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mardi 27 juillet 2021

Les vaccins ont déjà causé plus de 30 000 morts aux Etats-Unis et en Europe (chiffres officiels)



Plus de 11 000 morts aux USA, près de 20 000 pour l'Union Européenne (et je ne parle même pas des effets secondaires graves).
Tout cela dans le silence assourdissant des "grands médias" qui évoquent le fait qu'il n'y a pas de cause à effet démontrée entre la vaccination et les morts faisant suite à celle-ci, c'est évidemment se moquer du monde mais c'est pour eux une habitude solidement ancrée.

dimanche 28 octobre 2018

"Conversations avec Monsieur Poutine" d'Oliver Stone


Un documentaire non dénué d'intérêt réalisé par Oliver Stone.
On aurait aimé que quelques sujets soient abordés plus en profondeur (la religion notamment) mais ce que dit (et ne dit pas) Vladimir Poutine permet tout de même de cerner un peu mieux le personnage.
Intéressant notamment la façon dont ce dernier voit Donald Trump et son prédécesseur Barack Obama et la manière qu'il a de décrire le poids de "l'état profond" (il n'emploie pas cette expression mais l'idée est là) sur les présidents américains.
Ce même état profond que certains fauteurs de guerre (Serbie, Libye...) louent :


Pour revenir à ce "Conversations avec Monsieur Poutine", on notera quelques contradictions chez le président russe, notamment lorsqu'il évoque les musulmans de Russie qui n'auraient qu'une seule patrie (russe donc) pour ensuite évoquer les milliers de musulmans russes qui se battent pourtant sous la bannière... de l'Etat Islamique en Syrie...
Quoiqu'il en soit, ces entretiens font ressortir un Poutine pragmatique, intelligent, habile, très attaché à l'ONU et à un ordre international respectant le "multilatéralisme".
Enfin, Vladimir Poutine ne semble pas très lié à la religion chrétienne orthodoxe sinon pour s'en servir de "ciment" afin de structurer une société russe qu'avait laissé sans repères des décennies de communisme.

Partie 1 :



Partie 2 :



Partie 3 :



Partie 4 :


dimanche 16 septembre 2018

Le néoconservatisme, un mouvement juif (K. MacDonald)

Richard Perle, une des principales figures du mouvement néoconservateur.

"Petit peuple" révolutionnaire, appelé non pas à se substituer au vrai peuple mais à le diriger et, le cas échéant, à le détruire en agrégeant autour de cette minorité d'autres minorités, instaurant ainsi la dictature de tout ce qui est antinational sur tout ce qui est national."
(Augustin Cochin cité par Philippe Baillet dans son excellente préface au livre de MacDonald)



Kevin MacDonald


"Le néoconservatisme, un mouvement juif" est une très bonne étude sur un mouvement néoconservateur assez méconnu en France et pourtant ô combien influent sur la politique étrangère américaine depuis plusieurs décennies.
MacDonald démontre que l'influence d'un Leo Strauss est en fait limitée et qu'elle ne résume que très partiellement l'esprit du mouvement.
Il décrit le néoconservatisme comme "un réseau professionnel et familial, imbriqué et complexe, qui s'articule autour d'organisateurs et de journalistes juifs et qui se déploie avec souplesse pour attirer les sympathies à la fois des Juifs et des non-Juifs, dans le but de mettre la richesse et la puissance des Etats-Unis au service d'Israël."

C'est donc un mouvement sans réel leader ni doctrine mais avec un but bien précis.
D'abord réunis sous la bannière de la gauche, de nombreux Juifs ont quitté celle-ci après qu'elle soit devenue antisioniste.
Irving Kristol est un des premiers à "changer de camp" en devenant républicain, il soutint Richard Nixon en 1972.
Petit à petit, les néoconservateurs vont infiltrer le mouvement conservateur américain (que l'on désigne aussi sous l'appellation de "paléoconservateurs") "en chassant ou en évinçant les conservateurs traditionnels, et en modifiant les positions et la philosophie de ces institutions dans un sens néoconservateur."

MacDonald souligne que les néoconservateurs ont été en première ligne pour soutenir l'immigration massive de non-Européens aux Etats-Unis, l'objectif étant de détruire "cette idée de civilisation chrétienne".

"La déseuropéanisation de l'Amérique est une nouvelle encourageante, d'une qualité quasi-transcendante"  écrivait en 1984 le néoconservateur Ben Wattenberg dans son ouvrage "The Good News is the Bad News is Wrong".

Ce genre de volonté n'est pas sans rappeler celle de certains "intellectuels" juifs en France qui ne voient aucune contradiction à vouloir ouvrir bien grandes les vannes de l'immigration pour la France tout en défendant farouchement un état d'Israël pourtant très peu porté sur l'accueil des "migrants".



Bref...

Kevin MacDonald retrace succinctement le parcours de nombreux néoconservateurs depuis leur soutien à Henry Jackson (Perle et Wolfowitz) à leur arrivée en masse dans l'administration Reagan.
Plusieurs officines néoconservatrices sont aussi citées, l'AIPAC évidemment mais aussi l'American Enterprise Institute,  le Center for Security Policy, le Jewish Institute for National Security Affairs, Middle East Forum, Social Democrats/USA, PNAC, WINEP, ZOA, etc.
Si un document émane d'une de ces boutiques, vous savez à quoi vous en tenir...

Un petit ouvrage très pertinent et documenté qu'on aurait aimé plus épais mais qui a le mérite d'aller à l'essentiel et de bien dessiner les contours de la nébuleuse néoconservatrice.






mercredi 15 août 2018

Progrès = dégénérescence : un transgenre bientôt gouverneur du Vermont ?

"Christine" Hallquist au centre, candidate démocrate au poste de gouverneur du Vermont.
Il ne s'agit pas d'une plaisanterie à la Conchita Wurst qui remportait l'Eurovision en 2014 (en drainant déjà dans son sillage toute la propagande LGBTQ) mais d'une importante élection aux Etats-Unis.
Toutes les barrières tombent, la civilisation occidentale avec.

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Christine Hallquist a remporté, ce mardi, la primaire démocrate dans l'État du Vermont. Elle sera candidate au poste de gouverneur lors des prochaines élections de mi-mandat qui auront lieu début novembre.

Il s'agit d'une nomination historique. Christine Hallquist sera la candidate démocrate à la tête de l'État du Vermont pour les élections des gouverneurs américains du 7 novembre. Elle est la première femme transgenre à être investie par l'un des deux principaux partis américains pour un tel poste. Elle a remporté la primaire de son parti face à James Ehlers, un vétéran de la Marine et militant écologiste, Brenda Siegel, directrice exécutive d'un festival de danse, et Ethan Sonneborn, un adolescent de 14 ans, dont la popularité a fortement grimpé à l'approche de la primaire, ces derniers jours. Selon des résultats partiels donnés par le quotidien New-York Times, Christine Hallquist était largement en tête, avec plus de 48% des voies sur 87% des bulletins dépouillés, à 2h45 dans la nuit de mardi à mercredi.



«MOMENT HISTORIQUE!», s'est réjoui sur Twitter le Victory Fund, une organisation qui soutient les candidats LGBTQ en politique. Si elle est élue en novembre, Christine Hallquist deviendra en effet la première femme transgenre gouverneure aux États-Unis. Elle a été choisie par les électeurs démocrates avec un programme progressiste. L'accès à une connexion Internet de qualité, hausse du salaire minimal dans l'État, augmentation des budgets dédiés à l'éducation et la transition écologique, création d'un système de Sécurité sociale pour le Vermont... font notamment partie de ses promesses de campagne. Dans l'État du sénateur Bernie Sanders, qui a voté à 56% pour Hillary Clinton aux dernières présidentielles, Christine Hallquist est une candidate sérieuse. Mais sa victoire n'est pas assurée. Face à elle, le candidat républicain est le gouverneur sortant, Phil Scott, qui a largement remporté sa primaire selon les résultats partiels donnés aussi par les médias américains.

Installée dans le Vermont depuis 1976, Christine Hallquist débute comme ingénieur dans l'entreprise de distribution d'électricité Vermont electric cooperative pour en devenir PDG en 2005, alors qu'elle est encore un homme. C'est en 2015, qu'elle commence sa transition. «Christine a pris la décision, après des années à le garder en elle, de devenir elle-même, une femme transgenre, devenant le premier dirigeant d'entreprise dans le pays à entamer sa transition alors en poste», précise une courte biographie disponible sur le site Internet de sa campagne.

En novembre dernier, une autre femme transgenre avait remporté une élection. Danica Roem était devenue la première personne ouvertement transgenre à intégrer le parlement d'un État américain, la Virginie. Elle a d'ailleurs envoyé ses félicitations à Christine Hallquist dans un tweet.

Cette élection intervient à un moment d'incertitude pour les droits des personnes transgenres, qui se sont améliorés sous l'administration du président démocrate Barack Obama. Ils ont toutefois été mis à mal depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Source : Le Figaro

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Signalons que "Christine" était née David Hallquist et que le changement de sexe avait été décidé après une dépression et des envies de suicide, notons également qu'un prêtre catholique avait recommandé aux parents de David de réaliser un exorcisme sur leur enfant, proposition qui n'avait pas été suivie évidemment :

As a child, Hallquist envied the perfume of a female classmate and was drawn to girls' clothes. Those unorthodox interests, combined with posing "lots of questions about religion," got the attention of the monsignor, who recommended an old-fashioned exorcism for young Dave, who was a long way from revealing his secret to anyone. Horrified, the Hallquists pulled all of their children out of the Catholic school.
Source : Sevendaysvt

samedi 12 mai 2018

Le Nouvel Ordre Mondial... De la science-fiction ?



Interventions de Pierre Hillard et de Thibault Philippe à propos de l'ouvrage de H.G. Wells dont la traduction française va bientôt paraître aux Editions du Rubicon :

https://soundcloud.com/meridienzero/emission-n339-le-nouvel-ordre-mondial-de-la-science-fiction

samedi 28 avril 2018

Gog et Magog



Le Rav Ron Chaya parle de Gog et Magog...




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Chirac, Bush et l'Apocalypse

En 2003, le président français comprit, par un coup de fil de son homologue américain, ce qui poussait ce dernier à vouloir faire la guerre à l'Irak.

Directeur de la rédaction du Journal du dimanche entre 1999 et 2005, Jean-Claude Maurice rencontre à une dizaine de reprises, en tête à tête, Jacques Chirac, alors chef de l'Etat. Et notamment en 2003, avant la guerre que les Etats-Unis s'apprêtent à déclencher en Irak et à laquelle le président français s'opposera. Dans Si vous le répétez, je démentirai, à paraître le 5 mars, il raconte. Extraits. 

[...] Jacques Chirac l'a appris, le mois précédent, de la bouche même de Bush Jr. Une révélation reçue d'abord avec étonnement, puis, renseignement pris, avec effroi. Lors de cette conversation téléphonique visant à convaincre son homologue français de se joindre à la coalition, George Bush Jr. a utilisé un argument singulier, affirmant que... "Gog et Magog sont à l'oeuvre au Proche-Orient" et que "les prophéties bibliques sont sur le point de s'accomplir". Sur le moment, Jacques Chirac, stupéfait, ne réagit pas. Il sait Bush religieux, mais il a du mal à comprendre que le président de la première puissance du monde soit à ce point fondu des Ecritures qu'il batte le rappel des duettistes Gog et Magog pour justifier son combat! Chirac s'en ouvre à ses conseillers, d'abord portés à sourire. Il les charge de l'éclairer plus précisément sur Gog et Magog. 

Un jour plus tard, George Bush récidive, prononçant ces deux noms mystérieux lors d'une conférence de presse sur "l'axe du mal". L'Elysée consulte d'urgence un spécialiste. Pas en France, mais en Suisse, pour éviter d'éventuelles fuites. C'est Thomas Römer, professeur de théologie à l'université de Lausanne, qui est mis à contribution. Son rapport a de quoi glacer le sang. Gog, prince de Magog, c'est l'apocalypse. Ce personnage apparaît dans la Genèse, et surtout dans deux des plus obscurs chapitres du Livre d'Ezéchiel, prophétie d'une armée mondiale livrant la bataille finale à Israël. Un conflit voulu par Dieu qui doit, terrassant Gog et Magog, anéantir à jamais les ennemis du peuple élu avant que naisse un monde nouveau. 

Pour un esprit français, l'évocation de Gog et Magog pouvait prêter à rire. Chirac, lui, ne rit pas. Cette parabole d'une apocalypse annoncée pour réaliser une prophétie l'inquiète et le tourmente. Il s'interroge aussi sur l'inculture religieuse à l'heure où les soubassements religieux sont beaucoup plus déterminants qu'on ne veut le croire dans les décisions politiques et militaires. [...] 

Jacques Chirac dès lors ne s'y trompe pas. Le président américain a sommairement décrypté les Ecritures: une armée mondiale islamiste fondamentaliste menace le monde occidental qui soutient Israël. Les attentats du 11 septembre contre les tours de Manhattan en sont la preuve. [...] "Ils vont mettre la région à feu et à sang. Ils ne comprennent rien à rien et sont d'une inculture crasse en ce qui concerne un Orient déjà compliqué. Demandez-leur de vous citer le nom d'un poète arabe. C'est tout juste si pour eux l'affrontement entre chiites et sunnites ne renvoie pas à la finale d'un Super Bowl du Moyen-Orient!" Et d'énumérer tout ce qui va se passer. "Vous verrez: ils vont mener une guerre de Pandore, la gagner rapidement, mais le plus dur alors commencera. Sunnites et chiites vont se déchirer. Après l'invasion, une guerre civile fera plus de victimes civiles que les combats de la guerre éclair. Al-Qaeda trouvera en Irak un terrain de manœuvre qui lui est jusqu'ici interdit. Dans un an, il faudra envoyer des renforts. Et dans trois ans, quand 3000 GI seront morts, ils n'auront le choix qu'entre le retrait et l'envoi de nouvelles troupes." 

Source : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/chirac-bush-et-l-apocalypse_746203.html




mercredi 18 avril 2018

Une base américaine en plus d'une adhésion à l'Union Européenne pour l'Albanie ?


Deux informations qui tombent le même jour (le hasard...) et qui sont révélatrices de la marche en avant commune de l'Union Européenne de l'OTAN et des Etats-Unis face à un même ennemi : la Russie.

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L’Albanie et la Macédoine, bientôt États membres de l’Union européenne ?

La Commission européenne a proposé, ce mardi 17 avril, aux États membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de l’ancienne république yougoslave de Macédoine.

L'article complet sur le site de Ouest-France.

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L'Albanie souhaite une base américaine sur son sol

L'Albanie souhaite que les Etats-Unis installent une base militaire sur son sol, notamment pour contrer l'influence de la Russie, a déclaré mardi à Washington la ministre albanaise de la Défense, Olta Xhacka.

L'article complet sur le site du Figaro.

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L'Albanie avec un taux de chômage à 16% selon les chiffres officiels, 30% selon d'autres estimations plus proches, semble-t-il, de la réalité et un salaire mensuel moyen qui oscille autour de 300 euros est de surcroît un pays gangrené par la corruption et le trafic de drogue.
Tout pour plaire donc aux élites de Bruxelles.
A moins qu'il ne soit seulement question de faire plaisir à l'Oncle Sam pour lequel, tout ce qui peut freiner l'influence russe est bon à prendre ?
Et tant mieux si cela plombe encore plus une Europe totalement asservie à ses injonctions.

Évoquons également, le projet  de "Grande Albanie" (réunion de l'Albanie, du Kosovo et d'une partie des territoires de la Serbie, de la Grèce, de la Macédoine et du Monténégro), projet, qui en cas d'adhésion de Tirana à l'UE, serait favorisé par les ambitions allemandes de constituer une Europe fédérale parcellisée selon des critères ethniques (dans ce cadre, la France, créature on ne peut plus politique et éloignée de ces vues ethnicisantes, est appelée à voler en éclats).

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De la réalité de la Grande Albanie



L’idée d’une Grande Albanie se développe au XIXe siècle, alors que l’Empire ottoman est encore présent dans les Balkans. La Grande Albanie est un projet nationaliste visant à réunir au sein d’un même Etat tous les albanais se trouvant dans des Etats voisins de l’Albanie. Des minorités albanaises sont présentes au Kosovo-et-Métochie, dans la région de Preševo, en Macédoine, au Monténégro, en Grèce. Les Serbes étaient encore majoritaires dans la province du Kosovo-et-Métochie il y a un siècle. On peut se demander d’ou viennent ces albanais présent au Kosovo ?

L'article complet sur le site de Stratpol.

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En ce qui concerne la volonté albanaise de voir une base américaine érigée sur son sol, rappelons que l'US Army dispose déjà de la base de Bondsteel située au... Kosovo voisin.

Corruption, drogue, économie en berne, chaos ethnique et géopolitique en gestation... l'Albanie a définitivement le profil idoine pour rallier une Union Européenne à la dérive, ou plus précisément rejoindre "la famille euro-atlantique" comme le déclarait la ministre albanaise de la Défense Olta Xhacka.


samedi 14 avril 2018

Les frappes occidentales sur la Syrie et leurs possibles conséquences



Retour sur les événements de ces 48 dernières heures.

Jeudi, le président français Emmanuel Macron annonçait qu'il avait la preuve que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie.
Rien de très surprenant à cela, le Young Leader 2012 suivant la voie tracée par son maître américain.
Le lendemain, Moscou affirmait pourtant qu'il s'agissait d'une mise en scène.
Les experts de l'OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) devaient commencer leur travail samedi (gageons que les frappes occidentales intervenues dans la nuit de vendredi à samedi ne facilitera pas leur travail, ne serait-ce que sur un plan psychologique...).

Mais revenons à la journée de jeudi durant laquelle, l'Allemagne quant à elle, était restée fidèle à sa tradition de prudence, voire de double-jeu en refusant de participer à des actions militaires contre la Syrie (rappelons-nous de sa position lors de la dernière intervention atlantiste en Irak, ne participant pas militairement mais donnant un sérieux coup de pouce aux Américains en leur livrant les plans de défense de Bagdad...).
C'est une constante géopolitique découlant de la centralité géographique du monde germanique, placé entre la Russie et l'Europe de l'ouest, ce dernier se doit d'éviter de pencher trop ouvertement d'un côté ou de l'autre, il lui faut adopter une subtile posture d'équilibriste.
Le même jour, la Russie appelait les occidentaux à réfléchir aux conséquences de leurs menaces.

La suite est connue...
On peut lire notamment dans le communiqué de presse de l'Elysée du 14 avril que "les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute."
C'est intéressant... 
Pas besoin d'enquête donc, la présomption d'innocence est un concept qui n'existe pas en droit international selon l'Elysée (et la Maison Blanche).
Intéressant également de constater que la France s'engage militairement dans le conflit syrien au moment où les djihadistes sont en train de perdre le combat face aux efforts conjugués d'Assad et de Poutine.
On le savait, mais c'est confirmé par les faits, la lutte contre Assad est donc plus importante que de vaincre l'Etat Islamique, les familles des victimes des multiples attentats apprécieront.

Après l'intervention de la nuit de vendredi à samedi la tendance est à l'auto-satisfaction chez le président américain Donald Trump :



("Une frappe parfaitement exécutée la nuit dernière. Merci à la France et au Royaume-Uni pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée. Nous ne pouvions obtenir meilleur résultat. Mission accomplie !")

Autre son de cloche dans le camp opposé avec l'intervention de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères, qui s'est exprimé aujourd'hui suite aux frappes occidentales (et également à propos de l'affaire Skripal).
Lavrov nous apprend notamment que Emmanuel Macron aurait refusé de fournir à Vladimir Poutine les informations qu'il détient sur la présumée attaque chimique de Douma.




A noter que sur les 103 missiles lancés par la coalition américano-franco-anglaise, 71 auraient été interceptés par la DCA syrienne.

Autre déclaration, du président russe Vladimir Poutine cette fois : 

Le 14 avril, les États-Unis soutenus par leurs alliés ont frappé des sites militaires ainsi que ceux de l'infrastructure civile de la République arabe syrienne. Sans l'aval du Conseil de sécurité de l'Onu, en violation de la Charte de l'Onu, des normes et des principes du droit international, un acte d'agression a été commis à l'encontre d'un État souverain qui se tient à l'avant-garde de la lutte antiterroriste.

À nouveau, tout comme il y a un an, lorsque les États-Unis ont attaqué la base aérienne de Shayrat, en tant que prétexte a été utilisée une mise en scène d'usage de substances toxiques contre les civiles, cette fois à Douma, banlieue de Damas. Après avoir visité le lieu de l'incident fictif, les experts militaires russes n'ont pas découvert de trace d'utilisation de chlore ou de toute autre substance toxique. Pas un seul habitant n'a confirmé le fait de l'attaque chimique.
L'Organisation sur l'interdiction des armes chimiques a dépêché ses spécialistes en Syrie afin d'élucider la situation. Or, un groupe de pays occidentaux l'a méprisé de façon cynique en entreprenant une action militaire sans attendre les résultats de l'enquête.

La Russie condamne avec une extrême fermeté l'attaque contre la Syrie où des militaires russes aident le gouvernement légitime à combattre le terrorisme.

Par leurs actions, les États-Unis aggravent davantage la catastrophe humanitaire en Syrie, apportent des souffrances aux civils, laissent faire les terroristes qui déchirent depuis sept ans le peuple syrien, provoquent une nouvelle vague de réfugiés en provenance de ce pays et de la région en général.

L'escalade en cours autour de la Syrie produit des effets destructeurs sur l'ensemble du système des relations internationales. L'histoire remettra tout à sa place et elle a déjà attribué à Washington une lourde responsabilité pour avoir mis en œuvre sa justice sanglante en Yougoslavie, en Irak et en Libye.
La Russie convoque une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu afin de discuter des actions agressives des États-Unis et de leurs alliés.


***

La provocation occidentale va nécessairement engendrer une réaction de la part de la Russie, si tel n'était pas le cas, cela serait considéré comme un aveu de faiblesse par Washington et ses vassaux et donc comme une invitation à défier un peu plus Moscou en Syrie ou ailleurs.





mercredi 11 avril 2018

La route vers la Troisième Guerre Mondiale



100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.

La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
 - La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.

L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.

La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.

On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit... 

Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :



mercredi 14 mars 2018

Mike Pompeo, nouveau secrétaire d'Etat américain, proche des frères Koch et pro israélien

Mike Pompeo, ex-directeur de la CIA, nouveau secrétaire d'Etat américain.

La nomination de Mike Pompeo (ex-directeur de la CIA) par Donald Trump au poste de secrétaire d'Etat des Etats-Unis a été particulièrement bien accueillie du côté de Tel Aviv et de Jérusalem.
Pompeo, sponsorisé par les frères Koch{1} est en effet considéré comme un ami d'Israël et logiquement comme un opposant farouche à l'Iran.
S'entourer de "faucons" néo-conservateurs semble être une manie chez le président américain.


{1} "Après avoir servi pendant cinq ans – mais jamais au combat – il a intégré la Harvard Law School, l'une des grandes facultés de droit du pays, par laquelle est aussi passé Barack Obama.
Il a fondé une société d'ingénierie dans le Kansas avant de se lancer dans la politique en 2010 avec le soutien des frères Koch, des milliardaires libertariens qui financent les candidats défendant leurs idées." (https://www.nouvelobs.com/monde/l-amerique-selon-trump/20180313.OBS3528/qui-est-mike-pompeo-le-nouveau-chef-de-la-diplomatie-americaine-nomme-par-trump.html)


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Mike Pompeo, le nouveau chouchou de Jérusalem ?

Le nouveau secrétaire d'État américain a depuis longtemps exprimé son soutien aux positions de l'État juif, et ce, sur diverses questions


Préoccupés par la crise politique qui menaçait de renverser la coalition au pouvoir, les politiciens de Jérusalem ont ignoré mardi à une écrasante majorité l’annonce selon laquelle les États-Unis se dotaient d’un nouveau secrétaire d’État.


Il ne fait cependant aucun doute que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la plupart des membres de son gouvernement étaient ravis d’apprendre que le président américain Donald Trump avait congédié Rex Tillerson et qu’il avait plutôt fait appel à Mike Pompeo, le directeur actuel de la CIA.

La nouvelle de la nomination de Pompeo est tombée alors que la classe politique israélienne était encore en train de résoudre la ‘crise’, et des heures après qu’elle eut été résolue, ni le bureau de Netanyahu, ni le ministère des Affaires étrangères, ni aucun autre haut fonctionnaire n’ont fait de déclarations ou adressé des félicitations au nouveau diplomate américain.

Seul le ministre du Renseignement Yisrael Katz, qui avait rencontré Pompeo à plusieurs reprises au cours de ses 14 mois de mandat à la tête de l’agence d’espionnage la plus connue au monde, est allé féliciter Pompeo sur Twitter et « le remercier pour son soutien à Israël ».

Tillerson, qui a appris son licenciement sans ménagement par un tweet de Trump, a été considéré par Jérusalem comme un secrétaire d’État amical. Ancien magnat du pétrole, il n’avait aucun lien antérieur avec l’État juif, mais semblait être d’accord avec les positions générales pro-israéliennes de l’administration. Ce n’était certainement pas un John Kerry, qui a fait pression et critiqué Israël concernant le processus de paix et qui a promu un accord nucléaire avec l’Iran qui, selon Israël, menace la paix dans le monde entier.

M. Tillerson n’était toutefois pas d’accord avec M. Trump sur plusieurs questions clés de politique étrangère. Plus particulièrement, le secrétaire d’État sortant ne partageait pas la haine profonde du président à l’égard de l’accord sur le nucléaire iranien.

« Quand on examine l’accord avec l’Iran, je pense que c’est terrifiant », a déclaré Trump mardi. Tillerson, par contre, était « OK », a-t-il expliqué. « Je voulais soit le rompre, soit faire quelque chose, et il ressentait les choses un peu différemment. Donc nous ne pensions pas vraiment la même chose. »

En revanche, Pompeo est un « faucon » connu en Iran. Ses vues sur l’accord avec l’Iran de 2015 correspondent parfaitement à celles de Trump – et à celles de Netanyahu. Ils pensent tous que l’accord a été une catastrophe et qu’il faut l’améliorer considérablement ou le rejeter complètement.

M. Pompeo a indiqué à la fin de 2014, avant la signature de l’accord, qu’il croyait que les frappes militaires contre les installations nucléaires iraniennes contrecarreraient plus efficacement la quête de bombes atomiques de Téhéran que la diplomatie.

« L’Iran, le plus grand pays au monde qui parraine la terreur, est devenu un acteur encore plus audacieux et déstabilisateur au Moyen Orient », a-t-il déclaré lors de l’audience de confirmation au Sénat en janvier 2017.

Comme on pouvait s’y attendre, les amis de la République islamique ont tiré la sonnette d’alarme mardi.

Pompeo aux Affaires étrangères augmenterait les risques d’une « nouvelle guerre au Moyen Orient », a averti le National Iranian American Council, le qualifiant d' »un des opposants les plus farouches à la diplomatie avec l’Iran ».

D’autres groupes pro-iraniens ont émis des avertissements similaires, tandis que des groupes pro-israéliens « faucons » ont salué la position hostile de Pompeo envers la République islamique.

« Tout au long de son séjour à la Chambre des représentants et en tant que directeur de la CIA, il s’est avéré être un rempart contre les agressions de l’Iran, et un grand ami d’Israël », a déclaré Matt Brooks, chef de la coalition juive républicaine.

Lorsque Trump a constitué son gouvernement à la fin de l’année 2016, Pompeo a été salué par des sources officielles à Jérusalem, qui ont souligné son excellent bilan concernant l’Iran.

En décembre, lorsque des rumeurs selon lesquelles Pompeo pourrait remplacer Tillerson ont commencé à faire surface, Tom Gross, un éminent analyste du Moyen Orient, a déclaré qu’il serait « le premier secrétaire d’État américain pro-israélien depuis des décennies ».

Contrairement à Tillerson, qui n’a pas joué un rôle important dans l’approche de l’administration face au conflit israélo-palestinien et qui s’est volontiers concentré sur d’autres parties du globe, Pompeo voudra peut-être s’impliquer au Moyen Orient, d’autant plus que Trump et son équipe se préparent à dévoiler leur proposition de paix.

Pompeo entretient un lien avec l’État juif. Il est venu en Israël en 2015, alors qu’il était encore membre du Congrès du 4e district du Kansas, pour obtenir des informations en matière de sécurité de la police israélienne et visiter le mur Occidental.

« Les efforts de Netanyahu pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires sont particulièrement remarquables et très appréciables », a-t-il déclaré après avoir rencontré le Premier ministre de l’époque.

Il a également salué la « retenue admirable des Israéliens face à des attaques d’une cruauté indescriptible », évoquant une série d’attentats terroristes palestiniens, dont beaucoup ont été perpétrés avec des couteaux, qui étaient à leur apogée à l’époque. Les États-Unis doivent « se tenir aux côtés de notre allié Israël et mettre un terme au terrorisme », a-t-il déclaré. « Les attaques constantes des Palestiniens ne servent qu’à éloigner les perspectives de paix. »

Tout comme les Iraniens, les Palestiniens ne sont pas des fans de cet homme. L’année dernière, la campagne américaine pour les droits des Palestiniens a donné une note négative à Pompeo sur le site votesmart.org.

Depuis qu’il siège à la Chambre des représentants, Pompeo, qui, en 2013, a déclaré de façon controversée que les dirigeants musulmans américains qui ne dénoncent pas les actes de terrorisme sont « potentiellement complices », s’est penché à maintes reprises sur des positions qui concordent étroitement avec celles des dirigeants israéliens.

En tant que chef de la CIA, il a naturellement dû faire profil bas – il n’y a pas de photos ou de communiqués de presse sur sa visite de l’année dernière – mais au département d’État, Pompeo est susceptible de montrer clairement et peut-être même faire briller sa bonne foi pro-israélienne.

S’il s’implique dans les affaires du Moyen Orient, et surtout si Trump le laisse jouer un rôle important dans la tentative de l’administration de négocier un accord de paix israélo-palestinien, Pompeo semble prêt à devenir le nouveau chouchou de Jérusalem, aux côtés de l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley.

Les politiciens israéliens étaient peut-être trop occupés avec eux-mêmes cette semaine pour remarquer sa nomination, mais le nouveau secrétaire d’État est en mesure de changer le visage de la diplomatie américaine vis-à-vis du Moyen Orient.

https://fr.timesofisrael.com/mike-pompeo-le-nouveau-chouchou-de-jerusalem/






Le mondialisme


Lorsque Pierre Hillard parle du mondialisme, on s’assoie, on écoute et on prend des notes.


mercredi 7 février 2018

Nathalie Kosciusko-Morizet quitte la politique... Mais reste dans le réseau de la FAF



Les yeux humides, les mains tremblantes, nous ne pouvons que constater le retrait de NKM du monde de la politique.
Mais que l'on se rassure, pas question pour Nathalie de pointer à Pôle Emploi, elle ne sera pas non plus condamnée à risquer sa vie sur les marchés de la région parisienne afin de distribuer des tracts.
En effet, ses incomparables compétences lui ont permis de dénicher un strapontin chez Capgemini à New York, ce qui est d'une logique implacable lorsqu'on est issu du sérail de la French American Foundation (comme Emmanuel Macron, Edouard Philippe, François Hollande, Laurent Wauquiez ou encore Alain Juppé qu'elle soutenait lors des primaires de "droite" à l'élection présidentielle de 2017), le monde politique "français" est vraiment lilliputien...
A signaler que l'entreprise Capgemini fait partie des "particuliers et entreprises qui soutiennent l'action" de la FAF : http://french-american.org/qui-sommes-nous/nos-membres-partenaires/

Le site frenchmorning nous apprend enfin que Nathalie Kosciusko-Morizet retrouvera à New-York son oncle Antoine Treuille, lui-même ancien président de la FAF (de 2008 à 2012).
L’ancienne députée, maire de Longjumeau, a des liens personnels avec New York, ville où son oncle Antoine Treuille, figure bien connue de la communauté française locale, a dirigé la French American Foundation (FAF).

Plus qu'une grande famille, c'est d'une magnifique toile d'araignée toute dédiée à l'atlantisme dont bénéficie aujourd'hui NKM.

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Antoine Treuille sera le prochain président de la French-American Foundation. Il succèdera à Nicholas Dungan, en poste depuis 2005 et qui avait donné sa démission en mai dernier.

« Nous sommes ravis d’accueillir Antoine au sein de la fondation », a affirmé la porte-parole Michael Patterson dans un communiqué. « C’est un leader respecté et qualifié. Nous faisons confiance à son expérience et à son sens de l’initiative pour faire avancer la mission de la Fondation », a-t-il ajouté.

Résident depuis longtemps à New York, Antoine Treuille est actuellement directeur associé de Altomont Capital Partners, un fonds d’équité privé basé à New York et spécialisé dans le secteur de la consommation. « Je suis honoré de mener cette organisation qui contribue si profondément au renforcement des liens transatlantiques et je suis impatient d’aider la fondation à améliorer davantage son leadership dans l’arène internationale », a réagit Antoine Treuille.

Né a Washington, DC, Antoine Treuille a passé son enfance en France, en Australie et en Argentine. Diplomé de l’ESSEC, il a également obtenu un MBA et un MS en Ingénierie à Columbia University. Il vit désormais à New York, avec sa femme Beverly et leurs quatre enfants.





jeudi 4 janvier 2018

La très juteuse légalisation du cannabis...



Dans un monde en complète déliquescence, tout est bon, du moment que cela profite au sacro-saint libéralisme et à Mammon (et que cela permet au passage de liquéfier encore un peu plus les cerveaux déjà bien abrutis).
A quand la légalisation de l'héroïne, de la cocaïne et du trafic d'êtres humains pour booster les PIB ?
Au passage, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que les Etats-Unis (ce modèle de société que suivent à peu près tous les pays dits "civilisés") détiennent le triste et hallucinant record de 174 morts par overdose chaque jour, au point que l'espérance de vie commence à en pâtir.

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LE CANNABIS LÉGAL DEVRAIT GÉNÉRER DES MILLIARDS

Le cannabis légal devrait générer quelque 40 milliards de dollars en 2021 aux Etats-Unis, selon une étude publiée mardi.

Le secteur du cannabis légal devrait générer 40 milliards de dollars et plus de 400'000 embauches d'ici 2021 aux Etats-Unis, selon une étude publiée mardi.

Cette nouvelle estimation du cabinet spécialisé Arcview en partenariat avec BDS Analytics comprend des achats directs de la part des consommateurs anticipés à 20,8 milliards de dollars (20 milliards de francs) d'ici trois ans.

Elle inclut également des recettes indirectes que les revendeurs versent aux cultivateurs et divers sous-traitants (comptables externalisés, etc.) ou dépensent auprès de commerces non affiliés au secteur (supermarchés, magasins en ligne...).

La nouvelle projection représente un bond de 150% comparé aux recettes enregistrées en 2017 (16 milliards de dollars), selon ce rapport diffusé au lendemain de l'entrée en vigueur de la loi autorisant l'usage récréatif de la marijuana en Californie.

Lourdes taxes

Arcview et BDS s'attendent à ce que 4 milliards de dollars de recettes fiscales soient générées d'ici trois ans dans le pays grâce à ce secteur en plein boom, et près de 100'000 nouveaux emplois sans compter les emplois indirects, d'après le rapport qui affirme que les Etats pionniers dans la marijuana récréative enregistreront les meilleures retombées économiques.

De nombreux clients et exploitants se plaignent toutefois en Californie des lourdes taxes appliquées au cannabis et ses produits dérivés: elles peuvent atteindre 35% en incluant les taxes d'Etat, du comté ou de la municipalité.

L'Etat le plus peuplé du pays est devenu lundi le plus gros marché mondial légal de la marijuana, et l'accueil du public a été enthousiaste, avec des files d'attente et des ruptures de stocks dans les dispensaires déjà homologués et ouverts.

Nouvelle économie

Le maire de Berkeley, Jesse Arreguin, s'est rendu lundi à une cérémonie chez Berkeley Patients Group, l'un des vieux dispensaires des Etats-Unis, parlant d'un «moment historique». Il a salué la «dépénalisation» du cannabis et appelé à «embrasser cette nouvelle économie», alors que l'herbe reste considérée comme une drogue dure interdite selon la législation fédérale.

Tom Adams, du cabinet Arcview Market Research, souligne que «comme prévu moins de 100 magasins sur les 3000 distributeurs en Californie étaient prêts (lundi) et avaient obtenu les permis locaux et de l'Etat de Californie».

Ils ont dans l'ensemble signalé des ventes «multiples de leurs journées typiques avec des clients plus divers et novices», qui avaient souvent «besoin de beaucoup d'explications», ajoute-t-il dans un email à l'AFP. Le cabinet a relevé sa prévision de recettes pour la première année de marijuana récréative légale en Californie de 3 à 3,7 milliards de dollars. (afp/nxp)


https://www.lematin.ch/economie/Le-cannabis-legal-devrait-generer-des-milliards/story/14298103

lundi 1 janvier 2018

Accord Etats-Unis-Israël destiné à renforcer la lutte contre l'Iran



Les "grands médias" ont été assez discrets à ce sujet.
Bien sûr, seuls les esprits malintentionnés feront le lien entre cet accord et les événements se produisant actuellement en Iran.

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Israël et les Etats-Unis ont secrètement signé un accord stratégique visant à développer leur coopération dans le domaine de la lutte contre la menace nucléaire iranienne et contre les ambitions croissantes de Téhéran dans la région, a rapporté vendredi le Times of Israel.Conduisant une délégation israélienne, le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben Shabat a rencontré le 12 décembre son homologue américain H. R. McMaster à la Maison Blanche. Selon Channel 10, un document a été signé lors de ce meeting, suivi d'intenses discussions.Dans le cadre des discussions entre les Etats-Unis et Israël, qui cherchent à définir leurs objectifs stratégiques communs, cette réunion a abouti à la création d'équipes conjointes qui se concentrent sur les éléments de menaces pour les deux alliés. Parmi les thèmes abordés figurent l'activité iranienne en Syrie, le programme d'armement nucléaire iranien et ses systèmes de missiles balistiques, ainsi que le soutien de Téhéran au groupe libanais du Hezbollah."Israël et les Etats-Unis partagent la même opinion concernant les tendances de la région, en particulier sur l'Iran, et ont conclu des accords sur la stratégie et la politique à mener", ont déclaré les hauts responsables israéliens selon Channel 10."Nous et les Américains sommes très satisfaits de ces conclusions et de notre engagement à faire face à la fois aux défis et aux opportunités dans la région", a poursuivi le responsable.

Cet accord fait suite au discours du président américain Donald Trump, le 13 octobre dernier, qui dévoilait une stratégie plus agressive pour contrôler la puissance croissante de l'Iran, annonçant qu'il ne certifierait pas l'accord nucléaire iranien conclu par l'administration Obama.Dans la foulée, une série de projets de loi avaient été adoptés au Congrès pour sanctionner le Hezbollah et cibler le financement illégal du groupe terroriste, cherchant ainsi à étouffer les ambitions iraniennes.Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson dans une tribune pour le New York Times la semaine dernière a également réitéré les intentions américaines d'augmenter la pression sur l'Iran en déclarant que "l'accord nucléaire défectueux n'est plus le point central de notre politique iranienne... nous sommes confrontés maintenant à la totalité des menaces iraniennes. 

"La perspective des Etats-Unis et d'Israël sur le Moyen-Orient converge de plus en plus depuis l'arrivée au pouvoir du président Trump.
Lors de la présentation de sa stratégie de sécurité nationale le 18 décembre, Trump a déclaré qu'"Israël n'est pas la cause des problèmes de la région" et a plutôt eu tendance à dénoncer l'Iran comme une cause fondamentale d'instabilité.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou était également un farouche opposant à l'accord de 2015 sur l'Iran, il s'est joint aux efforts du millionnaire américain pour empêcher de certifier ce traité.La décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël a également été défendue par l'administration Netanyahou tout en recevant simultanément une foule de critiques internationales.En janvier, Trump devra réévaluer sa décision sur l'Iran et décider s'il veut réimposer des sanctions, portant ainsi atteinte à l'accord nucléaire de 2015.


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http://www.i24news.tv/fr/actu/international/163866-171229-accord-secret-signe-entre-les-usa-et-israel-contre-la-menace-grandissante-de-l-iran

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D'autre part, Donald Trump a aujourd'hui et une nouvelle fois réaffirmé son souhait de voir s'opérer un changement de régime à Téhéran.

"Trump: le "temps du changement" est venu en Iran

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que "le temps du changement" est venu en Iran, après les violences meurtrières de ces derniers jours, lors des plus importantes contestations du pouvoir depuis 2009.

"L'Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama", a affirmé Trump sur Twitter. "Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l'Iran est confisquée, comme les droits de l'Homme. Il est temps que ça change".

C'est la troisième fois depuis vendredi que le président américain s'en prend au régime iranien. Samedi, il avait averti que "les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais".

Depuis un an que Donald Trump est au pouvoir, l'Iran est la bête noire de l'administration qui n'a de cesse de dénoncer les ambitions régionales de Téhéran, sa participation à plusieurs conflits qui déchirent la région comme en Syrie et au Yémen, ainsi que son programme de missiles balistiques.  


dimanche 24 décembre 2017

Wauquiez et la French American Foundation remportent la présidence des Républicains




Laurent Wauquiez gagne haut la main l'élection à la présidence des Républicains

Trois candidats étaient sur la ligne de départ. Avec un score de 74,64 %, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes écrase ses deux challengers, Florence Portelli et Maël de Calan. À lui désormais de rassembler.

À l'issue d'une campagne de trois mois sur le terrain qui n'aura guère passionné les foules ni même les militants LR, les trois candidats pour la présidence - Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan - attendaient l'issue du scrutin sans trop de doutes. Élu dès le premier tour, Laurent Wauquiez est largement en tête, avec 74,64 % des votes, devant Florence Portelli, avec 16,11 % des votes, et Maël de Calan, 9,25 %. Sur les 234.566 adhérents LR à jour de cotisation, 99.597 ont voté, soit une participation de 42,46 %, supérieure à celle escomptée ces derniers jours. Les résultats définitifs seront communiqués mercredi, après d'éventuels recours.
L'article complet du 10 décembre dernier relatant la victoire de Laurent Wauquiez.

Après François Hollande, président de la République de 2012 à 2017, Emmanuel Macron, actuel occupant de l'Elysée ou encore Edouard Philippe son Premier Ministre, la French American Foundation continue de placer ses pions sur l'échiquier politique français.
En effet, le nouvellement élu à la tête des "Républicains" n'est autre qu'un Young Leader lui aussi, comme Messieurs Hollande (cuvée 1996), Philippe et Macron (2012), Laurent Wauquiez a été adoubé par la F.A.F. en tant que Young Leader en 2006 (comme Nicolas Dupont-Aignan -2001-, Alain Juppé -1981- ou Najat Vallaud-Belkacem -2006-).
Une manière de conserver une classe politique française particulièrement réceptive aux injonctions et intérêts de l'establishment atlantiste.
Macron - Wauquiez, le futur combat de catch pour la présidentielle de 2022 ?

Sur le même sujet :
- La cuvée 2017 de la French American Foundation


dimanche 13 août 2017

Trump menace, le Rav Ron Chaya s'en délecte


Donald Trump promet "le feu et la colère" à la Corée du Nord.
Le président américain menace également le Venezuela d'une intervention militaire.

Derrière Trump, c'est bien évidemment l'Etat profond américain viscéralement belliciste et baignant dans la doctrine néoconservatrice (comme du temps de Bush fils) qui dicte son projet.
Contrairement à ce qui pouvait se dérouler sous l'administration Obama, ce n'est plus la stratégie du billard à plusieurs bandes qui est utilisée pour déstabiliser les "rogue states" via des révolutions colorées orientées et récupérées (Libye, Syrie) mais la forme plus brutale de confrontation directe qu'affectionnent les néoconservateurs (rappelons-nous de l'Afghanistan ou de l'Irak).
Si les méthodes diffèrent, les résultats eux sont peu ou proue les mêmes : destruction, morts et chaos.

Le courant néoconservateur est inséparable des intérêts d'Israël et du judaïsme, raison pour laquelle le Rav Ron Chaya semble particulièrement impatient à l'idée d'un début des hostilités mondiales dans les prochaines semaines.
En effet, ces cataclysmes (les "souffrances de l'enfantement") favoriseraient l'avènement du "Messie" juif.


dimanche 23 juillet 2017

Obamacron, ennemi du peuple mais ami des stars et des médias



Sommé par les hautes instances internationales (UE et FMI en tête) de faire des "économies", le nouveau et docile gouvernement s'y emploie avec énergie.
Pas question de prendre l'argent là où il est, chez les grosses fortunes ou les multinationales cotées au CAC40, mais plutôt chez la partie de la population la plus faible économiquement ; i.e."ceux qui ne sont rien".
Ce sera donc une baisse des APL pour tous, mais la patate chaude sera aussitôt renvoyée au gouvernement précédent :
Les APL subiront «une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre suite à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée»
Que nenni répond pourtant aujourd'hui l'ancien ministre du Budget Christian Eckert :
Le précédent gouvernement n'a "jamais" envisagé une baisse des aides au logement, a affirmé l'ancien ministre chargé du Budget Christian Eckert, dans un entretien au Parisien, contredisant des affirmations du nouvel exécutif."Nous ne l'avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste", a déclaré M. Eckert interrogé par le quotidien sur cette mesure.
Après la hausse de la CSG, le reniement de la promesse concernant la taxe d'habitation et avant l'attaque finale visant le droit du travail, c'est à un tir nourri qu'est soumise la "France d'en bas" "chère" à Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement, Obamacron est fidèle à sa ligne de conduite hyper médiatique d'amis des stars et des caméras.
Si le sort des plus pauvres ne l'intéresse pas, il invitera en revanche Bono et Rihanna à l'Elysée la semaine prochaine
Symboliquement, c'est succulent.

Mais qui sait, inviter ces icônes pop au palais présidentiel est peut être un moyen pour le locataire de l'Elysée de prouver à Shlomo Sand qu'il possède une excellente "culture mondaine" à défaut de solides connaissances religieuses et historiques.


«L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ?», écrit le professeur. «Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain», précise-t-il.

Un inculte élu par des incultes pour reprendre les propos de Michel Onfray :


Pourquoi baptiser l'ex ministre de l'économie du gouvernement François Hollande Obamacron ?
Tout simplement car comme son cousin idéologique d'Outre-Atlantique, le président français a été fabriqué et porté au pouvoir par les médias, comme lui il est l'objet de l'organisation d'un véritable culte de la personnalité, qu'ils sont l'un comme l'autre les grands amis des "people" (ces nomades apatrides qui prennent les pays pour des "hôtels", merci à Jacques Attali pour sa formule), enfin, ils ont fondé leur communication sur du vent et des effets d'annonces et sont des golems sécrétés par le mondialisme le plus ultra dont ils sont les ardents défenseurs.
Rappelons qu'Obama soutenait le leader d'En Marche ! dans sa course à l'Elysée.
Et que Jupiter s'inspire ouvertement des méthodes barackiennes pour sa com'.


Flux d'images choisies, communication calculée et souvent maîtrisée -comme lors son coup de téléphone au standard de l'Élysée- mises en scène sportives ou avec des enfants qui se veulent décontractées, Emmanuel Macron fait du Barack Obama, remarque pour BFMTV.com Isabelle Veyrat-Masson, directrice du laboratoire communication et politique du CNRS.

Pour conclure, jetons un coup d’œil (juin 2016) sur le bilan d'Obama en terme de chômage aux USA.

Le Département du Travail Américain (Bureau of Labor Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 03 Juin 2016 que 94,708 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi sur les quatre dernières semaines.
Focus également sur la pauvreté : Les Etats-Unis, ce pays riche de ses pauvres (octobre 2016) :
 Récemment, le grand quotidien USA Today publiait une enquête montrant que 7 Américains sur 10 possédaient moins de 1000 dollars d’épargne. Pas de quoi en déduire non plus un état de pauvreté extrême, c’est vrai, d’autant que les Américains (et les Anglo-saxons en général) ont une grande culture du crédit, mais ce petit chiffre montre déjà à quel point un simple revirement de tendance sur les taux d’intérêts, par exemple, pourrait avoir des répercussions catastrophiques sur la capacité des citoyens à compenser leurs pertes en capital.

Là où cela devient plus préoccupant, c’est lorsqu’on liste les nombreux dysfonctionnements socio-économiques de celui qui se veut encore le plus grand pays du monde. Ainsi, la moitié de ceux qui disent posséder moins de 1000 dollars sur un compte d’épargne n’ont en réalité… aucune épargne ! Rien, zéro. Compliqué, dans ces conditions, d’imaginer une quelconque reprise économique quand un tiers de la population n’a tout simplement pas les moyens de soutenir une éventuelle croissance, par la consommation notamment ou encore par l’investissement en capital. D’ailleurs, l’an dernier, l’équivalent de l’Insee aux États-Unis a révélé que 47 millions d’Américains vivaient sous le seuil de pauvreté.

Gageons que le bilan du petit Emmanuel ne sera guère plus reluisant mais qu'il bénéficiera tout autant d'une approche marketing parfaitement étudiée et qu'il sera lui aussi enjolivé par les différentes antennes du ministère de la propagande.






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