Espace dédié à des sujets d'actualité mais aussi en lien avec l'Histoire, les livres et, bien sûr, la Religion.
Affichage des articles dont le libellé est ploutocratie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ploutocratie. Afficher tous les articles
mercredi 14 février 2018
La ploutocratie républicaine
C'est une règle mathématique, le candidat qui dépense le plus d'argent lors de la campagne électorale des élections présidentielles est aussi celui qui sera élu Président de la République.
Comme en 2012 avec François Hollande, comme en 2007 avec Nicolas Sarkozy, comme en 2002 et 1995 avec Jacques Chirac, ce fut encore le cas en 2017 avec Emmanuel Macron (et pour ce dernier c'est sans compter le soutien sans faille de toute la caste médiatique qui pèse très lourd, en effet à combien de millions d'euros et de bulletins de vote peut-on estimer le bourrage de crâne en règle effectué par BFMTV, Le Monde, Le Point, Libération... ?).
Toujours est-il que les six candidats les plus dépensiers occupent les 6 premières places, certes, l'ordre n'est pas exactement respecté (notamment en raison du naufrage du Titanic socialiste pendant 5 longues années de Hollandie qui ont totalement discrédité le PS, et dont le fade Benoît Hamon a récolté les fruits amers) mais la tendance lourde est là.
La démocratie n'est rien d'autre que le règne de l'argent, seuls les rêveurs et les idiots peuvent encore croire le contraire...
Dépenses : Scores obtenus au premier tour de l'élection présidentielle 2017 :
1. Macron 16.57 M€ 1. Macron 24.01 %
2. Hamon 15 M€ 2. Le Pen 21.3 %
3. Fillon 13.8 M€ 3. Fillon 20.01 %
4. Le Pen 11.54 M€ 4. Mélenchon 19.58 %
5. Mélenchon 10.24 M€ 5. Hamon 6.36 %
6. Dupont-Aignan 1.8 M€ 6. Dupont-Aignan 4.7 %
http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/02/13/25001-20180213ARTFIG00123-depenses-remboursements-tout-savoir-sur-les-comptes-de-campagne-de-la-presidentielle.php
Sur le même sujet voir : démocratie ou ploutocratie ?
mardi 4 juillet 2017
La weltanschauung d'Emmanuel Macron
Emmanuel Macron évoque les «gens qui ne sont rien» et suscite les critiques
Tout sauf anodine cette nouvelle sortie du Président de la République (qui s'inscrit dans une certaine tradition de l'ex-Rothschild, rappelons-nous des "illettrées", "costard", "pauvres en autocars" et autres petites pépites révélatrices d'un exceptionnel mépris pour le peuple).
Grâce à elle, la vision du monde, la weltanschauung d'Emmanuel Macron est facile à dessiner.
D'un côté, il y a la réussite matérielle (incarnée par la caste des banquiers d'affaires comme lui, les "brasseurs de millions" du CAC40, ses amis Niel, Pigasse and co) et de l'autre, ceux qu'il considère comme étant des ratés et des pauvres types (ce que d'aucuns ont pris l'habitude d'appeler les "99%", autrement dit, vous et moi, la majorité méprisable).
Cette vision est typiquement d'essence protestante et judaïque, elle fait de la réussite par l'argent l'alpha et l’oméga de l'existence terrestre et est en cela aux antipodes de la conception catholique telle que le Christ l'enseignait*.
L'être humain se retrouvant réduit à son portefeuille, c'est à l'épaisseur de ce dernier que l'on jugera s'il fait ou non partie des "élus".
* "Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : car, où il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre : vous ne pouvez servir Dieu et l'argent." [La Sainte Bible selon la Vulgate, l'Evangile selon Saint-Luc, XVI, 13]
jeudi 27 avril 2017
Mammon célèbre la victoire de l'enfant chéri
Comme annoncé c'est le marché qui se prépare à remporter les élections présidentielles françaises.
L'euphorie dans laquelle baignaient lundi matin les banques et les principales places financières européennes ne laissent guère de place au doute.
À 9h, l'indice CAC 40 prenait ainsi 208,68 points à 5.267,88 points. Les titres du secteur bancaire prenaient près de 8%. À 9h12, l'action Société Générale prenait la tête du CAC 40 (+8,03% à 50 euros) devant le Crédit Agricole (+7,68% à 13,39 euros) et BNP Paribas (+6,74% à 66,18 euros) dans un marché en forte progression.
Emmanuel Macron - le candidat d’En marche ! – au second tour, «c’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément», a résumé, pour l’agence Bloomberg News, Sébastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York.
dimanche 16 avril 2017
Démocratie ou ploutocratie ?
Pour gagner une élection, il suffit d'avoir de l'argent.
Consultons ensemble les dépenses des 10 candidats à l'élection présidentielle française de 2012 (entre parenthèses, le score et le rang au premier tour) :
1. Hollande 21.8 M€ (28.6% -1-)
1. Hollande 21.8 M€ (28.6% -1-)
2. Sarkozy 21.3 M€ (27.1% -2-)
3. Mélenchon 9.5 M€ (11.1% -4-)
4. M. Le Pen 9.1 M€ (17.9% -3-)
5. Bayrou 7 M€ (9.1% -5-)
6. E. Joly 1.8 M€ (2.3% -6-)
7. Dupont-Aignan 1.2 M€ (1.8% -7-)
8. N. Arthaud 1M€ (0.56% -9-)
9. Poutou 0.8 M€ (1.15% -8-)
10. Cheminade 0.5 M€ (0.25% -10-)
Les deux seules "anomalies" concernent l'inversion de Mélenchon et Le Pen ainsi que de Arthaud et Poutou, pour le reste, les scores obtenus épousent magnifiquement les dépenses consenties.
Et les deux candidats ayant significativement dépensés le plus d'argent sont largement en tête.... Ce qui était également le cas en 2007 :
1. Sarkozy 21 M€ (31.18% -1-)
2. S. Royal 20.6 M€ (25.87% -2-)
3. Bayrou 9.7 M€ (18.57% -3-)
4. Le Pen 9.3 M€ (10.44% -4-)
5. M.G. Buffet 4.8 M€ (1.93% -7-)
6. Ph. de Villiers 3M€ (2.23% -6-)
7. A. Laguiller 2.1 M€ (1.33% -9-)
8. D.Voynet 1.37 M€ (1.57% -8-)
9. J. Bové 1.18 M€ (1.32% -10-)
10. Besancenot 0.9 M€ (4.08% -5-)
11. Nihous 0.8 M€ (1.15% -11-)
12. Schivardi 0.7 M€ (0.34% -12-)
La seule petite surprise venait de Besancenot (10e aux dépenses et 5e de l'élection) qui bénéficiait de l'absence d'un "grand candidat" réellement marqué à gauche ainsi que de passages télévisés multiples.
Pareillement, en 1995 et en 2002, on retrouvait le futur président Jacques Chirac en tête des dépenses.
Je pourrais étendre les exemples à l'étranger avec la campagne d'Obama arrosée par plus de 326 millions de dollars en 2012 (contre 165 pour Romney).
Mais restons en France.
Doit-on considérer cela comme une dérive d'un système qui était sain à l'origine ?
Ou ne faudrait-il pas plutôt constater qu'il s'agit du produit d'une impulsion donnée il y a bien longtemps ?
La démocratie, telle qu'elle nous est proposée (imposée...) ne serait-elle que le corollaire d'une mise de l'argent au pouvoir ?
En 1791, Sieyès instituait le suffrage censitaire et séparait déjà les citoyens en deux camps :
- d'un côté, les plus riches, les possédants, ayant le droit de voter (soit environ 15% de la population).
- de l'autre, les gueux ayant le droit... de la fermer.
- de l'autre, les gueux ayant le droit... de la fermer.
Avec la Révolution, la république remplaçait la monarchie, Mammon et l'argent prenaient la place du Christ et du catholicisme qui depuis 496 et le baptême de Clovis façonnaient la France.
Tout ce que nous vivons aujourd'hui ne sont que les conséquences logiques de ces événements historiques.
Pour terminer, je vous invite à regarder ce petit témoignage très intéressant de Philippe de Villiers concernant la nécessité d'avoir les poches bien remplies pour espérer exister sur la scène politico-médiatique.
Inscription à :
Articles (Atom)
Plus d'activité sur Twitter
Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais me suivre sur Twitter : https://twitter.com/SD_0101
-
Entretien avec Pierre Hillard à l'occasion de la parution de "L'Histoire occultée : les origines secrètes de la Première Gue...
-
En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram, et dit : "Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu...
-
A Saint-Benoît sur Loire le 21 juin 1429 à 16 heures avait lieu cet événement majeur de l'Histoire de France, la triple donation du ...
-
Rapide présentation du livre (en deux tomes) "Jacob Frank et le mouvement frankiste" d'Alexander Kraushar (1843-1931), his...



