Tout cela dans le silence assourdissant des "grands médias" qui évoquent le fait qu'il n'y a pas de cause à effet démontrée entre la vaccination et les morts faisant suite à celle-ci, c'est évidemment se moquer du monde mais c'est pour eux une habitude solidement ancrée.
Espace dédié à des sujets d'actualité mais aussi en lien avec l'Histoire, les livres et, bien sûr, la Religion.
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mardi 27 juillet 2021
Les vaccins ont déjà causé plus de 30 000 morts aux Etats-Unis et en Europe (chiffres officiels)
mardi 9 octobre 2018
Vers un siège franco-allemand au Conseil de sécurité de l'ONU et une assemblée commune entre la France et l'Allemagne ?
Les "élites" dirigeantes de la France semblent fatiguées par le pouvoir, à un point tel qu'elles songent à laisser l'Allemagne prendre la direction du pays.
Premièrement en créant une assemblée commune avec le voisin teuton mais aussi en partageant avec lui le siège au Conseil de sécurité de l'ONU.
Ce n'est ni plus ni moins que de la haute trahison (une de plus) envers les intérêts du peuple français mais c'est tout sauf surprenant et dans la lignée d'une Union Européenne qui n'est que le masque de la domination germanique sur le Vieux Continent et en premier lieu sur la France.
C'est évidemment tout sauf un "couple" sain et équilibré, chose qui ne saurait exister en matière de relations internationales dans lesquelles le balancier penche toujours du côté du plus fort, mais la soumission volontaire (et de moins en moins dissimulée) du vassal français au suzerain germanique.
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Par Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 20/09/2018 à 23:54 Publié le 20/09/2018 à 23:46
Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a choisi pour son premier déplacement à l'étranger l'Allemagne, où il a évoqué jeudi devant son homologue allemand Wolfgang Schäuble l'idée d'une "assemblée parlementaire commune" des deux pays.
"Je salue la grande idée que serait la création d'une assemblée parlementaire commune qui pourrait avoir pour rôle de suivre la mise en oeuvre des décisions des conseils des ministres conjoints", a déclaré M. Ferrand, selon le texte de son discours transmis par la présidence de l'Assemblée.
M. Ferrand et M. Schäuble s'étaient retrouvés à l'Hôtel de Ville de Lübeck pour des échanges à propos du nouveau Traité de l'Élysée souhaité par le Bundestag et l'Assemblée.
M. Schaüble et le prédécesseur de M. Ferrand, François de Rugy, avaient appelé en janvier à la conclusion d'un nouveau traité de coopération franco-allemande, à l'occasion du 55e anniversaire du "Traité de l'Elysée", conclu en 1963 entre Paris et Berlin.
Source : LeFigaro
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Vers un siège franco-allemand au Conseil de sécurité de l'ONU ?
7 oct. 2018, 18:54
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.
Le projet évoqué il y a quelques mois par Angela Merkel de doter l'Union européenne d'une présence propre au sein du Conseil de sécurité de l'ONU suscite de nombreux commentaires. La France serait-elle prête à partager son siège avec l'Allemagne ?
Le projet semble faire son chemin. Trois mois après que la chancelière allemande Angela Merkel a suggéré l'idée que l'Union européenne devrait être présente au sein du Conseil de sécurité de l'ONU (où ne siègent que des Etats à titre individuel), des informations laissent entendre que des discussions auraient lieu actuellement pour que la France partage son fauteuil de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne. Sur fond de Brexit, l'idée serait en quelques sorte d'«européaniser» le Conseil en s'appuyant sur le seul siège permanent dont dispose l'un des pays de l'UE : celui de la France.
Ainsi, s'exprimant le 6 octobre lors d'une conférence intitulée «L'Allemagne et les Nations unies» dans le cadre de la German American Conference qui a lieu chaque année à l'université de Harvard, Christoph Heusgen, l'ambassadeur d'Allemagne auprès des Nations unies, aurait annoncé la tenue de pourparlers entre lui et son homologue français François Delattre pour la mise en place d'un siège permanent franco-allemand au Conseil de sécurité de l'ONU.
Lien vers l'article complet de Russia Today
dimanche 26 août 2018
Le pont Morandi de Gênes, accident ou... ?
mercredi 22 août 2018
Une centaine de migrants pénètre de force à Ceuta
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| La "team Soros" vous salue bien. |
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Plus d'une centaine de migrants ont réussi ce matin à franchir la frontière qui sépare l'enclave espagnole de Ceuta avec le territoire du Maroc, rapporte El Pais . D'après le quotidien espagnol, la Garde civile n'a pu empêcher ce passage. Sept agents ont été blessés suite à des brûlures d'acide et de chaux que leur ont lancé les migrants, selon la préfecture. Plusieurs de ceux ayant tenté de franchir la frontière de 6 mètres de haut et hérissée de barbelés se sont blessés.
En début d'après-midi, les services du gouvernement avaient comptabilisé 115 entrées sur le territoire espagnol. Plus de 300 personnes au total ont participé à cette tentative.
Source : Le Figaro
On notera avec émotion que ces futurs académiciens ont même pris le temps de s'offrir -ou se faire offrir ?- un beau drapeau européen :
mercredi 18 avril 2018
Une base américaine en plus d'une adhésion à l'Union Européenne pour l'Albanie ?
Deux informations qui tombent le même jour (le hasard...) et qui sont révélatrices de la marche en avant commune de l'Union Européenne de l'OTAN et des Etats-Unis face à un même ennemi : la Russie.
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L’Albanie et la Macédoine, bientôt États membres de l’Union européenne ?
La Commission européenne a proposé, ce mardi 17 avril, aux États membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de l’ancienne république yougoslave de Macédoine.
L'article complet sur le site de Ouest-France.
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L'Albanie souhaite une base américaine sur son sol
L'Albanie souhaite que les Etats-Unis installent une base militaire sur son sol, notamment pour contrer l'influence de la Russie, a déclaré mardi à Washington la ministre albanaise de la Défense, Olta Xhacka.
L'article complet sur le site du Figaro.
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Tout pour plaire donc aux élites de Bruxelles.
A moins qu'il ne soit seulement question de faire plaisir à l'Oncle Sam pour lequel, tout ce qui peut freiner l'influence russe est bon à prendre ?
Et tant mieux si cela plombe encore plus une Europe totalement asservie à ses injonctions.
Évoquons également, le projet de "Grande Albanie" (réunion de l'Albanie, du Kosovo et d'une partie des territoires de la Serbie, de la Grèce, de la Macédoine et du Monténégro), projet, qui en cas d'adhésion de Tirana à l'UE, serait favorisé par les ambitions allemandes de constituer une Europe fédérale parcellisée selon des critères ethniques (dans ce cadre, la France, créature on ne peut plus politique et éloignée de ces vues ethnicisantes, est appelée à voler en éclats).
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De la réalité de la Grande Albanie
L’idée d’une Grande Albanie se développe au XIXe siècle, alors que l’Empire ottoman est encore présent dans les Balkans. La Grande Albanie est un projet nationaliste visant à réunir au sein d’un même Etat tous les albanais se trouvant dans des Etats voisins de l’Albanie. Des minorités albanaises sont présentes au Kosovo-et-Métochie, dans la région de Preševo, en Macédoine, au Monténégro, en Grèce. Les Serbes étaient encore majoritaires dans la province du Kosovo-et-Métochie il y a un siècle. On peut se demander d’ou viennent ces albanais présent au Kosovo ?
L'article complet sur le site de Stratpol.
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En ce qui concerne la volonté albanaise de voir une base américaine érigée sur son sol, rappelons que l'US Army dispose déjà de la base de Bondsteel située au... Kosovo voisin.
Corruption, drogue, économie en berne, chaos ethnique et géopolitique en gestation... l'Albanie a définitivement le profil idoine pour rallier une Union Européenne à la dérive, ou plus précisément rejoindre "la famille euro-atlantique" comme le déclarait la ministre albanaise de la Défense Olta Xhacka.
lundi 16 avril 2018
mercredi 11 avril 2018
La route vers la Troisième Guerre Mondiale
100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.
La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
- La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.
L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.
La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.
On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit...
Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :
samedi 17 février 2018
Emiettement des nations : un projet de régions autonomes entre la France et l'Allemagne
Le projet de concassage des états européens pourrait prochainement passer à la vitesse supérieure, tout cela sous l’œil bienveillant du Medef et du BDI (Bundesverband der Deutschen Industrie).
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Un projet de régions autonomes entre la France et l'Allemagne
THIBAUT MADELIN
Situés à cheval sur les frontières, les eurodistricts pourraient recevoir des compétences autonomes.
La résolution que doivent adopter l'Assemblée nationale et le Bundestag propose d'expérimenter dans les régions transfrontalières, où un projet d'école professionnelle franco-allemande est en discussion.
Effacer la frontière entre l'Allemagne et la France. C'est la mission de Peter Cleiß. Le directeur des Ecoles professionnelles de Kehl a déjà du succès. Sur les 1.400 apprentis qu'il forme, 50 sont français. Mais étant donné la distance qui sépare sa ville de Strasbourg - quelques centaines de mètres -, il trouve cela dérisoire et veut aller plus loin.
« Nous voulons créer une école professionnelle franco-allemande », dit-il. L'enseignement serait réalisé pour moitié en français et en allemand. Aujourd'hui, un étudiant en sciences politiques peut suivre ce genre de double cursus, mais pas un apprenti. Un déficit qui peut s'avérer fatal aussi sur le plan politique.
« Une expérience enthousiasmante de l'Europe »
« Les touristes ne connaissent pas de frontières, les grandes entreprises et les professions supérieures non plus. Les apprentis si, déplore l'enseignant. Que voulez-vous qu'ils votent s'ils n'ont pas une expérience enthousiasmante de l'Europe ? » De chaque côté du Rhin, le Front National et l'AfD allemande réalisent des scores importants.
Les deux partis regarderont sans doute de près le projet de Peter Cleiß, qui voudrait le placer sous la tutelle de l' eurodistrict de Strasbourg-Ortenau . Aujourd'hui, ce syndicat intercommunal transfrontalier soutient la coopération franco-allemande à l'échelle locale, notamment à travers une ligne de tramway.
Une école professionnelle serait l'étape d'après, selon Andreas Jung. « En Alsace, le chômage des jeunes dépasse 30 % et dans le Rhin supérieur, on souffre d'une pénurie de main-d'oeuvre, regrette le député de la CDU d'Angela Merkel. Souvent, ça échoue pour des raisons purement pratiques. Les eurodistricts peuvent améliorer le quotidien des transfrontaliers. »
Abandon de souveraineté
C'est un point sensible de la résolution que l'Assemblée nationale et le Bundestag veulent adopter lundi à l'occasion du 55e anniversaire du Traité de l'Elysée. Elle invite les gouvernements à déléguer aux eurodistricts « des compétences autonomes, et à introduire des clauses d'exception et d'expérimentation dans chacune des législations nationales ».
Pour Claire Demesmay, spécialiste des relations franco-allemandes, il s'agit d'un saut extrêmement ambitieux en matière d'intégration. « Ces régions n'auraient plus les mêmes règles que l'Etat dans lequel elles se trouvent, y compris fiscales, dit l'experte de l'Institut allemand de politique étrangère (DGAP). On n'a jamais vu cela. »
Reste à savoir si, au-delà des déclarations d'intention, les gouvernements français et allemand seront prêts à abandonner une part concrète de leur souveraineté nationale. « C'est difficile, je sais, dit Michael Link, député libéral du FDP allemand. Mais à un moment ou un autre, on doit essayer. »
Les patronats français et allemand avertissent Macron et Merkel
Le Medef et le BDI allemand publient ce lundi des recommandations pour de nouvelles initiatives en matière de coopération économique entre la France et l'Allemagne. Ils s'inquiètent des projets fiscaux du président et de la chancelière. Harmoniser la fiscalité des entreprises, oui. Augmenter les impôts, non. « L'Allemagne et la France doivent éviter d'introduire des mesures pénalisant les entreprises », avertissent les deux organisations patronales dans les recommandations que leur avaient demandées en juillet le président de la République et la chancelière. Les patrons allemands et français les mettent aussi en garde contre les risques d'une lutte contre le moins-disant fiscal dans l'Union européenne. « Ce serait un malentendu que de croire qu'un taux d'imposition minimum fournira des conditions de concurrence équitables entre les Etats membres », écrivent-ils dans une déclaration commune dont « Les Echos » ont eu une copie.
Source : https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301179956486-projet-de-regions-autonomes-entre-la-france-et-lallemagne-2146720.php#E2xg1HGQxriEPLde.99
mardi 13 février 2018
Corse : le syndrome finlandais
Comme toujours, derrière les aspirations régionalistes : l'Allemagne et l'Union Européenne...
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La récente visite du Président Macron dans l’île de Beauté n’a pas permis d’améliorer les relations de la République française avec les nationalistes corses. Ces derniers réclament l’amnistie des « prisonniers politiques », la co-officialité de la langue corse à parité avec le français dans tous les domaines, un statut de résident permanent en Corse après plusieurs années de présence sur l’île pour pouvoir devenir propriétaire (cinq à dix ans, selon les différents courants nationalistes) ; enfin, un statut donnant à ce territoire une autonomie plus grande, en particulier pour la fiscalité.
Lors de son discours du 7 février, le Président a affiché une fin de non-recevoir à ces revendications, en dehors d’une possibilité de retour des prisonniers sur l’île et d’une inscription de la Corse dans la Constitution. En réponse, le parti de Jean-Guy Talamoni a qualifié les propos du Président de « haineux, provocateurs et méprisants ». Les revendications des nationalistes, maîtres de l’Assemblée corse depuis décembre 2017, peuvent être mieux cernées si l’on s’intéresse aux coulisses.
En effet, nous retrouvons le corps de ces exigences lors d’un colloque organisé par un institut allemand siégeant à Flensburg et œuvrant en faveur du droit aux minorités : l’European Centre for Minorities Issues (ECMI). Fondé en 1996 par les gouvernements danois et allemand et le Land du Schleswig-Holstein, et travaillant en liaison avec l’Union européenne, l’ECMI a organisé, du 25 au 30 août 1998, sur les îles Åland, un colloque réunissant notamment son président de l’époque, Stefan Troebst, Frank Horn, du comité d’experts chargé de vérifier la bonne application de la Charte européenne des langues régionales, Pierre Joxe (plusieurs fois ministre de Mitterrand) et les principaux nationalistes corses – Jean-Félix Acquaviva, Paul Giacobbi, Philippe Peretti, Edmond Simeoni (le père de Gilles Simeoni) et Jean-Guy Talamoni -, évoquant alors le cas des « prisonniers politiques déportés en France ». Les Éditions Albiana, en liaison avec l’ECMI, publièrent les actes de ce colloque sous le titre « Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ? ». Les îles Åland, finlandaises mais de langue suédoise, sont dotées d’une grande autonomie grâce à un Parlement régional compétent sur les aspects politiques, financiers, juridiques et linguistiques ; seules restent au pouvoir central finlandais les Affaires étrangères et la Défense. L’essentiel des demandes actuelles des nationalistes corses s’inspire largement du statut de « citoyenneté régionale » correspondant à un « droit de domicile » accordé aux Finlandais du continent à condition qu’ils connaissent le suédois et résident sans interruption depuis au moins cinq ans sur ces îles.
Ainsi, c’est un institut allemand, soutenu et financé par les gouvernements allemand et danois, et en liaison avec les instances européennes, qui a inspiré, encouragé les aspirations autonomistes de certains hommes politiques corses.
Pierre Hillard
Docteur en science politique et essayiste
Source : http://www.bvoltaire.fr/corse-syndrome-finlandais/
lundi 25 décembre 2017
Emmanuel Macron remporte le Prix Charlemagne 2018
Lire la totalité du panégyrique destiné à Emmanuel Macron sur le site officiel du Prix Charlemagne.
Le directoire de la Société pour la remise du Prix International Charlemagne de la ville d’Aix-la-Chapelle honore en 2018 le président de la République Française, Emmanuel Macron, pour sa vision d’une nouvelle Europe et la refondation du projet européen, d’une nouvelle souveraineté européenne et d’une restructuration de la coopération des peuples et des nations. Son acharnement et son engagement européen, ses prises de positions pour la cohésion et l’attitude commune ainsi que son combat décisif contre toute forme de nationalisme et d’isolationnisme sont exemplaires, déterminants et contagieux, dans le sens positif du terme. La Société pour la remise du Prix Charlemagne honore en Emmanuel Macron un précurseur courageux du renouvellement du rêve européen. La Société pour la remise du prix Charlemagne exprime à travers ce prix l’espoir et le souhait de nombreux citoyens européens que les propositions du lauréat 2018 inspirent ses partenaires européens et contribuent à un renouveau durable du projet européen.A l’issue d’une année électorale en Europe chargée, marquée par les affrontements avec les populistes, les radicaux et les nationalistes, le 7 mai 2017 est une date singulière. L’élection d’Emmanuel Macron au poste de président de la République Française a une fois de plus démontré que l’Europe peut encore enthousiasmer.
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Emmanuel Macron vient de remporter le Prix Charlemagne 2018 qui lui sera remis le 10 mai prochain à Aix-la-Chapelle.
En cela, le président de la République française se voit récompensé pour son travail en faveur de l'unification européenne.
Macron succédera, à des figures du mondialisme le plus décomplexé telles que : Richard de Coudenhove-Kalergi, Jean Monnet, Winston Churchill, Henry Kissinger, Angela Merkel, Jean-Claude Trichet, Tony Blair, Bill Clinton, Herman von Rompuy ou encore le Pape François.
Sur le même sujet :
- Richard de Coudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe
dimanche 24 septembre 2017
Un référendum catalan sous haute tension
Le prochain référendum concernant l'indépendance de la Catalogne qui aura (normalement) lieu le dimanche 1er octobre prochain pourrait être le détonateur d'une implosion prochaine de l'ensemble des nations européennes.
Si le "oui" l'emporte, la Catalogne serait à coup sûr l'élément qui servirait d'exemple émancipateur à tous les mouvements indépendantistes européens, avec, au premier rang de ceux-ci : la Flandre et l'Ecosse.
En cas d'indépendance catalane, l'Espagne se retrouverait amputée d'un territoire de 7,5 millions d'habitants représentant environ un cinquième de l'économie espagnole.
On comprend l'opposition du Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy à la tenue de ce référendum qui en cas de victoire du "oui" reléguerait encore plus la voix de l'Espagne dans le concert des nations.
Il est indispensable de garder à l'esprit que tous ces mouvements indépendantistes ont été favorisés par l'Union Européenne depuis de nombreuses années.
En effet, afin de mettre en place une Europe "unie" il était nécessaire de détruire les Etats, de les dissoudre en encourageant les tendances régionalistes qui agiraient à terme comme de parfaits bâtons de dynamites indispensables afin de faire imploser les sous-ensembles dépassés que sont devenus les Etats-nations dans l'esprit des technocrates bruxellois.
On peut citer la recommandation 34 du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe (CPLRE) datant de 1997 qui posait les bases d'une montée en puissance des régions.
L'article 23 de ladite recommandation intitulé "Engagement des Etats dans un processus de régionalisation" est on ne peut plus clair quant aux objectifs poursuivis :
Les Etats dans lesquels un processus de régionalisation
est en cours peuvent ratifier la présente Charte en
prenant l’engagement de mettre en œuvre ses dispositions
par la création et le développement de structures
régionales. Ils s’engagent, dans une période de dix ans
au maximum à partir de l’entrée en vigueur de la Charte
à leur égard, à établir le cadre juridique et les mécanismes
administratifs et financiers qui leur permettront
de respecter à l’égard de leurs régions les droits définis
par la présente Charte, aux conditions précisées au paragraphe
1 ou au paragraphe 2 de l’article 20.
Cette parcellisation des Etats européens doit être vue comme une destruction nécessaire à l'avènement d'une Europe fédérale dont le traité de Maastricht était la porte d'entrée.
A plus ou moins long terme, le grand bénéficiaire de cet émiettement généralisé sera le monde germanique qui verra son emprise sur l'Europe devenir inéluctable de par son poids éthnico-économique.
La régionalisation européenne est également vue d'un très bon œil par "l'ami américain" qui a tout intérêt à liquider ce qui peut rester d'opposition étatique (aussi molle soit-elle) en Europe et faire ainsi le jeu de ses multinationales déjà omniprésentes en matière de lobbying du côté de Bruxelles.
Pour rappel, cet extrait du discours de Bill Clinton lors de la remise du prix Charlemagne en 2000 :
« L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil ; des institutions communes plus vastes que l'Etat-nation parallèlement à la délégation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle — la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc -non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie des voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité ».
Pour aller plus loin sur ce sujet il faut lire les deux premiers ouvrages de Pierre Hillard : Minorités et Régionalisme dans l'Europe fédérale des Régions et La Décomposition des Nations Européennes.
dimanche 20 août 2017
L'UE étudie le blocage des comptes courants
L'Union Européenne étudie la possibilité de bloquer les comptes courants pendant une durée de 20 jours.
Evidemment, c'est une façon de faire passer la pilule plus aisément en prétendant que le blocage se limitera à moins d'un mois.
Comme ce fut le cas pour l'état d'urgence en France, c'est le genre de mesure qui débute dans des circonstances exceptionnelles (ici, la probable faillite d'une grande banque) et pour une durée limitée mais dont la prolongation sera nécessaire pour "maintenir l'équilibre du système financier".
La ritournelle est connue.
Si le blocage était levé au bout de 20 jours on assisterait à une ruée des particuliers pour sortir leur argent d'un système bancaire qui aurait perdu toute crédibilité, accentuant la panique sur les marchés et la défiance envers gouvernants et banques.
La solution pour le Système serait donc bien un blocage qui s'étendrait sans limitation de durée.
Votre banque pourrait bloquer l’accès à votre compte courant pendant 20 jours
Au beau milieu de l’été, une dépêche de Reuters est passée presque inaperçue, les médias étant tous absorbés par les nièmes rebondissements de l’affaire du petit Gregory. Pourtant, ce n’est pas ce qui s’est passé il y a 30 ans sur les berges de la Vologne qui devraient préoccuper nos journalistes, mais bien ce qui se trame aujourd’hui à Bruxelles. Selon Reuters, l’Union Européenne étudierait la possibilité de bloquer les comptes courants des ressortissants de l’UE en cas de crise bancaire (Source: “EU explores account freezes to prevent runs at failing banks” Reuters, July 28, 2017).
Cette dépêche de Reuters précise que votre banque pourrait refuser tout paiement en liquide à ses guichets …pendant une durée pouvant aller jusqu’à 20 jours !!! Oui, vous avez bien lu, presque 3 semaines sans avoir la possibilité d’accéder à votre compte.
Blocage de votre compte en cas de faillite de votre banque
Projet de l’UE : Pas de retrait pendant 20 jours en cas de faillite bancaire
Le matraquage de l’épargnant et l’utopie d’une société sans espèce ne font donc que s’aggraver dans les pays de l’Union. Après la taxation des dépôts des particuliers (ce qu’a initialisé la Raiffeisenbank en Allemagne), après la tentative d’instaurer des taux d’intérêts négatifs sur les livrets d’épargne (ce qu’a envisagé de mettre en place la Belgique), après la ponction de votre compte en cas de faillite de votre banque (directive en vigueur depuis le 1er Janvier 2016 sous le nom de BRRD « Bank Recovery and Resolution Directive »), après la promulgation de la loi Sapin 2 (l’article 21 permet au Haut Conseil de stabilité financière de suspendre, retarder ou limiter les retraits de l’assurance-vie), voici que nos stratèges européens veulent tout simplement nous interdire l’accès à nos comptes courants.
La taxation, la saisie et maintenant la mise sous séquestre de nos deniers ! Comme si c’était un crime de posséder de l’argent sur son compte courant!
Et la raison invoquée pour ce blocage: éviter le naufrage de notre banque en cas de ruée des déposants vers les guichets (le ‘bank run’ anglo-saxon).
Ainsi donc, alors que l’on s’approche du dixième anniversaire de la crise des subprimes, alors que d’innombrables mesures ont été prises pour réguler la finance mondiale, que des stress tests (soit disant infaillibles ?) ont été élaborés pour tester la résistance des banques, voilà que l’on dégaine l’arme suprême : le blocage des comptes des particuliers !
Ce qui est grave dans cette histoire, ce n’est pas cette proposition (sensée donner du temps au système bancaire pour trouver une solution en cas de défaillance d’un des leurs), mais bien son timing. Après tout, si cette mesure avait été prise dans la foulée de la chute de Lehman Brothers, cela aurait été totalement compréhensible.
Mais venir, une décennie plus tard, brandir cette menace ultime en dit long sur la confiance que nos stratèges européens ont dans les opérations de recovery du système financier actuel.
Il faut dire que depuis 2007 la dette publique à pratiquement doublée, atteignant les 20 000 Mds$, la conséquence désastreuse d’une décennie de taux ultra bas (voire négatifs) et d’une politique accommodante non conventionnelle (rachat massif d’actifs douteux par les banques centrales). Que ce soit aux USA avec Janet Yellen ou en Europe avec Mario Draghi, la planche à billet n’a jamais autant fonctionné, inondant le marché de liquidités, dans l’espoir de relancer la croissance et de faire repartir l’inflation à la hausse…une peine perdue jusqu’à présent !
Pour parler clair, en mettant sur la table cette proposition de blocage des comptes courants, les financiers de Bruxelles reconnaissent implicitement que rien n’a changé depuis 2008 et que le risque d’une nouvelle rechute du système bancaire mondial est toujours d’actualité.
Après la trêve estivale, les discussions devraient reprendre sur ce texte porté par l’Estonie, l’actuel pays dirigeant les institutions européennes. En espérant qu’il n’y ait pas un nouveau rebondissement dans l’affaire Gregory et que les médias consacrent cette fois du temps à cette proposition de l’UE de blocage des comptes, une proposition qui , si nous n’y prenons garde, pourrait avoir des implications énormes sur notre vie au quotidien !
Source : http://acheteror.org/blocage-comptes-ue/
vendredi 28 juillet 2017
Vers un durcissement des contrôles techniques dès 2018
La guerre contre les pauvres se poursuit sur tous les terrains, y compris celui de l'automobile avec des contrôles techniques qui deviendront beaucoup plus durs en 2018.
Des contrôles plus stricts et plus chers, une chasse ouverte aux véhicules de plus de quatre ans, pour tout cela, on remercie l'Union Européenne et les lobbys des constructeurs auto qui y sont à l'oeuvre :
Les départs en vacances, c'est l'occasion de vérifier son véhicule. Dès l'an prochain, les contrôles techniques seront plus corsés, révèle Europe 1 vendredi. Si aujourd'hui on compte 124 points de contrôle, il y en aura plus de 400 en mai 2018. Des appuie-têtes aux accoudoirs, en passant par les rétroviseurs intérieurs, tout sera soigneusement inspecté.
126 défauts critiques. Les sanctions seront beaucoup plus dures avec l'apparition de 126 défauts critiques, qui entraîneront l'interdiction immédiate de circuler avec votre véhicule. Une mesure qui risque de faire des dégâts, selon certains contrôleurs. "Un plastique en-dessous d'un moteur qui serait prêt à tomber et c'est une interdiction de circuler. Tout comme une grosse fuite de moteur. C'est une directive européenne. Ils ne veulent plus d'épaves roulantes", indique un professionnel du secteur.
135 euros pour les conducteurs qui n'auraient pas réparé dans les temps. Concrètement, si le véhicule présente un gros défaut, le conducteur recevra une vignette valable une journée, accolée sur le pare-brise, le temps de se rendre au garage. Passé ce délai, s'il se sert encore de sa voiture, l'automobiliste encourra une amende de 135 euros, ce qui choque certains conducteurs. "C'est juste pour nous faire acheter des voitures neuves. Une personne qui gagne le smic, je ne sais pas comment elle va faire, comment elle va aller travailler…", peste un automobiliste au micro d'Europe 1.
De leur côté, les contrôleurs techniques préviennent : avec beaucoup plus de points à vérifier, les contrôles vont durer plus longtemps. Et par la force des choses, ils vont devoir augmenter les tarifs.
jeudi 29 juin 2017
La marche irrésistible du libre-échange
Après le TAFTA, traité de libre-échange entre l'Union Européenne et les Etats-Unis (provisoirement mis de côté par l'administration Trump) et le CETA, traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada, ratifié en février dernier par le Parlement Européen, voici désormais le JEFTA, libre-échange encore et toujours mais cette fois-ci entre l'UE et le Japon.
Comme les précédents traités, le petit dernier fait la part belle aux multinationales et réduit autant qu'il est possible le pouvoir des Etats.
En réponse à l’hostilité affichée par la nouvelle administration américaine à l’égard des règles commerciales existantes, l’Union européenne se lance dans une forme de croisade pour le libre-échange. Elle en appelle à l’union sacrée autour de cet objectif, en dépit de la vague de contestation croissante vis-à-vis de sa propre politique commerciale. Face aux hésitations des pays membres pour la ratification de l’accord de commerce et d’investissement avec le Canada, le Ceta, elle invoque le risque de perdre toute crédibilité auprès de ces autres partenaires commerciaux, en cas d’échec.
La Commission mène en effet une politique très volontariste avec des négociations bilatérales et plurilatérales lancées tous azimuts et redouble d’efforts pour faire aboutir les discussions en cours. Derrière le Ceta, l’accord conclu avec le Viêt-nam et celui avec Singapour arriveront bientôt au stade de la ratification. Pour ce dernier, Bruxelles attend la décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur la répartition des compétences entre les Etats membres et le niveau communautaire, prévue pour mi-mai. Elle espère ainsi grignoter de nouvelles compétences en la matière et voudrait pouvoir se passer du long et fastidieux processus des ratifications nationales pour les accords déclarés mixtes.
28 accords en préparation
Mais en coulisses des négociations les plus médiatisées, ce ne sont en fait pas moins de 28 accords qui sont en préparation avec plus d’une soixantaine de pays.
Le projet de traité le plus large est sans doute l’Accord plurilatéral sur les services, intitulé TiSA (Trade in Service Agreement) qui regroupe plus d’une cinquantaine de pays et vise à faciliter les échanges dans les domaines de la finance, des technologies de l’information ou du commerce en ligne. Les règles ainsi négociées entre les pays les plus désireux de faire progresser la libéralisation des services, qui se baptisent eux-mêmes les « très bons amis des services », pourraient ensuite s’imposer au reste du monde, dans un cadre multilatéral. Mais les négociations achoppent encore, notamment sur la question de la libre circulation des données, et semblent désormais suspendues à la position qui sera adoptée par le nouveau gouvernement américain.
Par ailleurs, l’accord bilatéral le plus important à venir dans la liste de l’Union européenne reste encore très largement méconnu du grand public. Il s’agit de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, dit Jefta (Japan EU Free Trade Agreement). A l’occasion de la visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Bruxelles, mi-mars, des informations sur le contenu de l’accord ont fuité pour la première fois dans plusieurs quotidiens européens.
Une portée très large
Lancées en mars 2013, les négociations du Jefta se déroulent en effet en toute discrétion. Et les efforts récents de transparence sur le Tafta, le projet d’accord commercial entre l’Europe et les Etats-Unis, n’y ont rien changé. Même le mandat de négociation, adopté en 2012, reste confidentiel. Le Jefta pourrait pourtant bien se révéler plus important encore que le Ceta. Sa portée est très large puisqu’il couvre aussi presque tous les secteurs d’activités. Mais l’économie japonaise est trois fois plus importante que celle du Canada. Ensemble, le Japon et l’Union pèsent près de 28 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.
Un 17e round de négociations s’est tenu en septembre 2016 et le prochain est annoncé pour avril 2017 à Bruxelles. Selon les documents évoqués dans la presse, les négociations seraient à un stade avancé et les autorités japonaises et européennes disent compter sur une conclusion des négociations pour la fin de l’année 2017.
Cet accord contient plusieurs des ingrédients les plus contestés du Tafta et du Ceta. Autant d’éléments visant à rendre l’accord « vivant » et dont la mise en place risque d’affaiblir progressivement la capacité des Etats de réguler. L’essentiel des négociations porte à nouveau sur les barrières non tarifaires au commerce : la plupart des retombées escomptées proviendraient des efforts d’harmonisation réglementaire, selon une étude d’impact économique réalisée en 2010.
Dans les chapitres presque finalisés, figure un dispositif de coopération réglementaire aussi ambitieux que celui qui était proposé par la Commission européenne pour le Tafta. Ce processus obligatoire vise à s’assurer que les législations existantes et futures n’auront pas d’effet négatif sur les échanges commerciaux. Il prévoit la mise en place d’un comité de coopération réglementaire chargé d’inviter les « personnes intéressées » à participer à ses réunions. L’Union et le Japon s’engagent ainsi à rendre publics à l’avance les projets de réglementations, à organiser des consultations dessus et à prendre en compte les apports reçus. Faute de garde-fous suffisants, un tel mécanisme pourrait conférer un poids démesuré aux acteurs économiques dominants dans la définition des politiques publiques. Ces derniers auraient ainsi l’opportunité de peser sur les projets de loi auxquels ils seraient éventuellement hostiles, avant même que les parlementaires soient saisis.
Il semblerait que les négociations soient entrées dans la dernière ligne droite, un accord pouvant être trouvé pour le sommet du G20 se tenant les 7 et 8 juillet prochains :
Les discussions entre Européens et Japonais sur un accord de libre-échange se situent à "un moment crucial", a déclaré mercredi le ministre japonais des Affaires étrangères, les pourparlers achoppant, selon la presse nippone, sur les fromages. Les négociations, qui durent depuis quatre ans, se sont récemment intensifiées en vue de parvenir à un accord-cadre en marge du G20 qui se tiendra à Hambourg (Allemagne) les 7 et 8 juillet. "Cette semaine et la semaine prochaine représentent un moment crucial", a affirmé le chef de la diplomatie nippone, Fumio Kishida, dans des propos retransmis sur la chaîne publique NHK. "A un moment où le protectionnisme progresse au niveau international, la conclusion d'un accord de grande ampleur économique aurait un impact important dans le monde", a-t-il ajouté selon la même source.
dimanche 25 juin 2017
Plus de 6 millions et demi de migrants bientôt en Europe
Beatrix von Storch vice-présidente d'Alternative für Deutschland (AfD) tire la sonnette d'alarme quant au raz-de-marée migratoire qui se prépare (ou plutôt, qui va se poursuivre...).
D’après les autorités de sécurité allemandes, il y a 6,6 millions de migrants en Afrique du Nord, Jordanie et Turquie qui attendent de continuer leur route vers l’Europe. Depuis fin janvier, leur nombre a augmenté de 7400 par jour.
En septembre 2015, A. Merkel a capitulé devant 15'000 migrants parce que, pendant quelques jours, il y a eu des photos difficiles à faire passer. Elle a actionné un aimant, que jusqu’aujourd’hui elle a toujours refusé de désactiver. Par son acte inconstitutionnel et insensé d’ouverture des frontières, elle a demandé au monde entier de venir chez nous.
6,6 millions ont entendu cet appel, et ce n’est qu’un début.
Je n’arrive pas à comprendre comment un continent entier peut se jeter dans l’abîme les yeux ouverts, comment une grande partie de la société applaudit à cela, comment beaucoup trop continuent à se taire. Comment les politiciens et la presse accusent de haine ceux qui tirent la sonnette d’alarme. Comment les Eglises participent à ce crime moral. Oui, crime, contre notre pays, notre culture, et aussi contre ces gens qui sont incités par de fausses promesses à traverser les mers.
Ce n’est pas de l’humanité que de pousser tant de monde à entreprendre un voyage dangereux en leur promettant le paradis. D’ailleurs, nous ne ponvons pas sauver le monde entier. Cette politique n’est pas « humaine », elle est mégalomane.
Les élites politiques allemandes et européennes ont perdu la raison. Un monde sans frontières, c’est une folie sans limites. La paix et la sécurité en Europe vont s’effondrer si nous ne faisons pas demi-tour rapidement.
Traduction (abrégée) : Cenator
Étonnante coïncidence, le commissaire européen Dimitris Avramopoulos déclarait en mars dernier, que "l'Europe allait avoir besoin de 6 millions d'immigrés".
Le Camp des Saints, c'est maintenant.
Et ce n'est malheureusement pas un roman.
Si vous ne connaissez pas cet ouvrage, lisez-le, il décrit parfaitement la situation actuelle.
dimanche 11 juin 2017
Richard de Coudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe
Le comte et haut-initié Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972) est pratiquement un inconnu du grand public.
Pourtant, son influence sur la construction européenne est immense et la vision qui était la sienne est en train de prendre forme sous nos yeux.
C'est par exemple, et entre autres, lui qui avait suggéré d'adopter l'Ode à la Joie de Beethoven en tant qu'hymne européen, c'est aussi le fondateur de la Paneurope, l'inspirateur du Conseil de l'Europe, ou encore le premier lauréat du Prix Charlemagne.
Son ouvrage Praktischer Idealismus (Idéalisme Pratique en français), paru en 1925 décrit ce que sera le futur de l'Europe.
Pour Coudenhove-Kalergi, l'homme du futur sera un métis et la "noblesse" sera en grande partie constituée de Juifs :
L’humain du lointain futur sera un métis. Les races et les castes
d’aujourd’hui seront victimes du dépassement toujours plus grand de
l’espace, du temps et des préjugés. La race du futur, négroïdo-eurasienne,
d’apparence semblable à celle de l’Égypte ancienne, remplacera la
multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités.
Les émissaires principaux de la noblesse cérébrale : du capitalisme, du
journalisme, de la littérature, qu’elle soit corrompue ou intègre, sont des
Juifs. La supériorité de leur esprit les prédestine à devenir l’un des
éléments les plus importants de la noblesse du futur.
De toutes ces persécutions est ainsi finalement sortie une petite
communauté, forgée par un martyr pour une idée héroïquement supporté,
et purifiée de tous ses éléments faibles en volonté et pauvres en esprit. Au
lieu d’anéantir le judaïsme [Judentum : judéité], l’Europe, contre sa volonté,
l’a ennobli à travers ce processus de sélection artificielle, et l’a élevé au rang
de futur leader de la nation. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce
peuple, réchappé du ghetto-cachot, se soit développé en une noblesse
d’esprit européenne. Une providence pleine de bonté a donc, au moment
où la noblesse féodale déclinait, offert à l’Europe à travers l’émancipation
des Juifs, les grâces d’une nouvelle race de noblesse d’esprit.
![]() |
| Jean-Luc Mélenchon suit à la lettre les volontés de Coudenhove-Kalergi. |
Le comte est aussi un fervent adepte de l'eugénisme :
Seule sera libre l’alliance des hommes les plus nobles avec les femmes les plus nobles, et inversement — les personnes de valeur moindre devront se satisfaire deIl nous donne une parfaite description de l'Union Européenne actuelle :
personnes de valeur moindre. Ainsi, le mode d’existence érotique des
personnes de valeur moindre et médiocres sera l’amour libre, celle des
élus : le mariage libre. La nouvelle noblesse de reproduction [Zuchtadel :
noblesse disciplinée, noblesse d’élevage] du futur n’émergera donc pas des
normes artificielles de la culture de castes humaine, mais plutôt des lois
divines de l’eugénisme érotique.
Dans l’état actuel de l’éthique et de la technique, le maximum de ce
que la politique pourrait atteindre serait la généralisation de la non-liberté,
de la pauvreté et du travail forcé. Elle ne pourrait que rendre ce mal partout
égal [ausgleichen], et non le supprimer [aufheben] ; ne pourrait que faire de
L’Europe une maison de redressement pour forçats égaux en droits —
mais nullement un paradis.
Sa vision de la condition féminine est très juste.
Mais il aurait également pu ajouter que l'homme vraiment homme est aussi en train de disparaître.
Coudenhove évoquait le métissage des races, il aurait pu étendre sa logique au métissage des sexes...
L’émancipation de la femme [Frau] est aussi un symptôme de la
masculinisation de notre monde : car elle ne mène pas le type humain
féminin vers la puissance — mais plutôt le masculin. Tandis
qu’auparavant la femme féminine [weibliche Frau] prenait part à la
domination du monde via son influence sur l’homme — aujourd’hui les
hommes des deux sexes brandissent le sceptre de la puissance économique et
politique. L’émancipation des femmes signifie le triomphe de la femme
masculine[des Mannweibes] sur la femme [Frau] véritable, féminine ; elle ne
conduit pas à la victoire — mais à l’abolition du féminin [Weibes]. La Dame
[Dame] est déjà éteinte : la femme [Frau] doit la rejoindre. — À travers
l’émancipation, le sexe féminin qui jusque-là avait été partiellement
épargné, est mobilisé et enrôlé dans l’armée du travail.
| Triomphe de la femme masculine ou de l'homme féminin ? |
Et le but final, l'homme-Dieu, le "Maître de la Terre" (on songe ici au roman de Robert Benson qui décrivait l'Antéchrist en ces termes) :
Le plus haut, l’ultime idéal du romantisme du futur européen
est : non pas l’abandon de — mais le retour à la nature sur un plan plus
élevé. La culture, l’éthique et la technique sont au service de cet idéal.
Après des centaines de milliers d’années de guerre, l’humain doit à
nouveau faire la paix avec la nature et retourner dans son royaume ; mais
non en tant que sa créature — plutôt en tant que son maître. En effet,
l’humain est sur le point de renverser la constitution de sa planète : hier
elle était anarchique, demain elle devra devenir monarchique. Une créature,
parmi des milliards, est en train de s’emparer de la couronne de la création :
l’humain libre et épanoui, en tant que maître royal de la Terre.
Pour se procurer la traduction complète en français de Praktischer Idealismus, c'est ici.
dimanche 28 mai 2017
La guerre des mondialismes
![]() |
| Macron et sa poignée de main à Trump, le "buzz" du moment... |
Derrière l'emballement médiatique pour un épisode très anecdotique se cache un aspect que les journalistes de tous poils n'aborderont jamais.
Avec ce serrage de pinces très appuyé, Emmanuel Macron serait devenu un homme politique d'envergure internationale, incarnant la "virilité" de la diplomatie de l'Union Européenne et des forces de "progrès" contre l'abomination nationaliste et obscurantiste représentée par Donald Trump.
La machine médiatique ne recule décidément devant rien et surtout pas devant le grotesque ou l'absurde.
Le président français, explique "qu'il ne fera pas de petites concessions même symboliques", mais de quelle bataille s'agit-il ?
Biberonné et choyé par la couveuse French American Foundation (comme son prédécesseur François Hollande), adoubé par le Bilderberg, nous savons très bien quelle sorte de combat sera mené par Emmanuel Macron : une volonté d'une plus forte intégration européenne et un rapprochement avec l'Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), là où Trump semble privilégier une vue plus américano-centrée.
Tout cela est révélateur des différents courants à l'oeuvre au sein du mondialisme.
De la même façon qu'il n'y a pas une pensée unique chez les membres d'un même parti politique (ou d'une même famille), le projet globalisant connaît aussi des rivalités internes.
| La carte du monde selon 1984 de George Orwell. |
La vision mondialiste à la sauce anglo-américaine qui fait un retour en force avec Trump (en plus du Brexit de l'année passée) et qui se rapprocherait assez de la vision d'un Poutine, en ce sens que le président américain, comme le président russe sont encore animés par la volonté d'avancer leurs pions respectifs avant l'édification et la finalisation de la Tour de Babel là où les dirigeants européens (français en tête) sont prêts à tous les reniements pour parvenir au plus vite à un Etat Mondial.
Un exemple ? Les faux opposants à l'UE qui ne sont pas contre l'idéologie mondialiste, bien au contraire.
Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce représentent une opposition factice au système qu'ils sont censés combattre.
En aucun cas ils ne défendent les nations et les particularités espagnoles ou grecques, ils ont simplement une vision qui se rapproche de celle des alter-mondialistes.
La vision alter-mondialiste (défendue par les nostalgiques du communisme, -NPA, LO ou Mélenchon en France- les écologistes et globalement par les perdants de la mondialisation) se veut plus "juste" que la vision mondialiste dominante à l'heure actuelle.
Pourtant, la finalité reste la même : libéralisme sociétal, destruction des identités, métissage généralisé, suppression des frontières et des nations, tout le programme appliqué par l'Union Européenne.
UE de laquelle Podemos ou Syriza ne souhaitent surtout pas sortir bien évidemment.
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| Tsipras, Mélenchon et Iglesias, l'opposition contrôlée partisane d'un "autre" mondialisme. |
Pour revenir à Poutine et à Trump, leur objectif n'est pas de détruire l'édifice babélien en construction, mais de faire en sorte que les forces qui les soutiennent tous les deux parviennent à rogner encore plus les parts de leurs partenaires/adversaires.
Les tenants de l'Union Européenne savent que la mise en place de l'Etat Mondial rêvé nécessite les efforts constants de chacun pour détruire toute espèce d'ambition nationale.
Macron, en ambassadeur du mondialisme global se pose donc en opposant à Trump sur le terrain de la voie à suivre pour parvenir à un même objectif.
Si le président américain ne souhaite plus voir les USA s'engager dans les partenariats transatlantique ou transpacifique, ce n'est pas en raison de son opposition à ces projets en tant que tels mais plutôt car il estime (lui et ses conseillers surtout, j'insiste sur ce point) que Barack Obama et son équipe ont
mal défendu les positions américaines et qu'il existe la potentialité d'avancer les pions états-uniens beaucoup plus loin sur l'échiquier mondial.
Non pas dans le but de s'opposer au projet globaliste mais dans celui de donner à celui-ci une couleur qui serait plus au goût de l'Oncle Sam.
Les moyens diffèrent mais la fin reste la même.
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| Le partenariat transatlantique est pour l'heure mis de côté, temporairement ? |
Les relations tendues qui semblent désormais exister entre l'UE et les USA sont de la même nature que celles qu'entretenaient Barack Obama (partisan, comme Angela Merkel ou Emmanuel Macron de l'Union transatlantique afin de parvenir le plus tôt possible à l'Etat Mondial) avec un Vladimir Poutine qui -à la manière de Trump avec les USA- veut tenter de donner à l'ours russe une portion d'influence et de puissance qui soit plus en rapport avec les ambitions et le potentiel de la Russie.
La conclusion étant que le mondialisme n'est pas un bloc monolithique, il y a plusieurs tendances, plusieurs voies qui peuvent aboutir à des affrontements souvent larvés, parfois violents (derniers exemples en date, la Syrie et l'Ukraine).
Mais que l'on ne se méprenne pas, toutes ces forces, malgré leur apparente hétérogénéité, débouchent sur le même projet babélien de dictature globale.
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