Affichage des articles dont le libellé est politique française. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique française. Afficher tous les articles

dimanche 4 mars 2018

Le jury de l'ENA décrit des candidats moutonniers, incapables de penser par eux-mêmes



Quelle ironie...
L'Ecole Nationale d'Administration qui se plaint de l'uniformisation de la réflexion de ses candidats alors que l'ENA est le prototype même de la machine à fabriquer de la pensée unique, voilà qui est assez savoureux.

Edouard Philippe et Emmanuel Macron, anciens élèves de l'ENA, comme avant eux Lionel Jospin, Alain Juppé, Valéry Giscard d'Estaing, François Hollande ou Jacques Chirac.


Le jury de l'ENA décrit des candidats moutonniers, incapables de penser par eux-mêmes

Dans son rapport sur le concours d'entrée 2017, la prestigieuse ENA, école des haut fonctionnaires régulièrement critiquée pour perpétuer une forme de pensée unique, s'inquiète de manière particulièrement appuyée de l'incapacité des aspirants énarques à produire une réflexion originale, voire à penser par eux-même…
En 1967, Jean-Pierre Chevènement pointait dans un essai offensif les membres de "l'énarchie" comme des "mandarins de la société bourgeoise". Un-demis siècle plus tard, sans aller jusque-là, l'Ecole nationale d'administration - la fameuse ENA - se préoccupe enfin de la question du conformisme de ses étudiants. Ses craintes transpirent du rapport publié par l'école faisant le bilan de son concours d'entrée 2017.


Coordonné par la préfète Michèle Kirry, le jury y dresse sans langue de bois un bilan des épreuves écrites et orales sur lesquelles ont planché les 1.368 candidats aux différents concours d’entrée à l'ENA. Et le bilan n'est pas rose, malgré le haut degré d'exigence requis pour intégrer l'institution qui donne accès aux postes les plus prestigieux de la haute fonction publique.

Uniformité et références hors-sol

Concernant l'épreuve de droit, le jury pointe ainsi "une certaine unicité de vues entre les candidats", et même une "frilosité" qui empêcherait les aspirants énarques de "proposer une réflexion, une vision personnelle du sujet". Les correcteurs relèvent l'uniformité des candidats, qui préparent quasiment tous les concours dans les mêmes établissements, utilisent les mêmes références… et régurgitent donc les mêmes connaissances lors des épreuves. En clair : des clones ânonnant une pensée unique. "D’une manière générale et très regrettable, les candidats ont fortement tendance à construire leur devoir à partir de fiches toutes préparées par thèmes", regrette le jury, qui se désespère de "traquer l'originalité comme une denrée rare", alors que les candidats ambitionnent de devenir l'élite administrative de la nation.

Parfois, les correcteurs s'amusent même du caractère monochrome des copies : ils croient parfois trouver une référence sortant du lot… "jusqu'au moment où elle apparaît dans les mêmes termes sous la plume de plusieurs candidats, trahissant la fiche de lecture". Lors de l'épreuve de questions européennes, pas moins de cinq individus ont ainsi utilisé l'interrogation de Henry Kissinger : "L'Europe, quel numéro de téléphone ?". Sauf que plusieurs se sont montrés "ensuite incapables d'expliquer et de justifier leur affirmation" !

Peut-être craintifs à l'idée de froisser le jury d'une école déjà réputée pour son conformisme, les candidats à l'ENA ont également été très prudents à l'heure de donner leur avis sur les sujets pourtant éminemment politiques qui leur ont été soumis. Jusqu'à totalement escamoter l'actualité lors de l'épreuve de questions contemporaines, qui portait pourtant sur un sujet tout chaud : la confiance envers les pouvoirs publics. Il en ressort l'impression que "le candidat [imagine] la copie idéale comme un texte éthéré, où n'apparaîtraient surtout pas les sujets délicats", poursuit la préfète, qui parle "d'autocensure".

CICE, Europe, voies sur berge... ils pensent tous pareil

Cela ne surprendra peut-être pas mais les candidats ont également fortement rechigné à critiquer le crédit d'impôt en faveur des entreprises mis en place par François Hollande… "Il est tout à fait possible de penser et d'écrire [...] que le bilan du CICE est très en deçà des ambitions d'origine ou même que l'accorder à toutes les entreprises sans s'assurer de son utilisation a été une erreur", se voient obligés d'insister les membres du jury ! Même tendance à l'uniformité au moment de traiter l'Union européenne, considérée par les candidats "comme un ordre établi qui ne pourrait être différent". Lors de l'oral consacré à des questions d'actualité, "la fermeture des voies sur berge a quasi systématiquement donné lieu à une réponse d'adhésion totale, sans prise en compte des inconvénients possibles", regrettent encore les examinateurs. Pas de quoi modifier l'image d'une technocratie hors-sol…

Pour remédier à ces problèmes, le jury indique qu'il a choisi de mettre en avant les critères d'authenticité, de sincérité et de sens critique dans sa sélection des 80 lauréats du concours. "Une tête bien faite valant mieux, dans tous les univers professionnels et sous tous les cieux, qu’une tête trop pleine", le jury explique avoir privilégié les individus capables de penser par eux-mêmes plutôt que des singes savants de la technocratie. Et Michèle Kirry d'exhorter les ambitieux voulant intégrer l'ENA à l'avenir au "courage qui consiste à faire une analyse personnelle", loin des "raisonnements formatés". Allez, les futurs énarques : courage, pensez !

Source : Marianne

samedi 10 février 2018

Le CRIF sur les traces de Macron sous la pyramide du Louvre



Le prochain dîner du CRIF (l'événement de l'année pour toute la caste politique française aux ordres) se déroulera le 7 mars prochain, soit à l'endroit même où l'actuel président de la République Emmanuel Macron avait tenu son discours suite à son élection le 7 mai dernier :




Hasard ou coïncidence, le 33e dîner du CRIF se tiendra donc 9 mois jour pour jour après l'élection du Golden Boy, lors du 66e jour de l'année.
L'occasion sans doute de rappeler au gouvernement Philippe la priorité du moment : le bourrage de crâne, pardon, je voulais dire la vaccination républicaine... 
Sans oublier également le cheval de bataille présidentiel de ces derniers temps, la lutte contre les "fake news" dont les politiciens et les médias traditionnels sont pourtant les premiers pourvoyeurs (les exemples sont innombrables notamment ceux débouchant sur les interventions armées en Irak, en Libye ou en ex-Yougoslavie, ou encore tout récemment la fabuleuse "affaire Théo").




Jeudi 1er février 2018, Francis Kalifat a rencontré le Ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer.

Francis Kalifat a tout d'abord regretté la sortie progressive des enfants français juifs du système de l'Education Nationale. Jean-Michel Blanquer a indiqué que ce constat constituait un enjeux majeur pour son ministère. Il a ajouté qu'il était très important de donner à chaque enfant un "vaccin républicain" par le biais de l'école de la République afin qu'ils apprennent à agir et à réagir en qualité de citoyens avertis.
A propos de la laïcité à l'école, le Ministre a souligné le besoin de ne pas nier les situations difficiles et de bien les diagnostiquer. "C'est la mission du Conseil des sages de la laïcité, dirigé par Dominique Schnapper, et celle des unités de laïcité dans chaque académie" a t-il précisé.
Le président du Crif a ensuite mentionné l'importance de l'enseignement de l'utilisation des outils Internet comme moyens de lutte contre les fake news et le complotisme. Le Ministre de l'Education Nationale lui a assuré qu'il s'agissait là d'une des missions principales de l'Education Nationale.
Concernant les programmes scolaires, Francis Kalifat a demandé au Ministre que soient enseignés des passages majeurs de l'Histoire des juifs de France, au-delà de l'Affaire Dreyfuss et de la Shoah. Il a notamment suggéré l'enseignement de l'histoire du commentateur de la Torah, Rachi, véritable référence en matière de vieux français, et des contributions des Français juifs à la République.

Enfin, le président du Crif a exposé au Ministre le projet de l'Observatoire contre la haine sur Internet et lui a expliqué que cet outil permettrait de quantifier les propos haineux en général, dont ceux de haine de la France. 
Jean-Michel Blanquer s'est dit tout à fait satisfait de travailler avec le Crif et entièrement disposé à participer à une rencontre des Amis du Crif dans le futur.



Plus d'activité sur Twitter

 Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais me suivre sur Twitter : https://twitter.com/SD_0101