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vendredi 30 juin 2017

Israël bombarde à nouveau la Syrie


L'escalade se poursuit  au Proche-Orient avec Tsahal qui bombarde à nouveau la Syrie.
Notons que les objectifs principaux d'Israël sont le Hezbollah et Bachar, bien plus que l'Etat Islamique.


L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, la plupart visant, selon elle, le Hezbollah, allié du régime syrien.

 La tension monte sur le plateau du Golan. L’aviation israélienne a de nouveau bombardé, vendredi 30 juin, une position de l’armée syrienne, quelques heures après qu’une roquette tirée depuis la Syrie a frappé cette région occupée par l’Etat hébreu, a annoncé l’armée israélienne.Selon elle, une roquette a été « tirée de Syrie dans une zone inhabitée dans le nord du plateau du Golan », sans faire de dégâts ni de blessé. Elle a précisé que ce projectile résultait de « combats internes en Syrie ».C’est la quatrième fois en une semaine que des roquettes et projectiles atterrissent dans la partie du Golan occupée par Israël. La région est également connue pour être le lieu d’affrontements entre les forces du régime de Bachar Al-Assad et des groupes rebelles.

Lors d’un discours tenu mercredi, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a assuré qu’Israël ne tolérerait aucun tir contre son territoire et répliquerait en cas d’attaque. « Quiconque nous attaque, nous l’attaquerons. Telle est notre politique et nous la poursuivrons », a-t-il lancé.L’armée israélienne a mené plusieurs frappes aériennes en Syrie depuis 2011, date du début de la guerre, la plupart visant, selon elle, des convois ou entrepôts d’armes destinées au Hezbollah, mouvement chiite libanais, allié du régime syrien.Israël occupe depuis 1967 et la guerre de Six-Jours quelque 1 200 km2 du plateau du Golan. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Lien vers l'article du Monde


Il convient de toujours garder à l'esprit cet idéal du Grand Israël qui anime les espérances sionistes et qui entraîne la région du Proche et Moyen-Orient dans des conflits de plus en plus violents et durables.
On peut aussi y déceler les indispensables "souffrances de l'enfantement" nécessaires à la venue du futur Messie juif.
Mais il ne faut surtout pas compter sur Le Monde pour évoquer tout cela...

mardi 27 juin 2017

Israël et la déstabilisation de la Syrie



Voici l'occasion d'insister sur la participation directe d'Israël dans le conflit qui ensanglante la Syrie depuis plusieurs années.
Rappelons que le plateau du Golan est occupé depuis 1967 par Israël alors que celui-ci est un territoire syrien.
En lisant l'article du Point, on comprendra mieux les pressions qui se font toujours plus fortes sur l'Iran et tous ceux qui, tel le Qatar, entretiennent des relations dénuées d'hostilité avec Téhéran.
Par ailleurs, notons que la Russie, bien qu'elle soutienne officiellement le régime syrien, ne prend manifestement aucune mesure directe contre les actions israéliennes, l'art du double-jeu à la Poutine...
Petit florilège d'articles parus depuis 8 jours :

Selon le Wall Street Journal, l'Etat hébreu fournirait de l'aide matérielle et financière à certains groupes rebelles syriens situés sur le plateau du Golan. Un rapprochement qui aurait commencé début 2013.
En 2014, les relations entre Tsahal et certaines factions rebelles syriennes étaient déjà bien établies puisque la Fnuod, une force d’observation de l’ONU basée sur le Golan depuis 1974, a transmis au Conseil de sécurité un rapport constatant une augmentation des contacts entre Tsahal et des Syriens. Au cours de plusieurs de ces rencontres qui se déroulaient le long de la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie, la Fnuod a d’ailleurs constaté que les premiers transmettaient des caisses aux seconds. Et en d’autres occasions, que les Israéliens laissaient des Syriens en civil et en bon état de santé pénétrer dans leur pays pour y participer à des réunions. Objectif ? Obtenir des informations bien sûr mais en donner également puisque dispose de photos satellites des positions de l’armée syrienne et du Hezbollah.
 Depuis le rapport de la Fnuod, l’Etat hébreu a encore renforcé ses liens avec les rebelles en fournissant des vivres, des vêtements et du matériel à plusieurs villages du Golan. Selon des informations dignes de foi, ces colis ne portent généralement pas d’étiquette permettant de deviner leur origine. La plupart des livraisons se déroulent durant la nuit grâce à une porte de la «barrière de sécurité» séparant l’Etat hébreu de la Syrie en guerre.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé samedi un secteur en Syrie d'où avaient été tirés peu auparavant dix projectiles vers la partie du plateau du Golan occupée par Israël, l'agence de presse officielle syrienne faisant état de plusieurs morts. L'armée de l'air israélienne a entre autres visé deux chars du "régime syrien" dans la partie nord du Golan, a indiqué un de ses porte-parole, précisant que les projectiles tirés n'avaient pas fait de victime en Israël.
 Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la frappe israélienne a tué deux soldats syriens. L'agence de presse officielle syrienne Sana a fait état de plusieurs morts, sans en préciser le nombre, et a accusé Israël de soutenir les rebelles."L'ennemi israélien continue de soutenir les terroristes (...) et son aviation a tiré plusieurs projectiles (...) qui ont visé (...) la province de Qouneitra, faisant des martyrs et des dégâts matériels", a indiqué Sana.

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir ciblé des positions du régime syrien en représailles à des projectiles qui ont frappé le plateau du Golan, le second incident du genre en deux jours.L'armée "a ciblé deux postes d'artillerie et un camion de munitions appartenant au régime syrien", a-t-elle indiqué dans un communiqué, soulignant qu'elle avait ordonné aux civils israéliens de se tenir éloignés des zones proches de la localité syrienne de Qouneitra, où les combats entre régime et rebelles sont intenses.

Le vrai danger pour Israël est bien le Hezbollah. Cette milice de combattants chiites, bras armé de l'Iran au Liban, a pris un poids nouveau dans la guerre civile syrienne. Dévolu par Téhéran à soutenir Bachar el-Assad, le Hezbollah a profité de la faiblesse et de la désorganisation de l'armée syrienne pour devenir l'une des forces combattantes sur lesquelles s'appuient les Russes. Comme ce fut le cas lors de la prise d'Alep. Ce qui lui a permis d'améliorer considérablement son armement, grâce à des livraisons iraniennes et russes. Au point d'avoir aujourd'hui la dotation d'une armée régulière de la région. Ce qui a valu aussi au Hezbollah de participer à la conférence internationale sur le sort d'Alep. Une première pour une organisation considérée comme terroriste par la plupart des institutions internationales.Devant cette montée en puissance d'un ennemi qui, depuis 1980 et l'invasion du Liban, a promis sa perte, Israël ne reste pas inactif. Mais le fait discrètement en évitant toute action qui pourrait être considérée comme une provocation. L'État hébreu est devenu le soutien actif de certains groupes rebelles anti-Assad. Clandestinement, Israël leur procure des vivres, du carburant et des médicaments. Et si les Israéliens se défendent de fournir directement des armes à ces mouvements, ils donnent de l'argent à leurs chefs pour en acheter et payer leurs hommes. Une unité spéciale de Tsahal a même été créée pour faire la liaison avec ces maquis. Au risque d'aider des combattants plus ou moins proches de la mouvance islamiste.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu néglige manifestement ce piège. Son objectif est de s'assurer, grâce à ces groupes, une sorte de zone tampon le long des frontières d'Israël. Pour le jour où le Hezbollah, avec le soutien de la bête noire d'Israël qu'est l'Iran, déciderait de passer à l'action au-delà de la frontière syrienne. Ce moment pourrait venir plus vite que prévu et obligerait l'État hébreu à sortir de sa prudente réserve. Signe précurseur : il y a deux mois, avec l'approbation de son sponsor de Téhéran, le Hezbollah a créé « une brigade pour la libération du Golan ».

lundi 12 juin 2017

L'ennemi public numéro un : Etat Islamique ou Hezbollah ?

Le couple présidentiel américain lors de son voyage en Arabie Saoudite.

Alors que l'Etat Islamique vient de menacer la France, la Belgique, l'Italie, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Australie, la cible numéro un des USA est le... Hezbollah.




L'Iran et le Qatar sont plus que jamais dans l’œil du cyclone.
Accusés de financer le terrorisme par Donald Trump, ils sont isolés par l'Arabie Saoudite et ses alliés et bien sûr dans le viseur des Etats-Unis et d'Israël.

Mais de quel terrorisme parle-t-on ?
Si le Qatar a pu entretenir des connexions avec la nébuleuse Daech et si on se rappelle notamment du renversement de Mouammar Kadhafi et de la révolution sur la place verte de Tripoli tournée dans les studios d'Al-Jazeera à Doha : 



le Qatar, après avoir tenté de concilier entre elles des positions radicalement opposées {lien}, se retrouve aujourd'hui dans la peau du bouc-émissaire alors que l'Arabie Saoudite passe quant à elle entre les gouttes de la critique (grâce au gargantuesque contrat de 380 milliards de dollars signé avec les USA ? {lien}).
L'Iran chiite n'a quant à lui  rien à voir avec un Etat Islamique salafiste/takfiriste et anti-chiite {lien}.
Encore une fois, l'enjeu central de toute cette ébullition semble bien être l'Etat d'Israël.

Pourquoi ?
Le Qatar et l'Iran ont pour similitude de soutenir les principaux et plus proches ennemis de Tel-Aviv : le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Doha ne s'est jamais caché de son appui à la cause gazaouite {lien} et Téhéran soutient le Hezbollah chiite qui lutte aux côtés de Bachar el-Assad {lien} et contre l'Etat Islamique, en Syrie, comme en Irak.
Ces combats ne sont d'ailleurs pas sans conséquence pour le Hezbollah qui a subi de lourdes pertes, au plus grand bonheur d'Israël {lien}.

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.
Il semblerait donc que l'objectif poursuivi (consciemment par les deux premiers, peut être moins par le troisième) par Washington, Tel-Aviv et Riyad soit d'étouffer au maximum la résistance à laquelle pourrait être confronté l'Etat sioniste en cas de nouvelle guerre avec ses voisins palestinien ou libanais.
Éventualité que n'écarte pas Avigdor Liberman, le ministre de la Défense israélien. {lien

Un Irak en train d'imploser, une Syrie meurtrie et dévastée, un Iran en voie d'ostracisation, un Hezbollah diminué, tous ces éléments jouent en faveur de la politique de Netanhyahu qui ne se prive pas d'avancer ses pions avec une accélération encore accrue des implantations en zone occupée. {lien}
Les Etats-Unis songent quant à eux à intensifier les sanctions contre l'organisation chiite libanaise {lien}.


Abou bakr Al-Baghdadi, (ex?) numéro 1 de l'Etat Islamique.


Signalons enfin le silence assourdissant qui a entouré l'annonce faite par Damas concernant la mort (?) du leader de l'Etat Islamique, Abou bakr Al-Baghdadi.
Ce dernier aurait succombé suite à une attaque aérienne syrienne. {lien}
Les médias occidentaux font un black out total sur le sujet, estimant sans doute qu'il s'agit de propagande de la part du régime de Bachar el-Assad.
Peut-être.
Peut-être pas.
En guise de comparaison, on se souviendra avec émotion du battage médiatique extraordinaire qui avait entouré la mort (?) d'Oussama Ben Laden le 2 mai 2011.
Là, bien évidemment, tous nos médias avaient fidèlement relayé l'information et exulté avec Barack Obama et son "justice est faite" hautement stupide et insultant pour les victimes et familles de celles-ci. {lien}

L'occasion de se rappeler que la propagande n'existe que chez l'ennemi.






mercredi 7 juin 2017

Vers un Kurdistan irakien indépendant ?

En clair, les zones kurdes constituant un éventuel futur Kurdistan.

" L'Irak riche en pétrole d'une part et pays déchiré par des conflits internes d'autre part est assuré de se trouver dans notre viseur. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. L'Irak est plus résistant que la Syrie. Pour l'instant c'est le pouvoir irakien qui constitue la plus grosse menace pour Israël. (...) En Irak, une division en provinces selon des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie à l'époque ottomane est possible. Ainsi trois Etats ou plus existeront autour des trois plus grosses villes  : Bassora, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites au sud se sépareront des zones sunnite et kurde du nord."

{Oded Yinon - fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères israélien- 1982}


Les événements s’enchaînent toujours à la vitesse de l'éclair au Moyen-Orient.
Après le premier attentat commis par l'Etat Islamique en Iran {lien} et l'affirmation de Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU, qui a accusé les Nations Unies d'être des "brutes" à l'égard des Israéliens -ce qui revient à exonérer ces derniers de toute faute commise ou à commettre- {lien}.
C'est maintenant le Kurdistan irakien qui se dirige droit vers son indépendance {lien}.
La citation d'Oded Yinon en préambule laisse à penser que cela sera vu d'un très bon œil à Tel Aviv.
L'Irak est en train de mourir sous nos yeux et cet éclatement ne sera pas sans conséquence pour les autres Etats de la région.
Si le Kurdistan irakien obtient effectivement son indépendance en septembre prochain, la déstabilisation des voisins turc, syrien et iranien sera encore accentuée, l'ensemble du peuple kurde s'étendant sur ces 4 pays.
L'indépendance de la zone irakienne (particulièrement riche en pétrole autour de Kirkouk et de Mossoul) formera un trou noir, attirant à elle les zones encore incarcérées dans les états limitrophes.

Un autre aspect du problème nous ramène une nouvelle fois à l'Iran :
"Convaincus qu'une crise avec le pouvoir central pour le contrôle des villes de Mossoul et de Kirkuk est inévitable, les Kurdes comptent sur leurs alliés. En échange de sa neutralité, carte blanche a été donnée à la CIA pour continuer à opérer au Kurdistan, en particulier le long de la frontière iranienne."
(T. JOSSERAN, F. LOUIS, F. PICHON, Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, PUF, 2012, p.144)




Si tous les événements de ces dernières semaines ressemblent à un magma informe, c'est pourtant à un véritable tir croisé sur la République islamique iranienne auquel nous assistons, florilège :

- Déclaration de Netanyahu désignant l'Iran comme étant "le plus grand générateur de terrorisme au monde" {lien}.
- Déclaration de Trump qui appelait à "isoler l'Iran" {lien}.
- Qatar placé en quarantaine par ses voisins alors qu'il entretenait des relations cordiales avec Téhéran.

Et aujourd'hui :

- Attentat en Iran.
- Un Kurdistan irakien en gestation qui favoriserait une déstabilisation iranienne de par la présence d'une population kurde en Iran mais aussi en raison d'une facilité de projection accrue pour la CIA sur le terrain iranien.
- La dernière communication (qui serait applicable à bien des Etats...) du président américain : "ceux qui soutiennent le terrorisme s'exposent à en être les victimes" {lien}.

Plus que jamais, l'Iran est dans l’œil du cyclone  et semble destiné à l'opprobre internationale.
A qui cela sera-t-il bénéfique ?
Je vous laisse conclure.



lundi 5 juin 2017

Le Moyen-Orient au bord de l'implosion



Les événements concernant le Moyen-Orient s'enchaînent à une vitesse assez vertigineuse ces derniers jours.
Reconstituons brièvement leur chronologie :

20-21 mai : visite de Donald Trump en Arabie Saoudite.
«Le terrorisme s'est répandu à travers le monde. Mais le chemin vers la paix commence ici, sur cette terre ancienne, cette terre sacrée», a affirmé Donald Trump. Il a enfin exhorté les pays musulmans à isoler l'Iran, en accusant la République islamique d'attiser «les feux du conflit confessionnel et du terrorisme».


22 mai : visite de Donald Trump en Israël :
«Les Etats-Unis et Israël peuvent affirmer d’une même voix que l’Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais, et qu’il doit cesser le financement, l’entraînement et l’équipement meurtrier de terroristes et de milices, et qu’il doit cesser immédiatement», a déclaré Donald Trump lors d’une brève allocution en présence du président israélien Reuven Rivlin.




22 mai : attentat de Manchester lors du concert d'Ariana Grande faisant 22 morts et plus de 100 blessés.


23 mai : évocation de l'alliance Etats-Unis-Arabie Saoudite dirigée contre l'Iran.


24 mai : des tensions sont évoquées entre le Qatar et les Etats-Unis.


27 mai : entretien téléphonique entre le président iranien Hassan Rohani et l'émir du Qatar qui va susciter une réaction très vive en Arabie Saoudite.






30 mai : attentats en Irak, 40 morts et 140 blessés.




02 juin : Donald Trump charge Michael D'Andrea du dossier iranien pour le compte de la CIA,
D'Andrea porte le doux surnom d' "Ayatollah Mike" et est connu pour être un "dur", il avait notamment appliqué le programme d'Obama d'assassinats ciblés (donnant lieu à de multiples morts de civils notamment en Afghanistan et au Pakistan).




03 juin : attentat de Londres faisant 7 morts et 48 blessés.

04 juin : l'Iran s'en prend à l'Arabie Saoudite et l'accuse de financer le terrorisme.



05 juin : rupture des relations diplomatiques avec le Qatar décidée par l'Arabie Saoudite et ses alliés, Emirats Arabes Unis, Bahreïn et Egypte, en accusant Doha d'une trop grande proximité avec l'Iran.


Tous ces soubresauts n'annoncent rien de bon pour une région déjà gangrenée par une très grande instabilité avec un Irak toujours en plein chaos et contaminé par les métastases de l'Etat Islamique, et minée par les guerres civiles qui ravagent le Yémen et la Syrie.
Impossible de ne pas mettre en lien cette situation de crise globale avec la volonté des élites mondialistes de redessiner les frontières du Moyen-Orient.
Les cartes présentées en illustration sont extraites de "Blood Borders, redrawing the Middle-East" projet du lieutenant-colonel américain Ralph Peters, la première représente les frontières actuelles, la seconde les frontières modifiées selon les données confessionnelles et ethniques.
Les projets concernant une redistribution des territoires du Moyen-Orient sont légion et dénotent une volonté d'aboutir à une région entièrement remodelée (pensons aussi au projet Yinon de  1982...).

Notons le positionnement très néoconservateur (on sent bien ici l'influence de son gendre et conseiller, Jared Kushner) de Donald Trump vis à vis de l'Iran qui correspond parfaitement aux attentes d'Israël.
Positionnement qui fait craindre un embrasement de la région si les Saoudiens, alliés des Américains, sont désignés pour passer à l'action.
Un conflit ouvert entre l'Arabie Saoudite (soutenu par les USA) et l'Iran (allié de la Russie et de la Chine) risquerait d'entraîner une escalade des forces en présence qui ne se limiterait plus au seul Moyen-Orient mais à une déflagration mondiale dont les conséquences sont difficilement imaginables.









dimanche 4 juin 2017

Il y a 50 ans, le Moyen Orient est passé tout proche de "l'Apocalypse"




Le général Yaakov avoue dans le New York Times qu'Israël avait prévu de faire exploser une bombe atomique dans le Sinaï si les événements ne lui avaient pas été favorables lors de la Guerre des Six Jours en juin 1967.
Encore une preuve que les dirigeants de l'état israélien sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins, quelles que soient les conséquences pour les populations de la région.
Aujourd'hui, alors qu'Israël est surarmé, on voudrait tout de même nous faire croire que le principal danger pour la paix au Moyen-Orient serait l'Iran...
« Le plan, s’il devait être ordonné par le Premier ministre et le chef d’Etat-major, était d’envoyer une petite force de parachutistes pour détourner l’attention de l’armée égyptienne dans le désert, pour qu’une équipe puisse préparer la détonation atomique », selon l’article.
« Deux grands hélicoptères devaient atterrir, livrer les engins nucléaires puis créer un poste de commandant dans un canyon ou dans une rivière. Si l’ordre de faire exploser était donné, le flash aveuglant et le nuage en forme de champignon aurait été vu dans les déserts du Sinaï et du Néguev, et peut-être même jusqu’au Caire. »
Israël n’a jamais reconnu posséder des armes nucléaires, et maintient une politique dite d’ambigüité nucléaire, en ne confirmant ni n’infirmant publiquement l’existence de son arsenal nucléaire. Plusieurs responsables américains ont cependant semblé confirmer son existence, notamment l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell, qui avait écrit dans un courriel privé par la suite divulgué qu’Israël aurait quelque 200 armes nucléaires.


lundi 15 mai 2017

Le Grand Israël, une espérance messianiste

En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram, et dit :
"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate."
Génèse 15:18-21


En rouge, les frontières du "Grand Israël" s'étendant du Nil à l'Euphrate conformément au texte biblique.

Dans l'article consacré à Zbigniew Brzezinskij'évoquais le rôle tenu par les néoconservateurs dans la vie politique américaine (pour plus de précisions, voir notamment l'ouvrage des deux universitaires américains, Mearsheimer et Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine).

Néoconservateurs qui à travers la politique menée par Washington tentent d'avancer leurs pions en faveur des intérêts de l'état d'Israël.
Jared Kushner, juif orthodoxe, est l'un d'eux et le principal conseiller de Donald Trump (en plus d'être son gendre).


Jared Kushner, l'homme qui murmurait à l'oreille de Donald Trump.

Petite anecdote, notons que Kushner a acquis en 2006 le 666 Fith Avenue à New York pour 2 milliards de dollars, ce qui en fait le bâtiment le plus cher de l'histoire des Etats-Unis...
Mais revenons au projet du Grand Israël.

Trump, comme Poutine, a été appelé à reconstruire le Temple de Jérusalem par le rabbin Hillel Weiss en novembre dernier.
L'article complet et traduit en français depuis "Breaking Israël News" sur le site pleinfeux.org.

La reconstruction du troisième temple, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le projet d'un Grand Israël sont des perspectives étroitement liées.


Maquette du troisième temple de Jérusalem, dont la construction permettra de "hâter le retour du Messie".

Pour bien comprendre le projet de constitution d'un super état israélien et ce que cela implique sur le plan géopolitique pour les voisins de Tel Aviv, il faut lire le texte -publié en 1982- de Oded Yinon (fonctionnaire au ministère des affaires étrangères israélien) intitulé "Zionist plan for the Middle East", traduit et diffusé à l'origine par Israël Shahak.

Ce passage est fondamental :
"La dissolution de la Syrie puis de l'Irak en zones ethniquement ou religieusement uniques, comme au Liban, voilà le premier objectif d'Israël sur le front Est à long terme ; tandis que la dissolution du pouvoir militaire de ces Etats est l'objectif immédiat, dans la première étape. (...) L'Irak riche en pétrole d'une part et pays déchiré par des conflits internes d'autre part est assuré de se trouver dans notre viseur. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. L'Irak est plus résistant que la Syrie. Pour l'instant c'est le pouvoir irakien qui constitue la plus grosse menace pour Israël."

Le texte de Yinon prend tout son sens quand on constate ce que l'Irak a subi depuis 1982 :
- Guerre contre l'Iran entre 1980 et 1988.
- Opération "Tempête du Désert" en 1991.
- Embargo terriblement meurtrier pendant 10 ans.
- Intervention américaine en 2003 pour liquider Saddam et pousser le pays dans un chaos qui persiste et a permis à Daech de s'y implanter.
Résultat, l'Irak est aujourd'hui en voie de parcellisation, comme le souhaitait Yinon : "En Irak, une division en provinces selon des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie à l'époque ottomane est possible. Ainsi trois Etats ou plus existeront autour des trois plus grosses villes  : Bassora, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites au sud se sépareront des zones sunnite et kurde du nord."
Yinon mentionne également la nécessité de déstabiliser l'Egypte.
On peut aisément imaginer que le marasme régnant actuellement en Libye (et favorisé par un certain Bernard Henri Lévy) déteindra prochainement sur son voisin oriental.




Concernant la Syrie (que Tsahal ne se prive pas de bombarder à l'occasion), les événements s'y déroulant depuis début 2011 vont également dans la "bonne direction" indiquée par Yinon.

Des voisins affaiblis, divisés voire dévastés, un soutien sans faille de la diaspora néoconservatrice, une influence jamais démentie d'institutions telles que l'AIPAC aux Etats-Unis, le CRIF en France ou encore la proximité du président russe Vladimir Poutine avec le rabbin Berel Lazar, tous ces éléments contribuent à favoriser ce projet dantesque.

Les colons israéliens sont en tout cas persuadés de parvenir bientôt à leurs fins, et peu importe si cela entraîne non seulement le Moyen Orient, mais aussi le reste du monde dans de terribles convulsions.


{Il est possible de se procurer le petit livre "Le Plan Sioniste pour le Moyen-Orient" aux éditions Sigest.}

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