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vendredi 27 juillet 2018

La tyrannie de l'instant et de l'argent

Le massif et impressionnant "taureau de Wall Street"

Jacques Attali nous parle d'un futur pas très lointain dans lequel l'homme devra courber l'échine devant la toute puissance du Veau d'or, voire même disparaître devant lui.
On peut légitimement trouver cela horrible, Monsieur Attali lui s'en félicite.
Au-delà du "marché", il faut bien voir ce qui existe derrière : une "spiritualité" faisant de la modification, de la subversion et en bout de course de la disparition complète et définitive de l'être humain le but ultime à atteindre.

"Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon." {Evangile selon Saint-Matthieu 6:24}



mercredi 31 janvier 2018

Délire du libéralisme : le trafic de drogue intégré dans le calcul du PIB



Que dire d'une civilisation qui en est réduit à de tels expédients afin d'améliorer les chiffres d'une économie en berne ?

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A la demande d'Eurostat, plusieurs pays (Espagne, Royaume-Uni, Italie...) ont décidé d'intégrer de nouvelles normes de calcul du PIB. A chaque fois, cela s'est traduit par une révision à la hausse de leur produit intérieur brut. Même si elle a le souci d'aligner les statistiques de la France sur celles de ses voisins européens, l'Insee s'est refusé à intégrer la prostitution (de "réseaux"), estimant qu'il ne s'agissait probablement pas de "transactions commerciales consenties librement".
Le PIB est censé mesurer la croissance d'un pays, la quantité de richesses produites chaque année (et non pas son patrimoine, la richesse accumulée au cours des années précédentes). Et la réflexion autour des éléments à prendre en compte dans le calcul du PIB pour avoir l'image la plus juste ne date pas d'hier. Exemple, en 2013, les Etats-Unis avaient ouvert la voie d'un changement en décidant de prendre en compte un élément-clef de la croissance dans les économies occidentales : les nouvelles technologies, l'immatériel.

Mais fallait-il intégrer le trafic de drogue voire la prostitution dans ce calcul du PIB? Après plusieurs années de débat, l'Insee a tranché en décidant d'appliquer une demande en ce sens de l'Europe, qui pourrait entraîner une révision en "légère hausse" du produit intérieur brut français.

Objectif : aligner les statistiques françaises sur celles des autres
L'institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va "tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national", a annoncé mardi l'organisme public, dans un communiqué consacré à une série de modifications comptables actées par l'institut.

Cette prise en compte, faite "à la demande" de l'institut européen des statistiques Eurostat et destinée à aligner les statistiques françaises sur celles "des autres pays européens", entraînera "une révision en très légère hausse du niveau du PIB", ajoute l'Insee dans son communiqué.

La révision portera sur l'ensemble des résultats, depuis 1947.
Interrogé par l'AFP, le chef du département des comptes nationaux de l'institut public, Ronan Mahieu, a assuré que ces nouvelles données seraient intégrées aux chiffres du PIB révisés et détaillés, qui seront publiés en mai. La révision portera "sur l'ensemble des résultats" publiés par l'Insee, c'est-à-dire depuis 1947.

"Il s'agira de révisions à la marge", a assuré M. Mahieu, en évoquant le chiffre de "quelques milliards" d'euros, à rapporter aux 2.200 milliards d'euros du PIB français. "Cela n'influera pas sur le chiffre de la croissance" en 2017, a-t-il par ailleurs prévenu.

Prostitution, des "transactions librement consenties" ? Non, dit l'Insee
La décision de l'Insee fait suite à un long débat lancé par Eurostat en 2013. L'institut statistique européen avait alors demandé aux États-membres d'intégrer le trafic de drogue et la prostitution dans leurs statistiques nationales, estimant qu'il s'agissait de transactions commerciales consenties librement.

L'objectif était d'harmoniser les données fournies par les pays européens, ces activités étant considérées comme légales dans certains États, à l'image des Pays-bas, ce qui gonfle leur PIB, et illégales dans d'autres.

Suite à la demande d'Eurostat, plusieurs pays ont décidé d'intégrer ces nouvelles normes, à l'image de l'Espagne, du Royaume-Uni et de l'Italie. Ce nouveau système de compte s'est à chaque fois traduit par une révision à la hausse de leur produit intérieur brut.

Jusqu'ici, l'Insee n'avait modifié que le RNB pas le PIB
L'Insee avait de son côté, à partir de septembre 2014, déjà accepté de prendre en compte les ressources issues du trafic de drogue dans le "revenu national brut" (RNB), destiné principalement à déterminer la contribution de la France au budget de l'Union européenne, mais pas dans le PIB, mesure comptable qui fait référence dans le débat public.

L'organisme public avait par ailleurs refusé de comptabiliser la prostitution relevant des réseaux, estimant que le consentement des prostituées n'était "probablement pas vérifié". "Sur ce point, nous maintenons notre position", a indiqué Ronan Mahieu.

Mais la prostitution dite "discrète" était, elle, déjà bien intégrée dans le PIB. Le directeur des études et synthèses économiques à l'Insee, Éric Dubois, avait souligné en juin 2014:

"Tout ce qui est de la prostitution discrète, c'est-à-dire de la prostitution qui se cache derrière d'autres activités, on considère qu'on le prend déjà en compte" de même que la fraude fiscale et le travail au noir, qui représentent "autour de 4 points de PIB".

Il précisait toutefois :

"Il y a aussi une prostitution de rue qui est plutôt le fait de réseaux de mafieux et relève plutôt de la traite de personnes en situation irrégulière etc. Pour le coup, le critère de consentement mutuel n'est probablement pas vérifié", ce qui conduit l'Insee à ne pas l'intégrer dans ses mesures.


https://www.latribune.fr/economie/france/le-trafic-de-drogue-mais-pas-la-prostitution-bientot-integre-dans-le-calcul-du-pib-francais-766723.html

jeudi 4 janvier 2018

La très juteuse légalisation du cannabis...



Dans un monde en complète déliquescence, tout est bon, du moment que cela profite au sacro-saint libéralisme et à Mammon (et que cela permet au passage de liquéfier encore un peu plus les cerveaux déjà bien abrutis).
A quand la légalisation de l'héroïne, de la cocaïne et du trafic d'êtres humains pour booster les PIB ?
Au passage, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que les Etats-Unis (ce modèle de société que suivent à peu près tous les pays dits "civilisés") détiennent le triste et hallucinant record de 174 morts par overdose chaque jour, au point que l'espérance de vie commence à en pâtir.

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LE CANNABIS LÉGAL DEVRAIT GÉNÉRER DES MILLIARDS

Le cannabis légal devrait générer quelque 40 milliards de dollars en 2021 aux Etats-Unis, selon une étude publiée mardi.

Le secteur du cannabis légal devrait générer 40 milliards de dollars et plus de 400'000 embauches d'ici 2021 aux Etats-Unis, selon une étude publiée mardi.

Cette nouvelle estimation du cabinet spécialisé Arcview en partenariat avec BDS Analytics comprend des achats directs de la part des consommateurs anticipés à 20,8 milliards de dollars (20 milliards de francs) d'ici trois ans.

Elle inclut également des recettes indirectes que les revendeurs versent aux cultivateurs et divers sous-traitants (comptables externalisés, etc.) ou dépensent auprès de commerces non affiliés au secteur (supermarchés, magasins en ligne...).

La nouvelle projection représente un bond de 150% comparé aux recettes enregistrées en 2017 (16 milliards de dollars), selon ce rapport diffusé au lendemain de l'entrée en vigueur de la loi autorisant l'usage récréatif de la marijuana en Californie.

Lourdes taxes

Arcview et BDS s'attendent à ce que 4 milliards de dollars de recettes fiscales soient générées d'ici trois ans dans le pays grâce à ce secteur en plein boom, et près de 100'000 nouveaux emplois sans compter les emplois indirects, d'après le rapport qui affirme que les Etats pionniers dans la marijuana récréative enregistreront les meilleures retombées économiques.

De nombreux clients et exploitants se plaignent toutefois en Californie des lourdes taxes appliquées au cannabis et ses produits dérivés: elles peuvent atteindre 35% en incluant les taxes d'Etat, du comté ou de la municipalité.

L'Etat le plus peuplé du pays est devenu lundi le plus gros marché mondial légal de la marijuana, et l'accueil du public a été enthousiaste, avec des files d'attente et des ruptures de stocks dans les dispensaires déjà homologués et ouverts.

Nouvelle économie

Le maire de Berkeley, Jesse Arreguin, s'est rendu lundi à une cérémonie chez Berkeley Patients Group, l'un des vieux dispensaires des Etats-Unis, parlant d'un «moment historique». Il a salué la «dépénalisation» du cannabis et appelé à «embrasser cette nouvelle économie», alors que l'herbe reste considérée comme une drogue dure interdite selon la législation fédérale.

Tom Adams, du cabinet Arcview Market Research, souligne que «comme prévu moins de 100 magasins sur les 3000 distributeurs en Californie étaient prêts (lundi) et avaient obtenu les permis locaux et de l'Etat de Californie».

Ils ont dans l'ensemble signalé des ventes «multiples de leurs journées typiques avec des clients plus divers et novices», qui avaient souvent «besoin de beaucoup d'explications», ajoute-t-il dans un email à l'AFP. Le cabinet a relevé sa prévision de recettes pour la première année de marijuana récréative légale en Californie de 3 à 3,7 milliards de dollars. (afp/nxp)


https://www.lematin.ch/economie/Le-cannabis-legal-devrait-generer-des-milliards/story/14298103

jeudi 20 juillet 2017

Vers la disparition des prix fixes en grande surface ?



Comme bien souvent, ce genre de "progrès" vient du Royaume-Uni...
L'objectif ?
Maximiser encore et toujours plus les profits et faire cracher le con-sommateur.
Les prix fixes vont-ils bientôt disparaître des grandes surfaces ? Plusieurs supermarchés britanniques seraient en train de tester l'étiquetage automatique, afin de faire varier les prix en temps réel, en fonction de la demande.
Le prix d'une glace sera-t-il différent en fonction de l'heure à laquelle vous vous rendez au supermarché? C'est ce qui pourrait bientôt arriver au Royaume-Uni. Trois des plus grands supermarchés britanniques travaillent actuellement sur la possibilité d'introduire le «surge pricing», un mode de tarification dynamique qui consiste à majorer ponctuellement les prix en cas de demande importante. Selon la presse anglaise, Tesco, Sainsbury's et Morrisons réalisent des essais afin d'adopter l'étiquetage électronique et ainsi être en capacité de changer le prix de leurs produits en un simple clic. Ils pourront alors augmenter le prix des glaces lors des vagues de chaleur, ou encore introduire et retirer certaines offres en fonction de la demande des clients.





jeudi 13 juillet 2017

En Marche vers toujours plus d'inégalités



Un ouvrage qui mériterait d'être actualisé.

D'une manière on ne peut plus logique, Emmanuel Macron va grassement rétribuer la frange de la population qui l'a porté au pouvoir et ce ne sont pas les "gens qui ne sont rien".
Dans son rapport d'évaluation du quinquennat Macron, l'OFCE estime que près de la moitié des mesures destinées aux ménages va profiter aux 10 % les plus aisés. Il prévoit aussi un taux de chômage de 7,6 %.

Un petit graphique est parfois plus parlant qu'un long discours :


Redistribution par déciles suivant le niveau de vie selon les réformes prévues pour le quinquennat 2017-2022.

Ceux qui viendront râler (ou faire semblant de..) maintenant tels que Libération, Mediapart et autres oppositions en sucre de la caste bien-pensante, ceux-là même qui avaient tous appelés à voter Macron ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas.
Tout était prévu et annoncé, sur ce point, on ne peut pas reprocher au leader d'En Marche de ne pas tenir ses promesses, voir cet article de la Tribune paru en février dernier  : "la légère hausse du revenu des travailleurs modestes promise par Emmanuel Macron n'est là que pour éclipser les cadeaux aux plus riches."


Warren Buffett : "Il y a une lutte des classes, bien sûr, mais c'est ma classe, celle des riches, qui fait la guerre. Et nous gagnons." 
Il est vrai que l'oligarchie avait bien besoin de tous ces cadeaux, depuis 1996, la fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par... 7.
Dans le même temps, le PIB de la France a à peine doublé.
Voir cet article de Challenges : classement 500 fortunes de France 2017: les secrets d'une hausse sans précédent.
On retiendra la conclusion de cette petite étude, très peu engageante pour l'avenir proche :
notre Palmarès est aussi la vigie des humeurs de l'économie. Or cette année, la hausse de 35% de la Fortune des 10 premiers de notre classement sonne un peu comme une mise en garde contre les " exubérances irrationnelles ". Car depuis 1996, depuis que Challenges surveille la " soupière " des Fortunes, la pression n'a monté aussi vite qu'à deux autres occasions. Une première fois en 2000, avec une hausse de 70% (une hausse appelée plus tard la " bulle Internet "), et en 2008, avec une hausse de 35% (la " bulle des Subprimes "). Or, ces deux fois, les marchés (et les fortunes qui leurs étaient associées) avaient piqué du nez quelques mois après…

jeudi 29 juin 2017

La marche irrésistible du libre-échange



Après le TAFTA, traité de libre-échange entre l'Union Européenne et les Etats-Unis (provisoirement mis de côté par l'administration Trump) et le CETA, traité de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada, ratifié en février dernier par le Parlement Européen, voici désormais le JEFTA, libre-échange encore et toujours mais cette fois-ci entre l'UE et le Japon.

Comme les précédents traités, le petit dernier fait la part belle aux multinationales et réduit autant qu'il est possible le pouvoir des Etats.

En réponse à l’hostilité affichée par la nouvelle administration américaine à l’égard des règles commerciales existantes, l’Union européenne se lance dans une forme de croisade pour le libre-échange. Elle en appelle à l’union sacrée autour de cet objectif, en dépit de la vague de contestation croissante vis-à-vis de sa propre politique commerciale. Face aux hésitations des pays membres pour la ratification de l’accord de commerce et d’investissement avec le Canada, le Ceta, elle invoque le risque de perdre toute crédibilité auprès de ces autres partenaires commerciaux, en cas d’échec.

La Commission mène en effet une politique très volontariste avec des négociations bilatérales et plurilatérales lancées tous azimuts et redouble d’efforts pour faire aboutir les discussions en cours. Derrière le Ceta, l’accord conclu avec le Viêt-nam et celui avec Singapour arriveront bientôt au stade de la ratification. Pour ce dernier, Bruxelles attend la décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur la répartition des compétences entre les Etats membres et le niveau communautaire, prévue pour mi-mai. Elle espère ainsi grignoter de nouvelles compétences en la matière et voudrait pouvoir se passer du long et fastidieux processus des ratifications nationales pour les accords déclarés mixtes. 
28 accords en préparation
 Mais en coulisses des négociations les plus médiatisées, ce ne sont en fait pas moins de 28 accords qui sont en préparation avec plus d’une soixantaine de pays.

Le projet de traité le plus large est sans doute l’Accord plurilatéral sur les services, intitulé TiSA (Trade in Service Agreement) qui regroupe plus d’une cinquantaine de pays et vise à faciliter les échanges dans les domaines de la finance, des technologies de l’information ou du commerce en ligne. Les règles ainsi négociées entre les pays les plus désireux de faire progresser la libéralisation des services, qui se baptisent eux-mêmes les « très bons amis des services », pourraient ensuite s’imposer au reste du monde, dans un cadre multilatéral. Mais les négociations achoppent encore, notamment sur la question de la libre circulation des données, et semblent désormais suspendues à la position qui sera adoptée par le nouveau gouvernement américain.
Par ailleurs, l’accord bilatéral le plus important à venir dans la liste de l’Union européenne reste encore très largement méconnu du grand public. Il s’agit de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, dit Jefta (Japan EU Free Trade Agreement). A l’occasion de la visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Bruxelles, mi-mars, des informations sur le contenu de l’accord ont fuité pour la première fois dans plusieurs quotidiens européens.
Une portée très large 
Lancées en mars 2013, les négociations du Jefta se déroulent en effet en toute discrétion. Et les efforts récents de transparence sur le Tafta, le projet d’accord commercial entre l’Europe et les Etats-Unis, n’y ont rien changé. Même le mandat de négociation, adopté en 2012, reste confidentiel. Le Jefta pourrait pourtant bien se révéler plus important encore que le Ceta. Sa portée est très large puisqu’il couvre aussi presque tous les secteurs d’activités. Mais l’économie japonaise est trois fois plus importante que celle du Canada. Ensemble, le Japon et l’Union pèsent près de 28 % du produit intérieur brut (PIB) mondial.
 Un 17e round de négociations s’est tenu en septembre 2016 et le prochain est annoncé pour avril 2017 à Bruxelles. Selon les documents évoqués dans la presse, les négociations seraient à un stade avancé et les autorités japonaises et européennes disent compter sur une conclusion des négociations pour la fin de l’année 2017.

Cet accord contient plusieurs des ingrédients les plus contestés du Tafta et du Ceta. Autant d’éléments visant à rendre l’accord « vivant » et dont la mise en place risque d’affaiblir progressivement la capacité des Etats de réguler. L’essentiel des négociations porte à nouveau sur les barrières non tarifaires au commerce : la plupart des retombées escomptées proviendraient des efforts d’harmonisation réglementaire, selon une étude d’impact économique réalisée en 2010.
Dans les chapitres presque finalisés, figure un dispositif de coopération réglementaire aussi ambitieux que celui qui était proposé par la Commission européenne pour le Tafta. Ce processus obligatoire vise à s’assurer que les législations existantes et futures n’auront pas d’effet négatif sur les échanges commerciaux. Il prévoit la mise en place d’un comité de coopération réglementaire chargé d’inviter les « personnes intéressées » à participer à ses réunions. L’Union et le Japon s’engagent ainsi à rendre publics à l’avance les projets de réglementations, à organiser des consultations dessus et à prendre en compte les apports reçus. Faute de garde-fous suffisants, un tel mécanisme pourrait conférer un poids démesuré aux acteurs économiques dominants dans la définition des politiques publiques. Ces derniers auraient ainsi l’opportunité de peser sur les projets de loi auxquels ils seraient éventuellement hostiles, avant même que les parlementaires soient saisis.


Il semblerait que les négociations soient entrées dans la dernière ligne droite, un accord pouvant être trouvé pour le sommet du G20 se tenant les 7 et 8 juillet prochains :


Les discussions entre Européens et Japonais sur un accord de libre-échange se situent à "un moment crucial", a déclaré mercredi le ministre japonais des Affaires étrangères, les pourparlers achoppant, selon la presse nippone, sur les fromages. Les négociations, qui durent depuis quatre ans, se sont récemment intensifiées en vue de parvenir à un accord-cadre en marge du G20 qui se tiendra à Hambourg (Allemagne) les 7 et 8 juillet. "Cette semaine et la semaine prochaine représentent un moment crucial", a affirmé le chef de la diplomatie nippone, Fumio Kishida, dans des propos retransmis sur la chaîne publique NHK. "A un moment où le protectionnisme progresse au niveau international, la conclusion d'un accord de grande ampleur économique aurait un impact important dans le monde", a-t-il ajouté selon la même source.


lundi 8 mai 2017

De l'importance des symboles



Evidemment, tous les journaleux en herbe vont nous expliquer que cela n'a aucune importance.
Que seuls les "complotistes" peuvent réagir sur un événement aussi anodin.
Bien sûr, si le Président de la République fraîchement élu choisissait de s'exprimer devant une cathédrale, une mosquée ou une synagogue, cela constituerait un pur hasard.
Le choix de la pyramide maçonnique du Grand Architecte de l'Univers surplombée par l’œil "qui voit tout" en arrière-fond est donc accessoire.

La franc-maçonnerie n'a pas de projet global de destruction des religions pour en former une seule, la sienne, qu'elle s'appelle noachisme ou religion des Droits de l'Homme peu importe, cela n'existe pas.
Elle n'est pas en faveur de la suppression des identités et des frontières.
Elle ne vante pas les "bienfaits" du libéralisme, de l'avortement, du mariage pour tous, de la GPA, des OGM, de l'euthanasie, du transhumanisme et globalement de tout ce qui est contre l'ordre naturel et divin.
Ce n'est pas elle qui est derrière le laïcisme forcené ou la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
D'ailleurs, elle ne fait pas de politique.
Elle n'est pas opposée à Dieu.
Elle ne fait pas le jeu du Porteur de Lumière.
Elle est bienveillante.
Elle vous veut du bien.
Ce n'est pas une secte.
Arrêtez de voir le mal partout.

Arrêtez de penser.







lundi 24 avril 2017

En marche pour 5 ans (suite)

Tout d'abord, revenons rapidement sur les conditions qui ont permis à Emmanuel Macron d'accéder au second tour.

Si il y a un aspect médiatique qui a dominé la période précédent le 23 avril c'est sans conteste l'interminable séquence des affaires plombant la campagne de François Fillon.
Chacun se fera sa propre opinion sur le degré de culpabilité du candidat des Républicains mais on aura pu remarquer la constance avec laquelle les médias se sont appliqués à publier les informations relatives aux déboires du clan Fillon avec la justice.
La caste médiatique aurait souhaité créer un "climat" de défiance autour de Fillon qu'elle n'aurait pas agi différemment qu'en diffusant au compte-goutte le poison de la suspicion dans les veines de l'opinion publique.

Un comité de soutien qui sent bon la nouveauté.

Pourtant les petites tambouilles familiales dont il est question ici n'ont rien en commun avec le gigantesque cadeau offert par Macron aux grands patrons du CAC 40 ou sa levée de fonds discrètement organisée par la banque Rothschild.
Mais tout cela intéressait finalement fort peu les médias.

Non, la façon dont s'est développée la campagne électorale laisse à penser que tout s'est déroulé afin de favoriser le candidat d'En Marche (oui, accusez-moi de complotisme !).
Sa triple proximité avec les milieux médiatiques (Pierre Bergé, en tête), bancaires (nul besoin de faire un dessin...) et d'affaires (BébéarSimoncini...) constituait un appui considérable face à un Fillon, certes très lié aux cercles affairistes (Henri de CastriesLadreit de Lacharrière) mais beaucoup moins à celui des faiseurs d'opinion, si primordiaux quand arrive l'heure de monter sur le ring médiatique précédent une élection présidentielle.

Or, le principal obstacle de l'ex Rothschild sur la route de l'Elysée était l'ancien premier ministre de Sarkozy.
Un programme à peu près similaire et une quasi assurance d'avoir la préférence du vote traditionnellement porté à droite au second tour faisait de ce dernier un adversaire très coriace.
L'éliminer de la course était l'assurance de remporter l'élection, comme ça sera le cas dimanche prochain.

L'équipe Macron sachant fort bien qu'une finale Macron-Le Pen est gagnée d'avance en offrant un remake de 2002 avec la peur comme invitée spéciale (l'écart sera sans aucun doute bien moindre que le 82-18 de 2002 mais un 62-38 suffira largement au bonheur du protégé de Jacques Attali).
De la même façon, le match Macron-Mélenchon aurait tourné à l'avantage du premier nommé car sa capacité à aspirer les votes traditionnellement portés à droite et au centre sont sans aucune mesure comparable avec la possibilité d'attraction du second surtout concentrée sur la gauche de la gauche.
Les frères ennemis du libéralisme le plus décomplexé : il ne pouvait en rester qu'un...

L'opération dynamitage de Fillon s'étant passée sans encombre, l'Elysée lui tendant les bras, voyons désormais à quoi pourraient ressembler les 5 prochaines années en Macronie, avec un programme que l'on imagine fort peu éloigné de ce qui suit (et de ce qu'aurait proposé Fillon) :

-  d'une manière globale, uberisation de la société, libéralisation, déréglementation à outrance
- "simplification" du code du travail c'est à dire rognement des droits des travailleurs
-  poursuite de la destruction des acquis sociaux
- détricotage des régimes spéciaux, de la Sécurité Sociale
- suppression de l'ISF
- augmentation de la TVA
- dynamitage des services publics
- cadeaux supplémentaires aux grandes entreprises et aux banques
- poids fiscal toujours plus lourd sur ce qui reste de classes moyennes
- transfert du pouvoir accentué vers les instances supranationales (Union EuropéenneBanque Centrale Européenne en tête) et régionales (dans le cadre de la décentralisation décidée par Bruxelles)
- "avancées" sociétales, PMA, GPA, dépénalisation de l'usage du cannabis, euthanasie, transhumanisme.
-  en matière de politique étrangère, alignement systématique sur l'OTAN et les USA au niveau mondial et sur les intérêts d'Israël au Moyen-Orient.
- privatisations
- politique migratoire dans la lignée de celle pratiquée ces dernières années, etc.

Je ne prétends évidemment pas à l'exhaustivité mais je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour vérifier tout cela...
Evidemment, le succulent programme ci-dessus ne sera pas sans conséquence : nombre toujours croissant de travailleurs pauvres, société plus inégalitaire donc plus violente, communautarisation sur le modèle américain, classe moyenne se réduisant toujours plus, etc.

En marche donc.
Une marche funèbre.




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