Lorsque Pierre Hillard parle du mondialisme, on s’assoie, on écoute et on prend des notes.
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mercredi 14 mars 2018
samedi 3 février 2018
Vladimir Poutine l'alchimiste : et la Russie continue de propager ses erreurs...
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| Couverture du magazine Bezbojnik de 1929 publié par la Ligue des militants athées. |
Le communisme, cette doctrine "intrinsèquement perverse" pour reprendre les termes employés par le Pape Pie XI dans son encyclique Divini Redemptoris du 19 mars 1937 serait donc, selon le président russe Vladimir Poutine, tout à fait comparable avec le christianisme.
Si le messianisme communiste plonge bien ses racines dans une certaine tradition "spirituelle" c'est plutôt du côté talmudo-kabbaliste-messianiste et antichrétien qu'il est préférable de regarder.
Cela, Poutine le sait, mais il préfère continuer son "grand oeuvre" digne des plus fameux alchimistes.
Mélanger le vrai et le faux, des concepts n'ayant rien en commun, la thèse et l'antithèse, pour au final aboutir lui aussi, à quelque chose de fondamentalement pervers.
Un nationalisme fondu dans le mondialisme (cf son "discours de Valdaï" d'octobre 2014), une URSS et une Sainte-Russie ne faisant plus qu'un, un monde chrétien orthodoxe et des Juifs loubavitchs loués alternativement, selon les nécessités du moment...
Dans le même ordre d'idée, que dirait-on d'un homme politique français (un quoi ???) qui tout en se réclamant de l'Ancien Régime et de la France catholique tresserait des louanges aux "droits de l'homme" et à la République issue de la Révolution antichrétienne de 1789 ?
Vladimir Poutine fait en fin de compte la promotion du métissage des concepts, et en les mélangeant tous, il les annihile.
Ce qu'il en résulte ? Un chaos idéologique, propre à favoriser les avancées d'une petite minorité qui sait, elle, où elle va et ce qu'elle veut.
Il est bien triste de voir ce pervertisseur d'idées qu'est Poutine entraîner dans son sillage un nombre conséquent de zélateurs, trop sensibles à l'image d"opposant au système" véhiculée dans les médias occidentaux par le président russe.
Sont toujours face à face, la Tradition et la Révolution, (cette dernière dissimulée avec Poutine sous un masque de fausse tradition, tel un Joseph Ratzinger/Benoît XVI dans le domaine religieux).
Pour vous convaincre de la profonde stupidité des propos tenus par Poutine, relisez donc les Evangiles et le Manifeste du Parti Communiste.
Et comparez.
***
Lors de la diffusion de l'extrait d'un documentaire à la télévision, Vladimir Poutine a livré sa vision du communisme : une idéologie proche du christianisme, selon lui. Il a notamment rapproché le mausolée de Lénine du culte des saints orthodoxes.
Lors d'une interview accordée pour le documentaire Valaam, dont un extrait a été diffusé sur la chaîne Russia 1, le président russe Vladimir Poutine a rapproché le communisme du christianisme et a comparé le traitement réservé au mausolée de Lénine à la vénération des reliques chrétiennes.
«Ce que je vais vous dire va peut-être déplaire à certains, mais c'est ainsi que je vois les choses. Premièrement, la foi nous a toujours accompagnés, nous renforçant à chaque épreuve, notre peuple a traversé des époques difficiles», a-t-il commencé.
Vladimir Poutine a ensuite analysé : «Au cours des années de l'athéisme militant, les prêtres ont été éradiqués, les églises détruites, mais au même moment, une nouvelle religion était créée. L'idéologie communiste est très similaire au christianisme. A vrai dire : liberté, égalité, fraternité, justice... Tout était déjà dans les saintes Ecritures. Quant à la doxa de l'architecte du communisme ? C'est de la sublimation, c'est tout simplement extrait de la Bible, rien de nouveau n'a été inventé.»
L'article complet : https://francais.rt.com/international/47304-ideologie-communiste-est-tres-similaire-christianisme-pour-vladimir-poutine
lundi 3 juillet 2017
Vladimir Poutine, la Russie, l'Ukraine et les rivalités internes au monde juif
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| Vladimir Poutine et le rabbin loubavitch Berel Lazar. |
Le document suivant enfonce le clou à propos de cette question, enfin, le dernier article "Les Juifs de Russie et d'Ukraine sont en guerre" éclaire sous un angle différent le conflit russo-ukrainien...
*Pierre de Villemarest (1922-2008) était un ancien membre des services de contre-espionnage français.
Le SVR n'a plus besoin de Vladimir Jirinovsky pour espionner les communautés juives, comme il le fit durant l'ère Andropov. Poutine, depuis, quand il dirigeait l'appareil des services secrets de la Russie, puis quand il est devenu Président de la Fédération russe, a résolu le problème. Et cela grâce à un rival, Berel Lazar.
Berel Lazar s'opposait en 1996 à Vladimir Gouzinsky, alors créateur du Congrès des juifs de Russie. Gouzinsky, propriétaire à l'époque d'une grande partie des médias du pays, jouissait en outre d'excellentes relations dans la diaspora juive des États-Unis et de Grande-Bretagne.
Pendant la présidence de Boris Eltsine, il a lutté pour s'imposer sur une communauté d'alors près d'un million de juifs russes. Il se heurtait à un noyau puissant de cadres du FSB (le KGB de l'intérieur) et aux indicateurs placés dans ce milieu par le député " libéral " Jirinovsky, nom du second mari de sa mère, mais en réalité fils de son premier époux, Volf Isakovitch Edelstein.
A l'âge adulte, Edelstein abandonna ce patronyme pour prendre celui de Jirinovsky, et devint un agent d'Anatoli Lioukanov, alors second de Gorbatchev à la direction des Organes administratifs, camouflage au Secrétariat du parti de la section qui coiffait les services de sécurité de l'URSS.
Le 2 avril 1994, Edelstein-Jirinovski présidait le Congrès de son parti, c'est-à-dire de 334 délégués représentant 120.000 adhérents, dits libéraux-démocrates. Il avait à ses côtés le général du KGB Alexandre Sterligov, représentant en URSS de l'éditeur britannique et agent soviétique Robert Maxwell. Étaient également présents : Abdel Ghani Ghafour, délégué personnel de Saddam Hussein ; Gerhard Frey, président en Allemagne de l'Union Populaire ; la soeur orthodoxe Monarkhina Angelina, sorte d'ayatollah en jupon, déléguée par la Serbe Mariana Milosevic, épouse du chef des Serbes nationaux-soviétiques ... et Bruno Gollnisch, vice-président du Front national, pourtant informé, comme Le Pen, du rôle d'agent double de Jirinovski.
Ce dimanche 3 avril 1994, il était question de créer une Union des Peuples Slaves, projet retourné presque tout de suite dans les limbes. Mais Jirinovski n'en demeurait pas moins l'agent de pénétration du KGB dans le milieu juif.
La Lettre du Centre européen d'information le précisait dès 1994, et publiait en 1996 sa biographie détaillée, précisant qu'il avait pris le nom de Jirinovski afin de pouvoir s'inscrire en 1964 au Département de l'Institut des Langues orientales de Moscou. Cinq années plus tard, il commençait sa carrière d'agent double dans les aciéries turques d'Iskanderun, mais il fut assez vite démasqué par le contre-espionnage turc. Rentré en URSS, il devint un indicateur des services de sécurité contre ses coreligionnaires, en participant, entres autres activités, à la création de l'organisation " Shalom " qui réunissait des juifs antisionistes.
Aux élections présidentielles de 1991, son Parti libéral démocrate obtint 7,83% des voix. Il arrivait troisième sur la liste des prétendants, devancé par Boris Eltsine et Nikolaï Ryjkov, alors Premier ministre. Il poursuivit alors ses missions pour les " services ", notamment auprès de Saddam Hussein, et sera l'hôte aux États-Unis des plus hautes sommités du CFR en novembre 1994 à San Francisco, New York et Washington.
La promotion du rabbin Berel Lazar
A cette époque, l'attention de Vladimir Poutine fut attirée par la secte des Loubavitchs, laquelle végétait en Russie depuis 1990 autour d'un étrange jeune rabbin: Berel Lazar, né à Milan, et qui avait suivi aux États-Unis les séminaires réservés aux futurs rabbins. Lazar avait séjourné en 1990 en Russie muni d'un visa valable un an, mais finalement il avait choisi de s'y ancrer. Il s'entoura de 150 fidèles fort actifs, et se heurta à Vladimir Gouzinsky, dont les publications et la radio se montraient fort critiques à l'égard de Poutine.
Lazar prit à partir de là de l'importance, à la fois en Russie et sur le plan international, avec son organisation : la Fédération des Organisations juives de Russie dans laquelle le secondait un juif d'Ouzbékistan, Lev Leviev, spécialisé dans le commerce des diamants. En 2000, nous avions noté un geste étrange de Poutine qui avait ouvert les portes et les salles du Kremlin à la fête annuelle des Loubavitchs. Cela ne s'était jamais vu, ni du temps des tsars, ni sous Staline, ni encore moins du temps de Khrouchtchev ou de Brejnev.
Cette réception correspondit à l'arrestation de Gouzinsky. Il sera relâché par le KGB au bout de quatre jours, à condition de s'exiler, et de renoncer à ses journaux et à sa radio. En revanche, dès le mois de juillet 2000, Poutine invitait Berel Lazar à assister, accompagné d'autres potentats, à son discours à la Nation. Le successeur de Gouzinsky au Congrès des Juifs de Russie n'a pas été convié.
En septembre suivant, selon nos sources à Moscou, Poutine accorda dix millions de dollars de subventions à la Fédération animée par Lazar, sous prétexte d'aider à la création d'un centre de formation loubavitch. Ce geste amorça les dons de plusieurs richissimes juifs, dont celui du plus fortuné des oligarques : Roman Abramovitch. En mai 2007, ce dernier est devenu le roi mondial du vanadium, un minerai hautement stratégique, puisque utilisé dans les systèmes radars et autres technologies. Abramovitch, qui vit à Londres dix mois sur douze, finance à bout de bras le budget de la ville d'Omsk, en Sibérie. C'est un fidèle de Vladimir Poutine, de même que l'oligarque George Rohr, un des plus importants investisseurs en Russie, qui s'active depuis sa résidence américaine.
La revanche juive de l'espionnage russe
Ici l'observateur doit s'interroger. La Fédération présidée par Berel Lazar compte à ce jour 4.000 prosélytes, dont 150 seulement animent le secteur russe, mais 3.850 sont répartis dans 73 communautés d'autant de pays étrangers. Un vrai succès en moins de dix ans de l'activisme loubavitch, dont les missionnaires s'appellent eux-mêmes des " chabadniks ", terme formé des initiales de l'acronyme des mots hébreux : " Sagesse, savoir et compétence ".
Poutine ne cache pas ses relations personnelles avec Berel Lazar. En septembre 2005, il s'est laissé photographier lui serrant la main, lors d'un congrès annuel des Loubavitchs. Une sorte d'adoubement pour ce fils d'émigrés juifs de Milan, dont Guy Chazan, correspondant en URSS du " Wall Street Journal ", assure qu'il a douze enfants. Mais cette réussite ne s'assortit-elle pas de services rendus en échange par les recrues du SVR et du GRU dans le milieu loubavitch, implanté, répétons-le, dans soixante-treize pays ?
De tous temps, les services russes ont préconisé la supériorité de l'espionnage " humain " sur l'espionnage par des moyens technologiques, souvent privilégiés par la CIA ou d'autres services secrets. Importance donc, pour eux, de l'emploi, sinon d'espions proprement dits, du moins d'agents d'influence dans les milieux politiques, commerciaux et religieux. C'est un aspect à ne pas négliger, en observant les communautés implantées dans nos pays et en particulier en France. Les Européens, inconditionnels de Vladimir Poutine, devraient réfléchir lorsqu'ils se félicitent que leur " héros " ait su écarter des allées du pouvoir les oligarques d'origine juive. Or, sept sur dix sont issus de cette communauté.
Pierre de Villemarest
Autre article concernant les liens entre Poutine et le monde juif :
La Jewish Connection De Vladimir Poutine Et Pourquoi Ça Pourrait Être Bien Pour Israël…
Dans la longue histoire des Juifs de Russie, le gouvernement a rarement été un allié, et a souvent, au contraire, été source de persécution. L’actuel président Vladimir Poutine, cependant, est une formidable exception. Depuis qu’il est au pouvoir, les Juifs jouent un rôle important dans son histoire personnelle et dans son cercle intime. Cet élément personnel pourrait devenir important, voire décisif, dans la façon dont le conflit mondial se déroule.
Lors de l’Assemblée internationale des représentants Chabad en 2007, le grand rabbin de Russie, Berel Lazar, souvent désigné comme « le Rabbi de Poutine », a raconté une histoire remarquable à propos du dirigeant russe… Une histoire racontée par Poutine lui-même.
« Quand il était jeune enfant, il a grandi dans une famille très pauvre. Ses parents étaient toujours au travail et ses voisins étaient des juifs hassidim. Et a chaque fois que Vladimir était seul à la maison, les voisins l’invitaient à la maison. Et ils s’en occupaient comme si c’était leur propre enfant, pas comme si c’était celui des voisins, et pas non plus comme s’il était non juif. »
« Trente ans plus tard, en raison de la gratitude qu’il éprouvait pour cette famille, et pour le respect qu’il éprouvait pour le peuple juif dans son ensemble, il a accordé une autorisation officielle aux juifs de sa ville, Leningrad, d’ouvrir la première école juive de la région. »
La famille dans l’histoire de Lazar était celle d’Anatoly Rakhlin, l’entraîneur de lutte du lycée de Poutine ; un homme qu’il considérait comme une figure paternelle et aux funérailles duquel il a pleuré. Poutine a même largement parlé de cette famille dans son autobiographie:
« (Ils étaient) des juifs pratiquants qui ne travaillent pas le samedi. Les hommes étudiaient la Bible et le Talmud toute la journée. Un jour, j’ai demandé ce qu’ils marmonnaient et ils ont alors pris le temps de m’expliquer ce que c’était. Immédiatement, je me suis senti intéressé par cela. »
Mais les liens de Poutine avec le judaïsme ne sont pas limités à ses souvenirs d’enfance. En 2005, lorsque Poutine a effectué une visite officielle en Israël, il a rendu visite à son professeur de lycée, Mina Yuditskaya Berliner, qui vivait à Tel-Aviv. Plus tard, apprenant qu’elle vivait dans un tout petit appartement insalubre, Poutine ira jusqu’à lui acheter un appartement en plein coeur de Tel-Aviv.
En fait, Poutine s’est lui-même entouré de Juifs comme Moshe Kantor, Lev Leviev, Roman Abramovich et Victor Vekselberg. Ils sont tous des amis proches et confidents du président russe, et ils sont tous très ouvertement juifs.
Et lors de Rosh Hashana de cette année, Poutine a même envoyé cette lettre de vœux au Grand Rabbin de Russie:
« Pendant des siècles, les valeurs juives ont inspirées de nobles idéaux. Ces valeurs ont rendues meilleures les relations entre les différents peuples, ce sont des valeurs de charité, d’éducation et de bien public. »
Puis il a continué en promettant de s’opposer farouchement à toute manifestation d’antisémitisme et de xénophobie.
Reste à savoir si Poutine sera demain au côté de l’Etat juif quand les plus fortes violences de la 3ème guerre mondiale auront été déclenchées…
Enfin, des précisions fondamentales concernant le conflit qui oppose l'Ukraine à la Russie :
Les juifs de Russie et d’Ukraine sont en guerre
Les dirigeants juifs russes déclarent qu’un antisémitisme virulent menace les juifs ukrainiens. Cette affirmation est fermement rejetée de l’autre côté de la frontière
Le conflit entre la Russie et l’Ukraine a monté les dirigeants juifs de deux pays les uns contre les autres en déclenchant des échanges discordants entre des rabbins éminents de chaque côté de la frontière.
La discorde a commencé à couver depuis le début des manifestations de novembre en Ukraine, mais elle est apparue au grand public ce mois-ci après que la Russie ait déployé ses forces armées en Crimée en réponse à ce que le président Vladimir Poutine a qualifié d’un « déchaînement » de groupes antisémites et nationalistes.
L’affirmation de Poutine a déclenché des réactions de colère de la part des dirigeants de la communauté juive d’Ukraine dont beaucoup d’entre eux ont déclaré qu’il s’agissait d’une fausse justification pour des actions russes agressives qui étaient plus dangereuses pour les juifs que n’importe quel nationalisme ukrainien.
Lundi, Berel Lazar, l’un des rabbins en chef de Russie, a riposté en encourageant les juifs ukrainiens à garder le silence sur des questions de géopolitique et en renouvelant ses préoccupations au sujet de l’antisémitisme dans le gouvernement d’après la révolution. Il a ensuite suggéré que les juifs ukrainiens étaient trop effrayés pour pouvoir exprimer ces préoccupations.
« La communauté juive ne devrait pas envoyer des messages au président Barack Obama à propos de sa politique ni au président Poutine ou à tout autre dirigeant. Je ne crois pas que cela soit la bonne méthode, a déclaré Lazar à JTA.
La révolution en Ukraine, un pays marqué par les souvenirs amers de la domination soviétique et comptant de nombreux russophones dans sa population, a éclaté en automne dernier après que le président Victor Yanoukovitch ait refusé de signer un accord de partenariat avec l’Union Européenne.
Svodoba, un parti ukrainien ultranationaliste que les dirigeants de la communauté juive ukrainienne considèrent comme antisémitique et dangereux, a joué un rôle de premier ordre dans le soulèvement qui a conduit à la destitution de Yanoukovitch du mois dernier.
Le gouvernement intérimaire d’Ukraine a un vice-Premier ministre juif, Volodymyr Groysman, mais aussi trois ministres du mouvement SvobodaParmi les agitations de la révolution, plusieurs attaques antisémites ont eu lieu, y compris l’agression au couteau d’un juif religieux de Kiev, plusieurs passages à tabac de juifs dans les rues, une tentative d’incendie à une synagogue, et, dans une autre synagogue, des graffitis de croix gammées et de menaces, « Mort aux juifs ».
Au cours d’une conférence le 4 mars à Moscou, Poutine a expliqué que « la plus grande préoccupation » de la Russie concernait le « déchaînement de forces réactionnaires, nationalistes et antisémites qui avait lieu dans certaines régions d’Ukraine » en prévenant que la Russie ferait d’autres incursions si des minorités étaient en danger.
En réponse, Joseph Zissels, président de l’Association des communautés et des organisations juives d’Ukraine (Vaad), et 20 autres dirigeants de la communauté juive ukrainienne ont envoyé au président Poutine une lettre ouverte dans laquelle ils contestaient l’existence des niveaux anormalement élevés d’antisémitisme en Ukraine après la révolution et accusaient la Russie de menacer la sécurité des Ukrainiens.
« Votre politique visant à inciter au séparatisme et la forte pression que vous exercez sur l’Ukraine nous menace avec tout le peuple ukrainien », pouvait-on lire dans la lettre.
Mercredi, Vaad a publié la lettre telle une publicité prenant la place d’une page entière dans le New York Times et plusieurs autres journaux.
Pour Lazar, un important rabbin du mouvement Chabad, qui s’est adressé à JTA, cette semaine à l’occasion de la conférence bisannuelle du Centre rabbinique européen à Budapest, la lettre du Vaad constitue un exemple de l’implication de dirigeants juifs dans des sujets qui ne concernent pas directement la communauté juive.
C’était une version plus tranchée encore des précédents appels pour un silence des juifs sur la crise ukrainienne, y compris une déclaration datée du 17 mars signée conjointment par Lazar et 47 autres rabbins russes et ukrainiens dont une bonne partie était affiliée au mouvement Chabad.
« Les dirigeants religieux et communautaires devraient se tenir en dehors de la sphère politique, soulignait la lettre. N’oubliez pas : toute parole irréfléchie peut entraîner de graves conséquences pour de nombreuses personnes. »
« Pourtant, plusieurs dirigeants juifs ukrainiens ont déclaré que Poutine, en utilisant la question de l’antisémitisme pour justifier ses actions, ne leur a pas laissé d’autre choix que de s’exprimer. »
« Nous ne sommes pas responsables de l’implication des juifs dans le débat pour en faire un problème juif, a expliqué Jacob Dov Bleich, un des rabbins dirigeants de l’Ukraine. Poutine nous a impliqué par son intrumentalisation cynique de l’antisémitisme comme une justification de ses actions. »
Meilakh Sheykhet, le directeur ukrainien pour l’Unions américaine des conseils pour les juifs dans l’ancienne Union soviétique a déclaré à JTA, que » les principes juifs de justice et de vérité [imposaient aux juifs] ukrainiens de combattre les mensonges, les falsifications, la propagande extrémiste pro-russe orchestrée par Poutine.
Si les juifs ukrainiens n’avaient rien dit, explique Sheykhet, cela aurait donné l’impression d’un soutien à Poutine, et les juifs auraient été perçus comme la cinquième colonne en Ukraine. »
Le gouvernement intérimaire d’Ukraine a un vice-Premier ministre juif, Volodymyr Groysman, mais aussi trois ministres du mouvement Svoboda.
L’année dernière, au cours d’un entretien, l’un d’entre eux, Andriy Mokhnyk, le ministre de l’Environnement, a accusé les juifs de détruire l’indépendance ukrainienne.
Mokhnyk a également soutenu l’insistance des membres de son parti d’employer le mot ‘jid’ pour désigner dans la langue ukrainienne courante les juifs, malgré les protestations des dirigeants de la communauté juive ukrainienne qui rappellent que le mot est péjoratif.
« Ce parti, Svoboda, participe au gouvernement, a déclaré Lazar. Vous avez donc des ministres ouvertement antisémites qui sont présents dans ce gouvernement d’intérim. C’est préoccupant. »
Viatcheslav Likhachev, porte-parole du Vaad et chercheur de l’organisation sur l’antisémitisme, a déclaré que les ultranationalistes n’ont que très peu de pouvoir sur le gouvernement d’intérim. La révolution, a-t-il ajouté, n’a pas conduit à une augmentation massive des attaques antisémites.
Likhachev a également suggéré, à l’instar d’autres dirigeants juifs en Ukraine, que certaines des attaques ont pu être des provocations organisées par les pro-russes. Lazar a balayé d’un revers de main cette suggestion.
« Personne n’est sûr de rien, confie Lazar. Néanmoins, au cours des 15 dernières années, je n’ai rien vu de tel en Russie. Malheureusement en Ukraine, et tout spécialement dans certaines régions d’Ukraine, il existe un antisémitisme historique. »
Lazar est considéré comme étant un proche de Poutine, il avait guidé le président russe lors d’une visite du mur des Lamentations en 2012 et avait participé à des réceptions au Kremlin, y compris l’événement du 18 mars au cours duquel le processus officiel d’annexion de la Crimée avait commencé.
Plusieurs dirigeants de la communauté juive ukrainienne avaient rejetté la déclaration de Lazar comme émanant directement d’un porte-parole du Kremlin.
« Lorsque qu’il s’exprime, Lazar le fait comme quelqu’un occupant une position officielle, celle d’un dirigeant religieux dans la Russie contemporaine. En tant que tel, il lui est impossible, ou pour quiconque dans sa position, de formuler des points de vues qui ne suivent la ligne et la propagande officielle du Kremlin, déclare Likhachev. »
Le rabbin Shmuel Kamenetsky, l’une des figures de proue du propre mouvement Chabad de Lazar, a refusé de signer la lettre du 17 mars. Il a indiqué que la différence entre les dirigeants russes et ukrainiens doit quelque chose aux objectifs divergents des communautés juives respectives de ces pays.
« Le rabbin Lazar s’occupe très bien des juifs russes, explique Kamenestky. Ses déclarations correspondent à leurs objectifs. Ses liens très étroits avec le gouvernement sont très bénéfiques pour le judaïsme russe et pour les juifs vivant dans des régions éloignées qui, grâce à ces liens, sont protégés. »
Les juifs ukrainiens, souligne Kamenetsky, « veulent quelque chose d’autre. Nous voulons une Ukraine libre, unie et européenne. »
Boruch Gorin, un porte-parole de Lazar, a déclaré que la participation de Lazar à l’événement du 18 mars était simplement protocolaire et que cela n’impliquait pas que le rabbin ait une position sur les relations entre la Russie et l’Ukraine.
lundi 5 juin 2017
Poutine et l'Ordre International
Vladimir Poutine a toujours cherché à intégrer la Russie dans l'Ordre Mondial.
Bien loin d'être un opposant radical au système globalisé, il rêve d'en faire partie et de placer Moscou sur l'échiquier planétaire à un rang plus en phase avec la puissance russe retrouvée, aux antipodes des quelques miettes que les Etats-Unis voulaient bien accorder à une ex-URSS affaiblie par des décennies de communisme.
L'enjeu majeur pour Poutine est désormais de réussir à insérer plus profondément la Russie dans l'économie mondiale ainsi que dans l'ordre international.
Il est piquant de voir surgir aujourd'hui l'information selon laquelle Poutine souhaitait intégrer l'Alliance Atlantique et en avait fait part à Bill Clinton, alors président des Etats-Unis.
Alors que le célèbre réalisateur américain Oliver Stone s’apprête à sortir un documentaire tiré d'une longue interview exclusive avec Vladimir Poutine, il a rendu public un détail pour le moins inattendu dans le cadre de la promotion de son film : le président russe a proposé à Bill Clinton que son pays entre dans l'OTAN.
On peut imaginer qu'un jour les Etats-Unis seront prêts à accepter la présence russe au sein de l'OTAN, mais il faudra au préalable que la Russie renonce à toute ambition internationale (entre autres à sa présence à Tartous en Syrie ainsi qu'à accepter de voir l'Ukraine s'éloigner de sa sphère d'influence) et, de manière globale, se soumette au leadership de l'Oncle Sam.
A moins que ce ne soit la Russie ou la Chine qui réussissent le tour de force d'imposer leur loi.
En matière de relations internationales, la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Sur le même sujet :
La guerre des mondialismes
dimanche 28 mai 2017
La guerre des mondialismes
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| Macron et sa poignée de main à Trump, le "buzz" du moment... |
Derrière l'emballement médiatique pour un épisode très anecdotique se cache un aspect que les journalistes de tous poils n'aborderont jamais.
Avec ce serrage de pinces très appuyé, Emmanuel Macron serait devenu un homme politique d'envergure internationale, incarnant la "virilité" de la diplomatie de l'Union Européenne et des forces de "progrès" contre l'abomination nationaliste et obscurantiste représentée par Donald Trump.
La machine médiatique ne recule décidément devant rien et surtout pas devant le grotesque ou l'absurde.
Le président français, explique "qu'il ne fera pas de petites concessions même symboliques", mais de quelle bataille s'agit-il ?
Biberonné et choyé par la couveuse French American Foundation (comme son prédécesseur François Hollande), adoubé par le Bilderberg, nous savons très bien quelle sorte de combat sera mené par Emmanuel Macron : une volonté d'une plus forte intégration européenne et un rapprochement avec l'Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), là où Trump semble privilégier une vue plus américano-centrée.
Tout cela est révélateur des différents courants à l'oeuvre au sein du mondialisme.
De la même façon qu'il n'y a pas une pensée unique chez les membres d'un même parti politique (ou d'une même famille), le projet globalisant connaît aussi des rivalités internes.
| La carte du monde selon 1984 de George Orwell. |
La vision mondialiste à la sauce anglo-américaine qui fait un retour en force avec Trump (en plus du Brexit de l'année passée) et qui se rapprocherait assez de la vision d'un Poutine, en ce sens que le président américain, comme le président russe sont encore animés par la volonté d'avancer leurs pions respectifs avant l'édification et la finalisation de la Tour de Babel là où les dirigeants européens (français en tête) sont prêts à tous les reniements pour parvenir au plus vite à un Etat Mondial.
Un exemple ? Les faux opposants à l'UE qui ne sont pas contre l'idéologie mondialiste, bien au contraire.
Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce représentent une opposition factice au système qu'ils sont censés combattre.
En aucun cas ils ne défendent les nations et les particularités espagnoles ou grecques, ils ont simplement une vision qui se rapproche de celle des alter-mondialistes.
La vision alter-mondialiste (défendue par les nostalgiques du communisme, -NPA, LO ou Mélenchon en France- les écologistes et globalement par les perdants de la mondialisation) se veut plus "juste" que la vision mondialiste dominante à l'heure actuelle.
Pourtant, la finalité reste la même : libéralisme sociétal, destruction des identités, métissage généralisé, suppression des frontières et des nations, tout le programme appliqué par l'Union Européenne.
UE de laquelle Podemos ou Syriza ne souhaitent surtout pas sortir bien évidemment.
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| Tsipras, Mélenchon et Iglesias, l'opposition contrôlée partisane d'un "autre" mondialisme. |
Pour revenir à Poutine et à Trump, leur objectif n'est pas de détruire l'édifice babélien en construction, mais de faire en sorte que les forces qui les soutiennent tous les deux parviennent à rogner encore plus les parts de leurs partenaires/adversaires.
Les tenants de l'Union Européenne savent que la mise en place de l'Etat Mondial rêvé nécessite les efforts constants de chacun pour détruire toute espèce d'ambition nationale.
Macron, en ambassadeur du mondialisme global se pose donc en opposant à Trump sur le terrain de la voie à suivre pour parvenir à un même objectif.
Si le président américain ne souhaite plus voir les USA s'engager dans les partenariats transatlantique ou transpacifique, ce n'est pas en raison de son opposition à ces projets en tant que tels mais plutôt car il estime (lui et ses conseillers surtout, j'insiste sur ce point) que Barack Obama et son équipe ont
mal défendu les positions américaines et qu'il existe la potentialité d'avancer les pions états-uniens beaucoup plus loin sur l'échiquier mondial.
Non pas dans le but de s'opposer au projet globaliste mais dans celui de donner à celui-ci une couleur qui serait plus au goût de l'Oncle Sam.
Les moyens diffèrent mais la fin reste la même.
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| Le partenariat transatlantique est pour l'heure mis de côté, temporairement ? |
Les relations tendues qui semblent désormais exister entre l'UE et les USA sont de la même nature que celles qu'entretenaient Barack Obama (partisan, comme Angela Merkel ou Emmanuel Macron de l'Union transatlantique afin de parvenir le plus tôt possible à l'Etat Mondial) avec un Vladimir Poutine qui -à la manière de Trump avec les USA- veut tenter de donner à l'ours russe une portion d'influence et de puissance qui soit plus en rapport avec les ambitions et le potentiel de la Russie.
La conclusion étant que le mondialisme n'est pas un bloc monolithique, il y a plusieurs tendances, plusieurs voies qui peuvent aboutir à des affrontements souvent larvés, parfois violents (derniers exemples en date, la Syrie et l'Ukraine).
Mais que l'on ne se méprenne pas, toutes ces forces, malgré leur apparente hétérogénéité, débouchent sur le même projet babélien de dictature globale.
lundi 15 mai 2017
Le Grand Israël, une espérance messianiste
En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram, et dit :
"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate."
Génèse 15:18-21
Dans l'article consacré à Zbigniew Brzezinski, j'évoquais le rôle tenu par les néoconservateurs dans la vie politique américaine (pour plus de précisions, voir notamment l'ouvrage des deux universitaires américains, Mearsheimer et Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine).
Néoconservateurs qui à travers la politique menée par Washington tentent d'avancer leurs pions en faveur des intérêts de l'état d'Israël.
Jared Kushner, juif orthodoxe, est l'un d'eux et le principal conseiller de Donald Trump (en plus d'être son gendre).
Petite anecdote, notons que Kushner a acquis en 2006 le 666 Fith Avenue à New York pour 2 milliards de dollars, ce qui en fait le bâtiment le plus cher de l'histoire des Etats-Unis...
Mais revenons au projet du Grand Israël.
Trump, comme Poutine, a été appelé à reconstruire le Temple de Jérusalem par le rabbin Hillel Weiss en novembre dernier.
L'article complet et traduit en français depuis "Breaking Israël News" sur le site pleinfeux.org.
La reconstruction du troisième temple, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le projet d'un Grand Israël sont des perspectives étroitement liées.
Pour bien comprendre le projet de constitution d'un super état israélien et ce que cela implique sur le plan géopolitique pour les voisins de Tel Aviv, il faut lire le texte -publié en 1982- de Oded Yinon (fonctionnaire au ministère des affaires étrangères israélien) intitulé "Zionist plan for the Middle East", traduit et diffusé à l'origine par Israël Shahak.
Ce passage est fondamental :
"La dissolution de la Syrie puis de l'Irak en zones ethniquement ou religieusement uniques, comme au Liban, voilà le premier objectif d'Israël sur le front Est à long terme ; tandis que la dissolution du pouvoir militaire de ces Etats est l'objectif immédiat, dans la première étape. (...) L'Irak riche en pétrole d'une part et pays déchiré par des conflits internes d'autre part est assuré de se trouver dans notre viseur. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. L'Irak est plus résistant que la Syrie. Pour l'instant c'est le pouvoir irakien qui constitue la plus grosse menace pour Israël."
Le texte de Yinon prend tout son sens quand on constate ce que l'Irak a subi depuis 1982 :
- Guerre contre l'Iran entre 1980 et 1988.
- Opération "Tempête du Désert" en 1991.
- Embargo terriblement meurtrier pendant 10 ans.
- Intervention américaine en 2003 pour liquider Saddam et pousser le pays dans un chaos qui persiste et a permis à Daech de s'y implanter.
Résultat, l'Irak est aujourd'hui en voie de parcellisation, comme le souhaitait Yinon : "En Irak, une division en provinces selon des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie à l'époque ottomane est possible. Ainsi trois Etats ou plus existeront autour des trois plus grosses villes : Bassora, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites au sud se sépareront des zones sunnite et kurde du nord."
Yinon mentionne également la nécessité de déstabiliser l'Egypte.
On peut aisément imaginer que le marasme régnant actuellement en Libye (et favorisé par un certain Bernard Henri Lévy) déteindra prochainement sur son voisin oriental.
Concernant la Syrie (que Tsahal ne se prive pas de bombarder à l'occasion), les événements s'y déroulant depuis début 2011 vont également dans la "bonne direction" indiquée par Yinon.
Des voisins affaiblis, divisés voire dévastés, un soutien sans faille de la diaspora néoconservatrice, une influence jamais démentie d'institutions telles que l'AIPAC aux Etats-Unis, le CRIF en France ou encore la proximité du président russe Vladimir Poutine avec le rabbin Berel Lazar, tous ces éléments contribuent à favoriser ce projet dantesque.
Les colons israéliens sont en tout cas persuadés de parvenir bientôt à leurs fins, et peu importe si cela entraîne non seulement le Moyen Orient, mais aussi le reste du monde dans de terribles convulsions.
{Il est possible de se procurer le petit livre "Le Plan Sioniste pour le Moyen-Orient" aux éditions Sigest.}
"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate."
Génèse 15:18-21
| En rouge, les frontières du "Grand Israël" s'étendant du Nil à l'Euphrate conformément au texte biblique. |
Dans l'article consacré à Zbigniew Brzezinski, j'évoquais le rôle tenu par les néoconservateurs dans la vie politique américaine (pour plus de précisions, voir notamment l'ouvrage des deux universitaires américains, Mearsheimer et Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine).
Néoconservateurs qui à travers la politique menée par Washington tentent d'avancer leurs pions en faveur des intérêts de l'état d'Israël.
Jared Kushner, juif orthodoxe, est l'un d'eux et le principal conseiller de Donald Trump (en plus d'être son gendre).
![]() |
| Jared Kushner, l'homme qui murmurait à l'oreille de Donald Trump. |
Petite anecdote, notons que Kushner a acquis en 2006 le 666 Fith Avenue à New York pour 2 milliards de dollars, ce qui en fait le bâtiment le plus cher de l'histoire des Etats-Unis...
Mais revenons au projet du Grand Israël.
Trump, comme Poutine, a été appelé à reconstruire le Temple de Jérusalem par le rabbin Hillel Weiss en novembre dernier.
L'article complet et traduit en français depuis "Breaking Israël News" sur le site pleinfeux.org.
La reconstruction du troisième temple, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le projet d'un Grand Israël sont des perspectives étroitement liées.
![]() |
| Maquette du troisième temple de Jérusalem, dont la construction permettra de "hâter le retour du Messie". |
Pour bien comprendre le projet de constitution d'un super état israélien et ce que cela implique sur le plan géopolitique pour les voisins de Tel Aviv, il faut lire le texte -publié en 1982- de Oded Yinon (fonctionnaire au ministère des affaires étrangères israélien) intitulé "Zionist plan for the Middle East", traduit et diffusé à l'origine par Israël Shahak.
Ce passage est fondamental :
"La dissolution de la Syrie puis de l'Irak en zones ethniquement ou religieusement uniques, comme au Liban, voilà le premier objectif d'Israël sur le front Est à long terme ; tandis que la dissolution du pouvoir militaire de ces Etats est l'objectif immédiat, dans la première étape. (...) L'Irak riche en pétrole d'une part et pays déchiré par des conflits internes d'autre part est assuré de se trouver dans notre viseur. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. L'Irak est plus résistant que la Syrie. Pour l'instant c'est le pouvoir irakien qui constitue la plus grosse menace pour Israël."
Le texte de Yinon prend tout son sens quand on constate ce que l'Irak a subi depuis 1982 :
- Guerre contre l'Iran entre 1980 et 1988.
- Opération "Tempête du Désert" en 1991.
- Embargo terriblement meurtrier pendant 10 ans.
- Intervention américaine en 2003 pour liquider Saddam et pousser le pays dans un chaos qui persiste et a permis à Daech de s'y implanter.
Résultat, l'Irak est aujourd'hui en voie de parcellisation, comme le souhaitait Yinon : "En Irak, une division en provinces selon des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie à l'époque ottomane est possible. Ainsi trois Etats ou plus existeront autour des trois plus grosses villes : Bassora, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites au sud se sépareront des zones sunnite et kurde du nord."
Yinon mentionne également la nécessité de déstabiliser l'Egypte.
On peut aisément imaginer que le marasme régnant actuellement en Libye (et favorisé par un certain Bernard Henri Lévy) déteindra prochainement sur son voisin oriental.
Concernant la Syrie (que Tsahal ne se prive pas de bombarder à l'occasion), les événements s'y déroulant depuis début 2011 vont également dans la "bonne direction" indiquée par Yinon.
Des voisins affaiblis, divisés voire dévastés, un soutien sans faille de la diaspora néoconservatrice, une influence jamais démentie d'institutions telles que l'AIPAC aux Etats-Unis, le CRIF en France ou encore la proximité du président russe Vladimir Poutine avec le rabbin Berel Lazar, tous ces éléments contribuent à favoriser ce projet dantesque.
Les colons israéliens sont en tout cas persuadés de parvenir bientôt à leurs fins, et peu importe si cela entraîne non seulement le Moyen Orient, mais aussi le reste du monde dans de terribles convulsions.
{Il est possible de se procurer le petit livre "Le Plan Sioniste pour le Moyen-Orient" aux éditions Sigest.}
vendredi 28 avril 2017
Mondialisme et sionisme
Dernière conférence de Pierre Hillard à Bar-le-Duc qui s'est tenue le 15 avril 2017 :
Vous pouvez retrouver la présentation de Monsieur Hillard ici .
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