Affichage des articles dont le libellé est Gérard Collomb. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gérard Collomb. Afficher tous les articles

mardi 18 juillet 2017

Gérard Collomb admet que la France se dirige vers un "despotisme doux"



"Despotisme doux", cet oxymore inventé et popularisé par Alexis de Tocqueville convient parfaitement à Gérard Collomb pour définir l'état d'urgence permanent dans lequel le gouvernement actuel souhaite plonger le pays.


Interrogé sur le sujet sur RTL, Gérard Collomb a réagi à la tribune de Mireille Delmas-Marty, publiée lundi dans Libération, dans laquelle la juriste dénonce “le risque [...] d’aboutir par les voies moins visibles du contournement des principes et du détournement des pouvoirs à ce 'despotisme doux' que prophétisait Tocqueville”, le célèbre philosophe libéral.
À l’antenne, le ministre de l’Intérieur a défendu, entre autres, les périmètres de sécurité mis en place lors des grandes manifestations. “Quitte à tomber dans le despotisme doux ?”, demande le journaliste. “Oui, peut-être”, répond Gérard Collomb, qui évoque les familles des victimes de l'attentat de Nice, rencontrées vendredi dernier, pour les commémorations.

Saluons au moins la franchise du ministre de l'Intérieur qui aurait tout aussi bien pu se permettre de parler de la mise en place d'une dictature pleine et assumée sans pour autant provoquer la moindre réaction au sein d'une population smartphonisée, gavée de télé-poubelle et de malbouffe (vous avez dit tittytainment ?).
Au nom de la lutte contre un terrorisme qui se révèle bien utile en ces temps qui pourraient être troublés par une quantité toujours croissante de mesures antisociales, tout est permis.
De là à autoriser prochainement des mises en détention sans jugement comme cela a été signé par l'ancien président américain Barack Obama le 31 décembre 2011 avec le National Defense Authorization Act For Fiscal Year 2012 ?


"Grâce" au terrorisme, au réchauffement climatique (n'oublions pas que ces deux facteurs sont liés selon notre Jupiter national) ou encore à la lutte contre l'antisémitisme/antisionisme, nous assistons à une uniformisation progressive et graduée des mesures qui formeront le socle de ce que sera la dictature planétarienne qu'une élite autoproclamée souhaiterait rapidement voir finalisée.



mardi 11 juillet 2017

Bientôt un centre européen du judaïsme à Paris

Le futur centre européen du judaïsme sera situé dans le XVIIe arrondissement
Depuis plus d'un siècle, l'Etat ne reconnaît, ne salarie, ni ne finance aucun culte.
Je cite l'article 2 de la loi du 9 décembre 1905 :
La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.
Pourtant, les finances publiques vont être sollicitées à hauteur de 2,7 millions d'euros afin de construire le centre européen du judaïsme à Paris (qui comprendra notamment une synagogue de 600 places).
De plus, à l'heure où le mot d'ordre est  "austérité" et "serrage de ceinture" pour tous, on peut s'interroger sur l'utilité du projet.
Bien évidemment, la maire de Paris Anne Hidalgo et Gérard Collomb le ministre de l'intérieur sont enthousiasmés par le projet :

De fait, les pouvoirs publics ne mégotent pas leur soutien au CEJ. Ce centre « va apporter des éléments de réponse à une communauté juive qui est ici chez elle », a souligné lors de la « soirée des fondateurs » la maire de Paris, Anne Hidalgo. Un « beau projet », a abondé le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui permettra de « mesurer combien l’identité française doit à l’apport de la culture juive ».
Impossible de donner tort à Madame Hidalgo quand elle dit que la communauté juive est chez elle à Paris, il suffit de voir la menorah qui figure en bonne place devant l'hôtel de ville parisien :




En revanche, je ne sais pas très bien ce que doit l'identité française à la culture juive, ça sera l'occasion pour moi de m'en instruire, mais j'aimerais aussi que soit évoqué par le biais de la construction d'un "centre européen du catholicisme" ce que doit la France à la religion chrétienne. Peut-être faudrait-il soumettre l'idée à Anne Hidalgo ainsi qu'au Gouvernement ?

Quoiqu'il en soit, les membres de la communauté juive eux-mêmes ne semblent pas tous emballés par la perspective de voir pousser ce centre européen du judaïsme, loin s'en faut :


« On peut construire un bâtiment énorme, mais après il faut le maintenir en activité », relève un bon connaisseur du dossier. D’autant que, souligne-t-il, la capitale abrite déjà un Centre communautaire de Paris qui se veut un « espace culturel juif ouvert à tous », dans le Xe arrondissement, sans parler du Centre Fleg piloté par le Consistoire pour les étudiants dans le VIe.
L’association Avenir du judaïsme, critique à l’égard du Consistoire, doute que le CEJ, « marqué par l’orthodoxie » au risque d’un « fonctionnement en vase clos », puisse répondre aux besoins de la population, juive ou non.
« On habille ça en centre européen mais ce n’est pas un centre, c’est une synagogue », regrette un responsable de ce collectif, qui aimerait que « le public puisse accéder à la philosophie et à la pensée juives de manière ouverte ».


Une nouvelle preuve que la laïcité est une arme dont le tranchant ne s'abat que sur une seule religion.

Plus d'activité sur Twitter

 Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais me suivre sur Twitter : https://twitter.com/SD_0101