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lundi 23 juillet 2018

Panem et circenses : Goldman Sachs et les effets de la Coupe du Monde


Du cynisme à l'état presque brut. 
Mais quand la grande majorité du peuple est telle qu'elle est... Difficile de donner tort aux analystes de la grande banque new-yorkaise.
Les industries (car il faut bien les appeler ainsi) du sport et du divertissement ont toujours servi les intérêts de l'oligarchie et cela n'est malheureusement pas prêt de changer, il suffit de voir les connexions qui existent entre le monde du sport (football en particulier) et celui de la politique, les exemples sont légion.

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Pour la banque Goldman Sachs, la victoire des Bleus peut aider Macron à faire avaler ses réformes aux Français
Par Thomas Vampouille
Publié le 18/07/2018 à 17:02

Dans une analyse prédictive publiée juste avant le début de la Coupe du monde de foot 2018 en Russie, les analystes de Goldman Sachs estimaient qu'une victoire des Bleus pourrait faire tomber en France les derniers boucliers tendus face aux réformes d'Emmanuel Macron, que la banque soutient.
Le document était passé plutôt inaperçu. Le 11 juin dernier, trois jours avant l'ouverture de la Coupe du monde de football 2018 en Russie, la banque Goldman Sachs avait publié un rapport de 49 pages analysant les différentes perspectives économiques que la compétition pourrait ouvrir. Pays par pays, les scénarios possibles y sont analysés froidement, voire cyniquement dans le cas de la France, comme l'a relevé ce mercredi 18 juillet sur Twitter une étudiante en journalisme.

Ainsi, dans le chapitre consacré à l'Hexagone, intitulé sans déférence aucune "En Marche vers un succès renouvelé", les analystes de Goldman Sachs prédisent qu'"une répétition de la performance de 1998 serait sans doute accueillie avec euphorie et serait un moteur significatif pour les ménages français". Jusque-là, rien que de très original. Mais si le texte se conclut par "Allez 'Les Bleus'", ce n'est pas par francophilie, ni par admiration de la stratégie de Didier Deschamps, mais au terme de ce raisonnement : "Peut-être une performance exceptionnelle de l'équipe de football française aiderait-elle à réduire l'opposition actuelle aux réformes en renforçant la cohésion sociale derrière 'Les Bleus'".


Oui oui, vous avez bien lu : la banque d'investissement américaine, dont la responsabilité avait été pointée dans l'aggravation de la crise grecque, compte sur le foot comme un opium qui endormirait le bon peuple français, lui faisant avaler des réformes dont il n'aurait pas forcément voulu sans cette deuxième étoile flanquant désormais le maillot bleu !

Il faut dire que la banque ne s'intéresse pas tant à Kylian Mbappé qu'à Emmanuel Macron, dribbleur de son cœur : "Avec l'élection du président Macron l'année dernière, l'image de la France sur la scène internationale est plus positive et la perception de l'environnement des affaires en France s'est considérablement améliorée", s'ébaubissent les deux auteurs du chapitre. En conséquence de quoi ils livrent cette prévision économique : "Nous continuons de prévoir une croissance supérieure à la tendance en 2018, avec une croissance du PIB réel d'environ 2,0% en glissement annuel". A prendre avec des pincettes, toutefois, Goldman Sachs ayant par ailleurs pronostiqué au Mondial une victoire… du Brésil, face à l'Allemagne.

https://www.marianne.net/societe/coupe-du-monde-2018-goldman-sachs-victoire-des-bleus-pour-reduire-opposition-reformes-macron

mercredi 16 août 2017

La City de Londres


Documentaire à voir concernant la City de Londres, véritable "Etat dans l'Etat".
Certains aspects auraient néanmoins mérités d'être approfondis, tels que l'importance des marranes dans le développement de la puissance de la City (voir les travaux de Cecil Roth) ou encore la relation particulièrement étrange qu'entretiennent les anglo-saxons en particulier et les protestants en général avec l'argent et "Dieu" (n'oublions pas le "in God we trust" figurant sur les dollars américains...).
Il est évident que ce n'est en aucun cas du Christ qu'il est ici question, pour s'en convaincre, il suffit de relire les passages des Évangiles qui sont consacrés à l'argent.
A la City de Londres comme à Wall Street à New York, c'est bien Mammon que l'on vénère, le vernis pseudo-chrétien étant présent uniquement pour se donner un aspect respectable vis-à-vis du grand public qui observe tout cela les yeux grands fermés.


jeudi 20 juillet 2017

Macron et les fantasmes sur la finance mondiale


Alors qui a raison, notre bon, beau et merveilleux président Emmanuel Macron (et ancien employé de Rothschild, ces bienfaiteurs de l'humanité) ou l'abominable complotiste Jean-François Gayraud ?




dimanche 11 juin 2017

Chronique de la bêtise ambiante (2)




Toujours plus loin dans l'absurde, mais la logique bancaire est plus forte que tout.

N’ayant pas l’usage de ses mains, le tétraplégique lorientais a demandé au jeune banquier de signer un chèque à sa place. Ce qu'il a fait. Il a été licencié. (...)
 Le jeune banquier a aussitôt reconnu son erreur qui n'a porté préjudice ni à son employeur, ni au client handicapé. (...)
 Précisons que le Crédit coopératif se présente comme « une banque de l’économie sociale et solidaire ».
Parce qu’il entend « agir pour une société plus juste », cet organisme bancaire a mis en place des dispositifs qui bénéficient à des partenaires comme l’Association des paralysés de France (APF) ou… Handicap International.

jeudi 27 avril 2017

Mammon célèbre la victoire de l'enfant chéri




Comme annoncé c'est le marché qui se prépare à remporter les élections présidentielles françaises.
L'euphorie dans laquelle baignaient lundi matin les banques et les principales places financières européennes ne laissent guère de place au doute.

À 9h, l'indice CAC 40 prenait ainsi 208,68 points à 5.267,88 points. Les titres du secteur bancaire prenaient près de 8%. À 9h12, l'action Société Générale prenait la tête du CAC 40 (+8,03% à 50 euros) devant le Crédit Agricole (+7,68% à 13,39 euros) et BNP Paribas (+6,74% à 66,18 euros) dans un marché en forte progression.

Emmanuel Macron - le candidat d’En marche ! – au second tour, «c’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément», a résumé, pour l’agence Bloomberg News, Sébastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York.

lundi 24 avril 2017

En marche pour 5 ans (suite)

Tout d'abord, revenons rapidement sur les conditions qui ont permis à Emmanuel Macron d'accéder au second tour.

Si il y a un aspect médiatique qui a dominé la période précédent le 23 avril c'est sans conteste l'interminable séquence des affaires plombant la campagne de François Fillon.
Chacun se fera sa propre opinion sur le degré de culpabilité du candidat des Républicains mais on aura pu remarquer la constance avec laquelle les médias se sont appliqués à publier les informations relatives aux déboires du clan Fillon avec la justice.
La caste médiatique aurait souhaité créer un "climat" de défiance autour de Fillon qu'elle n'aurait pas agi différemment qu'en diffusant au compte-goutte le poison de la suspicion dans les veines de l'opinion publique.

Un comité de soutien qui sent bon la nouveauté.

Pourtant les petites tambouilles familiales dont il est question ici n'ont rien en commun avec le gigantesque cadeau offert par Macron aux grands patrons du CAC 40 ou sa levée de fonds discrètement organisée par la banque Rothschild.
Mais tout cela intéressait finalement fort peu les médias.

Non, la façon dont s'est développée la campagne électorale laisse à penser que tout s'est déroulé afin de favoriser le candidat d'En Marche (oui, accusez-moi de complotisme !).
Sa triple proximité avec les milieux médiatiques (Pierre Bergé, en tête), bancaires (nul besoin de faire un dessin...) et d'affaires (BébéarSimoncini...) constituait un appui considérable face à un Fillon, certes très lié aux cercles affairistes (Henri de CastriesLadreit de Lacharrière) mais beaucoup moins à celui des faiseurs d'opinion, si primordiaux quand arrive l'heure de monter sur le ring médiatique précédent une élection présidentielle.

Or, le principal obstacle de l'ex Rothschild sur la route de l'Elysée était l'ancien premier ministre de Sarkozy.
Un programme à peu près similaire et une quasi assurance d'avoir la préférence du vote traditionnellement porté à droite au second tour faisait de ce dernier un adversaire très coriace.
L'éliminer de la course était l'assurance de remporter l'élection, comme ça sera le cas dimanche prochain.

L'équipe Macron sachant fort bien qu'une finale Macron-Le Pen est gagnée d'avance en offrant un remake de 2002 avec la peur comme invitée spéciale (l'écart sera sans aucun doute bien moindre que le 82-18 de 2002 mais un 62-38 suffira largement au bonheur du protégé de Jacques Attali).
De la même façon, le match Macron-Mélenchon aurait tourné à l'avantage du premier nommé car sa capacité à aspirer les votes traditionnellement portés à droite et au centre sont sans aucune mesure comparable avec la possibilité d'attraction du second surtout concentrée sur la gauche de la gauche.
Les frères ennemis du libéralisme le plus décomplexé : il ne pouvait en rester qu'un...

L'opération dynamitage de Fillon s'étant passée sans encombre, l'Elysée lui tendant les bras, voyons désormais à quoi pourraient ressembler les 5 prochaines années en Macronie, avec un programme que l'on imagine fort peu éloigné de ce qui suit (et de ce qu'aurait proposé Fillon) :

-  d'une manière globale, uberisation de la société, libéralisation, déréglementation à outrance
- "simplification" du code du travail c'est à dire rognement des droits des travailleurs
-  poursuite de la destruction des acquis sociaux
- détricotage des régimes spéciaux, de la Sécurité Sociale
- suppression de l'ISF
- augmentation de la TVA
- dynamitage des services publics
- cadeaux supplémentaires aux grandes entreprises et aux banques
- poids fiscal toujours plus lourd sur ce qui reste de classes moyennes
- transfert du pouvoir accentué vers les instances supranationales (Union EuropéenneBanque Centrale Européenne en tête) et régionales (dans le cadre de la décentralisation décidée par Bruxelles)
- "avancées" sociétales, PMA, GPA, dépénalisation de l'usage du cannabis, euthanasie, transhumanisme.
-  en matière de politique étrangère, alignement systématique sur l'OTAN et les USA au niveau mondial et sur les intérêts d'Israël au Moyen-Orient.
- privatisations
- politique migratoire dans la lignée de celle pratiquée ces dernières années, etc.

Je ne prétends évidemment pas à l'exhaustivité mais je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour vérifier tout cela...
Evidemment, le succulent programme ci-dessus ne sera pas sans conséquence : nombre toujours croissant de travailleurs pauvres, société plus inégalitaire donc plus violente, communautarisation sur le modèle américain, classe moyenne se réduisant toujours plus, etc.

En marche donc.
Une marche funèbre.




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