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mardi 9 octobre 2018

Vers un siège franco-allemand au Conseil de sécurité de l'ONU et une assemblée commune entre la France et l'Allemagne ?


Les "élites" dirigeantes de la France semblent fatiguées par le pouvoir, à un point tel qu'elles songent à laisser l'Allemagne prendre la direction du pays.
Premièrement en créant une assemblée commune avec le voisin teuton mais aussi en partageant avec lui le siège au Conseil de sécurité de l'ONU.
Ce n'est ni plus ni moins que de la haute trahison (une de plus) envers les intérêts du peuple français mais c'est tout sauf surprenant et dans la lignée d'une Union Européenne qui n'est que le masque de la domination germanique sur le Vieux Continent et en premier lieu sur la France.
C'est évidemment tout sauf un "couple" sain et équilibré, chose qui ne saurait exister en matière de relations internationales dans lesquelles le balancier penche toujours du côté du plus fort, mais la soumission volontaire (et de moins en moins dissimulée) du vassal français au suzerain germanique.

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L'idée d'une «assemblée parlementaire commune» franco-allemande chemine

Par  Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 20/09/2018 à 23:54  Publié le 20/09/2018 à 23:46

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a choisi pour son premier déplacement à l'étranger l'Allemagne, où il a évoqué jeudi devant son homologue allemand Wolfgang Schäuble l'idée d'une "assemblée parlementaire commune" des deux pays.

"Je salue la grande idée que serait la création d'une assemblée parlementaire commune qui pourrait avoir pour rôle de suivre la mise en oeuvre des décisions des conseils des ministres conjoints", a déclaré M. Ferrand, selon le texte de son discours transmis par la présidence de l'Assemblée.

M. Ferrand et M. Schäuble s'étaient retrouvés à l'Hôtel de Ville de Lübeck pour des échanges à propos du nouveau Traité de l'Élysée souhaité par le Bundestag et l'Assemblée.

M. Schaüble et le prédécesseur de M. Ferrand, François de Rugy, avaient appelé en janvier à la conclusion d'un nouveau traité de coopération franco-allemande, à l'occasion du 55e anniversaire du "Traité de l'Elysée", conclu en 1963 entre Paris et Berlin.

Source : LeFigaro

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Vers un siège franco-allemand au Conseil de sécurité de l'ONU ?

7 oct. 2018, 18:54

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.
Le projet évoqué il y a quelques mois par Angela Merkel de doter l'Union européenne d'une présence propre au sein du Conseil de sécurité de l'ONU suscite de nombreux commentaires. La France serait-elle prête à partager son siège avec l'Allemagne ?

Le projet semble faire son chemin. Trois mois après que la chancelière allemande Angela Merkel a suggéré l'idée que l'Union européenne devrait être présente au sein du Conseil de sécurité de l'ONU (où ne siègent que des Etats à titre individuel), des informations laissent entendre que des discussions auraient lieu actuellement pour que la France partage son fauteuil de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne. Sur fond de Brexit, l'idée serait en quelques sorte d'«européaniser» le Conseil en s'appuyant sur le seul siège permanent dont dispose l'un des pays de l'UE : celui de la France.

Ainsi, s'exprimant le 6 octobre lors d'une conférence intitulée «L'Allemagne et les Nations unies» dans le cadre de la German American Conference qui a lieu chaque année à l'université de Harvard, Christoph Heusgen, l'ambassadeur d'Allemagne auprès des Nations unies, aurait annoncé la tenue de pourparlers entre lui et son homologue français François Delattre pour la mise en place d'un siège permanent franco-allemand au Conseil de sécurité de l'ONU.

Lien vers l'article complet de Russia Today

samedi 1 septembre 2018

Kevin B. MacDonald : "Le National-socialisme une stratégie évolutionnaire et antijuive de groupe"

kevin b. macdonald

L'auteur :
Kevin B. MacDonald,  né le 24 janvier 1944 à Oshkosh dans l'état du Wisconsin, est un professeur de psychologie américain, il officiait à la California State University de Long Beach.
Sa notice Wikipédia en anglais (bien plus complète que la version française).





Extrait de la quatrième de couverture :
(...) Appliquant la leçon de Theodor Fritsch - auteur antisémite dont la forte influence sur Adolf Hitler est établie - qui exhortait les Allemands à se montrer aussi solidaires entre eux et exclusifs que les Juifs, le national-socialisme a adopté une stratégie évolutionnaire de groupe en prêchant l'altruisme au sein de l'endogroupe (les autochtones) et l'hostilité envers l'exogroupe (les allogènes).
Cette stratégie s'est plus spécialement incarnée dans la Volksgemeinschaft, concrétisation de l'idéal de "hiérarchie harmonieuse" qui avait irrigué toute la tradition intellectuelle völkisch.
(...) l'auteur rappelle comment le judaïsme chercha à entrer dans le patrimoine génétique des Gentils, à travers des mariages entre aristocrates gentils et femmes juives, mais sans permettre la réciprocité.
Durant la période qui suivit l'émancipation, ce fut le nationalisme juif qui suscita, en réaction l'antisémitisme, et non l'inverse.
   Le nationalisme juif, avec ses expressions littéraires et idéologiques, était présent bien avant les pogroms des années 1880 en Europe orientale. La démonstration est d'autant plus convaincante que MacDonald s'appuie sur des historiens juifs faisant autorité et cite de nombreux exemples d'ostentatoire nationalisme ethnocentré chez des auteurs comme Disraeli, Heine, Moses Hess, Asher Ginsberg, Arthur Ruppin, etc.
   En conclusion, le judaïsme et le national-socialisme apparaissent comme deux stratégies de groupe parfaitement symétriques, l'un étant le miroir inversé de l'autre.


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Quelques extraits (dans un souci de concision, je n'indique pas les sources des différentes citations qui sont toutes parfaitement référencées dans le livre) :

(...) la préoccupation essentielle des Juifs était la survie de l'identité juive. (...) Comme le remarque Katz, le XIXe siècle commença avec la bénédiction donnée aux assimilationnistes juifs lors du Sanhédrin de Paris réuni par Napoléon en 1807 et s'acheva avec le premier Congrès sioniste de Zurich, en 1897. L'assimilation n'est jamais intervenue à quelque niveau que ce soit au sein de la communauté juive, y compris dans les rangs du judaïsme réformé, et elle n'est jamais entrée dans les intentions d'un quelconque segment de la communauté juive. (p.17-18)

(...) comme l'indique le Code de Maïmonide, malgré la vigilance sévère exercée sur les parents féminins afin de garantir la pureté de la famille, l'objectif était de conserver la pureté de la lignée masculine, particulièrement chez les prêtres. Les femmes pouvaient épouser des conjoints d'ascendance non valide, mais les hommes ne bénéficiaient pas d'une telle latitude. Cette importance accordée à la pureté de la lignée masculine, combinée au fait que l'origine juive se prouvait par la mère, avait, comme le suggère Chamberlain, les résultats concrets suivants : les familles de souche juive demeuraient "racialement pures", tandis que le patrimoine génétique des aristocrates gentils s'additionnait d'un apport juif. (...) Parmi les Juifs, le nombre de mariages consanguins était généralement assez élevé, et, à cette époque, la fort célèbre famille Rothschild pratiquait le mariage consanguin encore plus intensément que la moyenne des familles juives, avec un exemple notoire d'unions entre un oncle et sa nièce ainsi qu'un grand nombre de mariages entre cousins germains. (p.37)

"Ce n'est pas à Gobineau et encore moins à Chamberlain que l'on doit conférer le titre de père de l'idéologie raciste du XIXe siècle, mais bien à Disraeli". Disraeli "fut sans doute, à la fois comme écrivain et comme symbole personnel, le plus influent propagateur du concept de race au XIXe siècle car c'est lui qui fit connaître la prétendue soif de pouvoir des Juifs, leur complexe de supériorité, leur goût du secret, leurs relations internationales secrètes, et leur arrogante fierté d’appartenir à une race pure".
Les races inférieures persécutent les Juifs, mais, immanquablement, "les autres races, avilies, s'usent et disparaissent ; le Juif subsiste, aussi résolu, aussi habile, aussi persévérant, aussi fertile en expédients et déterminé que jamais. (...) Ce qui prouve, tout bien considéré, qu'il est vain pour l'homme de tenter d'échapper à l'inexorable loi de la nature qui veut que jamais une race supérieure ne soit détruite ou absorbée par une race inférieure". (p.53)

J'ai aussi relevé cette violente diatribe assénée aux Francs par Disraeli... Un lien avec le catholicisme peut-être ?... :

(...) Inversement, les Francs sont un groupe aux "nez plat(s)" qui descend d'une horde de pirates. Ils sont "tout affairé(s) et tout bouffi(s) de suffisance (une engeance enfantée peut-être dans les marécages de quelque forêt nordique encore en friche). (p.54-55)

MacDonald ne semble pas connaître le principe du Tikkoun Olam (la "réparation du monde" qui à terme doit permettre d'aboutir à un monde unifié, indifférencié et, disons le, inhumain)  mais ce qui suit y fait implicitement référence, par ailleurs, le concept de "mission raciale" semble se substituer à celui de "peuple prêtre" qu'évoque notamment le rabbin Elie Benamozegh dans son livre "Israël et l'Humanité".
Si les termes changent, l'idée demeure la même : le peuple Juif doit se situer au-dessus du reste de l'humanité, et ce, après avoir définitivement neutralisé et avili le christianisme :

Selon Hess, les Juifs ont vis-à-vis du reste de l'humanité ce que Rose a baptisé une "mission raciale originelle" : "Grâce au judaïsme, l'histoire de l'humanité est devenue une histoire sainte, je veux dire une évolution progressive vers l'unité organique. Cette histoire commence avec l'amour qui unit la famille ; elle sera achevée lorsque l'humanité entière ne formera plus qu'une famille (...)." (p.59-60)

Graetz pensait que les Juifs pouvaient résoudre les problèmes du monde et "il semblait penser (...) qu'ils prendraient concrètement la direction du monde. [A d'autres instants, il semblait penser] qu'ils ne seraient qu'un exemple moral. Mais dans un cas comme dans l'autre, il présentait les Juifs comme un peuple supérieur". 
(...) Graetz écrivait à son ami Moses Hess que le christianisme était une "religion de mort", et Hess confiait à Graetz son plaisir à "opprimer les Allemands". Pour Graetz, les Juifs luttaient pour détruire la culture chrétienne : "Nous devons par-dessus tout nous efforcer de briser le christianisme."(p.76-77)

Enfin, au sujet de la parenté judaïsme/national-socialisme et de leur incompatibilité avec la civilisation occidentale :

Un élément important de l'idéologie nationale-socialiste officielle, telle qu'incarnée par la pensée d'Aflred Rosenberg, était l'idée que les "forces jumelles de désintégration que sont l'universalisme et l'individualisme entrent toujours en conflit avec le concept allemand de race".
A cet égard, le national-socialisme était certainement profondément anti-occidental. En rejetant à la fois l'universalisme et l'individualisme, le national-socialisme ressemblait, beaucoup plus que le christianisme médiéval et communautaire de l'Occident, à son rival et son image inversée, le judaïsme. (p.91-92)

Un livre remarquable à lire et à faire connaître.
Il est possible de se procurer l'ouvrage (ainsi que les autres travaux de l'auteur) sur le site d'Akribeia.





mercredi 18 avril 2018

Une base américaine en plus d'une adhésion à l'Union Européenne pour l'Albanie ?


Deux informations qui tombent le même jour (le hasard...) et qui sont révélatrices de la marche en avant commune de l'Union Européenne de l'OTAN et des Etats-Unis face à un même ennemi : la Russie.

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L’Albanie et la Macédoine, bientôt États membres de l’Union européenne ?

La Commission européenne a proposé, ce mardi 17 avril, aux États membres de l’Union européenne d’ouvrir les négociations pour une adhésion de l’Albanie et de l’ancienne république yougoslave de Macédoine.

L'article complet sur le site de Ouest-France.

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L'Albanie souhaite une base américaine sur son sol

L'Albanie souhaite que les Etats-Unis installent une base militaire sur son sol, notamment pour contrer l'influence de la Russie, a déclaré mardi à Washington la ministre albanaise de la Défense, Olta Xhacka.

L'article complet sur le site du Figaro.

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L'Albanie avec un taux de chômage à 16% selon les chiffres officiels, 30% selon d'autres estimations plus proches, semble-t-il, de la réalité et un salaire mensuel moyen qui oscille autour de 300 euros est de surcroît un pays gangrené par la corruption et le trafic de drogue.
Tout pour plaire donc aux élites de Bruxelles.
A moins qu'il ne soit seulement question de faire plaisir à l'Oncle Sam pour lequel, tout ce qui peut freiner l'influence russe est bon à prendre ?
Et tant mieux si cela plombe encore plus une Europe totalement asservie à ses injonctions.

Évoquons également, le projet  de "Grande Albanie" (réunion de l'Albanie, du Kosovo et d'une partie des territoires de la Serbie, de la Grèce, de la Macédoine et du Monténégro), projet, qui en cas d'adhésion de Tirana à l'UE, serait favorisé par les ambitions allemandes de constituer une Europe fédérale parcellisée selon des critères ethniques (dans ce cadre, la France, créature on ne peut plus politique et éloignée de ces vues ethnicisantes, est appelée à voler en éclats).

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De la réalité de la Grande Albanie



L’idée d’une Grande Albanie se développe au XIXe siècle, alors que l’Empire ottoman est encore présent dans les Balkans. La Grande Albanie est un projet nationaliste visant à réunir au sein d’un même Etat tous les albanais se trouvant dans des Etats voisins de l’Albanie. Des minorités albanaises sont présentes au Kosovo-et-Métochie, dans la région de Preševo, en Macédoine, au Monténégro, en Grèce. Les Serbes étaient encore majoritaires dans la province du Kosovo-et-Métochie il y a un siècle. On peut se demander d’ou viennent ces albanais présent au Kosovo ?

L'article complet sur le site de Stratpol.

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En ce qui concerne la volonté albanaise de voir une base américaine érigée sur son sol, rappelons que l'US Army dispose déjà de la base de Bondsteel située au... Kosovo voisin.

Corruption, drogue, économie en berne, chaos ethnique et géopolitique en gestation... l'Albanie a définitivement le profil idoine pour rallier une Union Européenne à la dérive, ou plus précisément rejoindre "la famille euro-atlantique" comme le déclarait la ministre albanaise de la Défense Olta Xhacka.


samedi 14 avril 2018

Les frappes occidentales sur la Syrie et leurs possibles conséquences



Retour sur les événements de ces 48 dernières heures.

Jeudi, le président français Emmanuel Macron annonçait qu'il avait la preuve que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie.
Rien de très surprenant à cela, le Young Leader 2012 suivant la voie tracée par son maître américain.
Le lendemain, Moscou affirmait pourtant qu'il s'agissait d'une mise en scène.
Les experts de l'OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) devaient commencer leur travail samedi (gageons que les frappes occidentales intervenues dans la nuit de vendredi à samedi ne facilitera pas leur travail, ne serait-ce que sur un plan psychologique...).

Mais revenons à la journée de jeudi durant laquelle, l'Allemagne quant à elle, était restée fidèle à sa tradition de prudence, voire de double-jeu en refusant de participer à des actions militaires contre la Syrie (rappelons-nous de sa position lors de la dernière intervention atlantiste en Irak, ne participant pas militairement mais donnant un sérieux coup de pouce aux Américains en leur livrant les plans de défense de Bagdad...).
C'est une constante géopolitique découlant de la centralité géographique du monde germanique, placé entre la Russie et l'Europe de l'ouest, ce dernier se doit d'éviter de pencher trop ouvertement d'un côté ou de l'autre, il lui faut adopter une subtile posture d'équilibriste.
Le même jour, la Russie appelait les occidentaux à réfléchir aux conséquences de leurs menaces.

La suite est connue...
On peut lire notamment dans le communiqué de presse de l'Elysée du 14 avril que "les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute."
C'est intéressant... 
Pas besoin d'enquête donc, la présomption d'innocence est un concept qui n'existe pas en droit international selon l'Elysée (et la Maison Blanche).
Intéressant également de constater que la France s'engage militairement dans le conflit syrien au moment où les djihadistes sont en train de perdre le combat face aux efforts conjugués d'Assad et de Poutine.
On le savait, mais c'est confirmé par les faits, la lutte contre Assad est donc plus importante que de vaincre l'Etat Islamique, les familles des victimes des multiples attentats apprécieront.

Après l'intervention de la nuit de vendredi à samedi la tendance est à l'auto-satisfaction chez le président américain Donald Trump :



("Une frappe parfaitement exécutée la nuit dernière. Merci à la France et au Royaume-Uni pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée. Nous ne pouvions obtenir meilleur résultat. Mission accomplie !")

Autre son de cloche dans le camp opposé avec l'intervention de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères, qui s'est exprimé aujourd'hui suite aux frappes occidentales (et également à propos de l'affaire Skripal).
Lavrov nous apprend notamment que Emmanuel Macron aurait refusé de fournir à Vladimir Poutine les informations qu'il détient sur la présumée attaque chimique de Douma.




A noter que sur les 103 missiles lancés par la coalition américano-franco-anglaise, 71 auraient été interceptés par la DCA syrienne.

Autre déclaration, du président russe Vladimir Poutine cette fois : 

Le 14 avril, les États-Unis soutenus par leurs alliés ont frappé des sites militaires ainsi que ceux de l'infrastructure civile de la République arabe syrienne. Sans l'aval du Conseil de sécurité de l'Onu, en violation de la Charte de l'Onu, des normes et des principes du droit international, un acte d'agression a été commis à l'encontre d'un État souverain qui se tient à l'avant-garde de la lutte antiterroriste.

À nouveau, tout comme il y a un an, lorsque les États-Unis ont attaqué la base aérienne de Shayrat, en tant que prétexte a été utilisée une mise en scène d'usage de substances toxiques contre les civiles, cette fois à Douma, banlieue de Damas. Après avoir visité le lieu de l'incident fictif, les experts militaires russes n'ont pas découvert de trace d'utilisation de chlore ou de toute autre substance toxique. Pas un seul habitant n'a confirmé le fait de l'attaque chimique.
L'Organisation sur l'interdiction des armes chimiques a dépêché ses spécialistes en Syrie afin d'élucider la situation. Or, un groupe de pays occidentaux l'a méprisé de façon cynique en entreprenant une action militaire sans attendre les résultats de l'enquête.

La Russie condamne avec une extrême fermeté l'attaque contre la Syrie où des militaires russes aident le gouvernement légitime à combattre le terrorisme.

Par leurs actions, les États-Unis aggravent davantage la catastrophe humanitaire en Syrie, apportent des souffrances aux civils, laissent faire les terroristes qui déchirent depuis sept ans le peuple syrien, provoquent une nouvelle vague de réfugiés en provenance de ce pays et de la région en général.

L'escalade en cours autour de la Syrie produit des effets destructeurs sur l'ensemble du système des relations internationales. L'histoire remettra tout à sa place et elle a déjà attribué à Washington une lourde responsabilité pour avoir mis en œuvre sa justice sanglante en Yougoslavie, en Irak et en Libye.
La Russie convoque une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu afin de discuter des actions agressives des États-Unis et de leurs alliés.


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La provocation occidentale va nécessairement engendrer une réaction de la part de la Russie, si tel n'était pas le cas, cela serait considéré comme un aveu de faiblesse par Washington et ses vassaux et donc comme une invitation à défier un peu plus Moscou en Syrie ou ailleurs.





samedi 17 février 2018

Emiettement des nations : un projet de régions autonomes entre la France et l'Allemagne



Le projet de concassage des états européens pourrait prochainement passer à la vitesse supérieure, tout cela sous l’œil bienveillant du Medef et du BDI (Bundesverband der Deutschen Industrie).


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Un projet de régions autonomes entre la France et l'Allemagne
THIBAUT MADELIN  

Situés à cheval sur les frontières, les eurodistricts pourraient recevoir des compétences autonomes. 

La résolution que doivent adopter l'Assemblée nationale et le Bundestag propose d'expérimenter dans les régions transfrontalières, où un projet d'école professionnelle franco-allemande est en discussion.
Effacer la frontière entre l'Allemagne et la France. C'est la mission de Peter Cleiß. Le directeur des Ecoles professionnelles de Kehl a déjà du succès. Sur les 1.400 apprentis qu'il forme, 50 sont français. Mais étant donné la distance qui sépare sa ville de Strasbourg - quelques centaines de mètres -, il trouve cela dérisoire et veut aller plus loin.

« Nous voulons créer une école professionnelle franco-allemande », dit-il. L'enseignement serait réalisé pour moitié en français et en allemand. Aujourd'hui, un étudiant en sciences politiques peut suivre ce genre de double cursus, mais pas un apprenti. Un déficit qui peut s'avérer fatal aussi sur le plan politique.

« Une expérience enthousiasmante de l'Europe »
« Les touristes ne connaissent pas de frontières, les grandes entreprises et les professions supérieures non plus. Les apprentis si, déplore l'enseignant. Que voulez-vous qu'ils votent s'ils n'ont pas une expérience enthousiasmante de l'Europe ? » De chaque côté du Rhin, le Front National et l'AfD allemande réalisent des scores importants.

Les deux partis regarderont sans doute de près le projet de Peter Cleiß, qui voudrait le placer sous la tutelle de l' eurodistrict de Strasbourg-Ortenau . Aujourd'hui, ce syndicat intercommunal transfrontalier soutient la coopération franco-allemande à l'échelle locale, notamment à travers une ligne de tramway.

Une école professionnelle serait l'étape d'après, selon Andreas Jung. « En Alsace, le chômage des jeunes dépasse 30 % et dans le Rhin supérieur, on souffre d'une pénurie de main-d'oeuvre, regrette le député de la CDU d'Angela Merkel. Souvent, ça échoue pour des raisons purement pratiques. Les eurodistricts peuvent améliorer le quotidien des transfrontaliers. »

Abandon de souveraineté
C'est un point sensible de la résolution que l'Assemblée nationale et le Bundestag veulent adopter lundi à l'occasion du 55e anniversaire du Traité de l'Elysée. Elle invite les gouvernements à déléguer aux eurodistricts « des compétences autonomes, et à introduire des clauses d'exception et d'expérimentation dans chacune des législations nationales ».

Pour Claire Demesmay, spécialiste des relations franco-allemandes, il s'agit d'un saut extrêmement ambitieux en matière d'intégration. « Ces régions n'auraient plus les mêmes règles que l'Etat dans lequel elles se trouvent, y compris fiscales, dit l'experte de l'Institut allemand de politique étrangère (DGAP). On n'a jamais vu cela. »

Reste à savoir si, au-delà des déclarations d'intention, les gouvernements français et allemand seront prêts à abandonner une part concrète de leur souveraineté nationale. « C'est difficile, je sais, dit Michael Link, député libéral du FDP allemand. Mais à un moment ou un autre, on doit essayer. »

Les patronats français et allemand avertissent Macron et Merkel
Le Medef et le BDI allemand publient ce lundi des recommandations pour de nouvelles initiatives en matière de coopération économique entre la France et l'Allemagne. Ils s'inquiètent des projets fiscaux du président et de la chancelière. Harmoniser la fiscalité des entreprises, oui. Augmenter les impôts, non. « L'Allemagne et la France doivent éviter d'introduire des mesures pénalisant les entreprises », avertissent les deux organisations patronales dans les recommandations que leur avaient demandées en juillet le président de la République et la chancelière. Les patrons allemands et français les mettent aussi en garde contre les risques d'une lutte contre le moins-disant fiscal dans l'Union européenne. « Ce serait un malentendu que de croire qu'un taux d'imposition minimum fournira des conditions de concurrence équitables entre les Etats membres », écrivent-ils dans une déclaration commune dont « Les Echos » ont eu une copie.

Source :  https://www.lesechos.fr/monde/europe/0301179956486-projet-de-regions-autonomes-entre-la-france-et-lallemagne-2146720.php#E2xg1HGQxriEPLde.99

mardi 13 février 2018

Corse : le syndrome finlandais



Comme toujours, derrière les aspirations régionalistes : l'Allemagne et l'Union Européenne...



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Les revendications des nationalistes, maîtres de l’Assemblée corse depuis décembre 2017, peuvent être mieux cernées si l’on s’intéresse aux coulisses.


La récente visite du Président Macron dans l’île de Beauté n’a pas permis d’améliorer les relations de la République française avec les nationalistes corses. Ces derniers réclament l’amnistie des « prisonniers politiques », la co-officialité de la langue corse à parité avec le français dans tous les domaines, un statut de résident permanent en Corse après plusieurs années de présence sur l’île pour pouvoir devenir propriétaire (cinq à dix ans, selon les différents courants nationalistes) ; enfin, un statut donnant à ce territoire une autonomie plus grande, en particulier pour la fiscalité.

Lors de son discours du 7 février, le Président a affiché une fin de non-recevoir à ces revendications, en dehors d’une possibilité de retour des prisonniers sur l’île et d’une inscription de la Corse dans la Constitution. En réponse, le parti de Jean-Guy Talamoni a qualifié les propos du Président de « haineux, provocateurs et méprisants ». Les revendications des nationalistes, maîtres de l’Assemblée corse depuis décembre 2017, peuvent être mieux cernées si l’on s’intéresse aux coulisses.

En effet, nous retrouvons le corps de ces exigences lors d’un colloque organisé par un institut allemand siégeant à Flensburg et œuvrant en faveur du droit aux minorités : l’European Centre for Minorities Issues (ECMI). Fondé en 1996 par les gouvernements danois et allemand et le Land du Schleswig-Holstein, et travaillant en liaison avec l’Union européenne, l’ECMI a organisé, du 25 au 30 août 1998, sur les îles Åland, un colloque réunissant notamment son président de l’époque, Stefan Troebst, Frank Horn, du comité d’experts chargé de vérifier la bonne application de la Charte européenne des langues régionales, Pierre Joxe (plusieurs fois ministre de Mitterrand) et les principaux nationalistes corses – Jean-Félix Acquaviva, Paul Giacobbi, Philippe Peretti, Edmond Simeoni (le père de Gilles Simeoni) et Jean-Guy Talamoni -, évoquant alors le cas des « prisonniers politiques déportés en France ». Les Éditions Albiana, en liaison avec l’ECMI, publièrent les actes de ce colloque sous le titre « Autonomies insulaires, vers une politique de la différence pour la Corse ? ». Les îles Åland, finlandaises mais de langue suédoise, sont dotées d’une grande autonomie grâce à un Parlement régional compétent sur les aspects politiques, financiers, juridiques et linguistiques ; seules restent au pouvoir central finlandais les Affaires étrangères et la Défense. L’essentiel des demandes actuelles des nationalistes corses s’inspire largement du statut de « citoyenneté régionale » correspondant à un « droit de domicile » accordé aux Finlandais du continent à condition qu’ils connaissent le suédois et résident sans interruption depuis au moins cinq ans sur ces îles.

Ainsi, c’est un institut allemand, soutenu et financé par les gouvernements allemand et danois, et en liaison avec les instances européennes, qui a inspiré, encouragé les aspirations autonomistes de certains hommes politiques corses.




Pierre Hillard
Docteur en science politique et essayiste

Source : http://www.bvoltaire.fr/corse-syndrome-finlandais/ 

samedi 30 septembre 2017

Les conséquences politiques de la paix de Jacques Bainville


Ce livre est une leçon.
Un enseignement magistral de géopolitique, d'histoire, de sociologie et de journalisme, une ode à la finesse d'analyse géostratégique qui mérite d'être lue et relue.
Jacques Bainville signe ici ce qui est peut-être son meilleur ouvrage, le plus spectaculaire en tout cas de par le côté prophétique qui en émane.

Ce passage est intemporel :
"D'ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c'est-à-dire quand il est trop tard. Le principe de causalité, qui tourmente à peine les hommes, est encore plus indifférent aux peuples. (...) Pour que les conséquences apparaissent aux nations, il leur faut des catastrophes ou le recul de l'histoire. Elles se résignent à vivre entourées de forces invisibles, comme les génies des Mille et Une Nuits, qu'elles blessent sans le savoir et qui exigent des comptes tout à coup."


Jacques Bainville (1879-1936).
Les Conséquences Politiques de la Paix est publié en 1920, Jacques Bainville y dénonce le Traité de Versailles par le biais notamment de cette formule bien connue "Une paix trop douce pour ce qu'elle a de dur, et trop dure pour ce qu'elle a de doux".

Quelques extraits :


De nouvelles tribulations commencent. Combien l'ont vu ? Combien s'en doutent ?
Pourquoi ces choses et non d'autres ? A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d'ignorance. Grand est le nombre des hommes qui subissent, qui vivent, souffrent et meurent sans avoir interrogé. Petit le nombre de ceux qui cherchent à déchiffrer les causes pour lesquelles ils payent jusque dans leur chair.

Un jour, peut-être, l'heure de la raillerie transcendante viendra, si les hommes retrouvent le loisir et l'humeur de railler. Tant d'espérances fauchées, de sacrifices à demi perdus, d'efforts à recommencer arracheraient plutôt des larmes à un grand poète patriote, à un Virgile si nous en avions un. 

A plus tard les lamentations, comme l'ironie qui sort de ces immenses gaspillages. Il faudra bien reprendre ce qui n'est pas achevé.
Les chirurgiens de Versailles ont recousu le ventre de l'Europe sans avoir vidé l'abcès.
Alors la France doit regarder en elle et autour d'elle.
Après cette guerre et après cette paix, voilà les dangers dont elle reste entourée, ce qu'elle a encore à faire pour que sa victoire ne s'envole pas et pour qu'elle en garde autre chose que le rayon et le parfum.
Dans cette vaste confusion, quelle politique peut-elle suivre ? La masse allemande jette encore son ombre sur nous.
Au-delà, dans la zone d'une confusion barbare ou presque barbare, qu'allons-nous trouver ?


Jacques Bainville pressent l’avènement en Allemagne "d'un seul chef", les malheurs de la Pologne, l'Anschluss, la crise des Sudètes...

Pendant plus d'une génération, les Allemands devront payer tribut aux Alliés.
Ils devront payer le tribut principal aux Français qui sont un tiers de moins qu'eux : 40 millions de Français ont pour débiteurs 60 millions d'Allemands dont la dette ne peut être éteinte avant trente années, un demi-siècle peut être. (...) Quelles garanties, quelles précautions eût appelées cette formidable créance !
Au moins que ces millions de créatures ne fussent pas attachées au même boulet, avec un seul gouvernement, peut-être demain un seul chef, pour les dresser à briser leur chaîne.

Accroupie au milieu de l'Europe comme un animal méchant, l'Allemagne n'a qu'une griffe à étendre pour réunir de nouveau l'îlot de Koenigsberg. Dans ce signe, les prochains malheurs de la Pologne et de l'Europe sont inscrits.


Il y a trois millions d’Allemands en Bohême. Une guerre avec l’Allemagne serait le suicide de la Tchécoslovaquie. Une extrême prudence est ordonnée au gouvernement de Prague. Et la prudence s’appelle neutralité. Et la neutralité inconditionnelle, absolue, s’appelle bientôt l’assujettissement.

Plus au sud, c’est pis. Voilà l’Autriche, un morceau d’Allemagne authentique. Elle seule est détachée de l’unité allemande…
À portée de sa main, l’Allemagne a désormais ces millions de frères pauvres et nus, réduits à une situation politique et géographique paradoxale. Là encore, pour 60 millions d’Allemands, la tentation est trop forte. L’appel à l’avenir est trop évident.

Rien n'instruit et rien n'améliore.

L'expérience des pères est perdue pour les enfants.
L'humanité tourne dans un cercle de douleurs.

Il reste l'Allemagne, seule concentrée, seule homogène, suffisamment organisée encore, et dont le poids, suspendu sur le vide de l'Europe orientale, risque de faire basculer un jour le continent tout entier.


Je pourrais continuer ainsi et citer l'ouvrage tout entier tant chaque phrase, chaque mot, en plus d'être frappés du sceau de l'élégance stylistique et de la supériorité intellectuelle de Jacques Bainville sont aussi fondus dans une logique d'analyse qui laisse pantois.

Monumental et lumineux.


dimanche 24 septembre 2017

Un référendum catalan sous haute tension


Le prochain référendum concernant l'indépendance de la Catalogne qui aura (normalement) lieu le dimanche 1er octobre prochain pourrait être le détonateur d'une implosion prochaine de l'ensemble des nations européennes.
Si le "oui" l'emporte, la Catalogne serait à coup sûr l'élément qui servirait d'exemple émancipateur à tous les mouvements indépendantistes européens, avec, au premier rang de ceux-ci : la Flandre et l'Ecosse. 
En cas d'indépendance catalane, l'Espagne se retrouverait amputée d'un territoire de 7,5 millions d'habitants représentant environ un cinquième de l'économie espagnole.
On comprend l'opposition du Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy à la tenue de ce référendum qui en cas de victoire du "oui" reléguerait encore plus la voix de l'Espagne dans le concert des nations.

Il est indispensable de garder à l'esprit que tous ces mouvements indépendantistes ont été favorisés par l'Union Européenne depuis de nombreuses années.
En effet, afin de mettre en place une Europe "unie" il était nécessaire de détruire les Etats, de les dissoudre en encourageant les tendances régionalistes qui agiraient à terme comme de parfaits bâtons de dynamites indispensables afin de faire imploser les sous-ensembles dépassés que sont devenus les Etats-nations dans l'esprit des technocrates bruxellois.




On peut citer la recommandation 34 du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe (CPLRE) datant de 1997 qui posait les bases d'une montée en puissance des régions.
L'article 23 de ladite recommandation intitulé "Engagement des Etats dans un processus de régionalisation" est on ne peut plus clair quant aux objectifs poursuivis :


Les Etats dans lesquels un processus de régionalisation
est en cours peuvent ratifier la présente Charte en
prenant l’engagement de mettre en œuvre ses dispositions
par la création et le développement de structures
régionales. Ils s’engagent, dans une période de dix ans
au maximum à partir de l’entrée en vigueur de la Charte
à leur égard, à établir le cadre juridique et les mécanismes
administratifs et financiers qui leur permettront
de respecter à l’égard de leurs régions les droits définis
par la présente Charte, aux conditions précisées au paragraphe
1 ou au paragraphe 2 de l’article 20.




Cette parcellisation des Etats européens doit être vue comme une destruction nécessaire à l'avènement d'une Europe fédérale dont le traité de Maastricht était la porte d'entrée.
A plus ou moins long terme, le grand bénéficiaire de cet émiettement généralisé sera le monde germanique qui verra son emprise sur l'Europe devenir inéluctable de par son poids éthnico-économique.
La régionalisation européenne est également vue d'un très bon œil par "l'ami américain" qui a tout intérêt à liquider ce qui peut rester d'opposition étatique (aussi molle soit-elle) en Europe et faire ainsi le jeu de ses multinationales déjà omniprésentes en matière de lobbying du côté de Bruxelles.

Pour rappel, cet extrait du discours de Bill Clinton lors de la remise du prix Charlemagne en 2000 :
« L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil ; des institutions communes plus vastes que l'Etat-nation parallèlement à la dé­légation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle — la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc -non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie des voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité ».

Pour aller plus loin sur ce sujet il faut lire les deux premiers ouvrages de Pierre Hillard : Minorités et Régionalisme dans l'Europe fédérale des Régions et La Décomposition des Nations Européennes.

samedi 1 juillet 2017

Les migrants, une chance pour l'Europe ?



Revue de presse (non exhaustive) concernant l'actualité des "migrants" au cours de ces 30 derniers jours.

Samedi 1er juillet, rixe entre 200 migrants à Calais. 

Vendredi 30 juin, à Arezzo en Italie, les migrants veulent de l'argent plutôt que de la nourriture
Selon l'OCDE, les pays "riches" ont accueilli 5 millions de migrants en 2016.

Jeudi 29 juin, l'Italie est exaspérée par l'afflux de migrants.
Alors que la Suisse renforce la présence policière à ses frontières .

Mardi 27 juin, à Montpellier, 250 réfugiés albanais squattent une église et insultent les femmes. 

Mercredi 21 juin, Starbucks annonce vouloir embaucher 2500 réfugiés en Europe. 

Mardi 20 juin, un chauffeur tué dans un barrage de migrants.
En Hongrie, tout est fait pour empêcher l'entrée des migrants.

Dimanche 18 juin, en Suède le nombre d'islamistes radicalisés a explosé -rien à voir avec l'explosion migratoire de ces derniers mois bien sûr-.

Samedi 17 juin, une voiture-bélier avec 5 migrants à bord tente de forcer la frontière entre le Maroc et l'Espagne.

Mardi 13 juin, 6 migrants condamnés pour avoir tenté de brûler un SDF à Berlin.

Dimanche 4 juin, en Allemagne, un enfant de 5 ans poignardé à mort dans un centre d'accueil pour migrants.

Samedi 3 juin, en Grèce, un réseau de trafic de migrants est démantelé (entre 4000 et 16000 euros le prix du billet, et personne ne s'interroge sur la capacité de ces gens à payer autant, à moins que Soros et ses amis ?...).

Mercredi 31 mai, deux rixes et plusieurs interpellations de migrants à Calais.

dimanche 25 juin 2017

Plus de 6 millions et demi de migrants bientôt en Europe


Beatrix von Storch vice-présidente d'Alternative für Deutschland (AfD) tire la sonnette d'alarme quant au raz-de-marée migratoire qui se prépare (ou plutôt, qui va se poursuivre...).


D’après les autorités de sécurité allemandes, il y a 6,6 millions de migrants en Afrique du Nord, Jordanie et Turquie qui attendent de continuer leur route vers l’Europe. Depuis fin janvier, leur nombre a augmenté de 7400 par jour.
 En septembre 2015, A. Merkel a capitulé devant 15'000 migrants parce que, pendant quelques jours, il y a eu des photos difficiles à faire passer. Elle a actionné un aimant, que jusqu’aujourd’hui elle a toujours refusé de désactiver. Par son acte inconstitutionnel et insensé d’ouverture des frontières, elle a demandé au monde entier de venir chez nous.
6,6 millions ont entendu cet appel, et ce n’est qu’un début.

Je n’arrive pas à comprendre comment un continent entier peut se jeter dans l’abîme les yeux ouverts, comment une grande partie de la société applaudit à cela, comment beaucoup trop continuent à se taire. Comment les politiciens et la presse accusent de haine ceux qui tirent la sonnette d’alarme. Comment les Eglises participent à ce crime moral. Oui, crime, contre notre pays, notre culture, et aussi contre ces gens qui sont incités par de fausses promesses à traverser les mers.

Ce n’est pas de l’humanité que de pousser tant de monde à entreprendre un voyage dangereux en leur promettant le paradis. D’ailleurs, nous ne ponvons pas sauver le monde entier. Cette politique n’est pas « humaine », elle est mégalomane.
Les élites politiques allemandes et européennes ont perdu la raison. Un monde sans frontières, c’est une folie sans limites. La paix et la sécurité en Europe vont s’effondrer si nous ne faisons pas demi-tour rapidement.

Traduction (abrégée) : Cenator




Étonnante coïncidence, le commissaire européen Dimitris Avramopoulos déclarait en mars dernier, que "l'Europe allait avoir besoin de 6 millions d'immigrés".

Le Camp des Saints, c'est maintenant.
Et ce n'est malheureusement pas un roman.
Si vous ne connaissez pas cet ouvrage, lisez-le, il décrit parfaitement la situation actuelle.



samedi 22 avril 2017

Pierre Hillard, à la pointe de la lutte anti-mondialiste

La France a la particularité d'avoir toujours engendré de nombreux chercheurs de vérité ayant pour objectif de combattre la mortifère idéologie mondialiste.
De Jacques Bordiot à Pierre Virion en passant par Yann Moncomble ou encore Léon de Poncins, sans oublier l'extraordinaire travail accompli à la fin du XIXe et au début du XXe siècle par Mgr GaumeMgr Jouin ou Mgr Delassus.
Cependant, malgré la qualité indéniable de leurs écrits, tous demeurent quasiment inconnus du grand public et leurs œuvres plongées dans un relatif anonymat.



Pierre Hillard s'inscrit dans la lignée de cette chevalerie de la plume qui n'a eu de cesse de tenter de réveiller les consciences et d'informer sur les dangers guettant notre civilisation.
Né le 21 janvier 1966, Pierre Hillard est docteur en sciences politiques et ancien professeur en relations internationales à l'école supérieure de commerce extérieur de Paris.
Ses ouvrages sont les suivants :

Minorités et régionalisme dans l'Europe fédérale des régions, François-Xavier de Guibert, 2001.
La décomposition des nations européennes, de l'union euro-Atlantique à l'état mondial, François-Xavier de Guibert, 2004.
La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, destination Babel, François-Xavier de Guibert, 2007.

La fondation Bertelsmann et la "gouvernance mondiale", François-Xavier de Guibert, 2009.
Chroniques du mondialisme, Le retour aux sources, 2014.
Atlas du mondialisme, Le retour aux sources,  mai 2017 (à paraître).




Pierre Hillard a débuté ses recherches en se focalisant sur le rôle tenu par l'Allemagne dans la construction européenne.
Il en est arrivé à la conclusion que le but ultime de l'Allemagne était de parvenir à mettre en place une Europe fédérale des régions dans laquelle la priorité serait donnée aux critères ethniques et linguistiques.
Le pouvoir croissant -et les moyens qui en découlent-  donné aux régions ainsi que la création d'eurorégions totalement artificielles en sont les conséquences les plus visibles.

Un exemple d'eurorégion 

Ce plan allemand devant aboutir à une Europe parcellisée avec des Etats vidés de leur substance donnant une mainmise définitive sur celle-ci au volk allemand.
Il faut néanmoins mettre en évidence que ces visées germaniques d'hégémonie sur l'Union Européenne se font sous la haute surveillance de l'autorité américaine qui cadenasse ainsi toute possibilité de mise en place d'une Europe des nations hostile à ses vues.

Par la suite, Pierre Hillard va approfondir ses recherches sur le côté spirituel sous tendant l'architecture mondialiste et se plonger dans les origines religieuses de ce qui est selon lui (et selon toute certitude) un nouvel avatar du messianisme (comme le furent entre autres, le jacobinisme, le nazisme ou le communisme).

Elie Benamozegh, promoteur de la religion noachide

En s'attachant à décrire l'antagonisme existant entre judaïsme talmudique et religion catholique il expose en pleine lumière les raisons profondes de ce que certains appellent "le sens de l'histoire".
Des concepts et des noms tels que le noachisme, le marranismeSabbataï TséviJacob Frank ou la kabbale lourianique constituent tout un pan des fondations philosophico-spirituelles de la tournure d'esprit mondialiste.

Pierre Hillard a également consacré un ouvrage à la fondation Bertelsmann (empire allemand des médias ayant largement contribué à relancer le projet européen suite aux refus français et hollandais de 2005).

Par Hewa — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20667761
Le logo historique de Bertelsmann
      
Il a aussi préfacé la traduction française de l'ouvrage de Carroll Quigley "Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine" ainsi que le livre de Claire Sévérac "La guerre secrète contre les peuples".





L'aspect qui confère encore plus d'envergure au travail de Pierre Hillard est sa volonté de toujours appuyer ses réflexions sur des sources officielles en mettant un point d'honneur à aller au fond des choses.
Tel un bon praticien de la médecine, il étudie certes les symptômes mais conserve toujours cette ténacité farouche de trouver les racines des maux que nous subissons.

En cela, il fait sienne la fameuse réflexion de Bossuet : "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" formule malheureusement applicable à de trop nombreuses personnes qui se réclameront de pseudos "valeurs républicaines" qui constituent pourtant le rhizome du mal qu'elles endurent et non le remède tant désiré.

Le travail de Pierre Hillard tend finalement à démontrer que la grande majorité des événements tant actuels qu'historiques plongent leurs racines dans l'opposition bimillénaire qui voit s'affronter l'Eglise et la Synagogue dans un combat à mort.

Puissent ses recherches se diffuser à tous ceux qui se questionnent sur la marche d'un monde qui leur semble être irrémédiablement aiguillé par le chaos.






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