Affichage des articles dont le libellé est Troisième Guerre Mondiale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Troisième Guerre Mondiale. Afficher tous les articles

samedi 28 avril 2018

Gog et Magog



Le Rav Ron Chaya parle de Gog et Magog...




***

Chirac, Bush et l'Apocalypse

En 2003, le président français comprit, par un coup de fil de son homologue américain, ce qui poussait ce dernier à vouloir faire la guerre à l'Irak.

Directeur de la rédaction du Journal du dimanche entre 1999 et 2005, Jean-Claude Maurice rencontre à une dizaine de reprises, en tête à tête, Jacques Chirac, alors chef de l'Etat. Et notamment en 2003, avant la guerre que les Etats-Unis s'apprêtent à déclencher en Irak et à laquelle le président français s'opposera. Dans Si vous le répétez, je démentirai, à paraître le 5 mars, il raconte. Extraits. 

[...] Jacques Chirac l'a appris, le mois précédent, de la bouche même de Bush Jr. Une révélation reçue d'abord avec étonnement, puis, renseignement pris, avec effroi. Lors de cette conversation téléphonique visant à convaincre son homologue français de se joindre à la coalition, George Bush Jr. a utilisé un argument singulier, affirmant que... "Gog et Magog sont à l'oeuvre au Proche-Orient" et que "les prophéties bibliques sont sur le point de s'accomplir". Sur le moment, Jacques Chirac, stupéfait, ne réagit pas. Il sait Bush religieux, mais il a du mal à comprendre que le président de la première puissance du monde soit à ce point fondu des Ecritures qu'il batte le rappel des duettistes Gog et Magog pour justifier son combat! Chirac s'en ouvre à ses conseillers, d'abord portés à sourire. Il les charge de l'éclairer plus précisément sur Gog et Magog. 

Un jour plus tard, George Bush récidive, prononçant ces deux noms mystérieux lors d'une conférence de presse sur "l'axe du mal". L'Elysée consulte d'urgence un spécialiste. Pas en France, mais en Suisse, pour éviter d'éventuelles fuites. C'est Thomas Römer, professeur de théologie à l'université de Lausanne, qui est mis à contribution. Son rapport a de quoi glacer le sang. Gog, prince de Magog, c'est l'apocalypse. Ce personnage apparaît dans la Genèse, et surtout dans deux des plus obscurs chapitres du Livre d'Ezéchiel, prophétie d'une armée mondiale livrant la bataille finale à Israël. Un conflit voulu par Dieu qui doit, terrassant Gog et Magog, anéantir à jamais les ennemis du peuple élu avant que naisse un monde nouveau. 

Pour un esprit français, l'évocation de Gog et Magog pouvait prêter à rire. Chirac, lui, ne rit pas. Cette parabole d'une apocalypse annoncée pour réaliser une prophétie l'inquiète et le tourmente. Il s'interroge aussi sur l'inculture religieuse à l'heure où les soubassements religieux sont beaucoup plus déterminants qu'on ne veut le croire dans les décisions politiques et militaires. [...] 

Jacques Chirac dès lors ne s'y trompe pas. Le président américain a sommairement décrypté les Ecritures: une armée mondiale islamiste fondamentaliste menace le monde occidental qui soutient Israël. Les attentats du 11 septembre contre les tours de Manhattan en sont la preuve. [...] "Ils vont mettre la région à feu et à sang. Ils ne comprennent rien à rien et sont d'une inculture crasse en ce qui concerne un Orient déjà compliqué. Demandez-leur de vous citer le nom d'un poète arabe. C'est tout juste si pour eux l'affrontement entre chiites et sunnites ne renvoie pas à la finale d'un Super Bowl du Moyen-Orient!" Et d'énumérer tout ce qui va se passer. "Vous verrez: ils vont mener une guerre de Pandore, la gagner rapidement, mais le plus dur alors commencera. Sunnites et chiites vont se déchirer. Après l'invasion, une guerre civile fera plus de victimes civiles que les combats de la guerre éclair. Al-Qaeda trouvera en Irak un terrain de manœuvre qui lui est jusqu'ici interdit. Dans un an, il faudra envoyer des renforts. Et dans trois ans, quand 3000 GI seront morts, ils n'auront le choix qu'entre le retrait et l'envoi de nouvelles troupes." 

Source : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/chirac-bush-et-l-apocalypse_746203.html




mercredi 11 avril 2018

La route vers la Troisième Guerre Mondiale



100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.

La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
 - La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.

L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.

La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.

On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit... 

Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :



Plus d'activité sur Twitter

 Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais me suivre sur Twitter : https://twitter.com/SD_0101