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samedi 6 octobre 2018

Hervé Ryssen et Pierre Hillard à propos d'Eric Zemmour




Deux avis, un "racialiste" et l'autre catholique, sur le célèbre chroniqueur, on pourrait les juger opposés, pour moi, ils se complètent.
La France est née catholique, par le catholicisme, elle doit le redevenir mais aussi conserver son identité raciale.
Sans l'association de ces deux facteurs, la France n'est plus elle-même.

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Pierre Hillard répond à Eric Zemmour

Éric Zemmour est un homme de grande culture. Il tranche par rapport à de nombreux journalistes et choque souvent par ses propos en dénonçant, par exemple, l’invasion migratoire en France et en Europe.


Il est vrai que le test de la Drépanocytose fait uniquement aux nouveaux nés originaires d’Afrique du nord ou subsaharienne (comme le précisent les textes officiels) permet de savoir dans le cadre de l’Association française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE) qu’environ 40 % des naissances en France viennent de ces contrées (9 % en Bretagne et presque 75 % en Île-de-France). Cependant, même si cet ouvrage dit des choses justes, Éric Zemmour insuffle dans ses propos un tour d’esprit ne correspondant pas aux caractéristiques propres de la civilisation française. Par certains aspects, nous pouvons constater que ces référents vont dans le sens du noachisme, religion exclusivement réservée aux non-juifs (les gentils) émanation de la synagogue dont les fondamentaux sont le rejet de l’Incarnation et du sacerdoce catholique... tout l’opposé du catholicisme trinitaire.

À cela, il ne faut pas oublier les répercussions politiques comme, par exemple, le baptême de Clovis instaurant le principe, sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, que le roi de France est le « Lieutenant du Christ », caractéristique qui a perduré jusqu’au sacre de Louis XVI . Cet élément fondamental rappelant le rôle de médiateur du roi de France entre ses sujets et son suzerain, c’est-à-dire le Christ, fut solennellement réaffirmé par la Triple donation de Sainte Jeanne d’Arc, le 21 juin 1429 à Saint-Benoît-sur-Loire. Éric Zemmour se garde bien d’évoquer cet événement capital relaté dans le Breviarium Historiale envoyé en juillet 1429 au pape Martin V, document qui a servi par la suite, entre autres, à la béatification puis à la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc. Comme il l’écrit dans son livre, il ne croit ni à la résurrection du Christ ni au dogme de l’Immaculée Conception ce qui est logique pour une personne de confession juive.

Cependant, cela n’empêche pas Éric Zemmour d’affirmer qu’un Français doit être marqué par le catholicisme via l’Église, sa pompe, le culte des images, un style, le tout en lien avec Rome et Athènes. Nous rappelons que pour être catholique, nous n’avons pas à faire le tri entre ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas dans cette religion. En effet, pour être catholique, il faut croire à la résurrection du Christ et au dogme de l’Immaculée Conception.

L’auteur en vient même à faire un chapitre sur Saint Louis appelé le « roi juif » dans le but de le confondre avec le sacre du roi David, méthode permettant de rappeler, certes, une source d’inspiration propre à la monarchie française mais, d’une manière habile, de faire passer à la trappe le principe de l’Incarnation à l’origine du parachèvement de l’Ancien Testament. Les fondamentaux de la royauté française exprimés lors du sacre à Reims n’ont de valeur qu’en raison de la proclamation de la divinité du Christ. Éric Zemmour de par ses référents religieux et philosophiques ne peut pas défendre ce type de civilisation qui a perduré 1300 ans de Clovis à Louis XVI.

À cela s’ajoute une distinction entre le public et le privé prôné par Éric Zemmour. Comme le rapporte le journaliste Emmanuel Berreta (Le Point, 8 avril 2010) dans un article intitulé Qui est vraiment Éric Zemmour ?, ce dernier n’hésite pas à affirmer : « C’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse ». Un catholique ne peut pas adopter cette manière de raisonner. Il n’est pas étonnant de voir ce journaliste être fidèle aux principes de 1789 anti-catholiques dans leur essence avec la rupture du baptême de Clovis et à Napoléon 1er qui a enraciné ces principes. Par ailleurs, il égratigne les Rothschild et certains aspects du judaïsme sans aller plus en avant. Par exemple, il critique la Charia mais se garde bien de remettre en cause le Talmud et la Kabbale d’essence anti-catholique.

Parmi les grands hommes, il admire Clemenceau alors que ce dernier acquis aux intérêts anglais empêcha, en octobre 1918, l’armée alliée de Franchet d’Espèrey présente en Europe centrale de fondre sur Berlin vide de toute résistance ce qui aurait permis de casser l’Allemagne. L’Angleterre ne le voulait absolument pas et Clemenceau fut l’agent docile de cette politique concrétisée par le Traité de Versailles en 1919 dont la France paya la note en 1940.

Enfin, soulignons cette incongruité de mettre sur le même pied d’égalité le maréchal Pétain et le général de Gaulle. Pétain a voulu combattre les principes de 1789 remplacés par le triptyque « Travail, Famille, Patrie » en luttant contre la franc-maçonnerie (fermeture des loges, Cf. Bernard Faÿ). De Gaulle en 1944/45 a rétabli les principes de la maçonnerie et ceux de 1789. La tournure d’esprit d’Éric Zemmour est imprégnée de la Haskalah (« Les lumières juives »), liée à la sécularisation de la société en lien avec le noachisme, c’est-à-dire contraire aux fondamentaux de la civilisation française née du baptême de Clovis sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, ce dernier rappelant que le non respect des principes de ce baptême conduirait à des punitions.

Monsieur Zemmour, votre livre sous des apparences agréables et avec, parfois, des propos justes, ne défend pas authentiquement la France et sa civilisation, méthode permettant de conduire des Français patriotes sous de mauvais cieux... le « catholicisme d’Israël » avec ses répercussions politiques et spirituelles comme l’a si bien expliqué le rabbin Elie Benamozegh dans son livre Israël et l’humanité.

Pierre Hillard

Source : E&R

samedi 12 mai 2018

Le Nouvel Ordre Mondial... De la science-fiction ?



Interventions de Pierre Hillard et de Thibault Philippe à propos de l'ouvrage de H.G. Wells dont la traduction française va bientôt paraître aux Editions du Rubicon :

https://soundcloud.com/meridienzero/emission-n339-le-nouvel-ordre-mondial-de-la-science-fiction

samedi 3 février 2018

Pierre Hillard : "A la racine de la Première Guerre mondiale, une rivalité entre clans sionistes."

Docherty MacGregor

Entretien avec Pierre Hillard à l'occasion de la parution de "L'Histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale" dont il devait écrire la préface... avant que celle-ci ne soit refusée par les deux auteurs Docherty et MacGregor.
L'échange porte évidemment sur le livre en question mais également sur d'autres sujets historiques et religieux.

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EQDV : Vous deviez préfacer l'ouvrage de Gerry Docherty et Jim MacGregor "L'histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale". Connaissez-vous les raisons qui ont poussé ces auteurs à refuser votre préface et que craignaient-ils selon vous alors que tout ce que vous avancez est soigneusement référencé et sourcé ?

Pierre Hillard : Ces auteurs apportent des informations de qualité concernant les causes profondes de la Première guerre mondiale. Ils présentent les rôles et les influences des élites politiques, économiques, financières, journalistiques et militaires d'un monde de plus en plus opaque au fur et à mesure que l'on avance dans les coulisses oligarchiques. Autant ils sont précis dans la description des dirigeants politiques et des grands hommes d'affaires comme Cecil Rhodes, autant ils sont vagues et limités sur l'action, ô combien décisive, des grandes familles bancaires comme Rothschild, Schiff, Cassel et autres. Docherty et MacGregor n'hésitent pas à écrire page 39 : « Bien qu'on ait mis au crédit de Rhodes d'avoir transformé le groupement de mines De Beers en plus grand fournisseur de diamants du monde, son succès était largement dû au soutien financier de Lord Natty Rothschild, qui détenait plus d'actions dans la société que Rhodes lui-même. » En lisant cela, automatiquement, mon réflexe est de m'intéresser à ce Natty Rothschild et aux autres membres de sa famille. Pourquoi faisait-il cela ? Comment les Rothschild se sont-ils installés en Grande-Bretagne sachant qu'ils sont originaires de Francfort ? Mariages et liens professionnels avec d'autres dynasties bancaires – mais aussi politiques avec Lord Roseberry –  étaient de mise pour cette famille. Par conséquent, étudions ces autres familles appartenant à des dynasties financières juives. Pourquoi ces alliances ? Quels objectifs ? Quelles références religieuses au sein de ces familles ? Pourquoi un tel acharnement dans une direction bien ordonnée ? Pourquoi la « Déclaration Balfour » (en fait d'Alfred Milner) a-t-elle été adressée à un Rothschild ? L'arrière-fond de tout cela est spirituel car lié à des référents sabbatéo-frankistes. On touche au cœur nucléaire de l'histoire du monde depuis 2000 ans. Nos auteurs écossais sont, par certains aspects, rebelles dans leurs écrits. Cependant, ils ont leurs limites d'autant plus que je doute qu'ils soient imprégnés d'un catholicisme traditionnel. Ce manque les rend aveugle sur ce point capital.




Docherty et MacGregor s'appuient notamment sur l'oeuvre de l'historien américain Carroll Quigley (1910-1977) qui fut (entre autres) le professeur d'un certain Bill Clinton (qui a d'ailleurs reconnu que Quigley avait eu une grande influence sur lui) et dont vous avez préfacé l'ouvrage particulièrement touffu « Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine ».
Savez-vous ce qui a amené Quigley à pousser ses recherches dans cette direction assez peu académique des coulisses historiques alors qu'il semblait très bien intégré dans le « système » (diplômé d'Harvard, professeur à Georgetown, Princeton et Harvard, consultant pour le département de la défense US …) ?

Je n'ai pas de réponses précises à ce sujet. On peut supposer que sa grande intelligence et une curiosité naturelle l'ont poussé à aller plus loin tout en étant conscient des difficultés et des risques encourus. En effet, le fait d'étudier les agissements des élites financières est sûrement une voie semée d'embûches.





Son livre « Tragedy and Hope », ne mériterait-il pas lui aussi une traduction en français ?

Il n'est pas impossible que la chose se fasse.



Peut-on rapprocher les travaux de Carroll Quigley avec ceux d'Antony Sutton, un autre historien (anglais cette fois) qui a démontré le rôle néfaste d'une certaine oligarchie dans la mise en place des totalitarismes bolchévique et nazi (ainsi que de la venue au pouvoir de Franklin Delano Roosevelt) ?

Ces travaux se complètent. Ceux de Quigley traitent essentiellement de l'oligarchie mondialiste sur le temps long tandis que Sutton a ciblé sur une période donnée (l'arrivée au pouvoir des bolcheviks et des nazis par exemple) l'action et les ambitions d'une élite anglo-saxonne.






Dans son « Atlas historique », l’historien français Georges Duby présente ainsi les causes menant à la Première Guerre mondiale : « La montée des nationalismes, l’impérialisme économique et naval de l’Allemagne, l’antagonisme germano-slave dans les Balkans et la course aux armements de la Triple-Entente (France, Grande-Bretagne, Russie) et de la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) font de l’Europe de 1914 une « poudrière ». L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche (Sarajevo, 28 juin 1914) déclenche la Première Guerre mondiale. » Que pensez-vous de cette vision de l’histoire ?

Georges Duby souligne des raisons valables qui ont alimenté la Première guerre mondiale. Cependant, ces causes sont secondaires sans être, bien entendu, marginales. Elles se sont surajoutées sans être pour autant le moteur de la guerre. La création d'un foyer juif en Palestine lié au contrôle de la production d'hydrocarbures au Moyen-Orient, sans oublier les conséquences stratégiques, est la racine expliquant le déclenchement de la Première guerre mondiale. Comme je l'ai démontré dans mon livre « Atlas du mondialisme », nous avions une rivalité entre clans sionistes. Le clan sioniste allemand voulait les deux éléments précédemment cités (foyer juif et hydrocarbures) sous la direction de Berlin, tandis que l'autre clan sioniste anglo-saxon voulait la même chose, mais sous la direction de la City de Londres. Les propos de Georges Duby c'est, si je puis dire, la vision hygiénique de l'histoire. On n'évoque pas les causes profondes et sales.


Il apparaît clairement que les dirigeants politiques britanniques de l’époque (mais pourquoi cela aurait-il changé ? ...) étaient sous la coupe d’une « Elite secrète » (concept pas très éloigné de ce que Peter Dale Scott appelle l'Etat profond). Depuis quand peut-on déceler ces influences que le grand public ne perçoit pas ? La Magna Carta de 1215 représente-t-elle un moment décisif dans ce mouvement de bascule du pouvoir vers quelque chose de plus « souterrain » ?

La défaite anglaise à Bouvines, le 27 juillet 1214, a été décisive dans le bouleversement des structures politiques du pays. En effet, les élites nobiliaires se révoltent face à l'autorité royale et imposent, en juin 1215, une autorité avec laquelle le pouvoir royal doit tenir compte en particulier, et c'est l'essentiel, dans la levée des impôts. Nous assistons à la naissance d'une oligarchie représentant des particuliers traitant avec l'autorité politique et, l'argent étant le maître de la guerre, imposant ou monnayant ses vues. Les exemples sont nombreux. Rappelons seulement la puissance de cette compagnie commerciale et coloniale, la British East India Company (BEIC, la Compagnie britannique des Indes orientales), créée en 1600 par Élisabeth 1ère. Dotée de compétences politiques, financières et militaires, elle a préparé l'avènement de l'Empire britannique.



Menasseh ben Israël


Les liens entre une certaine oligarchie aux vues messianistes et l’Angleterre sont-ils toujours aussi forts aujourd’hui ou bien se sont-ils distendus avec le temps ?

L'alliance conclue au XVIIè siècle entre Cromwell et Menasseh ben Israël permettant la bascule de la puissance financière juive des Provinces Unies (les Pays-Bas) vers l'Angleterre ne fut possible qu'en raison de l'instauration d'une dynastie protestante (Guillaume III d'Orange). Depuis cette époque, le monde anglo-saxon n'est qu'un outil politique, économique et militaire dans cette affaire. Certains courants protestants qu'on appelle « dispensationalistes » (sorte de sionistes chrétiens) estiment, dans un cadre imprégné de millénarisme, que le chaos grandissant précède l'arrivée du Christ. Cela n'empêche pas des rivalités internes entre factions juives en particulier, en schématisant, des tensions violentes entre le clan Rothschild messianique du monde occidental s'opposant aux Loubavitch russes soutenant Poutine. Il faut rappeler, en se rapportant aux travaux du spécialiste Gershom Scholem, que les Loubavitch promeuvent une « neutralisation du messianisme ». Cela ne veut pas dire que ces derniers suppriment cet idéal. En réalité, ils ne le mettent pas au centre de leurs préoccupations religieuses (avec des variables toutefois). En dehors de ce point, les raisons énergétiques, stratégiques et les tensions violentes, entre autres, au Moyen-Orient se rajoutent à ces oppositions spirituelles baignées à des degrés divers de messianisme.



Pourquoi la maison Rothschild n'a-t-elle pas apporté un soutien décisif à l'épopée napoléonienne au lieu de donner sa préférence à l'Angleterre ? Naïvement, on est tenté de se dire que cela est illogique car Bonaparte propageait les idéaux révolutionnaires à travers l'Europe. Idéaux qui ne sont qu'un décalque de l'idéologie mondialisto-messianiste. Comment expliquer cela ?

En effet, Bonaparte a enraciné et répandu les principes de la Révolution. Cependant, le cheval de course, si je puis dire, qui avait été déjà choisi ; c'est l'Angleterre avec l'alliance conclue entre Cromwell et Menasseh Ben Israel à partir de 1656. Cette situation était renforcée en raison de la bascule de la quasi-totalité de la population anglaise dans l'anglicanisme. La France révolutionnaire de Bonaparte devait traîner comme un boulet une bonne partie de la population française restée fidèle au catholicisme. Un tel décalage entre les instances politiques du pays maçonnisé et un peuple de France majoritairement fidèle à Rome ne pouvait que freiner les ambitions mondialistes de la synagogue et leurs acteurs comme les Rothschild. Qui plus est, à la fin du 18e siècle et début du 19e siècle, le monde britannique commençait à peupler de vastes territoires (Amérique du Nord, Australie, …), ces derniers devenant des multiplicateurs de puissance économique mais aussi de l'idéal mondialiste. La France de l'Ancien Régime devait être cassée car elle représentait le contre-modèle métaphysique (catholique) qu'il fallait absolument abattre. Sous le règne de Napoléon 1er, elle n'avait pas (et plus) ces atouts géopolitiques et financiers à l'échelle planétaire (vente de la Louisiane par exemple) indispensables à la synagogue.




La dynastie Rothschild s'est souvent abritée derrière des personnages tels que JP Morgan, les Warburg [notamment lors de la mise en place de la Réserve Fédérale américaine (1)] ou encore Jacob Schiff. N'a-t-elle pas aussi instrumentalisé la communauté juive pour arriver à ses fins ?

On peut dire qu'une partie de la communauté juive a été instrumentalisée au service d'une ambition messianiste. En revanche, une autre partie s'oppose aux Rothschild. C'est le cas des loubavitch que l'on retrouve comme soutien à Poutine avec le rabbin Berel Lazar. Le hassidisme loubavitch a une autre vision du messianisme. Il existe des courants internes avec des variantes. Dans certains cas, ce messianisme n'est pas le moteur de leurs pensées sans pour autant être écarté. Gershom Scholem utilise l'expression « neutralisation du messianisme ». Ceci explique les rivalités entre ces communautés à travers des « outils » qui s'appellent les mondes anglo-saxon et russe. Le monde juif est divers et fragmenté (même au sein du monde loubavitch) n'hésitant pas néanmoins à se livrer à des bagarres terribles entre clans pour la poursuite d'intérêts ciblés. En revanche ce monde est uni quand il s'agit de lutter contre le christianisme.


Plusieurs cercles sont à l'oeuvre au sein de l'Elite secrète. On peut discerner un cercle externe constitué des exécutants politiques (Churchill, Balfour, …), un autre moins exposé (Milner, Rhodes, ….) et un troisième protégé des regards du public se chargeant de financer les deux premiers. Sont-ce ces mêmes financiers qui déterminent la marche à suivre, est-ce qu'ils en sont les « grands architectes » ou bien n'existerait-il pas derrière eux, un quatrième cercle encore plus opaque qui serait le noyau de l'ensemble, la tête pensante de cette Elite secrète ?


Voyons ! Vous croyez qu'il existe un quatrième cercle véritable moteur de l'ensemble ? Dans ce cas, en raison de l'impossibilité de les étudier, on les désigne par l'expression « les supérieurs inconnus ». J'ajouterais un cinquième cercle, lui suprême et connu, le « grappin (2) ».


Jacques Bainville

A la fin de la préface vous faites allusion à "une humanité payant le prix fort de ces ambitions dont elle ne soupçonne même pas l'existence." cela fait à mon sens écho aux écrits de Jacques Bainville dans "Les conséquences politiques de la paix" : « A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d'ignorance. Grand est le nombre des hommes qui subissent, qui vivent, souffrent et meurent sans avoir interrogé. Petit le nombre de ceux qui cherchent à déchiffrer les causes pour lesquelles ils payent jusque dans leur chair. (…) D'ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c'est-à-dire quand il est trop tard. Le principe de causalité, qui tourmente à peine les hommes, est encore plus indifférent aux peuples. (...) Pour que les conséquences apparaissent aux nations, il leur faut des catastrophes ou le recul de l'histoire. Elles se résignent à vivre entourées de forces invisibles, comme les génies des Mille et Une Nuits, qu'elles blessent sans le savoir et qui exigent des comptes tout à coup. »
Près d’un siècle sépare vos écrits de ceux de Jacques Bainville, pourtant, rien ne semble avoir vraiment changé, la grande majorité des hommes demeure cloîtrée dans un puits de méconnaissance et pire que cela, semble se complaire dans cet aveuglement…

La raison est simple : la nature humaine ne change pas au cours des siècles. C'est peut-être triste mais cela a au moins un avantage concernant ceux qui cherchent les causes profondes ; cela interdit de rêver.


Constantin Leontiev faisait ce constat à propos de l’Europe de la deuxième moitié du XIXe siècle : « L’Europe, dans son ensemble, en est au stade de la simplification, ses éléments constitutifs se ressemblent beaucoup plus qu’auparavant, ils sont beaucoup plus monotones ; quant à la complexité des modalités du progrès, c’est une complexité rappelant celle de quelque processus pathologique horrible qui, pas à pas, conduit un organisme complexe vers la simplification du cadavre, de la carcasse et de la poussière. » Que vous inspire cette citation ?

L'industrialisation, la démocratisation et l'uniformisation des esprits propre aux droits de l'homme ont contribué à un nivellement des esprits. On en vient en ce début de XXIè siècle à l'indifférenciation des sexes. L'altérité est remise en cause. À ce rythme, c'est la mort assurée de l'occident.


Cecil Rhodes

Cecil Rhodes souhaitait ouvertement la domination mondiale de la race anglo-saxonne. Alfred Milner, son bras droit, a favorisé la mise en place de camps de concentration regroupant des femmes et des enfants lors de la guerre des Boers et n'a pas hésité à faire travailler sous la contrainte  des milliers d'ouvriers chinois dans les mines du Transvaal. Il est difficile de ne pas faire quelques analogies avec ce qui se déroulera quelques années plus tard …

Nous avons à une échelle réduite pour l'époque les prémices du nazisme et du bolchevisme. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang doivent être annihilés. C'est ce qui attend les peuples rebelles ou des franges d'une population dans ce nouvel ordre mondial s'il réussit à s'imposer. Le nazisme et le communisme n'ont été que des galops d'essais.




Cynisme et machiavélisme sont des « valeurs » incontournables pour l'élite financière planétaire. En intégrant cette donnée, des décennies plus tard ne peut-on pas voir la mise en place d'un régime national-socialiste en Allemagne et celle du communisme en Russie comme des moyens pour l'oligarchie en place dans le monde anglo-saxon de réduire l'Allemagne et la Russie à l'état de futurs concurrents de seconde zone sur le long terme ?

Les régimes nazi et communiste ont été des laboratoires permettant de tester à l'échelle d'un pays le comportement des populations. Je rappelle, comme je l'ai écrit dans l'Atlas du mondialisme, que le nazisme est une forme de frankisme (3) (Hitler n'étant qu'un golem frankiste) permettant de supprimer une part importante de juifs hostiles au sionisme tout en justifiant par la suite la création de l'État d'Israël. Les travaux d'Antony Sutton ont prouvé que le nazisme a pu s'imposer en raison d'un soutien financier apporté par les Anglo-Saxons. Cette politique poursuivait le but de projeter l'Allemagne nazie contre la Russie soviétique afin d'abattre Staline qui, après avoir évincé Trotsky favorable à une propagation d'un idéal révolutionnaire d'essence messianiste mondiale, se refusait à ce type de politique. La défaite allemande en 1945 a bouleversé les projets anglo-saxon-sionistes.




La Première guerre mondiale a connu son dénouement en raison de la Déclaration Balfour – Milner, la Seconde a débouché sur la création de l'Etat israélien … Une possible troisième déflagration planétaire pourrait-elle aboutir à la finalisation du « Grand Israël » ? Dans cette perspective, que penser de la lettre de Pike à Mazzini ?

Si la logique est respectée, on y va direct. Outre les événements violents au Proche-Orient, cela passe aussi par la destruction du dollar comme monnaie de référence. Quant à cette lettre de Pike, nous n'avons pas de preuve de son authenticité. Par conséquent, on ne peut pas s'y référer.


Un loup se dissimulant sous une peau d'agneau... Le premier logo de la Fabian Society...

Dans « Humain trop humain », Nietzsche décrivait ainsi le socialisme : « Le socialisme est le frère cadet du despotisme mourant (…). Il est avide de porter la puissance de l'État à un degré de plénitude que le despotisme n'a jamais connu ; mieux encore, il renchérit sur tous les excès du passé, en ce sens qu'il poursuit méthodiquement la destruction de l'individu qu'il considère comme un luxe injustifié de la nature et qu'il prétend corriger en en faisant un membre bien réglé de l'organisme collectif … Il exige de tous les citoyens l'obéissance la plus servile à un État absolu, à tel point que rien de pareil n'a jamais encore existé. » Outre le côté prophétique du propos, peut-on voir dans le socialisme « mou » de la Fabian Society (en comparaison avec le national-socialiste allemand ou l'URSS), le genre de doctrine qui serait dans l'idéal mondialiste le modèle à suivre ?

Les objectifs de la Fabian Society consistent à fusionner par étape le capitalisme et le socialisme le tout dans le cadre d'un monde unifié. C'est, en effet, un processus de synthèse qui doit voir le jour permettant la mise en forme d'une économie monopolistique au sein d'un appareil politique mondial et omnipotent. On peut trouver aussi ce type de philosophie concernant la destruction de l'individu dans le livre de Richard de Coudenhove-Kalergi, Praktischer Idealismus (4), paru en 1925 appelant à une dissolution des nations (en priorité européennes) en faveur d'une « Europe orientalisée ».


Un dernier mot ?

En histoire, la roue tourne.


***


(1) Lire à ce sujet "Les secrets de la Réserve Fédérale" d'Eustace Mullins.
(2) Le grappin est l'expression qu'utilisait Jean-Marie Vianney, le Saint curé d'Ars, pour désigner le Malin.
(3) Pour un aperçu du frankisme voir  notamment : Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar.
(4) A ce propos : Richard de Cooudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe.

dimanche 24 septembre 2017

Un référendum catalan sous haute tension


Le prochain référendum concernant l'indépendance de la Catalogne qui aura (normalement) lieu le dimanche 1er octobre prochain pourrait être le détonateur d'une implosion prochaine de l'ensemble des nations européennes.
Si le "oui" l'emporte, la Catalogne serait à coup sûr l'élément qui servirait d'exemple émancipateur à tous les mouvements indépendantistes européens, avec, au premier rang de ceux-ci : la Flandre et l'Ecosse. 
En cas d'indépendance catalane, l'Espagne se retrouverait amputée d'un territoire de 7,5 millions d'habitants représentant environ un cinquième de l'économie espagnole.
On comprend l'opposition du Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy à la tenue de ce référendum qui en cas de victoire du "oui" reléguerait encore plus la voix de l'Espagne dans le concert des nations.

Il est indispensable de garder à l'esprit que tous ces mouvements indépendantistes ont été favorisés par l'Union Européenne depuis de nombreuses années.
En effet, afin de mettre en place une Europe "unie" il était nécessaire de détruire les Etats, de les dissoudre en encourageant les tendances régionalistes qui agiraient à terme comme de parfaits bâtons de dynamites indispensables afin de faire imploser les sous-ensembles dépassés que sont devenus les Etats-nations dans l'esprit des technocrates bruxellois.




On peut citer la recommandation 34 du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe (CPLRE) datant de 1997 qui posait les bases d'une montée en puissance des régions.
L'article 23 de ladite recommandation intitulé "Engagement des Etats dans un processus de régionalisation" est on ne peut plus clair quant aux objectifs poursuivis :


Les Etats dans lesquels un processus de régionalisation
est en cours peuvent ratifier la présente Charte en
prenant l’engagement de mettre en œuvre ses dispositions
par la création et le développement de structures
régionales. Ils s’engagent, dans une période de dix ans
au maximum à partir de l’entrée en vigueur de la Charte
à leur égard, à établir le cadre juridique et les mécanismes
administratifs et financiers qui leur permettront
de respecter à l’égard de leurs régions les droits définis
par la présente Charte, aux conditions précisées au paragraphe
1 ou au paragraphe 2 de l’article 20.




Cette parcellisation des Etats européens doit être vue comme une destruction nécessaire à l'avènement d'une Europe fédérale dont le traité de Maastricht était la porte d'entrée.
A plus ou moins long terme, le grand bénéficiaire de cet émiettement généralisé sera le monde germanique qui verra son emprise sur l'Europe devenir inéluctable de par son poids éthnico-économique.
La régionalisation européenne est également vue d'un très bon œil par "l'ami américain" qui a tout intérêt à liquider ce qui peut rester d'opposition étatique (aussi molle soit-elle) en Europe et faire ainsi le jeu de ses multinationales déjà omniprésentes en matière de lobbying du côté de Bruxelles.

Pour rappel, cet extrait du discours de Bill Clinton lors de la remise du prix Charlemagne en 2000 :
« L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil ; des institutions communes plus vastes que l'Etat-nation parallèlement à la dé­légation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle — la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc -non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie des voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité ».

Pour aller plus loin sur ce sujet il faut lire les deux premiers ouvrages de Pierre Hillard : Minorités et Régionalisme dans l'Europe fédérale des Régions et La Décomposition des Nations Européennes.

jeudi 20 juillet 2017

Suppression de la page Wikipédia de Pierre Hillard



La page de Pierre Hillard vient d'être supprimée de la toute puissante encyclopédie en ligne Wikipédia.
C'est ce que l'on pourrait appeler la "rançon du succès" ou plutôt le retour de bâton à force de dire trop de vérités.
Son dernier ouvrage, le monumental "Atlas du Mondialisme" a peut-être eu des répercussions insoupçonnées... Preuve de sa pertinence et du colossal travail fourni par Monsieur Hillard.
Quoiqu'il en soit mon article lui étant consacré est toujours bien en ligne.






Conférence de Pierre Hillard à Nice

Partie 1 :




Partie 2 :



samedi 8 juillet 2017

Pierre Hillard : "L'esprit de la Révolution est une espérance messianique judaïque"

Vous avez sorti un nouvel ouvrage (Atlas du mondialisme aux éditions le Retour aux Sources). Quel était votre objectif principal avec ce livre ? Et quels ont été vos axes de travail ?

PH : Mon objectif était de présenter avec ce livre les différents morceaux du puzzle constituant le mondialisme. Plus précisément, je me suis employé à étudier ses référents religieux et philosophiques afin de comprendre les répercussions matérielles (politiques). Par exemple, pourquoi les provinces de l'Ancien Régime ont été supprimées au profit d'entités administratives artificielles comme les départements à l'origine dessinés en carré. Phénomène que l'on retrouve avec les Gauen de l'Allemagne nazie, les Vilayet de l'Empire ottoman et les 10 entités régionales lancées par le président Nixon en 1972. Le fond de l'histoire est que le mondialisme est un messianisme se traduisant dans les domaines temporels et spirituels par des actions diverses identifiables. Pour cela, il s'avère nécessaire d'étudier en profondeur le judaïsme et son opposé le catholicisme.

En quoi est-ce une grave erreur de voir le mondialisme comme un bloc monolithique ?

PH : Le mondialisme est comme l'enfer composé d'anges déchus plus ou moins élevés en grade mais animés de la même haine. Ils s'opposent seulement en raison de leur orgueil.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi le mondialisme est comparable à d'autres funestes phénomènes comme le communisme et le nazisme.

PH : Le communisme et le  nazisme ne sont que les diverses branches du mondialisme spécialisés chez l'un sur le sociétal, chez l'autre sur le racial. Cependant, ils reposent tous les deux sur la haine du christianisme trinitaire et sur la promotion de l'homme.

100 ans après les requêtes de la Sainte Vierge à Fatima en 1917, peut-on faire un parallèle avec les demandes que le Christ formulait à Sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial le 17 juin 1689 ?

PH : Ces événements sont liés. Pour effacer une marque satanique (1789 et 1917), on a besoin d'un désinfectant divin. La consécration de ces deux pays permettra d'être, en quelque sorte, lavés de ces marques.

Il vous arrive d'évoquer le manque de profondeur d'analyse de la grande majorité de nos concitoyens ce qui pousse à vouloir combattre l'ennemi avec des armes inadéquates (suffrage universel, « valeurs » républicaines, …). A quoi attribuez-vous cet aveuglement ?

PH : Manque de formation, manque de curiosité mais aussi la démission de nombreux membres du clergé qui, depuis le XIXè siècle, n'ont pas su faire comprendre aux Français l'élément essentiel : qu'est-ce que l'esprit de la Révolution ? La réponse : une espérance messianique judaïque.

De nombreux rabbins évoquent le rôle clef de l'islam dans la future venue du Machiah, en quoi l'islam est-il judéo-compatible à l'inverse du catholicisme traditionnel ?

PH : Il m'est arrivé de dire dans le passé que les musulmans défendent des valeurs que l'on ne rencontre plus en Occident. Les diverses lois adoptées en France à l'encontre des valeurs familiales classiques n'ont pas cours dans ces pays. Cependant, il faut souligner que la religion proposée par la synagogue nouvelle pour les non-Juifs (les Gentils), le noachisme, présente quatre caractéristiques identifiées par le rabbin Benamozegh comme incontournables pour tout noachide qui se respecte : a) le Dieu unique, b) le rejet de l'Incarnation, c) Jésus reconnu comme simple prophète appelé à une auguste mission religieuse et d) le rejet du sacerdoce catholique (conséquence de l'Incarnation). Ces quatre points font partie intégrante de l'islam classique même si cette religion a été, par la suite, dégradée par différents facteurs : fausse conversion des Juifs à l'islam (les Dönmeh), introduction de la  maçonnerie, wahhabisme, … Ces caractéristiques du noachisme n'obligent pas l'islam à se réformer sur ces points. C'est tout l'inverse avec le catholicisme. Le rabbin Benamozegh parle d'instaurer un « catholicisme d'Israël ». Il ne parle jamais d'instaurer un « islam d'Israël ». 



Il me semble que vous faites mention du rôle du rabbin Akiba dans votre nouvel ouvrage. En quoi ce personnage est-il une figure centrale de l'histoire juive ?

PH: Vers l'an 100, il couche par écrit la Torah orale qui, en fait, était profondément altérée en raison de la disparition des quelques rabbins responsables de la transmission du message divin via Moïse. Il lance la création d'une nouvelle religion qui n'a rien à voir avec le judaïsme d'avant le Christ : le Talmud. Son œuvre se poursuit avec, par exemple, l'action du rabbin Hanassi. Le nouveau judaïsme, qui se construit en opposition au catholicisme et non l'islam n'existant pas à cette époque, est achevé  vers 500 ap. J-C.

Le 21 juin dernier correspondait au jour anniversaire de la triple donation initiée par sainte Jeanne d'Arc en 1429. Comment expliquer que cet épisode majeur de l'Histoire de France soit aussi méconnu alors qu'il résume tout ce que doit être la France authentique ?

PH : La réponse est simple : trahison et frivolité de la plupart des clercs avec des exceptions comme l'extraordinaire abbé Jean-Baptiste Ayroles dont les travaux sur sainte Jeanne-d'Arc ont été déterminants pour sa béatification et sa canonisation.

Quelles sont les conséquences de la pensée d'Isaac Louria sur le monde contemporain ?

PH : Pour la fin des temps, il a pavé la voie à l'arrivée de l'antéchrist.

Arianisme, bogomilisme, catharisme …, ces hérésies appartiennent-elles seulement au passé ?

PH : En histoire, tout a été inventé. On repasse par les mêmes chemins avec des techniques et des appellations différentes. Mais l'esprit reste le même. Qui sait que le communisme offre des similitudes importantes avec les carpocraciens baignés de gnose du 2è siècle ap. J-C ?

Victor Souvorov est connu pour son ouvrage assez controversé « le Brise Glace », sa théorie (vraie ou fausse peu importe) étant que le communisme s'était servi du nazisme pour étendre son influence en Europe. Un parallèle n'est-il pas réalisable au Proche et Moyen-Orient actuellement avec l'action de l'Etat islamique qui permettrait de favoriser d'autres desseins ?

PH : La finalité au Proche-Orient est de parachever la Déclaration Balfour lançant la création d'un foyer juif en Palestine avec l'établissement d'un « Grand Israël ». Ces éléments terroristes ne sont que des allume-feux pour provoquer tensions, guerres et divisions en vue d'un idéal supérieur. 

Quels sont, selon vous, les 10 livres indispensables afin de mieux appréhender le monde actuel ?

PH : Le catéchisme de saint Pie X, la conjuration anti-chrétienne de monseigneur Delassus, tous les livres de Gershom Scholem ainsi que l'ouvrage de Alexander Kraushar : Jacob Frank et le mouvement frankiste.


Merci infiniment à Pierre Hillard pour le temps qu'il a bien voulu m'accorder.

Si vous ne devez lire qu'un seul ouvrage cette année, faites-en sorte que ce soit le monumental (à tous les sens du terme) Atlas du Mondialisme, une impressionnante synthèse d'éléments religieux, historiques, politiques, philosophiques et géostratégiques.
Le livre est disponible sur le site de l'éditeur (Le Retour aux Sources) ou sur amazon.

vendredi 12 mai 2017

Nouvel ouvrage de Pierre Hillard

Le dernier ouvrage de Pierre Hillard, "Atlas du Mondialisme" (sortie prévue pour le 10 juin 2017) est disponible en prévente aux éditions Le Retour Aux Sources.
Présentation du travail de Pierre Hillard.
Sa dernière conférence : mondialisme et sionisme.





Les temps sont mûrs...
Dans les désordres divers qui secouent la planète, on peut à juste titre être désorienté par  la variété des problèmes croissants assaillant l'humanité. Crise financière insoluble, guerres multiples de basse et haute intensité, courants migratoires modifiant profondément les traits civilisationnels des pays d'accueils et intelligences de plus en plus déstructurées favorisant l'instabilité psychologique sont autant d'éléments permettant d'entretenir un chaos constructif. Cet ouvrage présente une particularité, il tente d'expliquer l'esprit du mondialisme conditionnant des phénomènes politiques, économiques et spirituels variés. À partir de sept chapitres traitant de sujets divers accompagnant de nombreuses cartes, nous avons essayé de reconstituer pièce après pièce un immense puzzle planétaire. En nous aidant de sources officielles, nous avons tenté de cerner les causes profondes expliquant pourquoi le monde de 2017 présente des particularités propres à préparer une gouvernance mondiale. À notre connaissance, c'est le premier atlas à traiter du mondialisme à ne pas confondre, comme nous l'avons expliqué dans cet ouvrage, avec la mondialisation. Nous prévenons le lecteur qu'il pourra être choqué par telle ou telle information même dûment référencée et incontestable. Voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'on aimerait qu'elles fussent est une gageure. La nature humaine est rebelle au monde réel et à ses causes. Notre fabuliste national, Jean de la Fontaine, en savait quelque chose. Ne disait-il pas : « L'homme est de feu au mensonge, mais de glace à la vérité ».

Pierre Hillard Paris, mars 2017.

vendredi 28 avril 2017

Mondialisme et sionisme

Dernière conférence de Pierre Hillard à Bar-le-Duc qui s'est tenue le 15 avril 2017 :



Vous pouvez retrouver la présentation de Monsieur Hillard ici .

samedi 22 avril 2017

Pierre Hillard, à la pointe de la lutte anti-mondialiste

La France a la particularité d'avoir toujours engendré de nombreux chercheurs de vérité ayant pour objectif de combattre la mortifère idéologie mondialiste.
De Jacques Bordiot à Pierre Virion en passant par Yann Moncomble ou encore Léon de Poncins, sans oublier l'extraordinaire travail accompli à la fin du XIXe et au début du XXe siècle par Mgr GaumeMgr Jouin ou Mgr Delassus.
Cependant, malgré la qualité indéniable de leurs écrits, tous demeurent quasiment inconnus du grand public et leurs œuvres plongées dans un relatif anonymat.



Pierre Hillard s'inscrit dans la lignée de cette chevalerie de la plume qui n'a eu de cesse de tenter de réveiller les consciences et d'informer sur les dangers guettant notre civilisation.
Né le 21 janvier 1966, Pierre Hillard est docteur en sciences politiques et ancien professeur en relations internationales à l'école supérieure de commerce extérieur de Paris.
Ses ouvrages sont les suivants :

Minorités et régionalisme dans l'Europe fédérale des régions, François-Xavier de Guibert, 2001.
La décomposition des nations européennes, de l'union euro-Atlantique à l'état mondial, François-Xavier de Guibert, 2004.
La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, destination Babel, François-Xavier de Guibert, 2007.

La fondation Bertelsmann et la "gouvernance mondiale", François-Xavier de Guibert, 2009.
Chroniques du mondialisme, Le retour aux sources, 2014.
Atlas du mondialisme, Le retour aux sources,  mai 2017 (à paraître).




Pierre Hillard a débuté ses recherches en se focalisant sur le rôle tenu par l'Allemagne dans la construction européenne.
Il en est arrivé à la conclusion que le but ultime de l'Allemagne était de parvenir à mettre en place une Europe fédérale des régions dans laquelle la priorité serait donnée aux critères ethniques et linguistiques.
Le pouvoir croissant -et les moyens qui en découlent-  donné aux régions ainsi que la création d'eurorégions totalement artificielles en sont les conséquences les plus visibles.

Un exemple d'eurorégion 

Ce plan allemand devant aboutir à une Europe parcellisée avec des Etats vidés de leur substance donnant une mainmise définitive sur celle-ci au volk allemand.
Il faut néanmoins mettre en évidence que ces visées germaniques d'hégémonie sur l'Union Européenne se font sous la haute surveillance de l'autorité américaine qui cadenasse ainsi toute possibilité de mise en place d'une Europe des nations hostile à ses vues.

Par la suite, Pierre Hillard va approfondir ses recherches sur le côté spirituel sous tendant l'architecture mondialiste et se plonger dans les origines religieuses de ce qui est selon lui (et selon toute certitude) un nouvel avatar du messianisme (comme le furent entre autres, le jacobinisme, le nazisme ou le communisme).

Elie Benamozegh, promoteur de la religion noachide

En s'attachant à décrire l'antagonisme existant entre judaïsme talmudique et religion catholique il expose en pleine lumière les raisons profondes de ce que certains appellent "le sens de l'histoire".
Des concepts et des noms tels que le noachisme, le marranismeSabbataï TséviJacob Frank ou la kabbale lourianique constituent tout un pan des fondations philosophico-spirituelles de la tournure d'esprit mondialiste.

Pierre Hillard a également consacré un ouvrage à la fondation Bertelsmann (empire allemand des médias ayant largement contribué à relancer le projet européen suite aux refus français et hollandais de 2005).

Par Hewa — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20667761
Le logo historique de Bertelsmann
      
Il a aussi préfacé la traduction française de l'ouvrage de Carroll Quigley "Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine" ainsi que le livre de Claire Sévérac "La guerre secrète contre les peuples".





L'aspect qui confère encore plus d'envergure au travail de Pierre Hillard est sa volonté de toujours appuyer ses réflexions sur des sources officielles en mettant un point d'honneur à aller au fond des choses.
Tel un bon praticien de la médecine, il étudie certes les symptômes mais conserve toujours cette ténacité farouche de trouver les racines des maux que nous subissons.

En cela, il fait sienne la fameuse réflexion de Bossuet : "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" formule malheureusement applicable à de trop nombreuses personnes qui se réclameront de pseudos "valeurs républicaines" qui constituent pourtant le rhizome du mal qu'elles endurent et non le remède tant désiré.

Le travail de Pierre Hillard tend finalement à démontrer que la grande majorité des événements tant actuels qu'historiques plongent leurs racines dans l'opposition bimillénaire qui voit s'affronter l'Eglise et la Synagogue dans un combat à mort.

Puissent ses recherches se diffuser à tous ceux qui se questionnent sur la marche d'un monde qui leur semble être irrémédiablement aiguillé par le chaos.






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