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jeudi 13 décembre 2018

Le trop prévisible attentat de Strasbourg



Tout se passe désespérément comme prévu.
L'hydre terroriste est de retour afin de calmer les ardeurs des plus récalcitrants GJ.
Après les annonces de Macron lundi, il convenait de passer la deuxième couche le lendemain, histoire d'oublier les effets d'annonce et de réinstaurer ce bon vieux climat de peur qui sied si bien à tout régime pseudo démocratique qui se respecte.
Le terroriste en question, Cherif Chekatt, était fiché S et avait déjà été condamné à 27 reprises : https://www.france24.com/fr/20181212-france-attaque-strasbourg-cherif-fiche-s-prison-detention-radicalisation-terrorisme

On peut légitimement se demander comment, avec un tel CV, il est possible d'être toujours en liberté mais passons...

Si ce n'est déjà fait, je vous invite à écouter les révélations du criminologue Xavier Raufer au sujet de cette affaire très très louche :





Quoiqu'il en soit, c'est la dernière étape de répression du mouvement de révolte populaire qui est enclenchée.
On criminalise désormais les gilets jaunes qui souhaiteraient poursuivre les manifestations.
Comme je le disais en préambule, tout cela était malheureusement prévisible, voici ce que j'écrivais le 23 novembre dernier : https://queteverite.blogspot.com/2018/11/gilets-jaunes-le-gouvernement-et-les.html


Pour revenir aux "gilets jaunes", il est difficile de prédire ce que va devenir le mouvement, apparu en dehors des partis politiques et des syndicats, il est susceptible de subir plusieurs stratégies de la part des gouvernants.
La première consiste à le noyauter et à en prendre le contrôle afin de lui ôter tout ce qui fait son particularisme (sincérité, spontanéité, imprévisibilité), à la manière de ce qui avait été réalisé pour la "Manif pour tous" quand avait été mise en avant la très "catholique et réactionnaire" Frigide Barjot.
Cependant, la chose semble compliquée, il faut agir vite et non seulement le gouvernement manque de temps mais de plus, les gilets jaunes ne s'appuient sur aucune structure.

Une autre option, devant l'impossibilité d'infiltrer le mouvement, consiste à laisser pourrir la situation, que de guerre lasse, les manifestants rentrent chez eux, mais le mépris peut-il encore être une option alors qu'il est affiché de manière ostentatoire depuis des décennies par le pouvoir en place ?

La troisième, celle de la triangulation, la plus probable à ce stade, est celle qui permettrait de faire exploser au sens propre, comme au figuré ledit mouvement.
Les black blocs, fidèles alliés du "système", seront très certainement conviés à la fête demain à Paris afin de commettre les violences gratuites qui inciteront les CRS à répliquer durement et à disperser l'ensemble des manifestants.
Dans une même optique, l'option "Daech" n'est pas à écarter, un (ou plusieurs) attentat(s) permettrai(en)t de faire resurgir de la façon la plus opportune le spectre de la peur, celui qui canalise le mieux les colères les plus bouillantes avec un retour d'une prétendue "union sacrée" contre le terrorisme qu'exigerait de tragiques circonstances.
Le gouvernement retrouverait son rôle de protecteur bienveillant, celui du Big Brother prenant soin de ses ouailles et qui mérite l'adulation de tous, sous peine d'être rangé dans l'infâme catégorie des crypto-terroristes.
Castaner aura beau jeu après coup de déclarer que ces "événements tragiques" ne sont que la conséquence logique de l'inconscience et du manque d'encadrement structurel des manifestants.
Les culpabiliser pour les décrédibiliser.
Définitivement.
L'accusation de "complotisme" est toute prête à être envoyée en pleine face de ceux qui douteraient de la version officielle.
Maintenant, il faut "rentrer chez soi" et laisser tranquille ce gouvernement "qui nous veut du bien".
Tous les moyens sont bons pour désamorcer la colère du peuple, les libertés peuvent être piétinées sans vergogne : http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-gilet-jaune-place-en-garde-a-vue-temoigne-c-est-digne-de-la-coree-du-nord-09-12-2018-7964280.php

Pour revenir à l'article du 23 novembre cité plus haut, il est remarquable de voir que le gouvernement a utilisé toutes les ficelles que j'avais rapidement passées en revue.

1) Le noyautage et la prise de contrôle du mouvement s'est avérée impossible malgré la tentative de lancement d'un "mouvement citron" totalement bidon par Benjamin Cauchy : https://www.rtl.fr/actu/politique/benjamin-cauchy-un-gilet-jaune-devenu-citron-7795706494

2) Laisser la situation pourrir en vue de voir le mouvement s’essouffler faisait aussi parti du "plan".
Le silence de Macron, puis l'annonce par Philippe d'un moratoire sur les taxes n'ont rien calmé du tout, bien au contraire.

3) La triangulation. Les blacks blocs (les casseurs d'extrême-gauche), tout comme les racailles de banlieue n'ont pas suffit à décrédibiliser le mouvement malgré la casse et les rapines.
Qu'à cela ne tienne, dans cette partie de poker menteur, il restait la carte "Daech" (celle qui tombe très souvent de la manche de l'état profond lorsque des événements importants de la vie du pays se déroulent ou vont avoir lieu).
A la veille des élections par exemple.



Pour les tenants du pouvoir, le terrorisme est avant tout de l'ingénierie sociale.
Instiller la peur dans l'esprit du plus grand nombre permet de le manipuler, de le reprogrammer, un individu qui a peur, qui est déstabilisé mentalement est plus facilement influençable (lire, entre autres, "la Stratégie du Choc" de Naomi Klein ou mieux l'ouvrage d'Alexandre Lebreton "Abus rituels et contrôle mental").
Les attentats permettent aussi de limiter les libertés, ce qui est fort appréciable lorsque l'on se sait un pouvoir contesté, fragilisé, haï.

Détourner les colères et contrôler les masses tout en réduisant les libertés.
Un beau programme.

Les irresponsables et les criminels ne sont pas dans la rue.
Ils sont au pouvoir. 

vendredi 23 novembre 2018

"Gilets jaunes" : le gouvernement et les médias dévoilent leur véritable visage


Depuis ses origines, la République française est un régime totalitaire (qui n'est que le paravent du pouvoir de la judéo-maçonnerie satanique), il convient de garder cela à l'esprit.
Aussi, quand la contestation populaire commence à prendre de l'ampleur, le masque de celle-ci, inévitablement, tombe.
Un exemple très parlant avec ce reportage de France 3, alors que d'ordinaire la censure et la manipulation se pratiquent en amont, ici c'est aux yeux de tous qu'elles apparaissent :




Ensuite, la mise en garde de Benjamin Griveaux, porte-parole de l'Elysée (on comprend bien que la priorité de la République, après avoir éradiqué le catholicisme en France, est maintenant de protéger toutes les "minorités" et non pas les Français).



En bonus, voici que le golem "Daech" est ressorti de son formol, comme par magie :

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/daech-evoque-les-gilets-jaunes-dans-des-videos_2049381.html

Des terroristes qui s'avèrent aussi pratiques qu'utiles quand il s'agit d'insinuer la peur et de faire filer droit le peuple lorsque ce dernier commence un peu trop à vouloir faire entendre sa voix (ce que les élections ne permettent jamais).

Petite vidéo d'Hervé Ryssen sur le sujet des "gilets jaunes" :



L'article du Canard Enchaîné sur le prétendu "attentat" des "extrémistes de droite" qui devait viser Emmanuel Macron (ils avaient tout de même un opinel pour 4 !) :




Pendant ce temps, la "justice" continue elle aussi son travail de sape anti Français et pro-immigrés avec une décision qui pourra faire jurisprudence : Manche : Acquitté d’un viol car l’accusé « n’avait pas conscience d’imposer un rapport sexuel ».
Le problème c'est évidemment "l'extrême-droite" et non pas le déferlement migratoire ou l'idéologie qui domine le pays.
Bien sûr.
Evidemment.

Pour revenir aux "gilets jaunes", il est difficile de prédire ce que va devenir le mouvement, apparu en dehors des partis politiques et des syndicats, il est susceptible de subir plusieurs stratégies de la part des gouvernants.
La première consiste à le noyauter et à en prendre le contrôle afin de lui ôter tout ce qui fait son particularisme (sincérité, spontanéité, imprévisibilité), à la manière de ce qui avait été réalisé pour la "Manif pour tous" quand avait été mise en avant la très "catholique et réactionnaire" Frigide Barjot.
Cependant, la chose semble compliquée, il faut agir vite et non seulement le gouvernement manque de temps mais de plus, les gilets jaunes ne s'appuient sur aucune structure.

Une autre option, devant l'impossibilité d'infiltrer le mouvement, consiste à laisser pourrir la situation, que de guerre lasse, les manifestants rentrent chez eux, mais le mépris peut-il encore être une option alors qu'il est affiché de manière ostentatoire depuis des décennies par le pouvoir en place ?

La troisième, celle de la triangulation, la plus probable à ce stade, est celle qui permettrait de faire exploser au sens propre, comme au figuré ledit mouvement.
Les black blocs, fidèles alliés du "système", seront très certainement conviés à la fête demain à Paris afin de commettre les violences gratuites qui inciteront les CRS à répliquer durement et à disperser l'ensemble des manifestants.
Dans une même optique, l'option "Daech" n'est pas à écarter, un (ou plusieurs) attentat(s) permettrai(en)t de faire resurgir de la façon la plus opportune le spectre de la peur, celui qui canalise le mieux les colères les plus bouillantes avec un retour d'une prétendue "union sacrée" contre le terrorisme qu'exigerait de tragiques circonstances.
Le gouvernement retrouverait son rôle de protecteur bienveillant, celui du Big Brother prenant soin de ses ouailles et qui mérite l'adulation de tous, sous peine d'être rangé dans l'infâme catégorie des crypto-terroristes.
Castaner aura beau jeu après coup de déclarer que ces "événements tragiques" ne sont que la conséquence logique de l'inconscience et du manque d'encadrement structurel des manifestants.
Les culpabiliser pour les décrédibiliser.
Définitivement.


Pour conclure, je me sens tiraillé entre une attirance naturelle envers la contestation jaune qui s'oppose à un pouvoir nauséabond et le sentiment que tout cela est dramatiquement inutile tant que la France et les Français ne retourneront pas s'abreuver aux sources spirituelles et salvatrices du pays.
Celles par qui ils existent.


J'en profite pour conseiller la lecture de l'ouvrage primordial de l'abbé Dessailly  : Authenticité du Grand Testament de Saint-Rémy disponible ici.








mardi 18 juillet 2017

Gérard Collomb admet que la France se dirige vers un "despotisme doux"



"Despotisme doux", cet oxymore inventé et popularisé par Alexis de Tocqueville convient parfaitement à Gérard Collomb pour définir l'état d'urgence permanent dans lequel le gouvernement actuel souhaite plonger le pays.


Interrogé sur le sujet sur RTL, Gérard Collomb a réagi à la tribune de Mireille Delmas-Marty, publiée lundi dans Libération, dans laquelle la juriste dénonce “le risque [...] d’aboutir par les voies moins visibles du contournement des principes et du détournement des pouvoirs à ce 'despotisme doux' que prophétisait Tocqueville”, le célèbre philosophe libéral.
À l’antenne, le ministre de l’Intérieur a défendu, entre autres, les périmètres de sécurité mis en place lors des grandes manifestations. “Quitte à tomber dans le despotisme doux ?”, demande le journaliste. “Oui, peut-être”, répond Gérard Collomb, qui évoque les familles des victimes de l'attentat de Nice, rencontrées vendredi dernier, pour les commémorations.

Saluons au moins la franchise du ministre de l'Intérieur qui aurait tout aussi bien pu se permettre de parler de la mise en place d'une dictature pleine et assumée sans pour autant provoquer la moindre réaction au sein d'une population smartphonisée, gavée de télé-poubelle et de malbouffe (vous avez dit tittytainment ?).
Au nom de la lutte contre un terrorisme qui se révèle bien utile en ces temps qui pourraient être troublés par une quantité toujours croissante de mesures antisociales, tout est permis.
De là à autoriser prochainement des mises en détention sans jugement comme cela a été signé par l'ancien président américain Barack Obama le 31 décembre 2011 avec le National Defense Authorization Act For Fiscal Year 2012 ?


"Grâce" au terrorisme, au réchauffement climatique (n'oublions pas que ces deux facteurs sont liés selon notre Jupiter national) ou encore à la lutte contre l'antisémitisme/antisionisme, nous assistons à une uniformisation progressive et graduée des mesures qui formeront le socle de ce que sera la dictature planétarienne qu'une élite autoproclamée souhaiterait rapidement voir finalisée.



dimanche 9 juillet 2017

Hébron, pomme de discorde entre l'UNESCO et Israël

Le tombeau des patriarches à Hébron
Israël est officiellement un Etat laïc.
Cela n'empêche pas Benyamin Netanyahu, son premier ministre, de citer la Genèse pour justifier la colère des Israéliens suite à la décision de l'UNESCO
Netanyahu cite la Genèse pour prouver les liens des Juifs à Hébron 
Le Premier ministre avait déjà fustigé la décision de l’UNESCO de classer le Tombeau des Patriarches site du patrimoine mondial palestinien en danger

 Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récité dimanche des versets de la Bible citant Hébron comme preuve de la relation des Juifs à la ville de Cisjordanie, pour protester contre la décision prise vendredi par l’UNESCO, qui a classé la ville comme site du patrimoine mondial palestinien en péril.
Pendant la réunion hebdomadaire du Cabinet, Netanyahu a lu les versets de la Genèse qui décrivent le lieu de sépulture des patriarches et des matriarches juifs, à Hébron.
« La relation entre le peuple juif et Hébron et le Tombeau des Patriarches est une relation d’histoire qui est peut-être sans comparaison dans l’histoire des peuples », a-t-il dit aux ministres.

Après le vote, le Premier ministre avait annoncé une coupe d’un million de dollars supplémentaire des frais d’adhésion versés aux Nations unies par Israël pour protester contre cette décision jugée « délirante ».

Il n'est pas inutile de rappeler les propos de Gershom Scholem concernant le messianisme juif :




"Le messianisme, en effet, a toujours eu pour objet le rétablissement de l'existence nationale, bien qu'il mène également au-delà de celle-ci.(...)Le messianisme juif est dans son origine et dans sa nature - on ne saurait jamais y insister - l'attente de cataclysmes historiques. Il annonce des révolutions, des catastrophes qui doivent se produire lors du passage du temps de l'histoire présente aux temps futurs messianiques. Ces cataclysmes et ces visions funestes prennent un tour nouveau et propre dans les visions de la venue du Messie. On les retrouve, en effet, dans l'ère de transformation ou de destruction qui verra naître la rédemption messianique ; c'est pourquoi cette période est regardée dans le judaïsme comme celle des "souffrances de l'enfantement" du Messie."



Par ailleurs, ce reportage de Charles Enderlin intitulé "Au nom du Temple" est éclairant sur la question du messianisme et sur bien des aspects qui opposent Israéliens et Palestiniens :



mardi 27 juin 2017

Israël et la déstabilisation de la Syrie



Voici l'occasion d'insister sur la participation directe d'Israël dans le conflit qui ensanglante la Syrie depuis plusieurs années.
Rappelons que le plateau du Golan est occupé depuis 1967 par Israël alors que celui-ci est un territoire syrien.
En lisant l'article du Point, on comprendra mieux les pressions qui se font toujours plus fortes sur l'Iran et tous ceux qui, tel le Qatar, entretiennent des relations dénuées d'hostilité avec Téhéran.
Par ailleurs, notons que la Russie, bien qu'elle soutienne officiellement le régime syrien, ne prend manifestement aucune mesure directe contre les actions israéliennes, l'art du double-jeu à la Poutine...
Petit florilège d'articles parus depuis 8 jours :

Selon le Wall Street Journal, l'Etat hébreu fournirait de l'aide matérielle et financière à certains groupes rebelles syriens situés sur le plateau du Golan. Un rapprochement qui aurait commencé début 2013.
En 2014, les relations entre Tsahal et certaines factions rebelles syriennes étaient déjà bien établies puisque la Fnuod, une force d’observation de l’ONU basée sur le Golan depuis 1974, a transmis au Conseil de sécurité un rapport constatant une augmentation des contacts entre Tsahal et des Syriens. Au cours de plusieurs de ces rencontres qui se déroulaient le long de la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie, la Fnuod a d’ailleurs constaté que les premiers transmettaient des caisses aux seconds. Et en d’autres occasions, que les Israéliens laissaient des Syriens en civil et en bon état de santé pénétrer dans leur pays pour y participer à des réunions. Objectif ? Obtenir des informations bien sûr mais en donner également puisque dispose de photos satellites des positions de l’armée syrienne et du Hezbollah.
 Depuis le rapport de la Fnuod, l’Etat hébreu a encore renforcé ses liens avec les rebelles en fournissant des vivres, des vêtements et du matériel à plusieurs villages du Golan. Selon des informations dignes de foi, ces colis ne portent généralement pas d’étiquette permettant de deviner leur origine. La plupart des livraisons se déroulent durant la nuit grâce à une porte de la «barrière de sécurité» séparant l’Etat hébreu de la Syrie en guerre.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé samedi un secteur en Syrie d'où avaient été tirés peu auparavant dix projectiles vers la partie du plateau du Golan occupée par Israël, l'agence de presse officielle syrienne faisant état de plusieurs morts. L'armée de l'air israélienne a entre autres visé deux chars du "régime syrien" dans la partie nord du Golan, a indiqué un de ses porte-parole, précisant que les projectiles tirés n'avaient pas fait de victime en Israël.
 Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la frappe israélienne a tué deux soldats syriens. L'agence de presse officielle syrienne Sana a fait état de plusieurs morts, sans en préciser le nombre, et a accusé Israël de soutenir les rebelles."L'ennemi israélien continue de soutenir les terroristes (...) et son aviation a tiré plusieurs projectiles (...) qui ont visé (...) la province de Qouneitra, faisant des martyrs et des dégâts matériels", a indiqué Sana.

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir ciblé des positions du régime syrien en représailles à des projectiles qui ont frappé le plateau du Golan, le second incident du genre en deux jours.L'armée "a ciblé deux postes d'artillerie et un camion de munitions appartenant au régime syrien", a-t-elle indiqué dans un communiqué, soulignant qu'elle avait ordonné aux civils israéliens de se tenir éloignés des zones proches de la localité syrienne de Qouneitra, où les combats entre régime et rebelles sont intenses.

Le vrai danger pour Israël est bien le Hezbollah. Cette milice de combattants chiites, bras armé de l'Iran au Liban, a pris un poids nouveau dans la guerre civile syrienne. Dévolu par Téhéran à soutenir Bachar el-Assad, le Hezbollah a profité de la faiblesse et de la désorganisation de l'armée syrienne pour devenir l'une des forces combattantes sur lesquelles s'appuient les Russes. Comme ce fut le cas lors de la prise d'Alep. Ce qui lui a permis d'améliorer considérablement son armement, grâce à des livraisons iraniennes et russes. Au point d'avoir aujourd'hui la dotation d'une armée régulière de la région. Ce qui a valu aussi au Hezbollah de participer à la conférence internationale sur le sort d'Alep. Une première pour une organisation considérée comme terroriste par la plupart des institutions internationales.Devant cette montée en puissance d'un ennemi qui, depuis 1980 et l'invasion du Liban, a promis sa perte, Israël ne reste pas inactif. Mais le fait discrètement en évitant toute action qui pourrait être considérée comme une provocation. L'État hébreu est devenu le soutien actif de certains groupes rebelles anti-Assad. Clandestinement, Israël leur procure des vivres, du carburant et des médicaments. Et si les Israéliens se défendent de fournir directement des armes à ces mouvements, ils donnent de l'argent à leurs chefs pour en acheter et payer leurs hommes. Une unité spéciale de Tsahal a même été créée pour faire la liaison avec ces maquis. Au risque d'aider des combattants plus ou moins proches de la mouvance islamiste.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu néglige manifestement ce piège. Son objectif est de s'assurer, grâce à ces groupes, une sorte de zone tampon le long des frontières d'Israël. Pour le jour où le Hezbollah, avec le soutien de la bête noire d'Israël qu'est l'Iran, déciderait de passer à l'action au-delà de la frontière syrienne. Ce moment pourrait venir plus vite que prévu et obligerait l'État hébreu à sortir de sa prudente réserve. Signe précurseur : il y a deux mois, avec l'approbation de son sponsor de Téhéran, le Hezbollah a créé « une brigade pour la libération du Golan ».

mercredi 14 juin 2017

En marche vers la dictature numérique ?


Réunis mardi à Paris, la Première ministre britannique Theresa May et Emmanuel Macron ont annoncé "un plan d'action" conjoint et "très concret" pour renforcer la lutte antiterroriste. Le sujet est plus que jamais d'actualité après les récents attentats qui ont frappé Manchester fin mai et Londres début juin. Les deux dirigeants ont expliqué travailler sur ce projet commun "depuis plusieurs jours", avec pour ambition de "renforcer les obligations des opérateurs en ligne pour supprimer les contenus qui promeuvent la haine".

Ce qu'il y a de pratique avec les attentats, c'est que ça n'est jamais inutile pour broyer toujours plus les libertés (qui se réduisent de plus en plus telle la peau de chagrin de Balzac).
La rencontre Theresa May/Emmanuel Macron d'hier aura servi à accorder les violons anglais et français en ce qui concerne la réduction de la marge de manœuvre sur internet pour nous autres, utilisateurs potentiellement terroristes et propagateurs de "haine".
Qu'est-ce que la "haine" ?
Comment définir les contours d'un concept aussi vague ?
Pourquoi s'en prendre uniquement à internet, le seul endroit où une information réellement indépendante est encore disponible ?
Les terroristes sont-ils tous des geeks ?
Peu importe, ne posons pas trop de questions, cela voudrait certainement dire que nous avons quelque chose à nous reprocher.

Il est intéressant de voir que les attentats de Manchester (23 mai) et de Londres (3 juin) auront simplement permis de passer la vitesse supérieure concernant une surveillance accrue d'internet Outre-Manche.
Le projet était déjà dans les cartons et prêt à être déballé comme nous le confirme l'article suivant du 22 mai dernier :



Grande-Bretagne : Theresa May veut créer un nouvel Internet contrôlé et réglementé par le gouvernement


Il y a quelques jours, l’actuelle Première ministre de Grande-Bretagne a fait part de la volonté de son parti politique d’assainir Internet. Theresa May promettait de sanctionner les réseaux sociaux qui seront incapables de contrôler les posts de leurs utilisateurs. Elle militait pour interdire la diffusion de contenus inadaptés, voire dangereux, pour les mineurs ou de contenus incitant à la haine (raciale, religieuse...), à la pornographie, à la violence ou à toutes formes de discrimination sur Internet.

Theresa May est revenue à la charge avec un nouveau projet visant à autoriser son gouvernement à prendre le contrôle d’Internet en Grande-Bretagne en choisissant le contenu qui peut être publié ou pas. Actuellement, une grande partie d’Internet est gérée par des entreprises privées comme Google et Facebook, mais le gouvernement britannique souhaite remédier à cette situation. Il a l’intention de prendre le contrôle total d’Internet et de filtrer les informations auxquelles sa population a accès : publication, partage, post ou autre. 
« Certaines personnes pensent que le gouvernement n’est pas censé intervenir dans le contrôle des technologies et d’Internet. Nous ne sommes pas d’accord », a-t-elle déclaré.
Elle a présenté un manifeste qui expose les différents changements que souhaiterait apporter son parti sur la gestion d’Internet. Selon elle, l’objectif officiel de cette initiative serait de permettre à la Grande-Bretagne de devenir « le leader mondial de la régulation des données personnelles et d’Internet », et « mieux combattre le terrorisme en limitant les moyens de communication en ligne des terroristes. »



Au travers de leur manifeste, les conservateurs britanniques souhaiteraient encourager les entreprises technologiques à équiper leurs services de messagerie chiffrés avec des backdoors qui permettraient d’espionner les conversations de n’importe qui, terroristes ou non. Ils voudraient que soient instaurées de nouvelles lois et des restrictions qui rendraient plus difficile que jamais l’accès à des sites qu’ils jugent sensibles ou simplement empêcher les moteurs de recherche de diriger leurs utilisateurs vers ces sites web. Ils voudraient obliger les entreprises technologiques d’Internet à ne pas conserver les données et l’historique de navigation des moins de 18 ans.

Le manifeste détaille le projet des conservateurs pour la réglementation de la nature des contenus qui pourront être affichés en ligne et comment les entreprises d’Internet devront être rémunérées. Il propose également qu’une taxe soit imposée aux entreprises d’Internet comme celle qui existe actuellement pour les entreprises de jeux d’argent. Cet argent devra servir à financer des programmes publicitaires pour informer les gens sur les dangers d’Internet, mais surtout pour « soutenir la sensibilisation et l’activité préventive contre les méfaits de l’Internet. »
« Nous allons mettre en place un système qui oblige l’industrie à ne pas diriger ses utilisateurs, même involontairement, vers des contenus incitant à la haine, la propagande, la pornographie ou d’autres sources de préjudice. »

Ces évènements interviennent après l’adoption de l’Investigatory Powers Act, la loi britannique sur les pouvoirs spéciaux d’investigation qui avait été initiée par la même Theresa May, alors ministre de l’Intérieur à ce moment. Cette loi donne une base légale aux services compétents du gouvernement britannique pour procéder à l'espionnage et au piratage des ordinateurs ou des téléphones portables, forcer un site Internet à sauvegarder et divulguer l’historique de navigation de ses utilisateurs ou bloquer le chiffrement des messages envoyés par des applications comme WhatsApp pour accéder à leurs contenus.

Un petit questionnaire pour conclure, attention, il n'y a qu'une seule bonne réponse.

Pour lutter efficacement contre le terrorisme il faut :
a) restreindre les libertés sur internet.
b) stopper l'immigration incontrôlée.
c) assécher les sources du financement des terroristes (trafics de migrants, d'armes, de drogue...).
d) arrêter de soutenir le renversement de gouvernements d'Etats (Libye, Syrie, Irak...) qui basculeront dans une instabilité faisant le jeu des djihadistes.


vendredi 21 avril 2017

Le terrorisme et ses causes

Après le nouvel attentat ayant touché Paris hier soir qui a coûté la vie à un policier et en a blessé deux autres, il est nécessaire de rappeler certains éléments trop souvent occultés à propos du terrorisme.
En particulier quand ce dernier constitue un moyen de pression ou de faire "passer un message" à un autre état et n'est plus seulement l'expression de la radicalisation d'individus isolés ou d'organisations extrémistes.

Suite à ce tragique épisode, l'inénarrable Philippe Poutou a récidivé dans la bêtise en maintenant sa volonté de voir les policiers désarmés.
L'argument massue utilisé par le représentant du NPA étant que "peut-être que si la police n'était pas armée, ces gens-là ne la viseraient pas".
Il est vrai qu'à Nice le 14 juillet dernier ou au Bataclan en novembre 2015, on a bien vu que "ces gens-là" ne s'attaquaient qu'aux personnes détentrices d'une arme à feu....

Mais laissons-là Monsieur Poutou et revenons à des choses plus sérieuses.

Rappelons ce que disait le géopolitologue Aymeric Chauprade à propos du terrorisme, à l'époque où sa parole était encore libre et qu'il n'était pas entré dans le cirque politico-médiatique :



Le journaliste Vincent Nouzille va dans la même direction dans son livre Les tueurs de la République.
Il y décrit notamment le "dialogue" qu'entretenait la France et la Syrie au début des années 80, dialogue d'un genre très particulier qui se déroulait à coups d'attentats, principalement en France et au Liban.


Une vidéo a été réalisée à partir de cet ouvrage, elle n'est pas sans intérêt mais beaucoup d'aspects évoqués dans le livre sont passés sous silence ;




Comment ne pas repenser à ce "dialogue" franco-syrien des années 80 lorsque l'on songe à tous les attentats qui se sont abattus sur le pays depuis l'affaire Merah de mars 2012 ?
A travers le djihadisme islamique, n'y aurait-il pas un ou des états qui auraient intérêt à répandre la terreur en France et plus largement à l'échelle européenne ?
J'aurai l'occasion de revenir plus en profondeur sur ces questions (et sur d'autres interrogations qui y sont liées) très prochainement.




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