Poutine et le monde juif :


La Jewish Connection De Vladimir Poutine Et Pourquoi Ça Pourrait Être Bien Pour Israël…
 Dans la longue histoire des Juifs de Russie, le gouvernement a rarement été un allié, et a souvent, au contraire, été source de persécution. L’actuel président Vladimir Poutine, cependant, est une formidable exception. Depuis qu’il est au pouvoir, les Juifs jouent un rôle important dans son histoire personnelle et dans son cercle intime. Cet élément personnel pourrait devenir important, voire décisif, dans la façon dont le conflit mondial se déroule.

Lors de l’Assemblée internationale des représentants Chabad en 2007, le grand rabbin de Russie, Berel Lazar, souvent désigné comme « le Rabbi de Poutine », a raconté une histoire remarquable à propos du dirigeant russe… Une histoire racontée par Poutine lui-même.
« Quand il était jeune enfant, il a grandi dans une famille très pauvre. Ses parents étaient toujours au travail et ses voisins étaient des juifs hassidim. Et a chaque fois que Vladimir était seul à la maison, les voisins l’invitaient à la maison. Et ils s’en occupaient comme si c’était leur propre enfant, pas comme si c’était celui des voisins, et pas non plus comme s’il était non juif. »
« Trente ans plus tard, en raison de la gratitude qu’il éprouvait pour cette famille, et pour le respect qu’il éprouvait pour le peuple juif dans son ensemble, il a accordé une autorisation officielle aux juifs de sa ville, Leningrad, d’ouvrir la première école juive de la région. »
La famille dans l’histoire de Lazar était celle d’Anatoly Rakhlin, l’entraîneur de lutte du lycée de Poutine ; un homme qu’il considérait comme une figure paternelle et aux funérailles duquel il a pleuré. Poutine a même largement parlé de cette famille dans son autobiographie:
« (Ils étaient) des juifs pratiquants qui ne travaillent pas le samedi. Les hommes étudiaient la Bible et le Talmud toute la journée. Un jour, j’ai demandé ce qu’ils marmonnaient et ils ont alors pris le temps de m’expliquer ce que c’était. Immédiatement, je me suis senti intéressé par cela. »
Mais les liens de Poutine avec le judaïsme ne sont pas limités à ses souvenirs d’enfance. En 2005, lorsque Poutine a effectué une visite officielle en Israël, il a rendu visite à son professeur de lycée, Mina Yuditskaya Berliner, qui vivait à Tel-Aviv. Plus tard, apprenant qu’elle vivait dans un tout petit appartement insalubre, Poutine ira jusqu’à lui acheter un appartement en plein coeur de Tel-Aviv.
En fait, Poutine s’est lui-même entouré de Juifs comme Moshe Kantor, Lev Leviev, Roman Abramovich et Victor Vekselberg. Ils sont tous des amis proches et confidents du président russe, et ils sont tous très ouvertement juifs.
Et lors de Rosh Hashana de cette année, Poutine a même envoyé cette lettre de vœux au Grand Rabbin de Russie:
« Pendant des siècles, les valeurs juives ont inspirées de nobles idéaux. Ces valeurs ont rendues meilleures les relations entre les différents peuples, ce sont des valeurs de charité, d’éducation et de bien public. »
Puis il a continué en promettant de s’opposer farouchement à toute manifestation d’antisémitisme et de xénophobie.
Reste à savoir si Poutine sera demain au côté de l’Etat juif quand les plus fortes violences de la 3ème guerre mondiale auront été déclenchées…






Enfin, des précisions fondamentales concernant le conflit qui oppose l'Ukraine à la Russie :


Les juifs de Russie et d’Ukraine sont en guerre
 Les dirigeants juifs russes déclarent qu’un antisémitisme virulent menace les juifs ukrainiens. Cette affirmation est fermement rejetée de l’autre côté de la frontière
Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a monté les dirigeants juifs de deux pays les uns contre les autres en déclenchant des échanges discordants entre des rabbins éminents de chaque côté de la frontière.
La discorde a commencé à couver depuis le début des manifestations de novembre en Ukraine, mais elle est apparue au grand public ce mois-ci après que la Russie ait déployé ses forces armées en Crimée en réponse à ce que le président Vladimir Poutine a qualifié d’un « déchaînement » de groupes antisémites et nationalistes.
L’affirmation de Poutine a déclenché des réactions de colère de la part des dirigeants de la communauté juive d’Ukraine dont beaucoup d’entre eux ont déclaré qu’il s’agissait d’une fausse justification pour des actions russes agressives qui étaient plus dangereuses pour les juifs que n’importe quel nationalisme ukrainien.
Lundi, Berel Lazar, l’un des rabbins en chef de Russie, a riposté en encourageant les juifs ukrainiens à garder le silence sur des questions de géopolitique et en renouvelant ses préoccupations au sujet de l’antisémitisme dans le gouvernement d’après la révolution. Il a ensuite suggéré que les juifs ukrainiens étaient trop effrayés pour pouvoir exprimer ces préoccupations.
« La communauté juive ne devrait pas envoyer des messages au président Barack Obama à propos de sa politique ni au président Poutine ou à tout autre dirigeant. Je ne crois pas que cela soit la bonne méthode, a déclaré Lazar à JTA.
La révolution en Ukraine, un pays marqué par les souvenirs amers de la domination soviétique et comptant de nombreux russophones dans sa population, a éclaté en automne dernier après que le président Victor Yanoukovitch ait refusé de signer un accord de partenariat avec l’Union Européenne.


 Svodoba, un parti ukrainien ultranationaliste que les dirigeants de la communauté juive ukrainienne considèrent comme antisémitique et dangereux, a joué un rôle de premier ordre dans le soulèvement qui a conduit à la destitution de Yanoukovitch du mois dernier.
Le gouvernement intérimaire d’Ukraine a un vice-Premier ministre juif, Volodymyr Groysman, mais aussi trois ministres du mouvement SvobodaParmi les agitations de la révolution, plusieurs attaques antisémites ont eu lieu, y compris l’agression au couteau d’un juif religieux de Kiev, plusieurs passages à tabac de juifs dans les rues, une tentative d’incendie à une synagogue, et, dans une autre synagogue, des graffitis de croix gammées et de menaces, « Mort aux juifs ».
Au cours d’une conférence le 4 mars à Moscou, Poutine a expliqué que « la plus grande préoccupation » de la Russie concernait le « déchaînement de forces réactionnaires, nationalistes et antisémites qui avait lieu dans certaines régions d’Ukraine » en prévenant que la Russie ferait d’autres incursions si des minorités étaient en danger.
En réponse, Joseph Zissels, président de l’Association des communautés et des organisations juives d’Ukraine (Vaad), et 20 autres dirigeants de la communauté juive ukrainienne ont envoyé au président Poutine une lettre ouverte dans laquelle ils contestaient l’existence des niveaux anormalement élevés d’antisémitisme en Ukraine après la révolution et accusaient la Russie de menacer la sécurité des Ukrainiens.
« Votre politique visant à inciter au séparatisme et la forte pression que vous exercez sur l’Ukraine nous menace avec tout le peuple ukrainien », pouvait-on lire dans la lettre.


 Mercredi, Vaad a publié la lettre telle une publicité prenant la place d’une page entière dans le New York Times et plusieurs autres journaux.
Pour Lazar, un important rabbin du mouvement Chabad, qui s’est adressé à JTA, cette semaine à l’occasion de la conférence bisannuelle du Centre rabbinique européen à Budapest, la lettre du Vaad constitue un exemple de l’implication de dirigeants juifs dans des sujets qui ne concernent pas directement la communauté juive.
C’était une version plus tranchée encore des précédents appels pour un silence des juifs sur la crise ukrainienne, y compris une déclaration datée du 17 mars signée conjointment par Lazar et 47 autres rabbins russes et ukrainiens dont une bonne partie était affiliée au mouvement Chabad.
« Les dirigeants religieux et communautaires devraient se tenir en dehors de la sphère politique, soulignait la lettre. N’oubliez pas : toute parole irréfléchie peut entraîner de graves conséquences pour de nombreuses personnes. »
« Pourtant, plusieurs dirigeants juifs ukrainiens ont déclaré que Poutine, en utilisant la question de l’antisémitisme pour justifier ses actions, ne leur a pas laissé d’autre choix que de s’exprimer. »
« Nous ne sommes pas responsables de l’implication des juifs dans le débat pour en faire un problème juif, a expliqué Jacob Dov Bleich, un des rabbins dirigeants de l’Ukraine. Poutine nous a impliqué par son intrumentalisation cynique de l’antisémitisme comme une justification de ses actions. »


Meilakh Sheykhet, le directeur ukrainien pour l’Unions américaine des conseils pour les juifs dans l’ancienne Union soviétique a déclaré à JTA, que  » les principes juifs de justice et de vérité [imposaient aux juifs] ukrainiens de combattre les mensonges, les falsifications, la propagande extrémiste pro-russe orchestrée par Poutine.
Si les juifs ukrainiens n’avaient rien dit, explique Sheykhet, cela aurait donné l’impression d’un soutien à Poutine, et les juifs auraient été perçus comme la cinquième colonne en Ukraine. »
Le gouvernement intérimaire d’Ukraine a un vice-Premier ministre juif, Volodymyr Groysman, mais aussi trois ministres du mouvement Svoboda.
L’année dernière, au cours d’un entretien, l’un d’entre eux, Andriy Mokhnyk, le ministre de l’Environnement, a accusé les juifs de détruire l’indépendance ukrainienne.
Mokhnyk a également soutenu l’insistance des membres de son parti d’employer le mot ‘jid’ pour désigner dans la langue ukrainienne courante les juifs, malgré les protestations des dirigeants de la communauté juive ukrainienne qui rappellent que le mot est péjoratif.
« Ce parti, Svoboda, participe au gouvernement, a déclaré Lazar. Vous avez donc des ministres ouvertement antisémites qui sont présents dans ce gouvernement d’intérim. C’est préoccupant. »
Viatcheslav Likhachev, porte-parole du Vaad et chercheur de l’organisation sur l’antisémitisme, a déclaré que les ultranationalistes n’ont que très peu de pouvoir sur le gouvernement d’intérim. La révolution, a-t-il ajouté, n’a pas conduit à une augmentation massive des attaques antisémites.
Likhachev a également suggéré, à l’instar d’autres dirigeants juifs en Ukraine, que certaines des attaques ont pu être des provocations organisées par les pro-russes. Lazar a balayé d’un revers de main cette suggestion.
« Personne n’est sûr de rien, confie Lazar. Néanmoins, au cours des 15 dernières années, je n’ai rien vu de tel en Russie. Malheureusement en Ukraine, et tout spécialement dans certaines régions d’Ukraine, il existe un antisémitisme historique. »
Lazar est considéré comme étant un proche de Poutine, il avait guidé le président russe lors d’une visite du mur des Lamentations en 2012 et avait participé à des réceptions au Kremlin, y compris l’événement du 18 mars au cours duquel le processus officiel d’annexion de la Crimée avait commencé.
Plusieurs dirigeants de la communauté juive ukrainienne avaient rejetté la déclaration de Lazar comme émanant directement d’un porte-parole du Kremlin.
« Lorsque qu’il s’exprime, Lazar le fait comme quelqu’un occupant une position officielle, celle d’un dirigeant religieux dans la Russie contemporaine. En tant que tel, il lui est impossible, ou pour quiconque dans sa position, de formuler des points de vues qui ne suivent la ligne et la propagande officielle du Kremlin, déclare Likhachev. »
Le rabbin Shmuel Kamenetsky, l’une des figures de proue du propre mouvement Chabad de Lazar, a refusé de signer la lettre du 17 mars. Il a indiqué que la différence entre les dirigeants russes et ukrainiens doit quelque chose aux objectifs divergents des communautés juives respectives de ces pays.
« Le rabbin Lazar s’occupe très bien des juifs russes, explique Kamenestky. Ses déclarations correspondent à leurs objectifs. Ses liens très étroits avec le gouvernement sont très bénéfiques pour le judaïsme russe et pour les juifs vivant dans des régions éloignées qui, grâce à ces liens, sont protégés. »
Les juifs ukrainiens, souligne Kamenetsky, « veulent quelque chose d’autre. Nous voulons une Ukraine libre, unie et européenne. »
Boruch Gorin, un porte-parole de Lazar, a déclaré que la participation de Lazar à l’événement du 18 mars était simplement protocolaire et que cela n’impliquait pas que le rabbin ait une position sur les relations entre la Russie et l’Ukraine.




vendredi 30 juin 2017

Israël bombarde à nouveau la Syrie


L'escalade se poursuit  au Proche-Orient avec Tsahal qui bombarde à nouveau la Syrie.
Notons que les objectifs principaux d'Israël sont le Hezbollah et Bachar, bien plus que l'Etat Islamique.


L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, la plupart visant, selon elle, le Hezbollah, allié du régime syrien.

 La tension monte sur le plateau du Golan. L’aviation israélienne a de nouveau bombardé, vendredi 30 juin, une position de l’armée syrienne, quelques heures après qu’une roquette tirée depuis la Syrie a frappé cette région occupée par l’Etat hébreu, a annoncé l’armée israélienne.Selon elle, une roquette a été « tirée de Syrie dans une zone inhabitée dans le nord du plateau du Golan », sans faire de dégâts ni de blessé. Elle a précisé que ce projectile résultait de « combats internes en Syrie ».C’est la quatrième fois en une semaine que des roquettes et projectiles atterrissent dans la partie du Golan occupée par Israël. La région est également connue pour être le lieu d’affrontements entre les forces du régime de Bachar Al-Assad et des groupes rebelles.

Lors d’un discours tenu mercredi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a assuré qu’Israël ne tolérerait aucun tir contre son territoire et répliquerait en cas d’attaque. « Quiconque nous attaque, nous l’attaquerons. Telle est notre politique et nous la poursuivrons », a-t-il lancé.L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, date du début de la guerre, la plupart visant, selon elle, des convois ou entrepôts d’armes destinées au Hezbollah, mouvement chiite libanais, allié du régime syrien.Israël occupe depuis 1967 et la guerre de Six-Jours quelque 1 200 km2 du plateau du Golan. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Lien vers l'article du Monde


Il convient de toujours garder à l'esprit cet idéal du Grand Israël qui anime les espérances sionistes et qui entraîne la région du Proche et Moyen-Orient dans des conflits de plus en plus violents et durables.
On peut aussi y déceler les indispensables "souffrances de l'enfantement" nécessaires à la venue du futur Messie juif.
Mais il ne faut surtout pas compter sur Le Monde pour évoquer tout cela...

mardi 27 juin 2017

Israël et la déstabilisation de la Syrie



Voici l'occasion d'insister sur la participation directe d'Israël dans le conflit qui ensanglante la Syrie depuis plusieurs années.
Rappelons que le plateau du Golan est occupé depuis 1967 par Israël alors que celui-ci est un territoire syrien.
En lisant l'article du Point, on comprendra mieux les pressions qui se font toujours plus fortes sur l'Iran et tous ceux qui, tel le Qatar, entretiennent des relations dénuées d'hostilité avec Téhéran.
Par ailleurs, notons que la Russie, bien qu'elle soutienne officiellement le régime syrien, ne prend manifestement aucune mesure directe contre les actions israéliennes, l'art du double-jeu à la Poutine...
Petit florilège d'articles parus depuis 8 jours :

Selon le Wall Street Journal, l'Etat hébreu fournirait de l'aide matérielle et financière à certains groupes rebelles syriens situés sur le plateau du Golan. Un rapprochement qui aurait commencé début 2013.
En 2014, les relations entre Tsahal et certaines factions rebelles syriennes étaient déjà bien établies puisque la Fnuod, une force d’observation de l’ONU basée sur le Golan depuis 1974, a transmis au Conseil de sécurité un rapport constatant une augmentation des contacts entre Tsahal et des Syriens. Au cours de plusieurs de ces rencontres qui se déroulaient le long de la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie, la Fnuod a d’ailleurs constaté que les premiers transmettaient des caisses aux seconds. Et en d’autres occasions, que les Israéliens laissaient des Syriens en civil et en bon état de santé pénétrer dans leur pays pour y participer à des réunions. Objectif ? Obtenir des informations bien sûr mais en donner également puisque dispose de photos satellites des positions de l’armée syrienne et du Hezbollah.
 Depuis le rapport de la Fnuod, l’Etat hébreu a encore renforcé ses liens avec les rebelles en fournissant des vivres, des vêtements et du matériel à plusieurs villages du Golan. Selon des informations dignes de foi, ces colis ne portent généralement pas d’étiquette permettant de deviner leur origine. La plupart des livraisons se déroulent durant la nuit grâce à une porte de la «barrière de sécurité» séparant l’Etat hébreu de la Syrie en guerre.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé samedi un secteur en Syrie d'où avaient été tirés peu auparavant dix projectiles vers la partie du plateau du Golan occupée par Israël, l'agence de presse officielle syrienne faisant état de plusieurs morts. L'armée de l'air israélienne a entre autres visé deux chars du "régime syrien" dans la partie nord du Golan, a indiqué un de ses porte-parole, précisant que les projectiles tirés n'avaient pas fait de victime en Israël.
 Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la frappe israélienne a tué deux soldats syriens. L'agence de presse officielle syrienne Sana a fait état de plusieurs morts, sans en préciser le nombre, et a accusé Israël de soutenir les rebelles."L'ennemi israélien continue de soutenir les terroristes (...) et son aviation a tiré plusieurs projectiles (...) qui ont visé (...) la province de Qouneitra, faisant des martyrs et des dégâts matériels", a indiqué Sana.

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir ciblé des positions du régime syrien en représailles à des projectiles qui ont frappé le plateau du Golan, le second incident du genre en deux jours.L'armée "a ciblé deux postes d'artillerie et un camion de munitions appartenant au régime syrien", a-t-elle indiqué dans un communiqué, soulignant qu'elle avait ordonné aux civils israéliens de se tenir éloignés des zones proches de la localité syrienne de Qouneitra, où les combats entre régime et rebelles sont intenses.

Le vrai danger pour Israël est bien le Hezbollah. Cette milice de combattants chiites, bras armé de l'Iran au Liban, a pris un poids nouveau dans la guerre civile syrienne. Dévolu par Téhéran à soutenir Bachar el-Assad, le Hezbollah a profité de la faiblesse et de la désorganisation de l'armée syrienne pour devenir l'une des forces combattantes sur lesquelles s'appuient les Russes. Comme ce fut le cas lors de la prise d'Alep. Ce qui lui a permis d'améliorer considérablement son armement, grâce à des livraisons iraniennes et russes. Au point d'avoir aujourd'hui la dotation d'une armée régulière de la région. Ce qui a valu aussi au Hezbollah de participer à la conférence internationale sur le sort d'Alep. Une première pour une organisation considérée comme terroriste par la plupart des institutions internationales.Devant cette montée en puissance d'un ennemi qui, depuis 1980 et l'invasion du Liban, a promis sa perte, Israël ne reste pas inactif. Mais le fait discrètement en évitant toute action qui pourrait être considérée comme une provocation. L'État hébreu est devenu le soutien actif de certains groupes rebelles anti-Assad. Clandestinement, Israël leur procure des vivres, du carburant et des médicaments. Et si les Israéliens se défendent de fournir directement des armes à ces mouvements, ils donnent de l'argent à leurs chefs pour en acheter et payer leurs hommes. Une unité spéciale de Tsahal a même été créée pour faire la liaison avec ces maquis. Au risque d'aider des combattants plus ou moins proches de la mouvance islamiste.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu néglige manifestement ce piège. Son objectif est de s'assurer, grâce à ces groupes, une sorte de zone tampon le long des frontières d'Israël. Pour le jour où le Hezbollah, avec le soutien de la bête noire d'Israël qu'est l'Iran, déciderait de passer à l'action au-delà de la frontière syrienne. Ce moment pourrait venir plus vite que prévu et obligerait l'État hébreu à sortir de sa prudente réserve. Signe précurseur : il y a deux mois, avec l'approbation de son sponsor de Téhéran, le Hezbollah a créé « une brigade pour la libération du Golan ».

vendredi 23 juin 2017

472 civils tués en un mois par la coalition internationale en Syrie



472 morts en un mois, soit environ 15 civils tués par jour sous les bombes des autoproclamées "forces du bien".
Rappelons que la "coalition internationale" est censée agir pour protéger le peuple syrien contre les méfaits de Bachar et qu'elle ne cesse de présenter ce dernier comme le pire des tyrans qui ne songerait qu'à martyriser son propre peuple.
Comme si les intérêts américains, européens (ou autres...) avaient quelque chose à voir avec le bien-être des populations.


Les raids de la coalition internationale antijihadistes menée par les États-Unis en Syrie ont causé la mort de 472 civils depuis un mois, soit le double du bilan des 30 jours précédents, a indiqué aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).Selon cette ONG, la période allant du 23 mai au 23 juin a connu le nombre le plus élevé de civils tués dans des frappes depuis le début des opération de la coalition le 23 septembre 2014.

jeudi 8 juin 2017

8 juin 1967, l'USS Liberty est bombardé par l'aviation israélienne

Trou causé par la torpille dans la coque du Liberty.

Il y a 50 ans, le 8 juin 1967, en pleine Guerre des Six Jours, l'armée israélienne attaquait l'USS Liberty, le navire américain sera très durement touché et le bombardement fera 34 morts et 171 blessés.
Comme l'explique la vidéo, plusieurs éléments font fortement penser à une attaque sous fausse bannière dans le but de détruire l'ennemi que représentait l'Egypte de Nasser.


samedi 13 mai 2017

13 mai 1917, première apparition de Fatima

Il y a très exactement 100 ans, Notre Dame apparaissait pour la première fois à 3 petits bergers ; Jacinta, 7 ans, son frère Francisco 9 ans et leur cousine, Lucia, 10 ans, au lieu-dit de Cova da Iria au nord de Lisbonne et à 3 kilomètres du village de Fatima.
Jacinta, Lucia et Francisco
C'est la première des six apparitions (13 mai, 13 juin, 13 juillet, 19 août, 13 septembre et 13 octobre) de la Sainte Vierge Marie en cette année 1917 au Portugal.

Celle qui deviendra sœur Lucie relate l'événement du 13 mai 1917 en ces termes :
"Nous étions en train de jouer (...) quand soudain nous vîmes comme un éclair. (...) Nous vîmes , sur un petit chêne-vert, une Dame, toute vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, irradiant une lumière plus claire et plus intense qu'un verre de cristal rempli d'eau cristalline, traversé par les rayons du soleil le plus ardent. Nous nous arrêtâmes, surpris par cette Apparition. Nous étions si près que nous nous trouvions dans la lumière qui l'entourait, ou plutôt qui émanait d'Elle, peut-être à un mètre et demi de distance, plus ou moins.
Alors Notre-Dame nous dit :
- N'ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal.
- D'où vient Votre Grâce ? lui demandai-je.
- Je suis du Ciel.
- Et que veut de moi Votre Grâce ?
- Je suis venue vous demander de venir ici pendant six mois de suite, le 13, à cette même heure. Ensuite, je vous dirai qui je suis et ce que je veux. Après, je reviendrai encore ici une septième fois.
(...) Les premiers moments passés, Notre-Dame ajouta :
- "Récitez le chapelet tous les jours afin d'obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre."
Ensuite, Elle commença à s'élever doucement, en direction du levant, jusqu'à disparaître dans l'immensité du ciel. La lumière qui l'environnait semblait lui ouvrir un chemin entre les astres, ce qui nous a fait dire quelquefois que nous avions vu s'ouvrir le ciel."



Cette première apparition sera suivie par 5 autres, rassemblant une foule de plus en plus nombreuse. Jusqu'au point d'orgue du 13 octobre ou environ 70 000 personnes assistèrent à la "Danse du soleil", miracle que Notre-Dame avait promis de réaliser lors de son apparition du 13 septembre afin que "tous croient".
Certains se demanderont peut-être le pourquoi de l'apparition du 19 août alors que la Sainte Vierge était censée apparaître le 13, voici l'explication :
"Le 13 août, Artur de Oliveira Santos, administrateur de l'arrondissement de Vila Nova de Ourem (dont dépendait Fatima), franc-maçon notoire, était venu enlever les trois enfants et les avait fait mettre en prison. Ils ne furent libérés que le 15 août après avoir été menacés de mort et soumis à de longs interrogatoires."


Le 13 octobre, Notre Dame annonce la fin prochaine de la Grande Guerre : "la guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux".
La Sainte Vierge souhaite que l'on récite le chapelet tous les jours et qu'une chapelle soit construite en son honneur. Elle désire aussi "que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car il est déjà trop offensé".
Ce qui rappelle le message du 13 juillet : "si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes se sauveront et l'on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire."

Notre-Dame demande également que la Russie soit consacrée à son Cœur Immaculé, sans quoi cette dernière "répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Eglise".
La référence à la révolution bolchevique qui débute en Russie en 1917 est limpide.
Et les conséquence désastreuses du communisme athée et de la persécution et la mise à mort par celui-ci de dizaines de millions de chrétiens en Russie, en Chine, en Amérique centrale, en Europe de l'Est, etc. donne une résonance bien particulière à ces paroles.
Malheureusement, cette consécration n'a jamais été réalisée et aucune eau bénite n'est venue nettoyer les plaies béantes laissées sur l'âme russe souillée par le baptême sataniste de 1917.

La dernière partie du message de Fatima reste pour l'heure inconnue.
Le Vatican a bien diffusé un secret en mai 2000 mais tout laisse à penser qu'il s'agit d'un faux.
Sans rentrer dans les détails, il semble bien que ce contenu que le Saint-Siège est tellement réticent à divulguer poursuit et confirme celui de Notre Dame donné à la Salette en 1846.
La perte de la foi dans le monde et spécialement l'infiltration de l'Eglise par ses pires ennemis semble en être au cœur.


Marie écrase la tête du Serpent de son talon


Notons enfin que les apparitions de Fatima ne furent pas sans conséquence pour le Portugal.
En 1928, ce dernier sera consacré au Cœur Sacré de Jésus puis au Cœur Immaculé de Marie en 1931.
Le Portugal, contrairement à l'Espagne, ne connaîtra pas de révolution communiste ou de guerre civile.
Ensuite, il ne sera pas touché par la Seconde Guerre Mondiale (sœur Lucie avait d'ailleurs annoncé en février 1939 que le Portugal serait épargné par la guerre horrible qui allait se produire grâce à la consécration nationale faite par les évêques au Cœur Immaculé de Marie).
Pendant presque 40 ans, de 1932 à 1968, le Portugal sera gouverné par Antonio de Oliveira Salazar, chef d'état catholique, ennemi du communisme et de la franc-maçonnerie (qu'il fera dissoudre en 1935).

Il est essentiel de rappeler que le monde terrestre n'est pas déconnecté du monde céleste, rien ne peut se faire ici-bas sans un consentement qui ne vienne d'en haut.
Ne négligeons donc pas les prières et répondons aux appels de notre Médiatrice du Ciel.
Sans Elle, nous ne pouvons rien.


"Les temps modernes sont dominés par Satan et ils le seront davantage encore à l'avenir.
L'Immaculée seule a reçu de Dieu la promesse de la victoire sur Satan.
Mais, dans la gloire du Ciel, elle a besoin aujourd'hui de notre collaboration. Elle cherche des âmes qui se consacrent entièrement à Elle et deviennent, entre ses mains, une force pour vaincre Satan et ses instruments pour instaurer le règne de Dieu".

[Saint Maximilien Kolbe]


{Sources :
Arnaud de Lassus, Un Eclair dans le Ciel, Action Familiale et Scolaire, 2003.
Frère Michel de la Sainte Trinité, Le Troisième Secret de Fatima, Action Familiale et Scolaire.}

dimanche 7 mai 2017

Les plus gros mensonges de l'histoire [épisode 2 : les couveuses koweïtiennes]

Eté 1990.

L'Irak panse ses plaies suite à une longue (près de 8 ans) et inutile guerre contre le voisin iranien.
Le régime de Saddam Hussein sort du conflit exsangue humainement (au moins 250 000 morts) comme financièrement (les exportations de pétrole ont chuté).
Or, le petit voisin koweïtien que l'Irak considère comme sa "treizième province" est aussi un exportateur de pétrole, et il en exporte beaucoup, conformément aux intérêts américains.
Ces exportations massives (du Koweït comme de l'Arabie Saoudite) ont pour conséquences de faire chuter le prix du baril, ce qui constitue un énorme problème pour les finances irakiennes.
De plus, le Koweït refuse d'honorer les engagements financiers concédés à l'Irak afin que ce dernier assure sa sécurité face à l'Iran.


April Glaspie et Saddam Hussein


Le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre April Glaspie, l'ambassadrice américaine en Irak,
Saddam fait part à cette dernière de sa volonté d'annexer le Koweït, elle se contente de lui répondre que : "Les Etats-Unis n'ont pas d'opinion sur les conflits opposant deux pays arabes."  

Croyant pouvoir agir à sa guise, Saddam envahi le petit état voisin le 2 août 1990.
Mais contrairement aux propos tenus par April Glaspie, les Etats-Unis préparent la réplique et organisent à partir du territoire saoudien et sous l'égide de l'ONU, une énorme coalition militaire (33 pays s'engagent à côté des USA, dont la France, la Turquie, le Royaume-Uni, l'Arabie Saoudite... pour un total de près d'un million d'hommes).

Les médias de l'époque jouent alors sur la menace que constituerait l'Irak pour la paix dans le monde en reprenant la fadaise de Dick Cheney à propos de l'armée irakienne.
En effet, celle-ci serait : "La quatrième armée du monde".
Il s'agissait déjà d'un énorme mensonge mais le pire était encore à venir.

Malgré la propagande, la majorité des Américains n'est pas favorable à une intervention militaire.
Il va falloir ruser.


L'Oscar de la meilleure actrice est attribué à...


Octobre 1990.
La parade est trouvée, le mensonge est prêt.
Une jeune fille koweïtienne  vient témoigner à Washington devant le Congrès des Etats Unis :

« Monsieur le président, messieurs les membres de ce comité, je m'appelle Nayirah et je reviens du Koweït. Ma mère et moi étions au Koweït le 2 août pour passer de paisibles vacances. Ma sœur aînée avait accouché le 29 juillet et nous voulions passer quelque temps au Koweït auprès d'elle. […] Pendant que j'étais là, j'ai vu les soldats irakiens entrer dans l'hôpital avec leurs armes. Ils ont tiré les bébés des couveuses, ils ont pris les couveuses et ont laissé mourir les bébés sur le sol froid. J'étais horrifiée. Je ne pouvais rien faire et je pensais à mon neveu qui était né prématuré et aurait pu mourir ce jour-là lui aussi. […] Les Irakiens ont tout détruit au Koweït. Ils ont vidé les supermarchés de nourriture, les pharmacies de médicaments, les usines de matériel médical, ils ont cambriolé les maisons et torturé des voisins et des amis. J'ai vu un de mes amis après qu'il a été torturé par les Irakiens. Il a 22 ans mais on aurait dit un vieillard. Les Irakiens lui avaient plongé la tête dans un bassin, jusqu'à ce qu'il soit presque noyé. Ils lui ont arraché les ongles. Ils lui ont fait subir des chocs électriques sur les parties sensibles de son corps. Il a beaucoup de chance d'avoir survécu. »




L'opinion publique américaine est horrifiée et désormais favorable à une intervention militaire.
Les Irakiens sont des barbares, l'opération Desert Storm (Tempête du Désert) va pouvoir lancer son déluge de feu en janvier 1991.
Le mensonge a fonctionné.






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