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dimanche 24 septembre 2017

Un référendum catalan sous haute tension


Le prochain référendum concernant l'indépendance de la Catalogne qui aura (normalement) lieu le dimanche 1er octobre prochain pourrait être le détonateur d'une implosion prochaine de l'ensemble des nations européennes.
Si le "oui" l'emporte, la Catalogne serait à coup sûr l'élément qui servirait d'exemple émancipateur à tous les mouvements indépendantistes européens, avec, au premier rang de ceux-ci : la Flandre et l'Ecosse. 
En cas d'indépendance catalane, l'Espagne se retrouverait amputée d'un territoire de 7,5 millions d'habitants représentant environ un cinquième de l'économie espagnole.
On comprend l'opposition du Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy à la tenue de ce référendum qui en cas de victoire du "oui" reléguerait encore plus la voix de l'Espagne dans le concert des nations.

Il est indispensable de garder à l'esprit que tous ces mouvements indépendantistes ont été favorisés par l'Union Européenne depuis de nombreuses années.
En effet, afin de mettre en place une Europe "unie" il était nécessaire de détruire les Etats, de les dissoudre en encourageant les tendances régionalistes qui agiraient à terme comme de parfaits bâtons de dynamites indispensables afin de faire imploser les sous-ensembles dépassés que sont devenus les Etats-nations dans l'esprit des technocrates bruxellois.




On peut citer la recommandation 34 du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe (CPLRE) datant de 1997 qui posait les bases d'une montée en puissance des régions.
L'article 23 de ladite recommandation intitulé "Engagement des Etats dans un processus de régionalisation" est on ne peut plus clair quant aux objectifs poursuivis :


Les Etats dans lesquels un processus de régionalisation
est en cours peuvent ratifier la présente Charte en
prenant l’engagement de mettre en œuvre ses dispositions
par la création et le développement de structures
régionales. Ils s’engagent, dans une période de dix ans
au maximum à partir de l’entrée en vigueur de la Charte
à leur égard, à établir le cadre juridique et les mécanismes
administratifs et financiers qui leur permettront
de respecter à l’égard de leurs régions les droits définis
par la présente Charte, aux conditions précisées au paragraphe
1 ou au paragraphe 2 de l’article 20.




Cette parcellisation des Etats européens doit être vue comme une destruction nécessaire à l'avènement d'une Europe fédérale dont le traité de Maastricht était la porte d'entrée.
A plus ou moins long terme, le grand bénéficiaire de cet émiettement généralisé sera le monde germanique qui verra son emprise sur l'Europe devenir inéluctable de par son poids éthnico-économique.
La régionalisation européenne est également vue d'un très bon œil par "l'ami américain" qui a tout intérêt à liquider ce qui peut rester d'opposition étatique (aussi molle soit-elle) en Europe et faire ainsi le jeu de ses multinationales déjà omniprésentes en matière de lobbying du côté de Bruxelles.

Pour rappel, cet extrait du discours de Bill Clinton lors de la remise du prix Charlemagne en 2000 :
« L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil ; des institutions communes plus vastes que l'Etat-nation parallèlement à la dé­légation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle — la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc -non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie des voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité ».

Pour aller plus loin sur ce sujet il faut lire les deux premiers ouvrages de Pierre Hillard : Minorités et Régionalisme dans l'Europe fédérale des Régions et La Décomposition des Nations Européennes.

vendredi 7 juillet 2017

Bergoglio et le G20



On croit rêver quand on lit ce message adressé par l'occupant actuel de la Chaire de Saint-Pierre à Angela Merkel :


Le Pape François a adressé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel, à l’occasion du sommet du G20 qui s’ouvre aujourd’hui à Hambourg. Suivant la tradition instauré par Benoît XVI en 2009 lors du sommet du G20 de Londres, le Pape précise dans ce courrier les positions du Saint-Siège sur les grands dossiers de l’actualité internationale.
Dans ce message adressé à Angela Merkel, qu’il avait reçue au Vatican le 17 juin dernier, le Pape remercie les dirigeants des 20 principales puissances économiques du monde pour «les efforts accomplis pour assurer la gouvernabilité et la stabilité de l’économie mondiale, avec une particulière attention aux marchés financiers, au commerce, aux problèmes fiscaux et (…) à une croissance économique qui soit inclusive et soutenable», avec une attention particulière qui doit être portée aux conflits en cours et à la crise migratoire. (...)
«Je prie Dieu pour que le sommet de Hambourg soit illuminé par l’exemple des leaders européens ou mondiaux qui ont toujours privilégié le dialogue et la recherche de solutions communes : Schuman, De Gasperi, Adenauer, Monnet et tant d’autres». (...)

 Enfin, dernier point d’insistance du Pape : «le tout est supérieur aux parties».


Nous serions curieux de connaitre la nature des "efforts accomplis" par le G20 pour "assurer la stabilité de l'économie mondiale"... 
De plus, notons que Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer* et Jean Monnet sont tous les quatre (et comme François) des lauréats du Prix Charlemagne visant à récompenser les personnalités qui se sont engagées dans la construction européenne (comme les... américains Henry Kissinger ou Bill Clinton).
Tous les quatre seront grandement influencés par les idées très "modernes" du fondateur de la Paneurope, Richard de Coudenhove-Kalergi.
Par ailleurs, Schuman et Monnet étaient des agents de la CIA, malgré le démenti d'Historia qui ne semble pas assumer ses propres publications.
Autrement dit, le "Pape" François invite les dirigeants mondiaux actuels à suivre la voie tracée par des traîtres et des agents de la mortifère idéologie mondialiste (avaient-ils besoin de la "bénédiction papale" pour cela ?).
Mais il est vrai que François oeuvre lui-même pleinement dans cette perspective depuis les débuts de son pontificat.

* Au sujet d'Adenauer, le pacifique François semble oublier (?) qu'à peine 10 ans après la fin de la seconde guerre mondiale la grande préoccupation de celui-ci était de hâter le réarmement de la République Fédérale allemande.


lundi 5 juin 2017

Poutine et l'Ordre International



Vladimir Poutine a toujours cherché à intégrer la Russie dans l'Ordre Mondial.
Bien loin d'être un opposant radical au système globalisé, il rêve d'en faire partie et de placer Moscou sur l'échiquier planétaire à un rang plus en phase avec la puissance russe retrouvée, aux antipodes des quelques miettes que les Etats-Unis voulaient bien accorder à une ex-URSS affaiblie par des décennies de communisme.
L'enjeu majeur pour Poutine est désormais de réussir à insérer plus profondément la Russie dans l'économie mondiale ainsi que dans l'ordre international.




Il est piquant de voir surgir aujourd'hui l'information selon laquelle Poutine souhaitait intégrer l'Alliance Atlantique et en avait fait part à Bill Clinton, alors président des Etats-Unis.



Alors que le célèbre réalisateur américain Oliver Stone s’apprête à sortir un documentaire tiré d'une longue interview exclusive avec Vladimir Poutine, il a rendu public un détail pour le moins inattendu dans le cadre de la promotion de son film : le président russe a proposé à Bill Clinton que son pays entre dans l'OTAN. 

On peut imaginer qu'un jour les Etats-Unis seront prêts à accepter la présence russe au sein de l'OTAN, mais il faudra au préalable que la Russie renonce à toute ambition internationale (entre autres à sa présence à Tartous en Syrie ainsi qu'à accepter de voir l'Ukraine s'éloigner de sa sphère d'influence) et, de manière globale, se soumette au leadership de l'Oncle Sam.
A moins que ce ne soit la Russie ou la Chine qui réussissent le tour de force d'imposer leur loi.
En matière de relations internationales, la raison du plus fort est toujours la meilleure.


Sur le même sujet :
La guerre des mondialismes

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