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lundi 2 avril 2018

L'Antéchrist, court récit de Vladimir Soloviev

Vladimir Sergueïevitch Soloviev
"Le Christ a apporté un glaive ; moi, j’apporterai la paix. Il a menacé la terre du jugement dernier ; mais c’est moi qui serai le juge et mon jugement ne sera pas le jugement de la seule justice, mais celui de la miséricorde."
Ceci est un extrait du texte intitulé l'Antéchrist de Vladimir Soloviev (1853-1900) qui fut notamment poète, philosophe et professeur d'Université à Moscou.
C'est l'Antéchrist lui-même qui parle et ces propos peuvent être rapprochés de ceux du... cardinal Bergoglio dit "pape" François :
Partant de la rencontre entre la femme adultère et Jésus, il souligne combien ce passage de l’Évangile ne met pas au centre « la loi ni la justice de la loi, mais l’amour de Dieu qui sait lire dans le cœur de chacun, pour en saisir le désir le plus caché, et qui doit avoir le primat sur tout ».
« La misère du péché a été recouverte par la miséricorde de l’amour », explique-t-il (voir l'article complet de La Croix du 21 novembre 2016).

Le court récit de Soloviev (écrit, je crois, en 1899) est impressionnant par son côté prophétique sur certains aspects.
Au XXIe siècle (période à laquelle se déroule l'arrivée de l'Antéchrist), les états européens n'existent pratiquement plus et ont laissé la place aux Etats-Unis d'Europe, Soloviev évoque également un grand concile œcuménique réunissant catholiques, protestants et orthodoxes et se tenant à ... Jérusalem.
C'est en ces termes (qui ont sans doute dû fortement plaire au comte Coudenhove-Kalergi si ce dernier a lu la nouvelle en question) que Soloviev décrit la société européenne qui précède l'arrivée de l'Antéchrist :
-"Au point de vue moral, cette époque est marquée par le mélange sur tous les points et la pénétration réciproque et profonde des idées européennes et des idées orientales, par la répétition en grand de l’antique syncrétisme d’Alexandrie."
Soloviev pressent le siècle qui s'annonce comme étant marqué par les guerres et les révolutions, ainsi que le retour massif des Juifs en Palestine.
Loin d'être un sadique avide de sang, l'Antéchrist y est présenté comme un philanthrope, un humaniste bienveillant, tolérant et... végétarien, voulant la paix sur terre, et donner du pain à tous (comme beaucoup de philanthropes actuellement à l'oeuvre).
Le Serpent se doit d'être séduisant et se parer des plus beaux atours...

Bien avant Huxley, Orwell ou même Benson, Soloviev traçait en quelques pages l'esquisse d'un futur ressemblant assez fortement à notre époque.

Lire le texte en question sur le site de la Bibliothèque Russe et Slave.

lundi 25 décembre 2017

Emmanuel Macron remporte le Prix Charlemagne 2018


Le directoire de la Société pour la remise du Prix International Charlemagne de la ville d’Aix-la-Chapelle honore en 2018 le président de la République Française, Emmanuel Macron, pour sa vision d’une nouvelle Europe et la refondation du projet européen, d’une nouvelle souveraineté européenne et d’une restructuration de la coopération des peuples et des nations. Son acharnement et son engagement européen, ses prises de positions pour la cohésion et l’attitude commune ainsi que son combat décisif contre toute forme de nationalisme et d’isolationnisme sont exemplaires, déterminants et contagieux, dans le sens positif du terme. La Société pour la remise du Prix Charlemagne honore en Emmanuel Macron un précurseur courageux du renouvellement du rêve européen. La Société pour la remise du prix Charlemagne exprime à travers ce prix l’espoir et le souhait de nombreux citoyens européens que les propositions du lauréat 2018 inspirent ses partenaires européens et contribuent à un renouveau durable du projet européen.A l’issue d’une année électorale en Europe chargée, marquée par les affrontements avec les populistes, les radicaux et les nationalistes, le 7 mai 2017 est une date singulière. L’élection d’Emmanuel Macron au poste de président de la République Française a une fois de plus démontré que l’Europe peut encore enthousiasmer. 
Lire la totalité du panégyrique destiné à Emmanuel Macron sur le site officiel du Prix Charlemagne.


***

La diffusion de l'Ode à la Joie de Beethoven (l'hymne européen) lors de la célébration de sa victoire après le second tour des dernières élections présidentielles françaises était tout sauf un symbole à prendre à la légère.
Emmanuel Macron vient de remporter le Prix Charlemagne 2018 qui lui sera remis le 10 mai prochain à Aix-la-Chapelle.
En cela, le président de la République française se voit récompensé pour son travail en faveur de l'unification européenne.
Macron succédera, à des figures du mondialisme le plus décomplexé telles que : Richard de Coudenhove-Kalergi, Jean Monnet, Winston Churchill, Henry Kissinger, Angela Merkel, Jean-Claude Trichet, Tony Blair, Bill Clinton, Herman von Rompuy ou encore le Pape François.


Sur le même sujet :
- Richard de Coudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe

vendredi 7 juillet 2017

Bergoglio et le G20



On croit rêver quand on lit ce message adressé par l'occupant actuel de la Chaire de Saint-Pierre à Angela Merkel :


Le Pape François a adressé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel, à l’occasion du sommet du G20 qui s’ouvre aujourd’hui à Hambourg. Suivant la tradition instauré par Benoît XVI en 2009 lors du sommet du G20 de Londres, le Pape précise dans ce courrier les positions du Saint-Siège sur les grands dossiers de l’actualité internationale.
Dans ce message adressé à Angela Merkel, qu’il avait reçue au Vatican le 17 juin dernier, le Pape remercie les dirigeants des 20 principales puissances économiques du monde pour «les efforts accomplis pour assurer la gouvernabilité et la stabilité de l’économie mondiale, avec une particulière attention aux marchés financiers, au commerce, aux problèmes fiscaux et (…) à une croissance économique qui soit inclusive et soutenable», avec une attention particulière qui doit être portée aux conflits en cours et à la crise migratoire. (...)
«Je prie Dieu pour que le sommet de Hambourg soit illuminé par l’exemple des leaders européens ou mondiaux qui ont toujours privilégié le dialogue et la recherche de solutions communes : Schuman, De Gasperi, Adenauer, Monnet et tant d’autres». (...)

 Enfin, dernier point d’insistance du Pape : «le tout est supérieur aux parties».


Nous serions curieux de connaitre la nature des "efforts accomplis" par le G20 pour "assurer la stabilité de l'économie mondiale"... 
De plus, notons que Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer* et Jean Monnet sont tous les quatre (et comme François) des lauréats du Prix Charlemagne visant à récompenser les personnalités qui se sont engagées dans la construction européenne (comme les... américains Henry Kissinger ou Bill Clinton).
Tous les quatre seront grandement influencés par les idées très "modernes" du fondateur de la Paneurope, Richard de Coudenhove-Kalergi.
Par ailleurs, Schuman et Monnet étaient des agents de la CIA, malgré le démenti d'Historia qui ne semble pas assumer ses propres publications.
Autrement dit, le "Pape" François invite les dirigeants mondiaux actuels à suivre la voie tracée par des traîtres et des agents de la mortifère idéologie mondialiste (avaient-ils besoin de la "bénédiction papale" pour cela ?).
Mais il est vrai que François oeuvre lui-même pleinement dans cette perspective depuis les débuts de son pontificat.

* Au sujet d'Adenauer, le pacifique François semble oublier (?) qu'à peine 10 ans après la fin de la seconde guerre mondiale la grande préoccupation de celui-ci était de hâter le réarmement de la République Fédérale allemande.


dimanche 11 juin 2017

Richard de Coudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe



Le comte et haut-initié Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972) est pratiquement un inconnu du grand public.
Pourtant, son influence sur la construction européenne est immense et la vision qui était la sienne est en train de prendre forme sous nos yeux.
C'est par exemple, et entre autres, lui qui avait suggéré d'adopter l'Ode à la Joie de Beethoven en tant qu'hymne européen, c'est aussi le fondateur de la Paneurope, l'inspirateur du Conseil de l'Europe, ou encore le premier lauréat du Prix Charlemagne.
Son ouvrage Praktischer Idealismus (Idéalisme Pratique en français), paru en 1925 décrit ce que sera le futur de l'Europe.




Pour Coudenhove-Kalergi, l'homme du futur sera un métis et la "noblesse" sera en grande partie constituée de Juifs :


L’humain du lointain futur sera un métis. Les races et les castes
d’aujourd’hui seront victimes du dépassement toujours plus grand de
l’espace, du temps et des préjugés. La race du futur, négroïdo-eurasienne,
d’apparence semblable à celle de l’Égypte ancienne, remplacera la
multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités. 

Les émissaires principaux de la noblesse cérébrale : du capitalisme, du

journalisme, de la littérature, qu’elle soit corrompue ou intègre, sont des
Juifs. La supériorité de leur esprit les prédestine à devenir l’un des
éléments les plus importants de la noblesse du futur

De toutes ces persécutions est ainsi finalement sortie une petite

communauté, forgée par un martyr pour une idée héroïquement supporté,
et purifiée de tous ses éléments faibles en volonté et pauvres en esprit. Au
lieu d’anéantir le judaïsme [Judentum : judéité], l’Europe, contre sa volonté,
l’a ennobli à travers ce processus de sélection artificielle, et l’a élevé au rang
de futur leader de la nation. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce
peuple, réchappé du ghetto-cachot, se soit développé en une noblesse
d’esprit européenne. Une providence pleine de bonté a donc, au moment
où la noblesse féodale déclinait, offert à l’Europe à travers l’émancipation
des Juifs, les grâces d’une nouvelle race de noblesse d’esprit
Jean-Luc Mélenchon  suit à la lettre les volontés de Coudenhove-Kalergi.

Le comte est aussi un fervent adepte de l'eugénisme :
Seule sera libre l’alliance des hommes les plus nobles avec les femmes les plus nobles, et inversement — les personnes de valeur moindre devront se satisfaire de
personnes de valeur moindre. Ainsi, le mode d’existence érotique des
personnes de valeur moindre et médiocres sera l’amour libre, celle des
élus : le mariage libre. La nouvelle noblesse de reproduction [Zuchtadel :
noblesse disciplinée, noblesse d’élevage] du futur n’émergera donc pas des
normes artificielles de la culture de castes humaine, mais plutôt des lois
divines de l’eugénisme érotique. 

Il nous donne une parfaite description de l'Union Européenne actuelle :

Dans l’état actuel de l’éthique et de la technique, le maximum de ce
que la politique pourrait atteindre serait la généralisation de la non-liberté,
de la pauvreté et du travail forcé. Elle ne pourrait que rendre ce mal partout
égal [ausgleichen], et non le supprimer [aufheben] ; ne pourrait que faire de
L’Europe une maison de redressement pour forçats égaux en droits —
mais nullement un paradis. 




Sa vision de la condition féminine est très juste.
Mais il aurait également pu ajouter que l'homme vraiment homme est aussi en train de disparaître.
Coudenhove évoquait le métissage des races, il aurait pu étendre sa logique au métissage des sexes...

L’émancipation de la femme [Frau] est aussi un symptôme de la

masculinisation de notre monde : car elle ne mène pas le type humain
féminin vers la puissance — mais plutôt le masculin. Tandis
qu’auparavant la femme féminine [weibliche Frau] prenait part à la
domination du monde via son influence sur l’homme — aujourd’hui les
hommes des deux sexes brandissent le sceptre de la puissance économique et
politique. L’émancipation des femmes signifie le triomphe de la femme
masculine[des Mannweibes] sur la femme [Frau] véritable, féminine ; elle ne
conduit pas à la victoire — mais à l’abolition du féminin [Weibes]. La Dame
[Dame] est déjà éteinte : la femme [Frau] doit la rejoindre. — À travers
l’émancipation, le sexe féminin qui jusque-là avait été partiellement
épargné, est mobilisé et enrôlé dans l’armée du travail.



Triomphe de la femme masculine ou de l'homme féminin ?

Et le but final, l'homme-Dieu, le "Maître de la Terre" (on songe ici au roman de Robert Benson qui décrivait l'Antéchrist en ces termes) :

Le plus haut, l’ultime idéal du romantisme du futur européen
est : non pas l’abandon de — mais le retour à la nature sur un plan plus
élevé. La culture, l’éthique et la technique sont au service de cet idéal.
Après des centaines de milliers d’années de guerre, l’humain doit à
nouveau faire la paix avec la nature et retourner dans son royaume ; mais
non en tant que sa créature — plutôt en tant que son maître. En effet,
l’humain est sur le point de renverser la constitution de sa planète : hier
elle était anarchique, demain elle devra devenir monarchique. Une créature,
parmi des milliards, est en train de s’emparer de la couronne de la création :
l’humain libre et épanoui, en tant que maître royal de la Terre. 


Pour se procurer la traduction complète en français de Praktischer Idealismus, c'est ici.


samedi 27 mai 2017

L'Ode à la joie, une oeuvre inspirée par la kabbale

Johann Christoph Friedrich Schiller

Le 7 mai dernier, soir de l'élection présidentielle française, le nouvellement élu Emmanuel Macron se présentait devant la pyramide du Louvre sur l'air de l'Ode à la joie.
Cette oeuvre musicale écrite par Ludwig Von Beethoven en 1823 est aussi l'hymne européen depuis 1971 (suite à une proposition de Richard Coudenhove-Kalergi plusieurs années auparavant).
Or, on oublie trop souvent qu'il s'agit à l'origine d'un poème de Schiller écrit en 1785 :


O Joie, belle étincelle divine, 
Fille de l'Elysée,
Nous entrons ivres d'enthousiasme,
Ô Déesse, dans ton sanctuaire.
Tes charmes réunissent 
Ce que la mode sépare ;
Tous les hommes deviennent frères 
Là où tes douces ailes reposent.

Chœur


Soyez unis êtres par million ! 

Qu'un seul baiser enlace l'univers ! 
Frères, au-dessus du pavillon des étoiles 
Doit résider un père bien-aimé !

Que celui qui a l'inestimable bonheur 

D'être l'ami d'un ami, 
Que celui qui a conquis une douce femme 
Unisse sa joie à la nôtre ! 
Et aussi celui qui n'a qu'une âme 
Sur la terre ; 
Et celui qui n'a jamais connu cela s'éloigne 
En pleurant de notre cercle !

Chœur


Que tout ce qui habite le globe 

Rende hommage à la sympathie !
Jusqu'aux étoiles ils aspirent,
Où l'inconnu trône.

Tous les êtres puisent la joie 

Aux seins de la nature ; 
Tous, bons et méchants, 
Suivent ses traces de rose. 
Elle nous donne les baisers 
Et la vigne, l'ami, fidèle jusqu'à la mort ; 
Le vermisseau lui-même connait la volupté 
Et le Chérubin est devant Dieu.

Chœur


Vous vous prosternez, millions d'êtres ?

Monde, pressens-tu ton créateur ?
Cherche-le au-dessus de la voûte des étoiles, 
C'est au-dessus des étoiles qu'il doit habiter.

La joie est le moteur puissant

Dans l'éternelle nature. 
La joie, la joie fait tourner les rouages 
Dans la grande horloge du monde.
Elle fait sortir les fleurs de leurs germes,
Briller le soleil au firmament,
Rouler dans l'espace les sphères 
Que l'astronome ne connaît pas.

Chœur


Joyeux comme le soleil qui vole

A travers les splendides plaines du ciel, 
Courrez, frères, votre carrière,
Heureux comme le héros qui court à la victoire.

Du miroir étincelant de la vérité 

La joie sourit à celui qui la cherche. 
Sur le sentier escarpé de la vertu
Elle soutient les pas du malheureux.
Sur les hauteurs rayonnantes de la foi
On voit flotter sa bannière,
A travers l'ouverture des sépulcres brisés 
Elle se tient dans le chœur des anges.

Chœur


Souffrez avec courage millions d'êtres !

Souffrez pour un monde meilleur ! 
Là haut, au-delà de la voûte étoilée
Un Dieu puissant vous récompensera.

On ne peut récompenser les Dieux,

Il est beau de leur ressembler. 
Que les pauvres et les affligés se mêlent,
Et se réjouissent avec les joyeux.
Que la haine et la colère soient oubliées,
Que notre ennemi mortel soit pardonné,
Que nulle larme ne fatigue ses yeux,
Que nul remords ne le ronge.

Chœur


Anéantissons le souvenir des offenses ! 

Que le monde entier soit réconcilié ! 
Frères, au-dessus du dôme des étoiles, 
Dieu juge comme nous jugeons.

La joie pétille dans les verres,

Dans les flots dorés de la vigne,
Les Cannibales puisent la douceur, 
Le désespoir y puise du courage. 
Frères, levez-vous de vos sièges
Quand le verre rempli circulera,
Laissez l'écume de la boisson enivrante jaillir vers le ciel : 
Offrez ce verre au bon génie.

Chœur


A celui que les astres célèbrent,

A celui que chante l'hymne du Séraphin ! 
Ce verre au bon génie
Au-dessus de la voûte des étoiles !

Courage et fermeté dans les souffrances ! 

Secours à l'innocent qui pleure,
Éternité de serments, 
Vérité envers l'ami et l'ennemi,
Virile fierté devant les trônes des rois,
Frère ce qu'il faut sacrifier nos biens et notre vie, —
Au devoir accompli sa couronne, 
Le malheur au mensonge !

Chœur


Fermez le cercle sacré, 

Jurez par ce vin doré :
Être fidèle à vos serments, 
Jurez-le par le souverain céleste.

Affranchissement des chaînes de la tyrannie, 

Générosité envers le méchant, 
Espoir sur le lit de mort, 
Grâce sur l'échafaud ! 
Que les morts vivent aussi ! 
Buvez, frères, et répétez à la fois
Que tous les péchés soient pardonnés,
Et que l'enfer ne soit plus !

Chœur


Une douce gaieté à la dernière heure !

Un doux sommeil dans le tombeau !
Frère, une sentence de paix
Sur les lèvres de Celui qui juge les morts !


L'arbre de vie de la Kabbale constitué notamment par 10 Séphiroth (sphères).

Tout dans ce poème fleure le mondialisme et son origine profonde, le kabbalisme et par ricochets le panthéisme, la gnose et la pensée maçonnique.
"Les étincelles divines" sont un principe typiquement kabbaliste (lors de la brisure des vases -la chevirat hakelim-, les étincelles divines se sont éparpillées en dehors de ceux-ci).
Même remarque concernant le "Chérubin"et le "Séraphin" ou encore "l'espace des sphères que l'astronome ne connaît pas", l'allusion aux sphères (Séphiroth) de l'arbre de la Kabbale est on ne peut plus explicite.
Les clins d’œil à l'idéologie maçonnique sont aussi nombreux, de la "voûte étoilée" à la "Déesse dont les charmes réunissent ce que la mode sépare" et qui fait "que tous les hommes deviennent frères" là où ses "douces ailes reposent".
Comment ne pas songer ici à Isis la déesse égyptienne, veuve d'Osiris ? 
Isis qui inspira tant les maçons et occultistes  et qui figure la Veuve dont les maçons se disent les fils.


Isis ailée protégeant Osiris momifié.

A noter que, deux ans plus tôt, en 1783, Schiller écrivait déjà "la cabale et l'amour".

On l'aura compris, le choix de l'Ode à la Joie en tant qu'hymne européen est dû à tout sauf au hasard. Il y avait la nécessité d'une oeuvre qui sonne très bien musicalement parlant mais qui surtout soit porteuse d'un type de message bien particulier, seulement compréhensible par certains initiés (dont faisait bien sûr partie Coudenhove-Kalergi).
Par conséquent, la décision prise par Macron et ses conseillers le 7 mai dernier pour fêter la victoire d'En Marche résonne tel un coup de semonce occulte adressé aux défenseurs de la France et de son identité et surtout comme une promesse de servilité destinée aux grands architectes du mondialisme.



{Article intéressant bien que très favorable à la franc-maçonnerie concernant la filiation entre l'oeuvre de Schiller et celle de Beethoven.}

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