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lundi 25 décembre 2017

Emmanuel Macron remporte le Prix Charlemagne 2018


Le directoire de la Société pour la remise du Prix International Charlemagne de la ville d’Aix-la-Chapelle honore en 2018 le président de la République Française, Emmanuel Macron, pour sa vision d’une nouvelle Europe et la refondation du projet européen, d’une nouvelle souveraineté européenne et d’une restructuration de la coopération des peuples et des nations. Son acharnement et son engagement européen, ses prises de positions pour la cohésion et l’attitude commune ainsi que son combat décisif contre toute forme de nationalisme et d’isolationnisme sont exemplaires, déterminants et contagieux, dans le sens positif du terme. La Société pour la remise du Prix Charlemagne honore en Emmanuel Macron un précurseur courageux du renouvellement du rêve européen. La Société pour la remise du prix Charlemagne exprime à travers ce prix l’espoir et le souhait de nombreux citoyens européens que les propositions du lauréat 2018 inspirent ses partenaires européens et contribuent à un renouveau durable du projet européen.A l’issue d’une année électorale en Europe chargée, marquée par les affrontements avec les populistes, les radicaux et les nationalistes, le 7 mai 2017 est une date singulière. L’élection d’Emmanuel Macron au poste de président de la République Française a une fois de plus démontré que l’Europe peut encore enthousiasmer. 
Lire la totalité du panégyrique destiné à Emmanuel Macron sur le site officiel du Prix Charlemagne.


***

La diffusion de l'Ode à la Joie de Beethoven (l'hymne européen) lors de la célébration de sa victoire après le second tour des dernières élections présidentielles françaises était tout sauf un symbole à prendre à la légère.
Emmanuel Macron vient de remporter le Prix Charlemagne 2018 qui lui sera remis le 10 mai prochain à Aix-la-Chapelle.
En cela, le président de la République française se voit récompensé pour son travail en faveur de l'unification européenne.
Macron succédera, à des figures du mondialisme le plus décomplexé telles que : Richard de Coudenhove-Kalergi, Jean Monnet, Winston Churchill, Henry Kissinger, Angela Merkel, Jean-Claude Trichet, Tony Blair, Bill Clinton, Herman von Rompuy ou encore le Pape François.


Sur le même sujet :
- Richard de Coudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe

dimanche 24 septembre 2017

Un référendum catalan sous haute tension


Le prochain référendum concernant l'indépendance de la Catalogne qui aura (normalement) lieu le dimanche 1er octobre prochain pourrait être le détonateur d'une implosion prochaine de l'ensemble des nations européennes.
Si le "oui" l'emporte, la Catalogne serait à coup sûr l'élément qui servirait d'exemple émancipateur à tous les mouvements indépendantistes européens, avec, au premier rang de ceux-ci : la Flandre et l'Ecosse. 
En cas d'indépendance catalane, l'Espagne se retrouverait amputée d'un territoire de 7,5 millions d'habitants représentant environ un cinquième de l'économie espagnole.
On comprend l'opposition du Premier Ministre espagnol Mariano Rajoy à la tenue de ce référendum qui en cas de victoire du "oui" reléguerait encore plus la voix de l'Espagne dans le concert des nations.

Il est indispensable de garder à l'esprit que tous ces mouvements indépendantistes ont été favorisés par l'Union Européenne depuis de nombreuses années.
En effet, afin de mettre en place une Europe "unie" il était nécessaire de détruire les Etats, de les dissoudre en encourageant les tendances régionalistes qui agiraient à terme comme de parfaits bâtons de dynamites indispensables afin de faire imploser les sous-ensembles dépassés que sont devenus les Etats-nations dans l'esprit des technocrates bruxellois.




On peut citer la recommandation 34 du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe (CPLRE) datant de 1997 qui posait les bases d'une montée en puissance des régions.
L'article 23 de ladite recommandation intitulé "Engagement des Etats dans un processus de régionalisation" est on ne peut plus clair quant aux objectifs poursuivis :


Les Etats dans lesquels un processus de régionalisation
est en cours peuvent ratifier la présente Charte en
prenant l’engagement de mettre en œuvre ses dispositions
par la création et le développement de structures
régionales. Ils s’engagent, dans une période de dix ans
au maximum à partir de l’entrée en vigueur de la Charte
à leur égard, à établir le cadre juridique et les mécanismes
administratifs et financiers qui leur permettront
de respecter à l’égard de leurs régions les droits définis
par la présente Charte, aux conditions précisées au paragraphe
1 ou au paragraphe 2 de l’article 20.




Cette parcellisation des Etats européens doit être vue comme une destruction nécessaire à l'avènement d'une Europe fédérale dont le traité de Maastricht était la porte d'entrée.
A plus ou moins long terme, le grand bénéficiaire de cet émiettement généralisé sera le monde germanique qui verra son emprise sur l'Europe devenir inéluctable de par son poids éthnico-économique.
La régionalisation européenne est également vue d'un très bon œil par "l'ami américain" qui a tout intérêt à liquider ce qui peut rester d'opposition étatique (aussi molle soit-elle) en Europe et faire ainsi le jeu de ses multinationales déjà omniprésentes en matière de lobbying du côté de Bruxelles.

Pour rappel, cet extrait du discours de Bill Clinton lors de la remise du prix Charlemagne en 2000 :
« L’unité de l’Europe est en train d’engendrer quelque chose de véritablement neuf sous le soleil ; des institutions communes plus vastes que l'Etat-nation parallèlement à la dé­légation de l’autorité démocratique aux échelons inférieurs. L’Ecosse et le pays de Galles ont leurs propres parlements. L’Irlande du Nord, dont ma famille tire son origine, a retrouvé son nouveau gouvernement. L’Europe est pleine de vie et résonne à nouveau des noms d’anciennes régions dont on reparle — la Catalogne, le Piémont, la Lombardie, la Silésie, la Transylvanie, etc -non pas au nom d’un quelconque séparatisme, mais dans un élan de saine fierté et de respect de la tradition. La souveraineté nationale est enrichie des voix régionales pleines de vie qui font de l’Europe un lieu garantissant mieux l’existence de la diversité ».

Pour aller plus loin sur ce sujet il faut lire les deux premiers ouvrages de Pierre Hillard : Minorités et Régionalisme dans l'Europe fédérale des Régions et La Décomposition des Nations Européennes.

vendredi 7 juillet 2017

Bergoglio et le G20



On croit rêver quand on lit ce message adressé par l'occupant actuel de la Chaire de Saint-Pierre à Angela Merkel :


Le Pape François a adressé une lettre à la chancelière allemande Angela Merkel, à l’occasion du sommet du G20 qui s’ouvre aujourd’hui à Hambourg. Suivant la tradition instauré par Benoît XVI en 2009 lors du sommet du G20 de Londres, le Pape précise dans ce courrier les positions du Saint-Siège sur les grands dossiers de l’actualité internationale.
Dans ce message adressé à Angela Merkel, qu’il avait reçue au Vatican le 17 juin dernier, le Pape remercie les dirigeants des 20 principales puissances économiques du monde pour «les efforts accomplis pour assurer la gouvernabilité et la stabilité de l’économie mondiale, avec une particulière attention aux marchés financiers, au commerce, aux problèmes fiscaux et (…) à une croissance économique qui soit inclusive et soutenable», avec une attention particulière qui doit être portée aux conflits en cours et à la crise migratoire. (...)
«Je prie Dieu pour que le sommet de Hambourg soit illuminé par l’exemple des leaders européens ou mondiaux qui ont toujours privilégié le dialogue et la recherche de solutions communes : Schuman, De Gasperi, Adenauer, Monnet et tant d’autres». (...)

 Enfin, dernier point d’insistance du Pape : «le tout est supérieur aux parties».


Nous serions curieux de connaitre la nature des "efforts accomplis" par le G20 pour "assurer la stabilité de l'économie mondiale"... 
De plus, notons que Robert Schuman, Alcide de Gasperi, Konrad Adenauer* et Jean Monnet sont tous les quatre (et comme François) des lauréats du Prix Charlemagne visant à récompenser les personnalités qui se sont engagées dans la construction européenne (comme les... américains Henry Kissinger ou Bill Clinton).
Tous les quatre seront grandement influencés par les idées très "modernes" du fondateur de la Paneurope, Richard de Coudenhove-Kalergi.
Par ailleurs, Schuman et Monnet étaient des agents de la CIA, malgré le démenti d'Historia qui ne semble pas assumer ses propres publications.
Autrement dit, le "Pape" François invite les dirigeants mondiaux actuels à suivre la voie tracée par des traîtres et des agents de la mortifère idéologie mondialiste (avaient-ils besoin de la "bénédiction papale" pour cela ?).
Mais il est vrai que François oeuvre lui-même pleinement dans cette perspective depuis les débuts de son pontificat.

* Au sujet d'Adenauer, le pacifique François semble oublier (?) qu'à peine 10 ans après la fin de la seconde guerre mondiale la grande préoccupation de celui-ci était de hâter le réarmement de la République Fédérale allemande.


dimanche 11 juin 2017

Richard de Coudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe



Le comte et haut-initié Richard Coudenhove-Kalergi (1894-1972) est pratiquement un inconnu du grand public.
Pourtant, son influence sur la construction européenne est immense et la vision qui était la sienne est en train de prendre forme sous nos yeux.
C'est par exemple, et entre autres, lui qui avait suggéré d'adopter l'Ode à la Joie de Beethoven en tant qu'hymne européen, c'est aussi le fondateur de la Paneurope, l'inspirateur du Conseil de l'Europe, ou encore le premier lauréat du Prix Charlemagne.
Son ouvrage Praktischer Idealismus (Idéalisme Pratique en français), paru en 1925 décrit ce que sera le futur de l'Europe.




Pour Coudenhove-Kalergi, l'homme du futur sera un métis et la "noblesse" sera en grande partie constituée de Juifs :


L’humain du lointain futur sera un métis. Les races et les castes
d’aujourd’hui seront victimes du dépassement toujours plus grand de
l’espace, du temps et des préjugés. La race du futur, négroïdo-eurasienne,
d’apparence semblable à celle de l’Égypte ancienne, remplacera la
multiplicité des peuples par une multiplicité des personnalités. 

Les émissaires principaux de la noblesse cérébrale : du capitalisme, du

journalisme, de la littérature, qu’elle soit corrompue ou intègre, sont des
Juifs. La supériorité de leur esprit les prédestine à devenir l’un des
éléments les plus importants de la noblesse du futur

De toutes ces persécutions est ainsi finalement sortie une petite

communauté, forgée par un martyr pour une idée héroïquement supporté,
et purifiée de tous ses éléments faibles en volonté et pauvres en esprit. Au
lieu d’anéantir le judaïsme [Judentum : judéité], l’Europe, contre sa volonté,
l’a ennobli à travers ce processus de sélection artificielle, et l’a élevé au rang
de futur leader de la nation. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que ce
peuple, réchappé du ghetto-cachot, se soit développé en une noblesse
d’esprit européenne. Une providence pleine de bonté a donc, au moment
où la noblesse féodale déclinait, offert à l’Europe à travers l’émancipation
des Juifs, les grâces d’une nouvelle race de noblesse d’esprit
Jean-Luc Mélenchon  suit à la lettre les volontés de Coudenhove-Kalergi.

Le comte est aussi un fervent adepte de l'eugénisme :
Seule sera libre l’alliance des hommes les plus nobles avec les femmes les plus nobles, et inversement — les personnes de valeur moindre devront se satisfaire de
personnes de valeur moindre. Ainsi, le mode d’existence érotique des
personnes de valeur moindre et médiocres sera l’amour libre, celle des
élus : le mariage libre. La nouvelle noblesse de reproduction [Zuchtadel :
noblesse disciplinée, noblesse d’élevage] du futur n’émergera donc pas des
normes artificielles de la culture de castes humaine, mais plutôt des lois
divines de l’eugénisme érotique. 

Il nous donne une parfaite description de l'Union Européenne actuelle :

Dans l’état actuel de l’éthique et de la technique, le maximum de ce
que la politique pourrait atteindre serait la généralisation de la non-liberté,
de la pauvreté et du travail forcé. Elle ne pourrait que rendre ce mal partout
égal [ausgleichen], et non le supprimer [aufheben] ; ne pourrait que faire de
L’Europe une maison de redressement pour forçats égaux en droits —
mais nullement un paradis. 




Sa vision de la condition féminine est très juste.
Mais il aurait également pu ajouter que l'homme vraiment homme est aussi en train de disparaître.
Coudenhove évoquait le métissage des races, il aurait pu étendre sa logique au métissage des sexes...

L’émancipation de la femme [Frau] est aussi un symptôme de la

masculinisation de notre monde : car elle ne mène pas le type humain
féminin vers la puissance — mais plutôt le masculin. Tandis
qu’auparavant la femme féminine [weibliche Frau] prenait part à la
domination du monde via son influence sur l’homme — aujourd’hui les
hommes des deux sexes brandissent le sceptre de la puissance économique et
politique. L’émancipation des femmes signifie le triomphe de la femme
masculine[des Mannweibes] sur la femme [Frau] véritable, féminine ; elle ne
conduit pas à la victoire — mais à l’abolition du féminin [Weibes]. La Dame
[Dame] est déjà éteinte : la femme [Frau] doit la rejoindre. — À travers
l’émancipation, le sexe féminin qui jusque-là avait été partiellement
épargné, est mobilisé et enrôlé dans l’armée du travail.



Triomphe de la femme masculine ou de l'homme féminin ?

Et le but final, l'homme-Dieu, le "Maître de la Terre" (on songe ici au roman de Robert Benson qui décrivait l'Antéchrist en ces termes) :

Le plus haut, l’ultime idéal du romantisme du futur européen
est : non pas l’abandon de — mais le retour à la nature sur un plan plus
élevé. La culture, l’éthique et la technique sont au service de cet idéal.
Après des centaines de milliers d’années de guerre, l’humain doit à
nouveau faire la paix avec la nature et retourner dans son royaume ; mais
non en tant que sa créature — plutôt en tant que son maître. En effet,
l’humain est sur le point de renverser la constitution de sa planète : hier
elle était anarchique, demain elle devra devenir monarchique. Une créature,
parmi des milliards, est en train de s’emparer de la couronne de la création :
l’humain libre et épanoui, en tant que maître royal de la Terre. 


Pour se procurer la traduction complète en français de Praktischer Idealismus, c'est ici.


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