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mercredi 18 avril 2018

Une base américaine en plus d'une adhésion à l'Union Européenne pour l'Albanie ?


Deux informations qui tombent le même jour (le hasard...) et qui sont révélatrices de la marche en avant commune de l'Union Européenne de l'OTAN et des Etats-Unis face à un même ennemi : la Russie.

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L’Albanie et la Macédoine, bientôt États membres de l’Union européenne ?

La Commission européenne a proposé, ce mardi 17 avril, aux États membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de l’ancienne république yougoslave de Macédoine.

L'article complet sur le site de Ouest-France.

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L'Albanie souhaite une base américaine sur son sol

L'Albanie souhaite que les Etats-Unis installent une base militaire sur son sol, notamment pour contrer l'influence de la Russie, a déclaré mardi à Washington la ministre albanaise de la Défense, Olta Xhacka.

L'article complet sur le site du Figaro.

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L'Albanie avec un taux de chômage à 16% selon les chiffres officiels, 30% selon d'autres estimations plus proches, semble-t-il, de la réalité et un salaire mensuel moyen qui oscille autour de 300 euros est de surcroît un pays gangrené par la corruption et le trafic de drogue.
Tout pour plaire donc aux élites de Bruxelles.
A moins qu'il ne soit seulement question de faire plaisir à l'Oncle Sam pour lequel, tout ce qui peut freiner l'influence russe est bon à prendre ?
Et tant mieux si cela plombe encore plus une Europe totalement asservie à ses injonctions.

Évoquons également, le projet  de "Grande Albanie" (réunion de l'Albanie, du Kosovo et d'une partie des territoires de la Serbie, de la Grèce, de la Macédoine et du Monténégro), projet, qui en cas d'adhésion de Tirana à l'UE, serait favorisé par les ambitions allemandes de constituer une Europe fédérale parcellisée selon des critères ethniques (dans ce cadre, la France, créature on ne peut plus politique et éloignée de ces vues ethnicisantes, est appelée à voler en éclats).

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De la réalité de la Grande Albanie



L’idée d’une Grande Albanie se développe au XIXe siècle, alors que l’Empire ottoman est encore présent dans les Balkans. La Grande Albanie est un projet nationaliste visant à réunir au sein d’un même Etat tous les albanais se trouvant dans des Etats voisins de l’Albanie. Des minorités albanaises sont présentes au Kosovo-et-Métochie, dans la région de Preševo, en Macédoine, au Monténégro, en Grèce. Les Serbes étaient encore majoritaires dans la province du Kosovo-et-Métochie il y a un siècle. On peut se demander d’ou viennent ces albanais présent au Kosovo ?

L'article complet sur le site de Stratpol.

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En ce qui concerne la volonté albanaise de voir une base américaine érigée sur son sol, rappelons que l'US Army dispose déjà de la base de Bondsteel située au... Kosovo voisin.

Corruption, drogue, économie en berne, chaos ethnique et géopolitique en gestation... l'Albanie a définitivement le profil idoine pour rallier une Union Européenne à la dérive, ou plus précisément rejoindre "la famille euro-atlantique" comme le déclarait la ministre albanaise de la Défense Olta Xhacka.


samedi 24 juin 2017

Les Balkans toujours sous tension



Le problème kosovar est très loin d'être réglé dans les Balkans.
L'OTAN ayant arraché par la force cette province à la Serbie en 1999, les conséquences continuent de s'abattre sur une région qui tel un tas de fagots secs ne demande qu'à s'embraser.
Il est aujourd'hui question d'une possible unification entre l'Albanie et le Kosovo.
Si cette union se réalisait, les Balkans seraient à nouveau telle une plaie à vif placée au cœur de l'Europe.
Les minorités albanaises de Macédoine comme celles du Monténégro seraient elles aussi tentées par les parfums de l'indépendance voire du rattachement à la "Grande Albanie" poussant ainsi toute cette partie de l'Europe dans un magma chaotique dont les répercussions sont difficilement imaginables.


Après le Kosovo le 11 juin, c'est au tour de l'Albanie d'être convoquée à des élections législatives ce dimanche. Avec, en toile de fond, une «question nationale albanaise» irrésolue
Dimanche 25 juin, les Albanais sont appelés aux urnes pour solder la crise politique qui paralyse Tirana depuis des mois. Sous la pression de l’Union européenne et des Etats-Unis, le premier ministre social-démocrate, Edi Rama (PS) et le chef du Parti démocratique (PD), Lulzim Basha, se sont entendus pour organiser des législatives que l’opposition a longtemps menacé de boycotter. Si l’Albanie est, malgré tout, considérée comme un «pays stable» dans les Balkans, la «question nationale albanaise» a fait son retour dans les agendas régionaux.
Mi-avril, Edi Rama a provoqué une petite tempête en expliquant que si l’intégration européenne de son pays tardait à se concrétiser, la question de l’unification de l’Albanie et du Kosovo «ne pourrait plus être exclue». Placé sous le protectorat des Nations unies en 1999, Pristina a proclamé son indépendance en 2008. Les Occidentaux ont exclu la perspective d’une fusion des deux Etats, mais celle-ci est toujours revendiquée par le principal parti d’opposition du Kosovo, Vetëvendosje. Une formation qui a obtenu 27% des suffrages lors des élections du 11 juin et talonne la coalition des anciens commandants de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK), qui ne devrait pas être en mesure de dégager une majorité.
 Droit à l’autodétermination toujours revendiqué
 La formation d’un gouvernement kosovar conditionne la reprise du «dialogue» mené entre Pristina et Belgrade sous l’égide de l’UE, «dialogue» qui représente la clé de la «stabilité régionale» selon les Occidentaux. Or, durant la campagne électorale, Vetëvendosje a relativement peu parlé de «l’unification nationale», se concentrant sur les questions économiques et sociales, mais il n’entend pas renoncer au droit à «l’autodétermination». Les militants du parti rejettent le drapeau du Kosovo – choisi par les «parrains» occidentaux du pays – et ne brandissent que la bannière rouge frappée de l’aigle noir de l’Albanie.
 La question de «l’unification nationale» est d’autant plus explosive que d’importantes minorités albanaises vivent également dans les Etats voisins, notamment en Macédoine, dangereusement fragilisée ces dernières années. Les sociaux-démocrates (SDMS) macédoniens ont fait le choix, après les élections du 11 décembre dernier, d’une alliance avec les partis albanais du pays, et sont parvenus à former une coalition d’alternance. Mais les nationalistes du VMRO-DPMNE dénoncent la «plateforme» commune adoptée fin décembre à Tirana par tous les partis albanais de Macédoine, y voyant une preuve flagrante de l’ingérence de l’Albanie voisine dans les affaires intérieures du pays.


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