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dimanche 2 décembre 2018

Les exigences exorbitantes du Congrès Juif Européen

european jewish congress

Une conférence concernant la lutte contre l'antisémitisme et l'antisionisme en Europe s'est déroulée le 21 novembre dernier à Vienne en présence notamment de Sebastian Kurz, chancelier fédéral d'Autriche et défenseur acharné de l'état d'Israël.


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« Les communautés juives d'Europe sont de plus en plus inquiètes pour leur sécurité et pessimistes pour leur avenir ». Le constat exposé par Moshe Kantor, le président du Congrès Juif Européen a résumé le sentiment des participants à la Conférence « L’Europe au-delà de l’antisémitisme et de l’antisionisme: sécuriser la vie juive en Europe » qui s'est tenue dans la capitale autrichienne. Le CEJ a d'ailleurs présenté un « catalogue des politiques pour combattre l'antisémitisme » afin qu'il soit utilisé par l'Union Européenne et ses Etats membres comme base de travail, pour éduquer et sensibiliser le public, mais aussi pour assurer la protection des communautés. 

Le chancelier fédéral d'Autriche, Sebastian Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE jusqu'à la fin de l'année, a promis qu'il présenterait le document devant le Conseil Européen.  « Il est d'autant plus essentiel de ne pas oublier le passé et de sensibiliser les générations futures qu'il y avait en Autriche non seulement des victimes, mais aussi un grand nombre de coupables », a-t-il affirmé.

Binyamin Netanyahou, dans un message adressé aux participants de la conférence a pour sa part appelé l'Europe à adopter une définition unitaire de l'antisémitisme pour mieux le combattre et d'y inclure l'antisionisme comme une de ses manifestations. « La leçon de la Shoah est qu'il ne faut jamais oublier l'importance de lutter contre la haine le plus tôt possible ».

Source : http://www.actuj.com/2018-11/moyen-orient-monde/7398-conference-de-vienne-quel-avenir-pour-les-juifs-d-europe


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Jorge Mario Bergoglio et Moshe Kantor


Et le moins que l'on puisse dire est que Moshe Kantor, le Président du Congrès Juif Européen, ne manque pas d'idées :


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Antisémitisme : La Bible aurait besoin de mises en garde selon le Congrès juif européen

Source de l'article: http://www.evangeliques.info.

La Bible et d'autres ouvrages chrétiens devraient inclure des introductions et des notes de bas de page mettant en garde les lecteurs contre "l’antisémitisme" de certains de leurs passages, estime le Congrès juif européen (CJE). Lors d'une conférence organisée le 21 novembre à Vienne en Autriche par le chancelier Sebastian Kurz, le président de l'CJE, Moshe Kantor, a déclaré: "Les communautés juives d'Europe sont de plus en plus préoccupées par leur sécurité et pessimistes pour leur avenir". Le CJE a présenté un "catalogue de mesures de lutte contre l'antisémitisme" de 150 pages , parmi lesquelles sont mentionnées la Bible et le Coran, rapporte la radio britannique Premier.

Dans le chapitre "Recommandations concernant les groupes et institutions religieuses", il est écrit: "Les traductions du Nouveau Testament, du Coran et d'autres littératures chrétiennes ou musulmanes ont besoin de gloses marginales (annotations, ndlr) et d’introductions soulignant la continuité avec l'héritage juif du christianisme et mettant en garde les lecteurs contre leurs passages antisémites". Le texte se poursuit ainsi : "Bien que des efforts aient été faits dans ce sens dans le cas du christianisme, ils doivent être étendus et cohérents dans les deux religions".

Parmi les autres recommandations présentées à Vienne, la CJE a proposé que "chaque pays s'engage à consacrer chaque année un pourcentage de son PIB à financer la lutte contre l'antisémitisme" et que les entreprises du web soient "tenues responsables du contenu antisémite" sur leurs plateformes.

Le Congrès juif européen, basé à Bruxelles, affirme sur son site Internet représenter "42 communautés juives nationales en Europe, comprenant environ 2,5 millions de Juifs".


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Moshe Kantor et Emmanuel Macron


En adoptant le point de vue juif, le monde entier est antisémite.
C'est le principe de l'inversion accusatoire ou du "miroir du judaïsme" pour reprendre le titre d'un ouvrage d'Hervé Ryssen.
Le principe est simple, enfantin même, on accuse l'autre de ce dont on est soi-même coupable.
C'est aussi une illustration du concept de projection psychanalytique notamment utilisé par Sigmund Freud dans son étude du "cas Schreber".
Les Juifs haïssent les goyim ?
Non, ce sont les goyim qui vouent une haine sans nom aux Juifs.
Une haine irrationnelle, éternelle et contre laquelle il faut lutter chaque jour, en ne laissant rien passer, sans pardon, ni oubli.
En fait, tout ce qui n'est pas imbibé par l'esprit juif, tout ce qui n'exhale pas la pensée talmudique est "antisémite", c'est donc le cas des Evangiles.
Pensez-donc, les quatre évangélistes étaient des Juifs qui renonçaient au tribalisme hébraïque pour se consacrer au message universel porté par le Christ...

Mais revenons aux exigences de Moshe Kantor.
Il s'agit donc d'entourer la religion chrétienne en général d'un halo haineux (les précisions au début du Livre seront là pour poser l'ambiance : "ce que vous lisez n'est pas bon pour les Juifs, donc pas bon pour le monde, donc pas bon pour vous").
C'est un pas supplémentaire vers le noachisme (qui consiste à vider de sa substance la religion catholique) avec l'assentiment des dirigeants conciliaires, toujours enclins à courber l'échine face aux exigences rabbiniques.
Du point de vue kabbalistique, cela rejoint la destruction nécessaire des kellipot (ou "coquilles" maléfiques -inversion là encore- qui doivent être brisées afin d'accélérer l'arrivée du "Messie" juif), à ce sujet, lire notamment le chapitre VII de l'Atlas du Mondialisme de Pierre Hillard.

L'autre point, auquel Viktor Orban, premier ministre hongrois, et autre chef de file européen -comme Kurz- du national-sionisme, a déjà adhéré, celui du tribut à verser pour "lutter contre l'antisémitisme" (admirable pour un pays dans lequel ce dernier n'existe pas) :


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Le gouvernement hongrois, qui a été accusé de nourrir des sentiments antisémites dans le cadre de son bras de fer avec le financier et philanthrope George Soros, a annoncé jeudi qu’il dépenserait chaque année 3,4 million d’euros pour soutenir des projets destinés à combattre l’antisémitisme.

La moitié de cet argent se consacré à des initiatives gouvernementales dans le budget national de 2019, suivi d’une deuxième allocation dans le budget suivant, selon un communiqué publié mercredi par l’Association of United Hungarian Jewish Congregation, ou EMIH, qui travaille avec le gouvernement sur ces projets.

Cette somme est destinée à aider une organisation juive hongroise, la Ligue d’action et de protection de l’Europe (APLE), à financer différents projets en Europe, selon le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs.

Pour lire la totalité de l'article :
https://fr.timesofisrael.com/la-hongrie-versera-34-millions-pour-lutter-contre-lantisemitisme-en-europe/


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Moshe Kantor et Vladimir Poutine

Certes, Orban s'oppose à Soros, mais la stratégie juive est toujours à double (ou triple) tranchant.
Il y a Soros et la mouvance "mondialiste ultra" (portée par les "juifs libéraux") et il y a la tendance, qui actuellement effectue une grosse poussée, celle que l'on pourrait appeler "nationale/globaliste" (vue d'un œil favorable par le hassidisme Loubavitch qui est également le premier promoteur du noachisme).
National et global... Cela semble contradictoire,  mais c'est la vague du moment.
Netanyahu était à l'avant-garde, ensuite sont venus Poutine, Trump, Orban, Kurz, Salvini, Bolsonaro, bientôt peut-être Marion Maréchal en France ?
Toujours est-il que cette tendance serait favorable à l'instauration d'un Grand Israël (dont la création ferait sauter définitivement le principe d'égalité souveraine entre Etats), chose que ne favoriserait guère un mondialisme "onusien" dont un Obama ou un Macron sont les premiers (derniers ?) VRP. 

La SDN a succédé à la Première Guerre Mondiale, l'ONU à la Seconde, la Troisième déflagration planétaire qui vient exigera la mise en place d'un Nouvel Ordre Mondial, permettant la domination du Grand Israël sur les autres nations, une sorte de dictature globale dépassant de très loin tout ce que nous pouvons assimiler actuellement à des régimes autoritaires.

Il faut également mettre ces bouleversements géopolitiques en lien avec le noachisme précédemment évoqué qui réduira les autres religions à de simples auxiliaires de la synagogue du Machiah/Antéchrist, comme le seront les Etats vis-à-vis du Grand Israël qui s'autoproclamera phare des nations.















dimanche 31 décembre 2017

"Agiter le peuple (iranien) ... avant de s'en servir"



La maxime de Talleyrand est toujours d'actualité, dernier exemple en date avec l'Iran.
Sans doute, existe-t-il des raisons valables et légitimes pour le peuple iranien de manifester sa colère contre son gouvernement (dans quel pays cela n'est-il pas le cas ?).


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Contestation en Iran : au moins deux morts, menace du gouvernement

Des manifestations antigouvernementales ont éclaté samedi en Iran pour la troisième journée consécutive.

Samedi, pour la troisième journée consécutive, des manifestations antigouvernementales et contre les difficultés économiques de la population ont éclaté en Iran alors même que des rassemblements prorégime avaient lieu pour commémorer la fin du soulèvement postélectoral de 2009. Depuis deux jours, ces manifestations contre la vie chère, à Téhéran et dans d'autres grandes villes du pays, ont pris une tournure politique. Samedi soir, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre.

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Seulement, le timing des événements fait irrésistiblement penser à une tentative de révolution "colorée" dont les instigateurs sont assez faciles à distinguer.
L'Etat islamique est en train de perdre la bataille en Syrie et en Irak, laissant ces deux derniers pays exsangues, laminés par des années de guerre.
Donald Trump vient de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et pour l'état hébreu, la seule vraie menace existant encore au Moyen-Orient reste l'Iran qui pour l'heure demeure un état solide et le plus puissant de la région.
Alors que la Syrie et l'Irak sont en voie de démembrement (conformément au "plan Yinon"), guerres, attentats, et montée des volontés indépendantistes kurdes participant à l'émiettement de Damas et Bagdad, on peut voir dans cette tentative de déstabilisation du gouvernement iranien une manière de parachever un travail de sape... 
Dans quel but me direz-vous ?

Regardons du côté de l'entourage de Trump, de l'état profond qui le soutient, de Jared Kushner son principal conseiller, relisons l'ouvrage de Mearsheimer et Walt ("le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine") rappelons-nous  que Gadi Eizenkot, le chef d'état major de l'armée israélienne ne faisait guère de mystère sur l'objectif prioritaire de Tsahal en juillet dernier et souvenons-nous des propos de Moshe Dayan (ministre israélien de la Défense et des Affaires étrangères) prononcés le 12 février 1952 à Radio Israël :
- "La population doit se préparer à la guerre, mais il revient à l'armée israélienne de poursuivre le combat avec l'objectif ultime qui est la création de l'Empire israélien."

Une autre manière de nommer le "Grand Israël" biblique (Genèse 15:18-21).

Or, pour l'élaboration de ce projet grandiose, il convient de faire "place nette" et d'évacuer de la scène géopolitique tous les acteurs qui seraient susceptibles de contester les visées sionistes.
Si l'ennemi est trop puissant, il conviendra de l'affaiblir par tous les moyens (embargo, manipulations diverses concernant l'opinion publique, attentats, guerre civile...) avant de porter l'estocade finale.
Le messianisme a un prix, celui du sang.


Sur le même sujet :
- Le Grand Israël, une espérance messianiste
- Vers un Kurdistan irakien indépendant ?
- Israël : objectif Iran
- Le Moyen-Orient au bord de l'implosion
- L'ennemi public numéro un : Etat islamique ou Hezbollah ?


samedi 8 juillet 2017

Pierre Hillard : "L'esprit de la Révolution est une espérance messianique judaïque"

Vous avez sorti un nouvel ouvrage (Atlas du mondialisme aux éditions le Retour aux Sources). Quel était votre objectif principal avec ce livre ? Et quels ont été vos axes de travail ?

PH : Mon objectif était de présenter avec ce livre les différents morceaux du puzzle constituant le mondialisme. Plus précisément, je me suis employé à étudier ses référents religieux et philosophiques afin de comprendre les répercussions matérielles (politiques). Par exemple, pourquoi les provinces de l'Ancien Régime ont été supprimées au profit d'entités administratives artificielles comme les départements à l'origine dessinés en carré. Phénomène que l'on retrouve avec les Gauen de l'Allemagne nazie, les Vilayet de l'Empire ottoman et les 10 entités régionales lancées par le président Nixon en 1972. Le fond de l'histoire est que le mondialisme est un messianisme se traduisant dans les domaines temporels et spirituels par des actions diverses identifiables. Pour cela, il s'avère nécessaire d'étudier en profondeur le judaïsme et son opposé le catholicisme.

En quoi est-ce une grave erreur de voir le mondialisme comme un bloc monolithique ?

PH : Le mondialisme est comme l'enfer composé d'anges déchus plus ou moins élevés en grade mais animés de la même haine. Ils s'opposent seulement en raison de leur orgueil.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi le mondialisme est comparable à d'autres funestes phénomènes comme le communisme et le nazisme.

PH : Le communisme et le  nazisme ne sont que les diverses branches du mondialisme spécialisés chez l'un sur le sociétal, chez l'autre sur le racial. Cependant, ils reposent tous les deux sur la haine du christianisme trinitaire et sur la promotion de l'homme.

100 ans après les requêtes de la Sainte Vierge à Fatima en 1917, peut-on faire un parallèle avec les demandes que le Christ formulait à Sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial le 17 juin 1689 ?

PH : Ces événements sont liés. Pour effacer une marque satanique (1789 et 1917), on a besoin d'un désinfectant divin. La consécration de ces deux pays permettra d'être, en quelque sorte, lavés de ces marques.

Il vous arrive d'évoquer le manque de profondeur d'analyse de la grande majorité de nos concitoyens ce qui pousse à vouloir combattre l'ennemi avec des armes inadéquates (suffrage universel, « valeurs » républicaines, …). A quoi attribuez-vous cet aveuglement ?

PH : Manque de formation, manque de curiosité mais aussi la démission de nombreux membres du clergé qui, depuis le XIXè siècle, n'ont pas su faire comprendre aux Français l'élément essentiel : qu'est-ce que l'esprit de la Révolution ? La réponse : une espérance messianique judaïque.

De nombreux rabbins évoquent le rôle clef de l'islam dans la future venue du Machiah, en quoi l'islam est-il judéo-compatible à l'inverse du catholicisme traditionnel ?

PH : Il m'est arrivé de dire dans le passé que les musulmans défendent des valeurs que l'on ne rencontre plus en Occident. Les diverses lois adoptées en France à l'encontre des valeurs familiales classiques n'ont pas cours dans ces pays. Cependant, il faut souligner que la religion proposée par la synagogue nouvelle pour les non-Juifs (les Gentils), le noachisme, présente quatre caractéristiques identifiées par le rabbin Benamozegh comme incontournables pour tout noachide qui se respecte : a) le Dieu unique, b) le rejet de l'Incarnation, c) Jésus reconnu comme simple prophète appelé à une auguste mission religieuse et d) le rejet du sacerdoce catholique (conséquence de l'Incarnation). Ces quatre points font partie intégrante de l'islam classique même si cette religion a été, par la suite, dégradée par différents facteurs : fausse conversion des Juifs à l'islam (les Dönmeh), introduction de la  maçonnerie, wahhabisme, … Ces caractéristiques du noachisme n'obligent pas l'islam à se réformer sur ces points. C'est tout l'inverse avec le catholicisme. Le rabbin Benamozegh parle d'instaurer un « catholicisme d'Israël ». Il ne parle jamais d'instaurer un « islam d'Israël ». 



Il me semble que vous faites mention du rôle du rabbin Akiba dans votre nouvel ouvrage. En quoi ce personnage est-il une figure centrale de l'histoire juive ?

PH: Vers l'an 100, il couche par écrit la Torah orale qui, en fait, était profondément altérée en raison de la disparition des quelques rabbins responsables de la transmission du message divin via Moïse. Il lance la création d'une nouvelle religion qui n'a rien à voir avec le judaïsme d'avant le Christ : le Talmud. Son œuvre se poursuit avec, par exemple, l'action du rabbin Hanassi. Le nouveau judaïsme, qui se construit en opposition au catholicisme et non l'islam n'existant pas à cette époque, est achevé  vers 500 ap. J-C.

Le 21 juin dernier correspondait au jour anniversaire de la triple donation initiée par sainte Jeanne d'Arc en 1429. Comment expliquer que cet épisode majeur de l'Histoire de France soit aussi méconnu alors qu'il résume tout ce que doit être la France authentique ?

PH : La réponse est simple : trahison et frivolité de la plupart des clercs avec des exceptions comme l'extraordinaire abbé Jean-Baptiste Ayroles dont les travaux sur sainte Jeanne-d'Arc ont été déterminants pour sa béatification et sa canonisation.

Quelles sont les conséquences de la pensée d'Isaac Louria sur le monde contemporain ?

PH : Pour la fin des temps, il a pavé la voie à l'arrivée de l'antéchrist.

Arianisme, bogomilisme, catharisme …, ces hérésies appartiennent-elles seulement au passé ?

PH : En histoire, tout a été inventé. On repasse par les mêmes chemins avec des techniques et des appellations différentes. Mais l'esprit reste le même. Qui sait que le communisme offre des similitudes importantes avec les carpocraciens baignés de gnose du 2è siècle ap. J-C ?

Victor Souvorov est connu pour son ouvrage assez controversé « le Brise Glace », sa théorie (vraie ou fausse peu importe) étant que le communisme s'était servi du nazisme pour étendre son influence en Europe. Un parallèle n'est-il pas réalisable au Proche et Moyen-Orient actuellement avec l'action de l'Etat islamique qui permettrait de favoriser d'autres desseins ?

PH : La finalité au Proche-Orient est de parachever la Déclaration Balfour lançant la création d'un foyer juif en Palestine avec l'établissement d'un « Grand Israël ». Ces éléments terroristes ne sont que des allume-feux pour provoquer tensions, guerres et divisions en vue d'un idéal supérieur. 

Quels sont, selon vous, les 10 livres indispensables afin de mieux appréhender le monde actuel ?

PH : Le catéchisme de saint Pie X, la conjuration anti-chrétienne de monseigneur Delassus, tous les livres de Gershom Scholem ainsi que l'ouvrage de Alexander Kraushar : Jacob Frank et le mouvement frankiste.


Merci infiniment à Pierre Hillard pour le temps qu'il a bien voulu m'accorder.

Si vous ne devez lire qu'un seul ouvrage cette année, faites-en sorte que ce soit le monumental (à tous les sens du terme) Atlas du Mondialisme, une impressionnante synthèse d'éléments religieux, historiques, politiques, philosophiques et géostratégiques.
Le livre est disponible sur le site de l'éditeur (Le Retour aux Sources) ou sur amazon.

vendredi 30 juin 2017

Israël bombarde à nouveau la Syrie


L'escalade se poursuit  au Proche-Orient avec Tsahal qui bombarde à nouveau la Syrie.
Notons que les objectifs principaux d'Israël sont le Hezbollah et Bachar, bien plus que l'Etat Islamique.


L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, la plupart visant, selon elle, le Hezbollah, allié du régime syrien.

 La tension monte sur le plateau du Golan. L’aviation israélienne a de nouveau bombardé, vendredi 30 juin, une position de l’armée syrienne, quelques heures après qu’une roquette tirée depuis la Syrie a frappé cette région occupée par l’Etat hébreu, a annoncé l’armée israélienne.Selon elle, une roquette a été « tirée de Syrie dans une zone inhabitée dans le nord du plateau du Golan », sans faire de dégâts ni de blessé. Elle a précisé que ce projectile résultait de « combats internes en Syrie ».C’est la quatrième fois en une semaine que des roquettes et projectiles atterrissent dans la partie du Golan occupée par Israël. La région est également connue pour être le lieu d’affrontements entre les forces du régime de Bachar Al-Assad et des groupes rebelles.

Lors d’un discours tenu mercredi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a assuré qu’Israël ne tolérerait aucun tir contre son territoire et répliquerait en cas d’attaque. « Quiconque nous attaque, nous l’attaquerons. Telle est notre politique et nous la poursuivrons », a-t-il lancé.L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, date du début de la guerre, la plupart visant, selon elle, des convois ou entrepôts d’armes destinées au Hezbollah, mouvement chiite libanais, allié du régime syrien.Israël occupe depuis 1967 et la guerre de Six-Jours quelque 1 200 km2 du plateau du Golan. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Lien vers l'article du Monde


Il convient de toujours garder à l'esprit cet idéal du Grand Israël qui anime les espérances sionistes et qui entraîne la région du Proche et Moyen-Orient dans des conflits de plus en plus violents et durables.
On peut aussi y déceler les indispensables "souffrances de l'enfantement" nécessaires à la venue du futur Messie juif.
Mais il ne faut surtout pas compter sur Le Monde pour évoquer tout cela...

lundi 15 mai 2017

Le Grand Israël, une espérance messianiste

En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram, et dit :
"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate."
Génèse 15:18-21


En rouge, les frontières du "Grand Israël" s'étendant du Nil à l'Euphrate conformément au texte biblique.

Dans l'article consacré à Zbigniew Brzezinskij'évoquais le rôle tenu par les néoconservateurs dans la vie politique américaine (pour plus de précisions, voir notamment l'ouvrage des deux universitaires américains, Mearsheimer et Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine).

Néoconservateurs qui à travers la politique menée par Washington tentent d'avancer leurs pions en faveur des intérêts de l'état d'Israël.
Jared Kushner, juif orthodoxe, est l'un d'eux et le principal conseiller de Donald Trump (en plus d'être son gendre).


Jared Kushner, l'homme qui murmurait à l'oreille de Donald Trump.

Petite anecdote, notons que Kushner a acquis en 2006 le 666 Fith Avenue à New York pour 2 milliards de dollars, ce qui en fait le bâtiment le plus cher de l'histoire des Etats-Unis...
Mais revenons au projet du Grand Israël.

Trump, comme Poutine, a été appelé à reconstruire le Temple de Jérusalem par le rabbin Hillel Weiss en novembre dernier.
L'article complet et traduit en français depuis "Breaking Israël News" sur le site pleinfeux.org.

La reconstruction du troisième temple, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le projet d'un Grand Israël sont des perspectives étroitement liées.


Maquette du troisième temple de Jérusalem, dont la construction permettra de "hâter le retour du Messie".

Pour bien comprendre le projet de constitution d'un super état israélien et ce que cela implique sur le plan géopolitique pour les voisins de Tel Aviv, il faut lire le texte -publié en 1982- de Oded Yinon (fonctionnaire au ministère des affaires étrangères israélien) intitulé "Zionist plan for the Middle East", traduit et diffusé à l'origine par Israël Shahak.

Ce passage est fondamental :
"La dissolution de la Syrie puis de l'Irak en zones ethniquement ou religieusement uniques, comme au Liban, voilà le premier objectif d'Israël sur le front Est à long terme ; tandis que la dissolution du pouvoir militaire de ces Etats est l'objectif immédiat, dans la première étape. (...) L'Irak riche en pétrole d'une part et pays déchiré par des conflits internes d'autre part est assuré de se trouver dans notre viseur. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. L'Irak est plus résistant que la Syrie. Pour l'instant c'est le pouvoir irakien qui constitue la plus grosse menace pour Israël."

Le texte de Yinon prend tout son sens quand on constate ce que l'Irak a subi depuis 1982 :
- Guerre contre l'Iran entre 1980 et 1988.
- Opération "Tempête du Désert" en 1991.
- Embargo terriblement meurtrier pendant 10 ans.
- Intervention américaine en 2003 pour liquider Saddam et pousser le pays dans un chaos qui persiste et a permis à Daech de s'y implanter.
Résultat, l'Irak est aujourd'hui en voie de parcellisation, comme le souhaitait Yinon : "En Irak, une division en provinces selon des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie à l'époque ottomane est possible. Ainsi trois Etats ou plus existeront autour des trois plus grosses villes  : Bassora, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites au sud se sépareront des zones sunnite et kurde du nord."
Yinon mentionne également la nécessité de déstabiliser l'Egypte.
On peut aisément imaginer que le marasme régnant actuellement en Libye (et favorisé par un certain Bernard Henri Lévy) déteindra prochainement sur son voisin oriental.




Concernant la Syrie (que Tsahal ne se prive pas de bombarder à l'occasion), les événements s'y déroulant depuis début 2011 vont également dans la "bonne direction" indiquée par Yinon.

Des voisins affaiblis, divisés voire dévastés, un soutien sans faille de la diaspora néoconservatrice, une influence jamais démentie d'institutions telles que l'AIPAC aux Etats-Unis, le CRIF en France ou encore la proximité du président russe Vladimir Poutine avec le rabbin Berel Lazar, tous ces éléments contribuent à favoriser ce projet dantesque.

Les colons israéliens sont en tout cas persuadés de parvenir bientôt à leurs fins, et peu importe si cela entraîne non seulement le Moyen Orient, mais aussi le reste du monde dans de terribles convulsions.


{Il est possible de se procurer le petit livre "Le Plan Sioniste pour le Moyen-Orient" aux éditions Sigest.}

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