Affichage des articles dont le libellé est livre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est livre. Afficher tous les articles

lundi 2 août 2021

Pétain contre Hitler de Gabriel Jeantet

 


Un livre à lire si on s'intéresse à ce moment particulièrement trouble de l'histoire de France que représente la période de Vichy.


Quatrième de couverture :

"Minuit, l'instant des vœux. Le général de la Wehrmacht s'avance, un verre de champagne à la main : "A la santé, à l'honneur de votre grand Maréchal." Je lui réponds doucement : "A la mort d'Hitler." 


La politique du Maréchal Pétain est aujourd'hui vue de la manière la plus simpliste qui soit, Vichy n'étant aux yeux de la doxa et de l'histoire officielle (forcément mensongère car écrite dans un but permettant de justifier les politiques ultérieures) rien d'autre qu'un amas de collaborationnistes se complaisant sous la botte allemande. Mais la réalité était bien différente et cet ouvrage de Gabriel Jeantet le prouve de la manière la plus probante.

Jeantet y démontre toute la complexité de la situation de l'époque. Pétain n'était pas un collaborationniste zélé, il voulait par sa présence éviter des souffrances au peuple de France. Le Maréchal finançait notamment la résistance alsacienne (qui sait cela en 2021 ?), il souhaitait également la disparition d'Adolf Hitler et avait mandaté Gabriel Jeantet pour entrer en contact avec des "dissidents" de l'armée allemande (en lien avec l'amiral Canaris, responsable de l'Abwehr) qui souhaitaient également évincer un Führer aussi nuisible pour l'Allemagne que pour le reste du monde.

Cet ouvrage éclaire également sur la personnalité du Général de Gaulle : la rencontre de Paul Dungler (chef de la résistance alsacienne) avec ce dernier à Alger mérite d'être citée (page 93):


" Je me permets de me présenter, mon général; Paul Dungler, chef de la résistance alsacienne."

"Il me dit textuellement : "Oh ! Chef de la résistance alsacienne ! Peut-être un des chefs, et encore !"

"Alors j'ai répondu du tac au tac :

"Mon général, si vous êtes tant soit peu au courant des questions de France, vous devez savoir qu'il n'y a pas trente-six organisations de résistance en Alsace. Il n'y en a qu'une seule et c'est moi qui suis le patron !"

- Eh bien, qu'est-ce que vous venez faire ici ?

- Mon général, je suis venu organiser mes liaisons, mon commandement, mes fournitures d'armes.

- Et où en êtes-vous maintenant ?

- J'ai pratiquement fini." Et je voulais enchaîner, mais il s'est levé d'un seul bond avec une violence inouïe en criant :

- Partez ! Partez ! Foutez-moi le camp ! Sortez !

"Il m'a foutu dehors et la porte a claqué derrière moi. je n'avais même pas eu la possibilité de transmettre le message du Maréchal.*

"Je me suis retrouvé dans le couloir abasourdi et décontenancé."


* Le message en question était le suivant : "le Maréchal reporte sur la tête de Giraud et de de Gaulle le serment de fidélité qui lui a été prêté par les officiers; il les convie tous deux sous l'Arc de Triomphe à la libération de Paris, pour leur transmettre ses pouvoirs et célébrer l'union de tous les Français."


Episode ô combien révélateur de la personnalité du général de Gaulle qui privilégiera toujours son destin personnel à celui de la France (il est vrai que depuis son égo surdimensionné il se voyait comme étant la France...).


Ce livre est un document précieux pour bénéficier d'une vision moins manichéenne de l'histoire, pour mieux comprendre cette dernière et appréhender de façon rationnelle et non fantasmée Vichy et le Maréchal Pétain.



jeudi 22 novembre 2018

Une loge maçonnique dirige le Vatican



Conférence de Johan Livernette à propos de son dernier ouvrage.

Un tour d'horizon assez éloquent des derniers prétendus "papes", tous dévoués au pourrissement du message évangélique et à la lutte contre l'Eglise catholique traditionnelle et éternelle.
Oui l'Eglise est éclipsée (pour reprendre l'expression de la Sainte Vierge à la Salette en 1846) mais une éclipse par définition ne dure qu'un temps... Et gardons à l'esprit ce passage des Évangiles :

"Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle." (St. Matthieu Chap. XVI, 18.)



dimanche 16 septembre 2018

Le néoconservatisme, un mouvement juif (K. MacDonald)

Richard Perle, une des principales figures du mouvement néoconservateur.

"Petit peuple" révolutionnaire, appelé non pas à se substituer au vrai peuple mais à le diriger et, le cas échéant, à le détruire en agrégeant autour de cette minorité d'autres minorités, instaurant ainsi la dictature de tout ce qui est antinational sur tout ce qui est national."
(Augustin Cochin cité par Philippe Baillet dans son excellente préface au livre de MacDonald)



Kevin MacDonald


"Le néoconservatisme, un mouvement juif" est une très bonne étude sur un mouvement néoconservateur assez méconnu en France et pourtant ô combien influent sur la politique étrangère américaine depuis plusieurs décennies.
MacDonald démontre que l'influence d'un Leo Strauss est en fait limitée et qu'elle ne résume que très partiellement l'esprit du mouvement.
Il décrit le néoconservatisme comme "un réseau professionnel et familial, imbriqué et complexe, qui s'articule autour d'organisateurs et de journalistes juifs et qui se déploie avec souplesse pour attirer les sympathies à la fois des Juifs et des non-Juifs, dans le but de mettre la richesse et la puissance des Etats-Unis au service d'Israël."

C'est donc un mouvement sans réel leader ni doctrine mais avec un but bien précis.
D'abord réunis sous la bannière de la gauche, de nombreux Juifs ont quitté celle-ci après qu'elle soit devenue antisioniste.
Irving Kristol est un des premiers à "changer de camp" en devenant républicain, il soutint Richard Nixon en 1972.
Petit à petit, les néoconservateurs vont infiltrer le mouvement conservateur américain (que l'on désigne aussi sous l'appellation de "paléoconservateurs") "en chassant ou en évinçant les conservateurs traditionnels, et en modifiant les positions et la philosophie de ces institutions dans un sens néoconservateur."

MacDonald souligne que les néoconservateurs ont été en première ligne pour soutenir l'immigration massive de non-Européens aux Etats-Unis, l'objectif étant de détruire "cette idée de civilisation chrétienne".

"La déseuropéanisation de l'Amérique est une nouvelle encourageante, d'une qualité quasi-transcendante"  écrivait en 1984 le néoconservateur Ben Wattenberg dans son ouvrage "The Good News is the Bad News is Wrong".

Ce genre de volonté n'est pas sans rappeler celle de certains "intellectuels" juifs en France qui ne voient aucune contradiction à vouloir ouvrir bien grandes les vannes de l'immigration pour la France tout en défendant farouchement un état d'Israël pourtant très peu porté sur l'accueil des "migrants".



Bref...

Kevin MacDonald retrace succinctement le parcours de nombreux néoconservateurs depuis leur soutien à Henry Jackson (Perle et Wolfowitz) à leur arrivée en masse dans l'administration Reagan.
Plusieurs officines néoconservatrices sont aussi citées, l'AIPAC évidemment mais aussi l'American Enterprise Institute,  le Center for Security Policy, le Jewish Institute for National Security Affairs, Middle East Forum, Social Democrats/USA, PNAC, WINEP, ZOA, etc.
Si un document émane d'une de ces boutiques, vous savez à quoi vous en tenir...

Un petit ouvrage très pertinent et documenté qu'on aurait aimé plus épais mais qui a le mérite d'aller à l'essentiel et de bien dessiner les contours de la nébuleuse néoconservatrice.






lundi 10 septembre 2018

La Révolution selon Louis-Ferdinand Céline




 Ça suffit pas la misère pour soulever le peuple, les exactions des tyrans, les grandes catastrophes militaires, le peuple il se soulève jamais, il supporte tout, même la faim, jamais de révolte spontanée, il faut qu'on le soulève, avec quoi ? Avec du pognon.
   Pas d'or pas de révolution.
   Les damnés pour devenir conscients de leur état abominable il leur faut une littérature, des grands apôtres, des hautes consciences, des pamphlétaires vitrioleux, des meneurs dodus francs hurleurs, des ténors versés dans la chose, une presse hystérique, une radio du tonnerre de Dieu, autrement ils se douteraient de rien, ils roupilleraient dans leur belote. Tout ça se paye, c'est pas gratuit, c'est des budgets hyperboliques, des tombereaux de pognon qui déversent sur le trèpe pour le faire fumer.
   Il faut étaler les factures, qui c'est qui dèche ? C'est à voir.
   Pas de pognon, pas de fifres, pas de grosses caisses, pas d'émeutes par conséquent.




(...)
  Pas d'or, pas de révolution.
  Le damné il est pas commode faut qu'on l'éclaire et bougrement, pour qu'il s'élance aux barricades, qu'il commence à faire le fou. Il préfère lui la vie de famille, l'autobus et le meeting baveux. Au fond il aime pas les histoires. Il est conservateur fini, il est de la terre, né Bidasse, faut pas l'oublier. Voter ça devrait bien suffire, voilà ce qu'il pense intimement. Il tient pas aux sacrifices, aux piscines de sang. Il y tient même pas du tout. Il faut pour ça qu'on l'enfurie, qu'on le picadorise à mort. C'est un tintouin du tonnerre. Il est gueulard mais pacifique. Plus mendigot que fracasseur. Il veut bien encore des violences mais si c'est les autres qui dérouillent.

 (...)
La vieille Bastille et ses neuf tours, serait toujours au poste, altière, hautaine, formidable, et ne gênerait vraiment personne, pas plus que Fresnes ou l'île de Ré, si les Banques, les démons de Londres, n'avaient pas fait le nécessaire, enflammé la viande saoule à temps, déchaîné l'émeute, le carnage, soulevé l'ouragan des ragots, les torrents de bave conventionnels, l'ébullition de la frime du sang. L'arrière petit-fils de Louis XIV serait encore à l'Elysée, Marie-Antoinette révérée par tous les enfants des écoles, patronne de l’élevage des agneaux, si Pitt avait pas insurgé les petits scribouilleux de l'époque, pourri la noblesse à gaga, versé les ronds à pleines hottes, soudoyé la cour et les champs, les mères abbesses et les bourreaux... 

Sans or les idées ne sont rien.
Il faut verser l'or à foison, à boisseaux, à tonnes, pour soulever le peuple.
Qui n'en a pas n'insurge personne.
Pas plus aujourd'hui qu'autrefois.




Tout d'abord un commanditaire ! C'est la condition du spectacle ! Et point petit cave chichiteux ! quelque hagard effaré comparse ! Pouah ! Quelle horreur ! Quelle insolence ! Non ! Tel répondant colossal ! Le plus coûteux des opéras ! Y songez-vous ? L'Opéra des Insurrections ! Avec Déluges ! Chœurs symphoniques ! Oh ! la ! la! Si ça vous entraîne ! Tâtez-vous avant d'y toucher ! Vous en avez ? Z'en avez pas ? Quelle est votre banque ? Vous êtes raides ?

Alors taisez-vous ! Caltez ! emmerdez personne ! Vous êtes qu'un petit impertinent ! un petit garçon mal embouti ! Allez donc apprendre la musique ! Ça vous disciplinera l'esprit ! On n'insurge qu'avec des espèces et pas du semblant ! des pichenettes ! Non ! Non ! Des trombes ! Cyclones de pèze !

Guillotine est fille de Guichet.




Louis Ferdinand Céline, Les Beaux Draps.

dimanche 9 septembre 2018

Court extrait des "Carnets de Turner"



Un court extrait des "Carnets de Turner", constat facilement adaptable à la France de 2018.

***

Nous avions basé tous nos plans - en fait c'était tout le raisonnement de l'Organisation - sur la supposition que les Américains étaient viscéralement opposés à la tyrannie et que, lorsque le Système deviendrait suffisamment oppressif, ils pourraient être amenés à le renverser.
Nous avions grandement sous-estimé le degré auquel le matérialisme avait corrompu nos compatriotes, ainsi que l'étendue de la manipulation de leurs sentiments que pouvaient orchestrer les médias.
Tant que le gouvernement est en mesure de maintenir l'économie à un niveau acceptable, le peuple quant à lui, peut être conditionné à accepter n'importe quelle humiliation.
Malgré l'inflation continue de leur niveau de vie, la plupart des Américains ont toujours la possibilité d'avoir aujourd'hui le ventre rempli.
Nous devons accepter le fait qu'il s'agisse de l'unique chose qui compte pour la majorité d'entre eux !




samedi 1 septembre 2018

Kevin B. MacDonald : "Le National-socialisme une stratégie évolutionnaire et antijuive de groupe"

kevin b. macdonald

L'auteur :
Kevin B. MacDonald,  né le 24 janvier 1944 à Oshkosh dans l'état du Wisconsin, est un professeur de psychologie américain, il officiait à la California State University de Long Beach.
Sa notice Wikipédia en anglais (bien plus complète que la version française).





Extrait de la quatrième de couverture :
(...) Appliquant la leçon de Theodor Fritsch - auteur antisémite dont la forte influence sur Adolf Hitler est établie - qui exhortait les Allemands à se montrer aussi solidaires entre eux et exclusifs que les Juifs, le national-socialisme a adopté une stratégie évolutionnaire de groupe en prêchant l'altruisme au sein de l'endogroupe (les autochtones) et l'hostilité envers l'exogroupe (les allogènes).
Cette stratégie s'est plus spécialement incarnée dans la Volksgemeinschaft, concrétisation de l'idéal de "hiérarchie harmonieuse" qui avait irrigué toute la tradition intellectuelle völkisch.
(...) l'auteur rappelle comment le judaïsme chercha à entrer dans le patrimoine génétique des Gentils, à travers des mariages entre aristocrates gentils et femmes juives, mais sans permettre la réciprocité.
Durant la période qui suivit l'émancipation, ce fut le nationalisme juif qui suscita, en réaction l'antisémitisme, et non l'inverse.
   Le nationalisme juif, avec ses expressions littéraires et idéologiques, était présent bien avant les pogroms des années 1880 en Europe orientale. La démonstration est d'autant plus convaincante que MacDonald s'appuie sur des historiens juifs faisant autorité et cite de nombreux exemples d'ostentatoire nationalisme ethnocentré chez des auteurs comme Disraeli, Heine, Moses Hess, Asher Ginsberg, Arthur Ruppin, etc.
   En conclusion, le judaïsme et le national-socialisme apparaissent comme deux stratégies de groupe parfaitement symétriques, l'un étant le miroir inversé de l'autre.


-----------------


Quelques extraits (dans un souci de concision, je n'indique pas les sources des différentes citations qui sont toutes parfaitement référencées dans le livre) :

(...) la préoccupation essentielle des Juifs était la survie de l'identité juive. (...) Comme le remarque Katz, le XIXe siècle commença avec la bénédiction donnée aux assimilationnistes juifs lors du Sanhédrin de Paris réuni par Napoléon en 1807 et s'acheva avec le premier Congrès sioniste de Zurich, en 1897. L'assimilation n'est jamais intervenue à quelque niveau que ce soit au sein de la communauté juive, y compris dans les rangs du judaïsme réformé, et elle n'est jamais entrée dans les intentions d'un quelconque segment de la communauté juive. (p.17-18)

(...) comme l'indique le Code de Maïmonide, malgré la vigilance sévère exercée sur les parents féminins afin de garantir la pureté de la famille, l'objectif était de conserver la pureté de la lignée masculine, particulièrement chez les prêtres. Les femmes pouvaient épouser des conjoints d'ascendance non valide, mais les hommes ne bénéficiaient pas d'une telle latitude. Cette importance accordée à la pureté de la lignée masculine, combinée au fait que l'origine juive se prouvait par la mère, avait, comme le suggère Chamberlain, les résultats concrets suivants : les familles de souche juive demeuraient "racialement pures", tandis que le patrimoine génétique des aristocrates gentils s'additionnait d'un apport juif. (...) Parmi les Juifs, le nombre de mariages consanguins était généralement assez élevé, et, à cette époque, la fort célèbre famille Rothschild pratiquait le mariage consanguin encore plus intensément que la moyenne des familles juives, avec un exemple notoire d'unions entre un oncle et sa nièce ainsi qu'un grand nombre de mariages entre cousins germains. (p.37)

"Ce n'est pas à Gobineau et encore moins à Chamberlain que l'on doit conférer le titre de père de l'idéologie raciste du XIXe siècle, mais bien à Disraeli". Disraeli "fut sans doute, à la fois comme écrivain et comme symbole personnel, le plus influent propagateur du concept de race au XIXe siècle car c'est lui qui fit connaître la prétendue soif de pouvoir des Juifs, leur complexe de supériorité, leur goût du secret, leurs relations internationales secrètes, et leur arrogante fierté d’appartenir à une race pure".
Les races inférieures persécutent les Juifs, mais, immanquablement, "les autres races, avilies, s'usent et disparaissent ; le Juif subsiste, aussi résolu, aussi habile, aussi persévérant, aussi fertile en expédients et déterminé que jamais. (...) Ce qui prouve, tout bien considéré, qu'il est vain pour l'homme de tenter d'échapper à l'inexorable loi de la nature qui veut que jamais une race supérieure ne soit détruite ou absorbée par une race inférieure". (p.53)

J'ai aussi relevé cette violente diatribe assénée aux Francs par Disraeli... Un lien avec le catholicisme peut-être ?... :

(...) Inversement, les Francs sont un groupe aux "nez plat(s)" qui descend d'une horde de pirates. Ils sont "tout affairé(s) et tout bouffi(s) de suffisance (une engeance enfantée peut-être dans les marécages de quelque forêt nordique encore en friche). (p.54-55)

MacDonald ne semble pas connaître le principe du Tikkoun Olam (la "réparation du monde" qui à terme doit permettre d'aboutir à un monde unifié, indifférencié et, disons le, inhumain)  mais ce qui suit y fait implicitement référence, par ailleurs, le concept de "mission raciale" semble se substituer à celui de "peuple prêtre" qu'évoque notamment le rabbin Elie Benamozegh dans son livre "Israël et l'Humanité".
Si les termes changent, l'idée demeure la même : le peuple Juif doit se situer au-dessus du reste de l'humanité, et ce, après avoir définitivement neutralisé et avili le christianisme :

Selon Hess, les Juifs ont vis-à-vis du reste de l'humanité ce que Rose a baptisé une "mission raciale originelle" : "Grâce au judaïsme, l'histoire de l'humanité est devenue une histoire sainte, je veux dire une évolution progressive vers l'unité organique. Cette histoire commence avec l'amour qui unit la famille ; elle sera achevée lorsque l'humanité entière ne formera plus qu'une famille (...)." (p.59-60)

Graetz pensait que les Juifs pouvaient résoudre les problèmes du monde et "il semblait penser (...) qu'ils prendraient concrètement la direction du monde. [A d'autres instants, il semblait penser] qu'ils ne seraient qu'un exemple moral. Mais dans un cas comme dans l'autre, il présentait les Juifs comme un peuple supérieur". 
(...) Graetz écrivait à son ami Moses Hess que le christianisme était une "religion de mort", et Hess confiait à Graetz son plaisir à "opprimer les Allemands". Pour Graetz, les Juifs luttaient pour détruire la culture chrétienne : "Nous devons par-dessus tout nous efforcer de briser le christianisme."(p.76-77)

Enfin, au sujet de la parenté judaïsme/national-socialisme et de leur incompatibilité avec la civilisation occidentale :

Un élément important de l'idéologie nationale-socialiste officielle, telle qu'incarnée par la pensée d'Aflred Rosenberg, était l'idée que les "forces jumelles de désintégration que sont l'universalisme et l'individualisme entrent toujours en conflit avec le concept allemand de race".
A cet égard, le national-socialisme était certainement profondément anti-occidental. En rejetant à la fois l'universalisme et l'individualisme, le national-socialisme ressemblait, beaucoup plus que le christianisme médiéval et communautaire de l'Occident, à son rival et son image inversée, le judaïsme. (p.91-92)

Un livre remarquable à lire et à faire connaître.
Il est possible de se procurer l'ouvrage (ainsi que les autres travaux de l'auteur) sur le site d'Akribeia.





samedi 12 mai 2018

Le Nouvel Ordre Mondial... De la science-fiction ?



Interventions de Pierre Hillard et de Thibault Philippe à propos de l'ouvrage de H.G. Wells dont la traduction française va bientôt paraître aux Editions du Rubicon :

https://soundcloud.com/meridienzero/emission-n339-le-nouvel-ordre-mondial-de-la-science-fiction

dimanche 31 décembre 2017

Du frankisme au jacobinisme



Ouvrage de Gershom Scholem qui n'est plus édité (et quasiment introuvable d'occasion à un tarif correct) et qui montre les liens existants entre l'idéologie messianiste la plus délétère et la non moins néfaste Révolution française.
Un grand merci à la personne qui a permis l'exposition au grand jour de ces écrits.


https://vexternelotek.wordpress.com/blog/

Sur le même sujet :
- Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar
- Sabbataï Tsevi et la Turquie
- Pierre Hillard : "L'esprit de la Révolution est une espérance messianique judaïque"

samedi 30 décembre 2017

Dictionnaire amoureux de Jésus



Ce "Dictionnaire amoureux de Jésus" est un livre à lire (ou à offrir), spécialement en cette période de Noël afin de replonger sa foi dans les eaux vivifiantes de l'Histoire avec un grand H.
A la fois livre d'histoire et de religion, cet ouvrage est servi par la rigueur scientifique et le talent d'écriture de Jean-Christian Petitfils.

Certaines entrées se situent tout particulièrement à la croisée des chemins religieux et historiques telle celle concernant le Linceul de Turin qui récapitule les dernières découvertes scientifiques rendant la négation pure et simple de l'authenticité de ce dernier de plus en plus obsolète et ridicule.
La raison et la foi, bien loin d'être des ennemis inconciliables se révèlent d'une complémentarité exemplaire tant elles s'éclairent mutuellement.
Impossible de ne pas songer à la citation attribuée à Louis Pasteur :
"Un peu de science éloigne de Dieu. Beaucoup de science y ramène."

Quant à l'entrée concernant Satan, elle est malheureusement d'une acuité impitoyable à propos de ce qu'est devenu le catéchisme d'aujourd'hui qui en laissant totalement de côté l"Adversaire" fait fatalement le jeu de ce dernier.
L'Eglise est éclipsée (pour reprendre l'expression de la Sainte-Vierge à la Salette) et conséquemment la catéchèse moderne n'est qu'un pale reflet de ce qu'elle devrait être.
Cessant d'être une boussole spirituelle elle n'est plus qu'un aimable brouet ajoutant encore de la confusion à un monde qui en est pourtant déjà sursaturé.



lundi 9 octobre 2017

Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar


Rapide présentation du livre (en deux tomes) "Jacob Frank et le mouvement frankiste" d'Alexander Kraushar (1843-1931), historien et journaliste polonais, accessoirement juif qui finira par se convertir au catholicisme (sincèrement ou non, le mystère demeure).

Abordons les choses qui fâchent d'emblée, cet ouvrage recèle de très nombreuses informations concernant Jacob Frank, sa fille et leurs sectateurs, mais la forme, quant à elle, laisse à désirer.
Fautes d'orthographe multiples, feuilles qui se détachent, erreurs dans la numérotation des chapitres...
Si on ne peut que louer l'initiative des éditions Hades d'avoir traduit cette monographie du polonais au français, on regrettera le manque de rigueur de l'édition ici présentée, surtout compte-tenu du prix (35 euros le tome, tout de même...)



Jacob Frank (1726-1791)

Passées ces considérations formelles, quelques mots sur le terreau dans lequel a pu prendre racine le mouvement frankiste.

Jacob Frank s'est autoproclamé messie juif et successeur de Sabbataï Tsevi (qui lui aussi s'était déclaré "messie" en 1666).
Ce dernier avait finalement accepté de se convertir à la religion musulmane afin d'échapper à la mort (Frank se convertira faussement lui aussi, mais au catholicisme).*
De nombreux adeptes de la secte suivirent Sabbataï Tsevi et il en a résulté une communauté, les "donmeh" (ou "apostats"), musulmans en surface mais ayant conservés certaines pratiques propres au judaïsme et qui ont essaimé dans l'Empire ottoman (à Salonique notamment puis dans la Turquie "moderne" dans laquelle ils ont joué un rôle primordial au sein du mouvement des "Jeunes Turcs").


Sabbataï Tsevi (1626-1676)
Le creuset dans lequel s'est épanoui cette secte fut tracé par les vues d'Isaac Louria, rabbin kabbaliste du XVI siècle, et de sa doctrine de la "rédemption par le péché".
Là encore, pour résumer brièvement, il faut parler de la conception du monde propre à la kabbale lourianique.
Au commencement il y avait Dieu, l'infini (En Sof), Dieu s'est alors alors "rétracté en lui-même" (Tsimtsoum) pour permettre la création du monde.
Les dix sefirot (ou sphères) de l'arbre kabbalistique sont ainsi créées, ce sont les vases destinés à recueillir les lumières divines.
Cependant, certains vont se briser et laisser échapper la lumière qu'ils contenaient.
C'est le Chevirat Hakelim (la brisure des vases), une grande partie de la lumière qui était contenue dans ces vases brisés retourne à la "source divine", aspirée par le En Sof.
Une autre partie de cette lumière se retrouve en revanche emprisonnée dans les brisures de vases, cette lumière est recouverte d'une écorce, une kelippah (au pluriel kelippot) qui renferme les étincelles divines.
Il convient donc de libérer ces étincelles par le travail du "tikkoun" ou réparation (voir l'article consacré au concept du Tikkoun Olam).
(La réparation du monde, terme qui est si cher aux Bernard-Henri Lévy -toujours prompt à faire parler la poudre et couler le sang de la Yougoslavie à la Libye- et autres Jacques Attali.)

Afin de libérer ces étincelles, il convient de dissoudre toutes les kelippot.
Sur un plan pratique, on pourra classer dans cette catégorie toutes les normes, frontières, institutions, traditions, états, religions (et prioritairement le catholicisme)... tout ce qui d'une manière générale permet de structurer le monde doit disparaître afin de libérer les étincelles divines qui pourront retrouver le "créateur".

Transgresser les interdits, salir ce qui est pur, renverser l'ordre des choses, favoriser les conflits, pervertir, tout cela est "bon" car permet d'éliminer des kelippot supplémentaires, c'est un mal en vue d'un "bien" (ou prétendu tel), ce sont les "souffrances de l'enfantement" qui permettront au messie de venir enfin.
Cette toile de fond lourianique (satanique) structure les mouvements messianistes sabbatéen et frankiste.


[*Notons que cette dissimulation, ce "double-jeu" propre à ces mouvements messianistes ne sont pas apparus de façon subreptice mais qu'il existait déjà une longue tradition de ce type dans le monde juif avec les marranes (Juifs faussement convertis au catholicisme) ayant fui la péninsule ibérique et s'installant notamment et en grand nombre dans l'empire ottoman. Lire à ce sujet "Histoire des marranes" ou encore "Dona Gracia Nasi" de l'historien anglais Cecil Roth.]


Eve Frank (1754-1816), fille de Jacob, qui a succédé à ce dernier à la tête du mouvement frankiste.

Pour revenir au livre à proprement parler, voici trois petits extraits des propos de Jacob Frank, révélateurs de son état d'esprit et du degré de perfidie du mouvement frankiste dans son ensemble à travers lesquels on sent poindre certaines théories kabbalistes exposées plus haut :

"Le bon Dieu ne peut venir dans ce monde qui a une fin, et c'est la raison pour laquelle nous devons essayer de tout transformer en cendres, comme le sable de la terre..." (tome I, p. 304) 

"Je ne suis venu en Pologne que pour que je puisse liquider toutes lois et religions, et mon désir est de donner vie au monde." (tome 1 p. 324)

"C'est certain, je m'efforcerai d'aller avec une grande force et une puissance, mais aux côtés de cette force nous devrons faire circuler des paroles douces et de l'imposture, tant que tout ne sera pas entre nos mains." (tome II, p.91)

On apprend aussi le financement du mouvement par la famille Rothschild (entre autres) et même si Kraushar se trompe souvent dans ses interprétations (pour lui, le frankisme appartient définitivement au passé et il ne voit en Jacob Frank et en ses sectateurs que des marginaux et des illuminés dont l'influence serait très limitée), l'ensemble des données amassées dans cet ouvrage permet de dessiner les contours de ce sulfureux mouvement messianiste qui, tel le phénix de la mythologie, renaît toujours de ses cendres et sous des formes disparates.
Par ailleurs, il n'est pas impossible de faire des analogies entre le frankisme et le national-socialisme allemand (dont le "culte du chef", la volonté de puissance et la haine des Juifs non kabbalistes ne sont pas les moindres).

Pour résumer, bien qu'il se révèle assez indigeste pour les raisons évoquées en préambule, cet ouvrage est un document historique de première importance qui se doit d'être lu et étudié.

dimanche 8 octobre 2017

Odon Lafontaine : "Le Grand Secret de l'Islam"



Dernière conférence en date d'Odon Lafontaine concernant les origines historiques de l'Islam :




L'excellent premier ouvrage d'Olaf, "Le Grand Secret de l'Islam", est disponible en téléchargement gratuit sur le site de l'auteur : https://legrandsecretdelislam.com/
C'est un livre à lire impérativement afin de comprendre ce qu'est l'Islam.

samedi 30 septembre 2017

Les conséquences politiques de la paix de Jacques Bainville


Ce livre est une leçon.
Un enseignement magistral de géopolitique, d'histoire, de sociologie et de journalisme, une ode à la finesse d'analyse géostratégique qui mérite d'être lue et relue.
Jacques Bainville signe ici ce qui est peut-être son meilleur ouvrage, le plus spectaculaire en tout cas de par le côté prophétique qui en émane.

Ce passage est intemporel :
"D'ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c'est-à-dire quand il est trop tard. Le principe de causalité, qui tourmente à peine les hommes, est encore plus indifférent aux peuples. (...) Pour que les conséquences apparaissent aux nations, il leur faut des catastrophes ou le recul de l'histoire. Elles se résignent à vivre entourées de forces invisibles, comme les génies des Mille et Une Nuits, qu'elles blessent sans le savoir et qui exigent des comptes tout à coup."


Jacques Bainville (1879-1936).
Les Conséquences Politiques de la Paix est publié en 1920, Jacques Bainville y dénonce le Traité de Versailles par le biais notamment de cette formule bien connue "Une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur, et trop dure pour ce qu'elle a de doux".

Quelques extraits :


De nouvelles tribulations commencent. Combien l'ont vu ? Combien s'en doutent ?
Pourquoi ces choses et non d'autres ? A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d'ignorance. Grand est le nombre des hommes qui subissent, qui vivent, souffrent et meurent sans avoir interrogé. Petit le nombre de ceux qui cherchent à déchiffrer les causes pour lesquelles ils payent jusque dans leur chair.

Un jour, peut-être, l'heure de la raillerie transcendante viendra, si les hommes retrouvent le loisir et l'humeur de railler. Tant d'espérances fauchées, de sacrifices à demi perdus, d'efforts à recommencer arracheraient plutôt des larmes à un grand poète patriote, à un Virgile si nous en avions un. 

A plus tard les lamentations, comme l'ironie qui sort de ces immenses gaspillages. Il faudra bien reprendre ce qui n'est pas achevé.
Les chirurgiens de Versailles ont recousu le ventre de l'Europe sans avoir vidé l'abcès.
Alors la France doit regarder en elle et autour d'elle.
Après cette guerre et après cette paix, voilà les dangers dont elle reste entourée, ce qu'elle a encore à faire pour que sa victoire ne s'envole pas et pour qu'elle en garde autre chose que le rayon et le parfum.
Dans cette vaste confusion, quelle politique peut-elle suivre ? La masse allemande jette encore son ombre sur nous.
Au-delà, dans la zone d'une confusion barbare ou presque barbare, qu'allons-nous trouver ?


Jacques Bainville pressent l’avènement en Allemagne "d'un seul chef", les malheurs de la Pologne, l'Anschluss, la crise des Sudètes...

Pendant plus d'une génération, les Allemands devront payer tribut aux Alliés.
Ils devront payer le tribut principal aux Français qui sont un tiers de moins qu'eux : 40 millions de Français ont pour débiteurs 60 millions d'Allemands dont la dette ne peut être éteinte avant trente années, un demi-siècle peut être. (...) Quelles garanties, quelles précautions eût appelées cette formidable créance !
Au moins que ces millions de créatures ne fussent pas attachées au même boulet, avec un seul gouvernement, peut-être demain un seul chef, pour les dresser à briser leur chaîne.

Accroupie au milieu de l'Europe comme un animal méchant, l'Allemagne n'a qu'une griffe à étendre pour réunir de nouveau l'îlot de Koenigsberg. Dans ce signe, les prochains malheurs de la Pologne et de l'Europe sont inscrits.


Il y a trois millions d’Allemands en Bohême. Une guerre avec l’Allemagne serait le suicide de la Tchécoslovaquie. Une extrême prudence est ordonnée au gouvernement de Prague. Et la prudence s’appelle neutralité. Et la neutralité inconditionnelle, absolue, s’appelle bientôt l’assujettissement.

Plus au sud, c’est pis. Voilà l’Autriche, un morceau d’Allemagne authentique. Elle seule est détachée de l’unité allemande…
À portée de sa main, l’Allemagne a désormais ces millions de frères pauvres et nus, réduits à une situation politique et géographique paradoxale. Là encore, pour 60 millions d’Allemands, la tentation est trop forte. L’appel à l’avenir est trop évident.

Rien n'instruit et rien n'améliore.

L'expérience des pères est perdue pour les enfants.
L'humanité tourne dans un cercle de douleurs.

Il reste l'Allemagne, seule concentrée, seule homogène, suffisamment organisée encore, et dont le poids, suspendu sur le vide de l'Europe orientale, risque de faire basculer un jour le continent tout entier.


Je pourrais continuer ainsi et citer l'ouvrage tout entier tant chaque phrase, chaque mot, en plus d'être frappés du sceau de l'élégance stylistique et de la supériorité intellectuelle de Jacques Bainville sont aussi fondus dans une logique d'analyse qui laisse pantois.

Monumental et lumineux.


Vladimir Boukovski et la comparaison UE/URSS




Vladimir Boukovski à propos de l'Union Européenne et des multiples ressemblances de celle-ci avec une Union des Républiques Socialistes Soviétiques qu'il connait trop bien et dont il a fréquenté les geôles pendant une douzaine d'années.


vendredi 21 juillet 2017

Les origines occultistes de la franc-maçonnerie



Excellente introduction à la franc-maçonnerie et à ses diverses racines ésotérico-occultistes que cet ouvrage (paru en 2015) du professeur Jean-Claude Lozac'hmeur.
Ouvrage que ce dernier présente ci-dessous :



samedi 15 juillet 2017

Un autre point de vue sur Vichy



Témoignage de première qualité concernant la période trouble de Vichy, ce livre d'entretiens entre Arnaud Benedetti et Paul Racine (ancien fonctionnaire du cabinet du maréchal Pétain).
Cet ouvrage est une invitation à la prudence et à la modération considérant ce moment particulièrement méandreux de notre histoire.
Il est aisé aujourd'hui de jeter l'opprobre sur certains et d'en porter d'autres au pinacle, la réalité est pourtant beaucoup plus complexe.
C'est ce que nous explique avec brio Paul Racine tout au long de ces entretiens.
En tant que dernier témoin de cette époque (Monsieur Racine s'est éteint le 24 février 2016), celui-ci nous dépeint un monde plein de contrastes, très éloigné de l'image qui nous est donnée aujourd'hui avec d'un côté les "salauds" et de l'autre les "glorieux défenseurs de la nation".
A l'époque on pouvait être "maréchaliste" et anti-nazi (et c'était souvent le cas si l'on en croit Paul Racine), chose que l'on oublie trop souvent à notre époque manichéenne.

Quelques citations :

- Le rôle de l'aviation avait été négligé, nonobstant les avis de Pétain qui dans l'entre-deux-guerres avait toujours considéré et prophétisé, avec d'autres, la place essentielle que ce moyen prendrait tant au niveau de la chasse que du bombardement dans les dispositifs militaires. (p.88)

- Hitler avait les moyens militaires d'une politique d'occupation totale et rapide. Et nous autres n'avions aucune possibilité de les arrêter. (...) Churchill lui-même, beaucoup plus tard, l'a reconnu quelque part : "l'armistice finalement nous a rendu service car il a évité l'invasion de l'Afrique du Nord par les Allemands qui seraient allés jusqu'en Egypte, et là , notre position eût été beaucoup plus difficile." (p.100)

- Je rappelle que c'est quand même la Chambre issue du Front populaire qui procède à ce vote. Et à ce stade, il convient de tordre le cou à cette idée selon laquelle le Maréchal a été l'inspirateur d'un complot pour renverser le régime. Mais c'est le régime lui-même qui s'est sabordé ! (...) Pétain (...) déclarera avec réalisme : "J'ai tout à perdre à accepter cette responsabilité, sauf l'honneur." (p.101)


- A l'origine, la Résistance, au sens que l'on a donné par la suite à ce terme, n'était pas forcément gaulliste ; elle est née également et préalablement dans l'armée d'armistice. Le Maréchal a couvert et ordonné les caches d'armes. Il était également très soucieux d'éviter l'exode des officiers qui par la suite, pour nombre d'entre eux, composeraient l'armée secrète. (p. 124)


- Vichy n'était pas un bloc mais une myriade de forces qui s'affrontaient autour du Maréchal, se revendiquaient souvent à tort de lui pour certaines d'entre elles. (p167-168)

Un ouvrage salutaire afin de sortir de l'ornière idéologique dans laquelle nous sommes embourbés depuis plus de 70 ans.







Plus d'activité sur Twitter

 Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais me suivre sur Twitter : https://twitter.com/SD_0101