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samedi 3 novembre 2018

Rappel : Netanyahu et les attentats en France


Date de la prédiction : 7 août 2014

Attentat Charlie Hebdo : 7 janvier 2015
Attentat Bataclan : 13 novembre 2015
Attentat Nice : 14 juillet 2016

mercredi 10 octobre 2018

Russie : le grand rabbin russe fustige la livraison des S-300 à la Syrie

Vladimir Poutine et Berel Lazar

Des nuages semblent s'amonceler dans le ciel (si bleu jusqu'ici) des relations entre le président russe Vladimir Poutine et le grand rabbin de Russie Berel Lazar.
Ce dernier était même de la délégation russe qui s'est rendue en Iran en avril dernier : 

Le grand-rabbin de Russie Berel Lazar s'est rendu à Téhéran au printemps dernier. Cette information, publiée initialement dans les médias israéliens, a été confirmée par une source diplomatique informée.
(...)
Début septembre, des médias israéliens ont rapporté que le grand-rabbin de Russie Berel Lazar faisait partie de la délégation de la Douma. En particulier, le site Ynet a écrit que «malgré les objections iraniennes, la Russie, qui cherche à améliorer les liens commerciaux et économiques avec Téhéran, a imposé la participation de Berel Lazar comme une condition de la visite». La visite de représentants de la communauté juive à Téhéran a été également confirmée par le milieu d'experts.

Mais cela, c'était avant la mort des 15 soldats russes et la livraison des missiles S-300 à la Syrie qui en a découlé.
Cette opposition du leader de la Fédération des communautés juives de Russie à Vladimir Poutine sera-t-elle sans conséquence ?
L'avenir nous le dira.

***

Dans une démarche rare, Berel Lazar a qualifié la décision de fournir des systèmes avancés de défense antiaérienne au régime d'Assad "d'erreur", indiquant en avoir parlé à Poutine

Le grand rabbin de Russie a déclaré que la décision prise par Moscou d’approvisionner la Syrie en missiles antiaériens avancés est une « erreur », une réprimande rare de la part de cet homme de la politique de défense mise en oeuvre par son pays.

Berel Lazar, du mouvement hassidique ‘Habad, a tenu ces propos jeudi lors d’une conférence organisée par le groupe culturel du Limmud FSU à Sighet, en Roumanie.

La Russie a donné à la Syrie le système S-300 suite à l’abattage accidentel, le mois dernier, d’un avion espion russe par les forces syriennes, alors qu’elles répondaient à une frappe israélienne dans l’espace aérien syrien. La Russie a attribué la responsabilité de cet incident, au cours duquel 15 soldats russes sont morts, à Israël.

« Je pense que c’est une erreur qui ne fera qu’augmenter les problèmes dans la région », a dit Lazar, qui rencontre régulièrement le président russe Vladimir Poutine, au journaliste israélien Eli Mandelbaum sur le transfert de missiles.

Le groupe de Lazar, la Fédération des communautés juives de Russie, s’est souvent exprimé contre les expressions d’antisémitisme en Russie et certains aspects de la politique russe en ce qui concerne Israël, notamment du vote de Moscou, en 2017, en faveur d’une résolution de l’ONU qui ignorait la signification de Jérusalem pour les Juifs. Mais Lazar, qui dit s’opposer à l’implication excessive des leaders communautaires juifs dans la politique russe, a rarement critiqué publiquement la Russie concernant ses relations bilatérales avec Israël sur des sujets dénués de dimension religieuse.

Le rabbin, né en Italie et devenu citoyen russe en l’an 2000, a déclaré que lui et son organisation « parlent de la question des S-300 avec le président », se référant à Poutine. « Nous expliquons, ai-je envie de dire, le caractère sensible de ce problème pour nos frères en Israël, à Sion, et nous espérons que la Russie et Israël pourront continuer à coopérer pour stopper le terrorisme, pour stopper l’Iran et qu’Israël continuera à garder ses frontières et à neutraliser toutes les menaces avant qu’elles n’atteignent son seuil ».

Depuis des années,Israël et ses alliés font pression sur la Russie pour que cette dernière ne livre pas à la Syrie et à d’autres acteurs régionaux le système S-300, affirmant que cela limiterait la capacité israélienne à neutraliser les menaces terroristes et notamment le groupe du Hezbollah, basé au Liban.

Plusieurs centaines de personnes ont assisté à cet événement organisé à Sighet, lieu de naissance d’Elie Wiesel, lauréat du prix Nobel de la paix et survivant de la Shoah décédé en 2016.

Au mois d’août, la police roumaine avait arrêté un homme de 37 ans soupçonné d’avoir écrit des slogans antisémites sur la maison d’enfance de Wiesel.

Source : TimesofIsrael

dimanche 16 septembre 2018

Le néoconservatisme, un mouvement juif (K. MacDonald)

Richard Perle, une des principales figures du mouvement néoconservateur.

"Petit peuple" révolutionnaire, appelé non pas à se substituer au vrai peuple mais à le diriger et, le cas échéant, à le détruire en agrégeant autour de cette minorité d'autres minorités, instaurant ainsi la dictature de tout ce qui est antinational sur tout ce qui est national."
(Augustin Cochin cité par Philippe Baillet dans son excellente préface au livre de MacDonald)



Kevin MacDonald


"Le néoconservatisme, un mouvement juif" est une très bonne étude sur un mouvement néoconservateur assez méconnu en France et pourtant ô combien influent sur la politique étrangère américaine depuis plusieurs décennies.
MacDonald démontre que l'influence d'un Leo Strauss est en fait limitée et qu'elle ne résume que très partiellement l'esprit du mouvement.
Il décrit le néoconservatisme comme "un réseau professionnel et familial, imbriqué et complexe, qui s'articule autour d'organisateurs et de journalistes juifs et qui se déploie avec souplesse pour attirer les sympathies à la fois des Juifs et des non-Juifs, dans le but de mettre la richesse et la puissance des Etats-Unis au service d'Israël."

C'est donc un mouvement sans réel leader ni doctrine mais avec un but bien précis.
D'abord réunis sous la bannière de la gauche, de nombreux Juifs ont quitté celle-ci après qu'elle soit devenue antisioniste.
Irving Kristol est un des premiers à "changer de camp" en devenant républicain, il soutint Richard Nixon en 1972.
Petit à petit, les néoconservateurs vont infiltrer le mouvement conservateur américain (que l'on désigne aussi sous l'appellation de "paléoconservateurs") "en chassant ou en évinçant les conservateurs traditionnels, et en modifiant les positions et la philosophie de ces institutions dans un sens néoconservateur."

MacDonald souligne que les néoconservateurs ont été en première ligne pour soutenir l'immigration massive de non-Européens aux Etats-Unis, l'objectif étant de détruire "cette idée de civilisation chrétienne".

"La déseuropéanisation de l'Amérique est une nouvelle encourageante, d'une qualité quasi-transcendante"  écrivait en 1984 le néoconservateur Ben Wattenberg dans son ouvrage "The Good News is the Bad News is Wrong".

Ce genre de volonté n'est pas sans rappeler celle de certains "intellectuels" juifs en France qui ne voient aucune contradiction à vouloir ouvrir bien grandes les vannes de l'immigration pour la France tout en défendant farouchement un état d'Israël pourtant très peu porté sur l'accueil des "migrants".



Bref...

Kevin MacDonald retrace succinctement le parcours de nombreux néoconservateurs depuis leur soutien à Henry Jackson (Perle et Wolfowitz) à leur arrivée en masse dans l'administration Reagan.
Plusieurs officines néoconservatrices sont aussi citées, l'AIPAC évidemment mais aussi l'American Enterprise Institute,  le Center for Security Policy, le Jewish Institute for National Security Affairs, Middle East Forum, Social Democrats/USA, PNAC, WINEP, ZOA, etc.
Si un document émane d'une de ces boutiques, vous savez à quoi vous en tenir...

Un petit ouvrage très pertinent et documenté qu'on aurait aimé plus épais mais qui a le mérite d'aller à l'essentiel et de bien dessiner les contours de la nébuleuse néoconservatrice.






dimanche 9 septembre 2018

Macron célèbre le nouvel an juif, une première pour un Président de la République en exercice

Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron à la grande synagogue de Paris, le mardi 4 septembre dernier.
Emmanuel Macron a assisté mardi soir à la grande synagogue de Paris à une présentation des voeux à la communauté juive pour les fêtes du Nouvel an juif, Roch Hachana, qui débutent dimanche soir, en présence des responsables de la communauté. Arrivé vers 20 heures à la synagogue de la rue de la Victoire (IXe arrondissement), il a été accueilli par le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président du consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim, en présence de plus d'un millier de personnes qui lui ont réservé un accueil très chaleureux.

C'est la première fois qu'un président de la République assiste à cette cérémonie laïque, précise l'Elysée, qui rappelle que, l'an dernier, Emmanuel Macron s'était rendu à la célébration des 500 ans du protestantisme et avait participé au dîner de rupture du jeûne du ramadan, organisé par le Conseil français du culte musulman. Le président n'a pas pris la parole pour des questions de laïcité. "Vous êtes comme le Mur occidental, [souvent appelé Mur des lamentations, NDLR] à qui nous confions nos peines et nos espoirs, sans qu'il ne nous réponde alors que nous savons bien que quelqu'un nous entend!", a plaisanté le grand rabbin de France Haïm Korsia. L'année dernière, c'est le Premier ministre Edouard Philippe qui avait présenté ses voeux à la communauté juive dans la synagogue de la rue Buffault et il y avait pris la parole.

Nicolas Sarkozy était également présent
Les responsables communautaires juifs ont particulièrement mis en garde sur la montée de l'antisémitisme : "Nos rabbins [...] constatent la recrudescence des actes antisémites, dont ils refusent que la paternité soit attribuée à des déséquilibrés", a souligné Joël Mergui, déplorant aussi "les dangers et les ravages de la parole antijuive" sur les réseaux sociaux. "Les faits redoublent", a abondé Haïm Korsia. L'année 2017-2018 a été marquée par les meurtres de Mireille Knoll et de Sarah Halimi. Dans les deux cas, la circonstance aggravante d'antisémitisme a été retenue.

Joël Mergui a par ailleurs dit vouloir refuser d'être "les victimes collatérales d'une laïcité de repli qui croit lutter contre l'islamisme". Il a mis en garde : "Après avoir été longtemps le pays d'Europe de la plus grande immigration juive, la France est devenue aujourd'hui le pays de la plus grande émigration juive du monde". Soulignant leur attachement à la laïcité en France, les deux responsables ont aussi fait part de leurs inquiétudes à l'égard de la montée des populismes "et la montée des racismes en Europe".

Joël Mergui a invité le chef de l'Etat à "accompagner" les "projets" de la communauté juive, notamment en apportant un soutien au futur Centre européen du judaïsme qui doit ouvrir courant 2019 à l'ouest de Paris. Autres demandes : que "l'abattage rituel, la circoncision, les fêtes religieuses" ne soient "plus perçues comme des concessions en marge du droit [...] mais (soient) des libertés évidentes".

Emmanuel Macron, qui a pris plusieurs bains de foule avant et après les discours, a reçu plusieurs pots de miel, synonyme de douceurs sucrées pour la nouvelle année. Selon Joël Mergui, le Président de la République devrait se rendre "prochainement" en Israël. Parmi les invités figuraient plusieurs ministres du gouvernement dont Gérard Collomb (Intérieur), mais aussi l'ex-président Nicolas Sarkozy, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, des députés et quelques personnalités comme Marek Halter ou Francis Huster.

Source : Lejdd


***


Une "cérémonie laïque" dans une synagogue, pourquoi pas...
République et Synagogue font partie d'un même bloc (voir la "prière pour la République française" prononcée lors des offices du chabbat).
J'ai réalisé un petit tableau qui, je pense, montre le glissement progressif qui s'est opéré à l'Elysée en faveur d'Israël et des Juifs depuis le début de la Ve République.




Visite en Israël
Excuses pour Seconde Guerre Mondiale/Vichy
Participation Dîner du CRIF (création en 1985)
Divers
Participation festivités Roch Hachana (Nouvel an juif)
Propos sur Israël/les Juifs
Charles de Gaulle
Non
Non
******


« envers Israël, nous ressentons de l’admiration, de l’affection et de la confiance » (1960)

« peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur » (27 novembre 1967)
Georges Pompidou
Non
Non
******
Ancien DG de la banque Roth-schild

« on aura beau faire, on aura beau dire, je ne suis pas antisémite. »  (février 1970)
Valéry Giscard d’Estaing
Non
Non
******


« ce que je ne vois pas clairement, c’est quel est le but de votre politique » (s’adressant à Moshe Dayan, le 30 janvier 1979)
François Mitterrand
Oui
Non
Non


«Vous constatez là, l’influence puissante et nocive du lobby juif en France. » (17 mai 1995)
Jacques Chirac
Oui
Oui
Non


« La France conserve à l’égard des Juifs une dette imprescriptible » (16 juillet 1995)
Nicolas Sarkozy
Oui
Oui
Oui
Par sa mère, issu d’une famille juive de Salonique

« La France a des racines juives » (février 2011)
« La sécurité d’Israël est le combat de ma vie. » (26 novembre 2014)
François Hollande
Oui
Oui
Oui


« Je suis l’ami d’Israël et le resterai toujours » (15 novembre 2013)
Emmanuel Macron
A venir
Oui
Oui
Ancien banquier de Roth-schild
Oui
« La France ne renoncera jamais aux Juifs de France » « Le boycott d’Israël sera sanctionné » « La sécurité de notre allié israélien n’est pas négociable » (7 mars 2018)

samedi 1 septembre 2018

Kevin B. MacDonald : "Le National-socialisme une stratégie évolutionnaire et antijuive de groupe"

kevin b. macdonald

L'auteur :
Kevin B. MacDonald,  né le 24 janvier 1944 à Oshkosh dans l'état du Wisconsin, est un professeur de psychologie américain, il officiait à la California State University de Long Beach.
Sa notice Wikipédia en anglais (bien plus complète que la version française).





Extrait de la quatrième de couverture :
(...) Appliquant la leçon de Theodor Fritsch - auteur antisémite dont la forte influence sur Adolf Hitler est établie - qui exhortait les Allemands à se montrer aussi solidaires entre eux et exclusifs que les Juifs, le national-socialisme a adopté une stratégie évolutionnaire de groupe en prêchant l'altruisme au sein de l'endogroupe (les autochtones) et l'hostilité envers l'exogroupe (les allogènes).
Cette stratégie s'est plus spécialement incarnée dans la Volksgemeinschaft, concrétisation de l'idéal de "hiérarchie harmonieuse" qui avait irrigué toute la tradition intellectuelle völkisch.
(...) l'auteur rappelle comment le judaïsme chercha à entrer dans le patrimoine génétique des Gentils, à travers des mariages entre aristocrates gentils et femmes juives, mais sans permettre la réciprocité.
Durant la période qui suivit l'émancipation, ce fut le nationalisme juif qui suscita, en réaction l'antisémitisme, et non l'inverse.
   Le nationalisme juif, avec ses expressions littéraires et idéologiques, était présent bien avant les pogroms des années 1880 en Europe orientale. La démonstration est d'autant plus convaincante que MacDonald s'appuie sur des historiens juifs faisant autorité et cite de nombreux exemples d'ostentatoire nationalisme ethnocentré chez des auteurs comme Disraeli, Heine, Moses Hess, Asher Ginsberg, Arthur Ruppin, etc.
   En conclusion, le judaïsme et le national-socialisme apparaissent comme deux stratégies de groupe parfaitement symétriques, l'un étant le miroir inversé de l'autre.


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Quelques extraits (dans un souci de concision, je n'indique pas les sources des différentes citations qui sont toutes parfaitement référencées dans le livre) :

(...) la préoccupation essentielle des Juifs était la survie de l'identité juive. (...) Comme le remarque Katz, le XIXe siècle commença avec la bénédiction donnée aux assimilationnistes juifs lors du Sanhédrin de Paris réuni par Napoléon en 1807 et s'acheva avec le premier Congrès sioniste de Zurich, en 1897. L'assimilation n'est jamais intervenue à quelque niveau que ce soit au sein de la communauté juive, y compris dans les rangs du judaïsme réformé, et elle n'est jamais entrée dans les intentions d'un quelconque segment de la communauté juive. (p.17-18)

(...) comme l'indique le Code de Maïmonide, malgré la vigilance sévère exercée sur les parents féminins afin de garantir la pureté de la famille, l'objectif était de conserver la pureté de la lignée masculine, particulièrement chez les prêtres. Les femmes pouvaient épouser des conjoints d'ascendance non valide, mais les hommes ne bénéficiaient pas d'une telle latitude. Cette importance accordée à la pureté de la lignée masculine, combinée au fait que l'origine juive se prouvait par la mère, avait, comme le suggère Chamberlain, les résultats concrets suivants : les familles de souche juive demeuraient "racialement pures", tandis que le patrimoine génétique des aristocrates gentils s'additionnait d'un apport juif. (...) Parmi les Juifs, le nombre de mariages consanguins était généralement assez élevé, et, à cette époque, la fort célèbre famille Rothschild pratiquait le mariage consanguin encore plus intensément que la moyenne des familles juives, avec un exemple notoire d'unions entre un oncle et sa nièce ainsi qu'un grand nombre de mariages entre cousins germains. (p.37)

"Ce n'est pas à Gobineau et encore moins à Chamberlain que l'on doit conférer le titre de père de l'idéologie raciste du XIXe siècle, mais bien à Disraeli". Disraeli "fut sans doute, à la fois comme écrivain et comme symbole personnel, le plus influent propagateur du concept de race au XIXe siècle car c'est lui qui fit connaître la prétendue soif de pouvoir des Juifs, leur complexe de supériorité, leur goût du secret, leurs relations internationales secrètes, et leur arrogante fierté d’appartenir à une race pure".
Les races inférieures persécutent les Juifs, mais, immanquablement, "les autres races, avilies, s'usent et disparaissent ; le Juif subsiste, aussi résolu, aussi habile, aussi persévérant, aussi fertile en expédients et déterminé que jamais. (...) Ce qui prouve, tout bien considéré, qu'il est vain pour l'homme de tenter d'échapper à l'inexorable loi de la nature qui veut que jamais une race supérieure ne soit détruite ou absorbée par une race inférieure". (p.53)

J'ai aussi relevé cette violente diatribe assénée aux Francs par Disraeli... Un lien avec le catholicisme peut-être ?... :

(...) Inversement, les Francs sont un groupe aux "nez plat(s)" qui descend d'une horde de pirates. Ils sont "tout affairé(s) et tout bouffi(s) de suffisance (une engeance enfantée peut-être dans les marécages de quelque forêt nordique encore en friche). (p.54-55)

MacDonald ne semble pas connaître le principe du Tikkoun Olam (la "réparation du monde" qui à terme doit permettre d'aboutir à un monde unifié, indifférencié et, disons le, inhumain)  mais ce qui suit y fait implicitement référence, par ailleurs, le concept de "mission raciale" semble se substituer à celui de "peuple prêtre" qu'évoque notamment le rabbin Elie Benamozegh dans son livre "Israël et l'Humanité".
Si les termes changent, l'idée demeure la même : le peuple Juif doit se situer au-dessus du reste de l'humanité, et ce, après avoir définitivement neutralisé et avili le christianisme :

Selon Hess, les Juifs ont vis-à-vis du reste de l'humanité ce que Rose a baptisé une "mission raciale originelle" : "Grâce au judaïsme, l'histoire de l'humanité est devenue une histoire sainte, je veux dire une évolution progressive vers l'unité organique. Cette histoire commence avec l'amour qui unit la famille ; elle sera achevée lorsque l'humanité entière ne formera plus qu'une famille (...)." (p.59-60)

Graetz pensait que les Juifs pouvaient résoudre les problèmes du monde et "il semblait penser (...) qu'ils prendraient concrètement la direction du monde. [A d'autres instants, il semblait penser] qu'ils ne seraient qu'un exemple moral. Mais dans un cas comme dans l'autre, il présentait les Juifs comme un peuple supérieur". 
(...) Graetz écrivait à son ami Moses Hess que le christianisme était une "religion de mort", et Hess confiait à Graetz son plaisir à "opprimer les Allemands". Pour Graetz, les Juifs luttaient pour détruire la culture chrétienne : "Nous devons par-dessus tout nous efforcer de briser le christianisme."(p.76-77)

Enfin, au sujet de la parenté judaïsme/national-socialisme et de leur incompatibilité avec la civilisation occidentale :

Un élément important de l'idéologie nationale-socialiste officielle, telle qu'incarnée par la pensée d'Aflred Rosenberg, était l'idée que les "forces jumelles de désintégration que sont l'universalisme et l'individualisme entrent toujours en conflit avec le concept allemand de race".
A cet égard, le national-socialisme était certainement profondément anti-occidental. En rejetant à la fois l'universalisme et l'individualisme, le national-socialisme ressemblait, beaucoup plus que le christianisme médiéval et communautaire de l'Occident, à son rival et son image inversée, le judaïsme. (p.91-92)

Un livre remarquable à lire et à faire connaître.
Il est possible de se procurer l'ouvrage (ainsi que les autres travaux de l'auteur) sur le site d'Akribeia.





samedi 28 avril 2018

Gog et Magog



Le Rav Ron Chaya parle de Gog et Magog...




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Chirac, Bush et l'Apocalypse

En 2003, le président français comprit, par un coup de fil de son homologue américain, ce qui poussait ce dernier à vouloir faire la guerre à l'Irak.

Directeur de la rédaction du Journal du dimanche entre 1999 et 2005, Jean-Claude Maurice rencontre à une dizaine de reprises, en tête à tête, Jacques Chirac, alors chef de l'Etat. Et notamment en 2003, avant la guerre que les Etats-Unis s'apprêtent à déclencher en Irak et à laquelle le président français s'opposera. Dans Si vous le répétez, je démentirai, à paraître le 5 mars, il raconte. Extraits. 

[...] Jacques Chirac l'a appris, le mois précédent, de la bouche même de Bush Jr. Une révélation reçue d'abord avec étonnement, puis, renseignement pris, avec effroi. Lors de cette conversation téléphonique visant à convaincre son homologue français de se joindre à la coalition, George Bush Jr. a utilisé un argument singulier, affirmant que... "Gog et Magog sont à l'oeuvre au Proche-Orient" et que "les prophéties bibliques sont sur le point de s'accomplir". Sur le moment, Jacques Chirac, stupéfait, ne réagit pas. Il sait Bush religieux, mais il a du mal à comprendre que le président de la première puissance du monde soit à ce point fondu des Ecritures qu'il batte le rappel des duettistes Gog et Magog pour justifier son combat! Chirac s'en ouvre à ses conseillers, d'abord portés à sourire. Il les charge de l'éclairer plus précisément sur Gog et Magog. 

Un jour plus tard, George Bush récidive, prononçant ces deux noms mystérieux lors d'une conférence de presse sur "l'axe du mal". L'Elysée consulte d'urgence un spécialiste. Pas en France, mais en Suisse, pour éviter d'éventuelles fuites. C'est Thomas Römer, professeur de théologie à l'université de Lausanne, qui est mis à contribution. Son rapport a de quoi glacer le sang. Gog, prince de Magog, c'est l'apocalypse. Ce personnage apparaît dans la Genèse, et surtout dans deux des plus obscurs chapitres du Livre d'Ezéchiel, prophétie d'une armée mondiale livrant la bataille finale à Israël. Un conflit voulu par Dieu qui doit, terrassant Gog et Magog, anéantir à jamais les ennemis du peuple élu avant que naisse un monde nouveau. 

Pour un esprit français, l'évocation de Gog et Magog pouvait prêter à rire. Chirac, lui, ne rit pas. Cette parabole d'une apocalypse annoncée pour réaliser une prophétie l'inquiète et le tourmente. Il s'interroge aussi sur l'inculture religieuse à l'heure où les soubassements religieux sont beaucoup plus déterminants qu'on ne veut le croire dans les décisions politiques et militaires. [...] 

Jacques Chirac dès lors ne s'y trompe pas. Le président américain a sommairement décrypté les Ecritures: une armée mondiale islamiste fondamentaliste menace le monde occidental qui soutient Israël. Les attentats du 11 septembre contre les tours de Manhattan en sont la preuve. [...] "Ils vont mettre la région à feu et à sang. Ils ne comprennent rien à rien et sont d'une inculture crasse en ce qui concerne un Orient déjà compliqué. Demandez-leur de vous citer le nom d'un poète arabe. C'est tout juste si pour eux l'affrontement entre chiites et sunnites ne renvoie pas à la finale d'un Super Bowl du Moyen-Orient!" Et d'énumérer tout ce qui va se passer. "Vous verrez: ils vont mener une guerre de Pandore, la gagner rapidement, mais le plus dur alors commencera. Sunnites et chiites vont se déchirer. Après l'invasion, une guerre civile fera plus de victimes civiles que les combats de la guerre éclair. Al-Qaeda trouvera en Irak un terrain de manœuvre qui lui est jusqu'ici interdit. Dans un an, il faudra envoyer des renforts. Et dans trois ans, quand 3000 GI seront morts, ils n'auront le choix qu'entre le retrait et l'envoi de nouvelles troupes." 

Source : https://www.lexpress.fr/actualite/politique/chirac-bush-et-l-apocalypse_746203.html




mercredi 11 avril 2018

La route vers la Troisième Guerre Mondiale



100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.

La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
 - La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.

L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.

La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.

On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit... 

Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :



mercredi 14 mars 2018

Mike Pompeo, nouveau secrétaire d'Etat américain, proche des frères Koch et pro israélien

Mike Pompeo, ex-directeur de la CIA, nouveau secrétaire d'Etat américain.

La nomination de Mike Pompeo (ex-directeur de la CIA) par Donald Trump au poste de secrétaire d'Etat des Etats-Unis a été particulièrement bien accueillie du côté de Tel Aviv et de Jérusalem.
Pompeo, sponsorisé par les frères Koch{1} est en effet considéré comme un ami d'Israël et logiquement comme un opposant farouche à l'Iran.
S'entourer de "faucons" néo-conservateurs semble être une manie chez le président américain.


{1} "Après avoir servi pendant cinq ans – mais jamais au combat – il a intégré la Harvard Law School, l'une des grandes facultés de droit du pays, par laquelle est aussi passé Barack Obama.
Il a fondé une société d'ingénierie dans le Kansas avant de se lancer dans la politique en 2010 avec le soutien des frères Koch, des milliardaires libertariens qui financent les candidats défendant leurs idées." (https://www.nouvelobs.com/monde/l-amerique-selon-trump/20180313.OBS3528/qui-est-mike-pompeo-le-nouveau-chef-de-la-diplomatie-americaine-nomme-par-trump.html)


***

Mike Pompeo, le nouveau chouchou de Jérusalem ?

Le nouveau secrétaire d'État américain a depuis longtemps exprimé son soutien aux positions de l'État juif, et ce, sur diverses questions


Préoccupés par la crise politique qui menaçait de renverser la coalition au pouvoir, les politiciens de Jérusalem ont ignoré mardi à une écrasante majorité l’annonce selon laquelle les États-Unis se dotaient d’un nouveau secrétaire d’État.


Il ne fait cependant aucun doute que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la plupart des membres de son gouvernement étaient ravis d’apprendre que le président américain Donald Trump avait congédié Rex Tillerson et qu’il avait plutôt fait appel à Mike Pompeo, le directeur actuel de la CIA.

La nouvelle de la nomination de Pompeo est tombée alors que la classe politique israélienne était encore en train de résoudre la ‘crise’, et des heures après qu’elle eut été résolue, ni le bureau de Netanyahu, ni le ministère des Affaires étrangères, ni aucun autre haut fonctionnaire n’ont fait de déclarations ou adressé des félicitations au nouveau diplomate américain.

Seul le ministre du Renseignement Yisrael Katz, qui avait rencontré Pompeo à plusieurs reprises au cours de ses 14 mois de mandat à la tête de l’agence d’espionnage la plus connue au monde, est allé féliciter Pompeo sur Twitter et « le remercier pour son soutien à Israël ».

Tillerson, qui a appris son licenciement sans ménagement par un tweet de Trump, a été considéré par Jérusalem comme un secrétaire d’État amical. Ancien magnat du pétrole, il n’avait aucun lien antérieur avec l’État juif, mais semblait être d’accord avec les positions générales pro-israéliennes de l’administration. Ce n’était certainement pas un John Kerry, qui a fait pression et critiqué Israël concernant le processus de paix et qui a promu un accord nucléaire avec l’Iran qui, selon Israël, menace la paix dans le monde entier.

M. Tillerson n’était toutefois pas d’accord avec M. Trump sur plusieurs questions clés de politique étrangère. Plus particulièrement, le secrétaire d’État sortant ne partageait pas la haine profonde du président à l’égard de l’accord sur le nucléaire iranien.

« Quand on examine l’accord avec l’Iran, je pense que c’est terrifiant », a déclaré Trump mardi. Tillerson, par contre, était « OK », a-t-il expliqué. « Je voulais soit le rompre, soit faire quelque chose, et il ressentait les choses un peu différemment. Donc nous ne pensions pas vraiment la même chose. »

En revanche, Pompeo est un « faucon » connu en Iran. Ses vues sur l’accord avec l’Iran de 2015 correspondent parfaitement à celles de Trump – et à celles de Netanyahu. Ils pensent tous que l’accord a été une catastrophe et qu’il faut l’améliorer considérablement ou le rejeter complètement.

M. Pompeo a indiqué à la fin de 2014, avant la signature de l’accord, qu’il croyait que les frappes militaires contre les installations nucléaires iraniennes contrecarreraient plus efficacement la quête de bombes atomiques de Téhéran que la diplomatie.

« L’Iran, le plus grand pays au monde qui parraine la terreur, est devenu un acteur encore plus audacieux et déstabilisateur au Moyen Orient », a-t-il déclaré lors de l’audience de confirmation au Sénat en janvier 2017.

Comme on pouvait s’y attendre, les amis de la République islamique ont tiré la sonnette d’alarme mardi.

Pompeo aux Affaires étrangères augmenterait les risques d’une « nouvelle guerre au Moyen Orient », a averti le National Iranian American Council, le qualifiant d' »un des opposants les plus farouches à la diplomatie avec l’Iran ».

D’autres groupes pro-iraniens ont émis des avertissements similaires, tandis que des groupes pro-israéliens « faucons » ont salué la position hostile de Pompeo envers la République islamique.

« Tout au long de son séjour à la Chambre des représentants et en tant que directeur de la CIA, il s’est avéré être un rempart contre les agressions de l’Iran, et un grand ami d’Israël », a déclaré Matt Brooks, chef de la coalition juive républicaine.

Lorsque Trump a constitué son gouvernement à la fin de l’année 2016, Pompeo a été salué par des sources officielles à Jérusalem, qui ont souligné son excellent bilan concernant l’Iran.

En décembre, lorsque des rumeurs selon lesquelles Pompeo pourrait remplacer Tillerson ont commencé à faire surface, Tom Gross, un éminent analyste du Moyen Orient, a déclaré qu’il serait « le premier secrétaire d’État américain pro-israélien depuis des décennies ».

Contrairement à Tillerson, qui n’a pas joué un rôle important dans l’approche de l’administration face au conflit israélo-palestinien et qui s’est volontiers concentré sur d’autres parties du globe, Pompeo voudra peut-être s’impliquer au Moyen Orient, d’autant plus que Trump et son équipe se préparent à dévoiler leur proposition de paix.

Pompeo entretient un lien avec l’État juif. Il est venu en Israël en 2015, alors qu’il était encore membre du Congrès du 4e district du Kansas, pour obtenir des informations en matière de sécurité de la police israélienne et visiter le mur Occidental.

« Les efforts de Netanyahu pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires sont particulièrement remarquables et très appréciables », a-t-il déclaré après avoir rencontré le Premier ministre de l’époque.

Il a également salué la « retenue admirable des Israéliens face à des attaques d’une cruauté indescriptible », évoquant une série d’attentats terroristes palestiniens, dont beaucoup ont été perpétrés avec des couteaux, qui étaient à leur apogée à l’époque. Les États-Unis doivent « se tenir aux côtés de notre allié Israël et mettre un terme au terrorisme », a-t-il déclaré. « Les attaques constantes des Palestiniens ne servent qu’à éloigner les perspectives de paix. »

Tout comme les Iraniens, les Palestiniens ne sont pas des fans de cet homme. L’année dernière, la campagne américaine pour les droits des Palestiniens a donné une note négative à Pompeo sur le site votesmart.org.

Depuis qu’il siège à la Chambre des représentants, Pompeo, qui, en 2013, a déclaré de façon controversée que les dirigeants musulmans américains qui ne dénoncent pas les actes de terrorisme sont « potentiellement complices », s’est penché à maintes reprises sur des positions qui concordent étroitement avec celles des dirigeants israéliens.

En tant que chef de la CIA, il a naturellement dû faire profil bas – il n’y a pas de photos ou de communiqués de presse sur sa visite de l’année dernière – mais au département d’État, Pompeo est susceptible de montrer clairement et peut-être même faire briller sa bonne foi pro-israélienne.

S’il s’implique dans les affaires du Moyen Orient, et surtout si Trump le laisse jouer un rôle important dans la tentative de l’administration de négocier un accord de paix israélo-palestinien, Pompeo semble prêt à devenir le nouveau chouchou de Jérusalem, aux côtés de l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikki Haley.

Les politiciens israéliens étaient peut-être trop occupés avec eux-mêmes cette semaine pour remarquer sa nomination, mais le nouveau secrétaire d’État est en mesure de changer le visage de la diplomatie américaine vis-à-vis du Moyen Orient.

https://fr.timesofisrael.com/mike-pompeo-le-nouveau-chouchou-de-jerusalem/






mardi 16 janvier 2018

Israël fait partie de l'Europe... météorologique



Si l'on se réfère au site meteoalarm qui  "fournit l'information la plus appropriée, requise pour se préparer à des conditions météorologiques extrêmes attendues quelque part en Europe." l'état sioniste fait partie intégrante de l'Europe.
Notons que le site en question dépend du réseau Eumetnet qui regroupe 31 services météorologiques européens et est basé à Bruxelles.






lundi 1 janvier 2018

Accord Etats-Unis-Israël destiné à renforcer la lutte contre l'Iran



Les "grands médias" ont été assez discrets à ce sujet.
Bien sûr, seuls les esprits malintentionnés feront le lien entre cet accord et les événements se produisant actuellement en Iran.

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Israël et les Etats-Unis ont secrètement signé un accord stratégique visant à développer leur coopération dans le domaine de la lutte contre la menace nucléaire iranienne et contre les ambitions croissantes de Téhéran dans la région, a rapporté vendredi le Times of Israel.Conduisant une délégation israélienne, le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben Shabat a rencontré le 12 décembre son homologue américain H. R. McMaster à la Maison Blanche. Selon Channel 10, un document a été signé lors de ce meeting, suivi d'intenses discussions.Dans le cadre des discussions entre les Etats-Unis et Israël, qui cherchent à définir leurs objectifs stratégiques communs, cette réunion a abouti à la création d'équipes conjointes qui se concentrent sur les éléments de menaces pour les deux alliés. Parmi les thèmes abordés figurent l'activité iranienne en Syrie, le programme d'armement nucléaire iranien et ses systèmes de missiles balistiques, ainsi que le soutien de Téhéran au groupe libanais du Hezbollah."Israël et les Etats-Unis partagent la même opinion concernant les tendances de la région, en particulier sur l'Iran, et ont conclu des accords sur la stratégie et la politique à mener", ont déclaré les hauts responsables israéliens selon Channel 10."Nous et les Américains sommes très satisfaits de ces conclusions et de notre engagement à faire face à la fois aux défis et aux opportunités dans la région", a poursuivi le responsable.

Cet accord fait suite au discours du président américain Donald Trump, le 13 octobre dernier, qui dévoilait une stratégie plus agressive pour contrôler la puissance croissante de l'Iran, annonçant qu'il ne certifierait pas l'accord nucléaire iranien conclu par l'administration Obama.Dans la foulée, une série de projets de loi avaient été adoptés au Congrès pour sanctionner le Hezbollah et cibler le financement illégal du groupe terroriste, cherchant ainsi à étouffer les ambitions iraniennes.Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson dans une tribune pour le New York Times la semaine dernière a également réitéré les intentions américaines d'augmenter la pression sur l'Iran en déclarant que "l'accord nucléaire défectueux n'est plus le point central de notre politique iranienne... nous sommes confrontés maintenant à la totalité des menaces iraniennes. 

"La perspective des Etats-Unis et d'Israël sur le Moyen-Orient converge de plus en plus depuis l'arrivée au pouvoir du président Trump.
Lors de la présentation de sa stratégie de sécurité nationale le 18 décembre, Trump a déclaré qu'"Israël n'est pas la cause des problèmes de la région" et a plutôt eu tendance à dénoncer l'Iran comme une cause fondamentale d'instabilité.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou était également un farouche opposant à l'accord de 2015 sur l'Iran, il s'est joint aux efforts du millionnaire américain pour empêcher de certifier ce traité.La décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël a également été défendue par l'administration Netanyahou tout en recevant simultanément une foule de critiques internationales.En janvier, Trump devra réévaluer sa décision sur l'Iran et décider s'il veut réimposer des sanctions, portant ainsi atteinte à l'accord nucléaire de 2015.


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http://www.i24news.tv/fr/actu/international/163866-171229-accord-secret-signe-entre-les-usa-et-israel-contre-la-menace-grandissante-de-l-iran

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D'autre part, Donald Trump a aujourd'hui et une nouvelle fois réaffirmé son souhait de voir s'opérer un changement de régime à Téhéran.

"Trump: le "temps du changement" est venu en Iran

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que "le temps du changement" est venu en Iran, après les violences meurtrières de ces derniers jours, lors des plus importantes contestations du pouvoir depuis 2009.

"L'Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama", a affirmé Trump sur Twitter. "Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l'Iran est confisquée, comme les droits de l'Homme. Il est temps que ça change".

C'est la troisième fois depuis vendredi que le président américain s'en prend au régime iranien. Samedi, il avait averti que "les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais".

Depuis un an que Donald Trump est au pouvoir, l'Iran est la bête noire de l'administration qui n'a de cesse de dénoncer les ambitions régionales de Téhéran, sa participation à plusieurs conflits qui déchirent la région comme en Syrie et au Yémen, ainsi que son programme de missiles balistiques.  


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