Affichage des articles dont le libellé est élections. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est élections. Afficher tous les articles

samedi 27 mai 2017

L'Ode à la joie, une oeuvre inspirée par la kabbale

Johann Christoph Friedrich Schiller

Le 7 mai dernier, soir de l'élection présidentielle française, le nouvellement élu Emmanuel Macron se présentait devant la pyramide du Louvre sur l'air de l'Ode à la joie.
Cette oeuvre musicale écrite par Ludwig Von Beethoven en 1823 est aussi l'hymne européen depuis 1971 (suite à une proposition de Richard Coudenhove-Kalergi plusieurs années auparavant).
Or, on oublie trop souvent qu'il s'agit à l'origine d'un poème de Schiller écrit en 1785 :


O Joie, belle étincelle divine, 
Fille de l'Elysée,
Nous entrons ivres d'enthousiasme,
Ô Déesse, dans ton sanctuaire.
Tes charmes réunissent 
Ce que la mode sépare ;
Tous les hommes deviennent frères 
Là où tes douces ailes reposent.

Chœur


Soyez unis êtres par million ! 

Qu'un seul baiser enlace l'univers ! 
Frères, au-dessus du pavillon des étoiles 
Doit résider un père bien-aimé !

Que celui qui a l'inestimable bonheur 

D'être l'ami d'un ami, 
Que celui qui a conquis une douce femme 
Unisse sa joie à la nôtre ! 
Et aussi celui qui n'a qu'une âme 
Sur la terre ; 
Et celui qui n'a jamais connu cela s'éloigne 
En pleurant de notre cercle !

Chœur


Que tout ce qui habite le globe 

Rende hommage à la sympathie !
Jusqu'aux étoiles ils aspirent,
Où l'inconnu trône.

Tous les êtres puisent la joie 

Aux seins de la nature ; 
Tous, bons et méchants, 
Suivent ses traces de rose. 
Elle nous donne les baisers 
Et la vigne, l'ami, fidèle jusqu'à la mort ; 
Le vermisseau lui-même connait la volupté 
Et le Chérubin est devant Dieu.

Chœur


Vous vous prosternez, millions d'êtres ?

Monde, pressens-tu ton créateur ?
Cherche-le au-dessus de la voûte des étoiles, 
C'est au-dessus des étoiles qu'il doit habiter.

La joie est le moteur puissant

Dans l'éternelle nature. 
La joie, la joie fait tourner les rouages 
Dans la grande horloge du monde.
Elle fait sortir les fleurs de leurs germes,
Briller le soleil au firmament,
Rouler dans l'espace les sphères 
Que l'astronome ne connaît pas.

Chœur


Joyeux comme le soleil qui vole

A travers les splendides plaines du ciel, 
Courrez, frères, votre carrière,
Heureux comme le héros qui court à la victoire.

Du miroir étincelant de la vérité 

La joie sourit à celui qui la cherche. 
Sur le sentier escarpé de la vertu
Elle soutient les pas du malheureux.
Sur les hauteurs rayonnantes de la foi
On voit flotter sa bannière,
A travers l'ouverture des sépulcres brisés 
Elle se tient dans le chœur des anges.

Chœur


Souffrez avec courage millions d'êtres !

Souffrez pour un monde meilleur ! 
Là haut, au-delà de la voûte étoilée
Un Dieu puissant vous récompensera.

On ne peut récompenser les Dieux,

Il est beau de leur ressembler. 
Que les pauvres et les affligés se mêlent,
Et se réjouissent avec les joyeux.
Que la haine et la colère soient oubliées,
Que notre ennemi mortel soit pardonné,
Que nulle larme ne fatigue ses yeux,
Que nul remords ne le ronge.

Chœur


Anéantissons le souvenir des offenses ! 

Que le monde entier soit réconcilié ! 
Frères, au-dessus du dôme des étoiles, 
Dieu juge comme nous jugeons.

La joie pétille dans les verres,

Dans les flots dorés de la vigne,
Les Cannibales puisent la douceur, 
Le désespoir y puise du courage. 
Frères, levez-vous de vos sièges
Quand le verre rempli circulera,
Laissez l'écume de la boisson enivrante jaillir vers le ciel : 
Offrez ce verre au bon génie.

Chœur


A celui que les astres célèbrent,

A celui que chante l'hymne du Séraphin ! 
Ce verre au bon génie
Au-dessus de la voûte des étoiles !

Courage et fermeté dans les souffrances ! 

Secours à l'innocent qui pleure,
Éternité de serments, 
Vérité envers l'ami et l'ennemi,
Virile fierté devant les trônes des rois,
Frère ce qu'il faut sacrifier nos biens et notre vie, —
Au devoir accompli sa couronne, 
Le malheur au mensonge !

Chœur


Fermez le cercle sacré, 

Jurez par ce vin doré :
Être fidèle à vos serments, 
Jurez-le par le souverain céleste.

Affranchissement des chaînes de la tyrannie, 

Générosité envers le méchant, 
Espoir sur le lit de mort, 
Grâce sur l'échafaud ! 
Que les morts vivent aussi ! 
Buvez, frères, et répétez à la fois
Que tous les péchés soient pardonnés,
Et que l'enfer ne soit plus !

Chœur


Une douce gaieté à la dernière heure !

Un doux sommeil dans le tombeau !
Frère, une sentence de paix
Sur les lèvres de Celui qui juge les morts !


L'arbre de vie de la Kabbale constitué notamment par 10 Séphiroth (sphères).

Tout dans ce poème fleure le mondialisme et son origine profonde, le kabbalisme et par ricochets le panthéisme, la gnose et la pensée maçonnique.
"Les étincelles divines" sont un principe typiquement kabbaliste (lors de la brisure des vases -la chevirat hakelim-, les étincelles divines se sont éparpillées en dehors de ceux-ci).
Même remarque concernant le "Chérubin"et le "Séraphin" ou encore "l'espace des sphères que l'astronome ne connaît pas", l'allusion aux sphères (Séphiroth) de l'arbre de la Kabbale est on ne peut plus explicite.
Les clins d’œil à l'idéologie maçonnique sont aussi nombreux, de la "voûte étoilée" à la "Déesse dont les charmes réunissent ce que la mode sépare" et qui fait "que tous les hommes deviennent frères" là où ses "douces ailes reposent".
Comment ne pas songer ici à Isis la déesse égyptienne, veuve d'Osiris ? 
Isis qui inspira tant les maçons et occultistes  et qui figure la Veuve dont les maçons se disent les fils.


Isis ailée protégeant Osiris momifié.

A noter que, deux ans plus tôt, en 1783, Schiller écrivait déjà "la cabale et l'amour".

On l'aura compris, le choix de l'Ode à la Joie en tant qu'hymne européen est dû à tout sauf au hasard. Il y avait la nécessité d'une oeuvre qui sonne très bien musicalement parlant mais qui surtout soit porteuse d'un type de message bien particulier, seulement compréhensible par certains initiés (dont faisait bien sûr partie Coudenhove-Kalergi).
Par conséquent, la décision prise par Macron et ses conseillers le 7 mai dernier pour fêter la victoire d'En Marche résonne tel un coup de semonce occulte adressé aux défenseurs de la France et de son identité et surtout comme une promesse de servilité destinée aux grands architectes du mondialisme.



{Article intéressant bien que très favorable à la franc-maçonnerie concernant la filiation entre l'oeuvre de Schiller et celle de Beethoven.}

mardi 9 mai 2017

Le frivole et le sérieux

Le FN est un leurre, un outil du système.
Quelle plus belle preuve (il y en aurait d'autres...) de cette affirmation que cette vidéo de Marine Le Pen après sa défaite au second tour des élections présidentielles ?




Comment peut-on se trémousser sur une piste de danse après une élection perdue et avoir pourtant affirmé que celle-ci constituait un enjeu capital pour la France et les Français ?
Imagine-t-on Mitterrand, Giscard ou Sarkozy en train de fêter leurs défaites  ?

Autre question.
Pourquoi ne pas interdire ce parti s'il est tellement contraire aux intérêts vitaux de la République ?
Dès que le Front National obtient un score conséquent les cris de retour des chemises noires, des Schuztaffel et des camps de concentration refont surface.
Pourquoi ne pas s'en débarrasser et liquider le danger fasciste s'il est tellement menaçant ?

Peut être parce que la République elle-même y trouve son compte et ne souhaite pas qu'une opposition véritable se constitue en cas de démembrement du parti de la dynastie Le Pen ?
La réponse est dans la question.

Big Brother aime Goldstein.
Passionnément.

Macron et la maçonnerie, l'authentification

Serge Moati, spécialiste ès maçonnerie
J'évoquais hier le caractère profondément maçonnique du décorum utilisé par Emmanuel Macron lors du discours tenu après son élection à la présidence de la République.
Confirmation par Serge Moati, qui évoque le "rite initiatique", le rituel républicain" et "le passage de la demi-pénombre (...) à la pleine lumière" (comme lorsque le bandeau est enlevé à l'apprenti maçon pour recevoir la lumière maçonnique).

Or, ainsi que nous l'apprend  cet article du Point daté du 29 janvier 2004, Serge Moati est lui-même un initié, ce n'est donc pas un vulgaire "complotiste" qui parle mais un spécialiste de la question :

"Je ne savais pas à quel dieu me vouer. A 18 ans, alors que je suis réalisateur de télévision scolaire en Afrique, je fais un rêve dont je me souviens au matin : des aliens dévastent la Terre mais ils m'épargnent car ils me reconnaissent. Dans la matinée, je pars en promenade à cheval avec un ami, médecin psychiatre militaire en poste au Niger, et je lui raconte mon rêve. Je lui décris à quoi ressemblent les aliens, comment ils sont habillés... En fait, je lui décris les symboles qui se trouvent sur les tabliers maçonniques. Le médecin m'étreint et me dit : "Il faut que je t'embrasse, mon frère." »
Magie ? Pas vraiment : le père de Serge Moati était un dirigeant de la Grande Loge de France que son fils avait vu en tenue quand il était petit. Voilà comment ce jeune homme de gauche se retrouve, parce que son camarade d'équitation en est membre, à la Grande Loge nationale française, la plus « réac » des grandes obédiences. Cela ne le gêne pas. Moati pratique pendant une quinzaine d'années le rituel « Emulation », sorte de théâtre symbolique où l'on répète les mêmes paroles et les mêmes gestes dans une sorte d'espéranto maçonnique, qui fait que l'on peut pratiquer dans tous les pays du monde. Il abandonne après 1981. Répertorié comme mitterrandiste de choc, il commence à entendre en loge des réflexions qui lui déplaisent. Et surtout, dès lors qu'il est nommé directeur général de FR3, les « frangins » quémandeurs déboulent dans son bureau. « Mais je suis fidèle à cette chose fondatrice d'une vie, et prêt au combat si je percevais la moindre offensive antimaçonnique."

Le mandat de Macron sera donc profondément influencé par la philosophie des "loges".
Nous voilà prévenus.

dimanche 7 mai 2017

Jacques a dit...

Soir du second tour des élections présidentielles françaises.
Emmanuel Macron élu président.
Le moment idoine pour ressortir cette prophétie du chiromancien Jacques Attali datant de 2014.



Si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours jeter un œil aux 316 propositions (et non pas 613... comprenne qui pourra...) concoctées par Maître Jacques suite à la demande de Sarkozy en 2010.
Le programme macronien devrait largement s'en inspirer.

Le suffrage universel



"On" est un con, admirable et profond. C'est tout le suffrage universel."

Paul Morand


Le merveilleux monde de la politique et des médias

Nicolas Grégoire, ancien attaché parlementaire 


Il y a les affaires (Fillon, Le Pen) dont les journalistes font leurs choux gras, et puis il y a les autres.
A travers cet article édifiant, on découvre la réalité d'une presse de pseudo investigation qui choisit bien ses cibles avant de lâcher ses coups.
Bayrou, Macron, on ne touche pas.

Témoignage de Nicolas Grégoire, ancien attaché parlementaire de l'UDF. 

L'article du Télégramme.

jeudi 27 avril 2017

Déontologie journalistique

Tout se passe dans les premières secondes.
Evidemment, personne ne remettra en question la totale impartialité de Madame Ruth Elkrief qui animait le débat entre les 11 candidats à l'élection présidentielle il y a quelques jours.


Mammon célèbre la victoire de l'enfant chéri




Comme annoncé c'est le marché qui se prépare à remporter les élections présidentielles françaises.
L'euphorie dans laquelle baignaient lundi matin les banques et les principales places financières européennes ne laissent guère de place au doute.

À 9h, l'indice CAC 40 prenait ainsi 208,68 points à 5.267,88 points. Les titres du secteur bancaire prenaient près de 8%. À 9h12, l'action Société Générale prenait la tête du CAC 40 (+8,03% à 50 euros) devant le Crédit Agricole (+7,68% à 13,39 euros) et BNP Paribas (+6,74% à 66,18 euros) dans un marché en forte progression.

Emmanuel Macron - le candidat d’En marche ! – au second tour, «c’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément», a résumé, pour l’agence Bloomberg News, Sébastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York.

lundi 24 avril 2017

En marche pour 5 ans (suite)

Tout d'abord, revenons rapidement sur les conditions qui ont permis à Emmanuel Macron d'accéder au second tour.

Si il y a un aspect médiatique qui a dominé la période précédent le 23 avril c'est sans conteste l'interminable séquence des affaires plombant la campagne de François Fillon.
Chacun se fera sa propre opinion sur le degré de culpabilité du candidat des Républicains mais on aura pu remarquer la constance avec laquelle les médias se sont appliqués à publier les informations relatives aux déboires du clan Fillon avec la justice.
La caste médiatique aurait souhaité créer un "climat" de défiance autour de Fillon qu'elle n'aurait pas agi différemment qu'en diffusant au compte-goutte le poison de la suspicion dans les veines de l'opinion publique.

Un comité de soutien qui sent bon la nouveauté.

Pourtant les petites tambouilles familiales dont il est question ici n'ont rien en commun avec le gigantesque cadeau offert par Macron aux grands patrons du CAC 40 ou sa levée de fonds discrètement organisée par la banque Rothschild.
Mais tout cela intéressait finalement fort peu les médias.

Non, la façon dont s'est développée la campagne électorale laisse à penser que tout s'est déroulé afin de favoriser le candidat d'En Marche (oui, accusez-moi de complotisme !).
Sa triple proximité avec les milieux médiatiques (Pierre Bergé, en tête), bancaires (nul besoin de faire un dessin...) et d'affaires (BébéarSimoncini...) constituait un appui considérable face à un Fillon, certes très lié aux cercles affairistes (Henri de CastriesLadreit de Lacharrière) mais beaucoup moins à celui des faiseurs d'opinion, si primordiaux quand arrive l'heure de monter sur le ring médiatique précédent une élection présidentielle.

Or, le principal obstacle de l'ex Rothschild sur la route de l'Elysée était l'ancien premier ministre de Sarkozy.
Un programme à peu près similaire et une quasi assurance d'avoir la préférence du vote traditionnellement porté à droite au second tour faisait de ce dernier un adversaire très coriace.
L'éliminer de la course était l'assurance de remporter l'élection, comme ça sera le cas dimanche prochain.

L'équipe Macron sachant fort bien qu'une finale Macron-Le Pen est gagnée d'avance en offrant un remake de 2002 avec la peur comme invitée spéciale (l'écart sera sans aucun doute bien moindre que le 82-18 de 2002 mais un 62-38 suffira largement au bonheur du protégé de Jacques Attali).
De la même façon, le match Macron-Mélenchon aurait tourné à l'avantage du premier nommé car sa capacité à aspirer les votes traditionnellement portés à droite et au centre sont sans aucune mesure comparable avec la possibilité d'attraction du second surtout concentrée sur la gauche de la gauche.
Les frères ennemis du libéralisme le plus décomplexé : il ne pouvait en rester qu'un...

L'opération dynamitage de Fillon s'étant passée sans encombre, l'Elysée lui tendant les bras, voyons désormais à quoi pourraient ressembler les 5 prochaines années en Macronie, avec un programme que l'on imagine fort peu éloigné de ce qui suit (et de ce qu'aurait proposé Fillon) :

-  d'une manière globale, uberisation de la société, libéralisation, déréglementation à outrance
- "simplification" du code du travail c'est à dire rognement des droits des travailleurs
-  poursuite de la destruction des acquis sociaux
- détricotage des régimes spéciaux, de la Sécurité Sociale
- suppression de l'ISF
- augmentation de la TVA
- dynamitage des services publics
- cadeaux supplémentaires aux grandes entreprises et aux banques
- poids fiscal toujours plus lourd sur ce qui reste de classes moyennes
- transfert du pouvoir accentué vers les instances supranationales (Union EuropéenneBanque Centrale Européenne en tête) et régionales (dans le cadre de la décentralisation décidée par Bruxelles)
- "avancées" sociétales, PMA, GPA, dépénalisation de l'usage du cannabis, euthanasie, transhumanisme.
-  en matière de politique étrangère, alignement systématique sur l'OTAN et les USA au niveau mondial et sur les intérêts d'Israël au Moyen-Orient.
- privatisations
- politique migratoire dans la lignée de celle pratiquée ces dernières années, etc.

Je ne prétends évidemment pas à l'exhaustivité mais je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour vérifier tout cela...
Evidemment, le succulent programme ci-dessus ne sera pas sans conséquence : nombre toujours croissant de travailleurs pauvres, société plus inégalitaire donc plus violente, communautarisation sur le modèle américain, classe moyenne se réduisant toujours plus, etc.

En marche donc.
Une marche funèbre.




dimanche 23 avril 2017

En marche pour 5 ans

Comme prévu c'est Emmanuel Macron qui va se retrouver propulsé à la tête du pays pendant cinq longues années à la faveur d'une mobilisation générale contre le "fascisme" (Benito Mussolini et ses chemises noires se prépareraient-ils à se mettre en marche ? ).

En marche... mais vers quoi ?

Le candidat de Rothschild, du Bilderberg, de la French American Foundation, de l'Union Européenne, du FMI et de la nomenklatura "française" (Attali, BHL, Minc, Bergé, Kouchner, etc.) a donc réussi son pari, succéder à un François Hollande vidé de toute substance après un quinquennat de reniements et de non changement (c'est maintenant ?).
Pourtant, Macron a participé pleinement à l'épopée hollandienne mais il a su quitter le navire au bon moment.
Ensuite, un discours creux et finement étudié pour plaire au plus grand nombre était suffisant pour  convaincre une bonne partie de Français, plus attachés aux apparences et aux bonnes campagnes de publicité qu'à l'analyse en profondeur d'un personnage fabriqué de toutes pièces.

Cela fait songer à de la science-fiction tellement les ficelles sont énormes, mais le Golem d'En Marche ressemble finalement à ses électeurs, un être de l'instant, un selfie people, qui guide et est guidé par l'émotion, prisonnier d'une non-analyse permanente des événements.
Dénué de tout scrupule il était prêt à tout et son contraire pour parvenir à ses fins.
Et il a réussi.


Bon courage à tous.
[La suite de cet article est consultable ici.]

Jour de vote (3)


Jour de vote (2)


Jour de vote (1)

Hollande 2012
Chirac 2002
Sarkozy 2007


?????? 2017
"L'empoisonnement est un crime qui est châtié par les lois de la collectivité humaine. Il est temps de comprendre qu'il peut y avoir des situations où les grandes masses, dont le vote détermine tout dans un Etat démocratique, peuvent succomber à un véritable empoisonnement psychique, au sens le plus réel."

Serge Tchakhotine, Le viol des foules par la propagande politique, NRF, 1952.

vendredi 21 avril 2017

Le terrorisme et ses causes

Après le nouvel attentat ayant touché Paris hier soir qui a coûté la vie à un policier et en a blessé deux autres, il est nécessaire de rappeler certains éléments trop souvent occultés à propos du terrorisme.
En particulier quand ce dernier constitue un moyen de pression ou de faire "passer un message" à un autre état et n'est plus seulement l'expression de la radicalisation d'individus isolés ou d'organisations extrémistes.

Suite à ce tragique épisode, l'inénarrable Philippe Poutou a récidivé dans la bêtise en maintenant sa volonté de voir les policiers désarmés.
L'argument massue utilisé par le représentant du NPA étant que "peut-être que si la police n'était pas armée, ces gens-là ne la viseraient pas".
Il est vrai qu'à Nice le 14 juillet dernier ou au Bataclan en novembre 2015, on a bien vu que "ces gens-là" ne s'attaquaient qu'aux personnes détentrices d'une arme à feu....

Mais laissons-là Monsieur Poutou et revenons à des choses plus sérieuses.

Rappelons ce que disait le géopolitologue Aymeric Chauprade à propos du terrorisme, à l'époque où sa parole était encore libre et qu'il n'était pas entré dans le cirque politico-médiatique :



Le journaliste Vincent Nouzille va dans la même direction dans son livre Les tueurs de la République.
Il y décrit notamment le "dialogue" qu'entretenait la France et la Syrie au début des années 80, dialogue d'un genre très particulier qui se déroulait à coups d'attentats, principalement en France et au Liban.


Une vidéo a été réalisée à partir de cet ouvrage, elle n'est pas sans intérêt mais beaucoup d'aspects évoqués dans le livre sont passés sous silence ;




Comment ne pas repenser à ce "dialogue" franco-syrien des années 80 lorsque l'on songe à tous les attentats qui se sont abattus sur le pays depuis l'affaire Merah de mars 2012 ?
A travers le djihadisme islamique, n'y aurait-il pas un ou des états qui auraient intérêt à répandre la terreur en France et plus largement à l'échelle européenne ?
J'aurai l'occasion de revenir plus en profondeur sur ces questions (et sur d'autres interrogations qui y sont liées) très prochainement.




dimanche 16 avril 2017

Démocratie ou ploutocratie ?


Pour gagner une élection, il suffit d'avoir de l'argent.
Simpliste me direz-vous ?

"Mon ennemi c'est la finance" 

Consultons ensemble les dépenses des 10 candidats à l'élection présidentielle française de 2012 (entre parenthèses, le score et le rang au premier tour) :

1. Hollande 21.8 M€    (28.6% -1-) 
2. Sarkozy 21.3 M€      (27.1% -2-)
3. Mélenchon 9.5 M€   (11.1% -4-)
4. M. Le Pen 9.1 M€    (17.9% -3-)
5. Bayrou 7 M€            (9.1% -5-)
6. E. Joly 1.8 M€          (2.3% -6-)
7. Dupont-Aignan 1.2 M€    (1.8% -7-)
8. N. Arthaud 1M€      (0.56% -9-)
9. Poutou 0.8 M€         (1.15% -8-)
10. Cheminade 0.5 M€    (0.25% -10-)

Les deux seules "anomalies" concernent l'inversion de Mélenchon et Le Pen ainsi que de Arthaud et Poutou, pour le reste, les scores obtenus épousent magnifiquement les dépenses consenties.
Et les deux candidats ayant significativement dépensés le plus d'argent sont largement en tête.... Ce qui était également le cas en 2007 :


1. Sarkozy 21 M€       (31.18% -1-) 
2. S. Royal 20.6 M€   (25.87% -2-)
3. Bayrou 9.7 M€              (18.57% -3-)
4. Le Pen 9.3 M€               (10.44% -4-)
5. M.G. Buffet 4.8 M€     (1.93% -7-)
6. Ph. de Villiers 3M€     (2.23% -6-)
7. A. Laguiller 2.1 M€    (1.33% -9-)
8. D.Voynet 1.37 M€     (1.57% -8-)
9. J. Bové 1.18 M€         (1.32% -10-)
10. Besancenot 0.9 M€   (4.08% -5-)
11. Nihous 0.8 M€         (1.15% -11-)
12. Schivardi 0.7 M€    (0.34% -12-)

La seule petite surprise venait de Besancenot (10e aux dépenses et 5e de l'élection) qui bénéficiait de l'absence d'un "grand candidat" réellement marqué à gauche ainsi que de passages télévisés multiples.

Pareillement, en 1995 et en 2002, on retrouvait le futur président Jacques Chirac en tête des dépenses.
Je pourrais étendre les exemples à l'étranger avec la campagne d'Obama arrosée par plus de 326 millions de dollars en 2012 (contre 165 pour Romney).
Mais restons en France.
Doit-on considérer cela comme une dérive d'un système qui était sain à l'origine ?
Ou ne faudrait-il pas plutôt constater qu'il s'agit du produit d'une impulsion donnée il y a bien longtemps ?
La démocratie, telle qu'elle nous est proposée (imposée...) ne serait-elle que le corollaire d'une mise de l'argent au pouvoir ?

 En 1791, Sieyès instituait le suffrage censitaire et séparait déjà les citoyens en deux camps :
- d'un côté, les plus riches, les possédants, ayant le droit de voter (soit environ 15% de la population).
 - de l'autre, les gueux ayant le droit... de la fermer.

Avec la Révolution, la république remplaçait la monarchie, Mammon et l'argent prenaient la place du Christ et du catholicisme qui depuis 496 et le baptême de Clovis façonnaient la France.
Tout ce que nous vivons aujourd'hui ne sont que les conséquences logiques de ces événements historiques.

Pour terminer, je vous invite à regarder ce petit témoignage très intéressant de Philippe de Villiers concernant la nécessité d'avoir les poches bien remplies pour espérer exister sur la scène politico-médiatique.



samedi 15 avril 2017

Dimanche 23 avril 2017

Un petit sujet d'actualité "léger" pour lancer les hostilités...



Dimanche 23 avril 2017, ce seront les élections présidentielles qui vont égayer notre journée.
Grand moment de démocratie participative s'il en est, nous, braves citoyens républicains, sommes conviés à choisir sur l'étal de l'hypermarché "Ve République", le produit qui nous semblera avoir le meilleur goût (ou du moins celui pour lequel nous ne serons pas submergés  par une irrémédiable envie de vomir).

En tête de gondole, les "grands" candidats, les "anti-systèmes" (oui oui, ce sont les mêmes).
Commençons par le favori des médias, la nouvelle star montante adoubée par la caste des "intellectuels" (les guillemets sont nécessaires quand on pense à BHL).
Autrement dit le produit phare, spécialement conçu pour plaire à la ménagère de moins de 50 ans comme au bobo parisien de 30. Directement parachuté de chez Rothschild sur le gouvernement Valls avec les recommandations de Jacques Attali.
Autrement dit, plus anti-système, tu meurs.
Mélange subtil de gauche, de droite, de centre, de démagogie, de mensonges et de crachats.
Le Macron, car c'est évidemment de lui qu'il s'agit, est une sorte de plat anglais mal cuisiné mais que toute la clique médiatique en toc nous annonce comme un délice.

Le Fillon est un autre produit qui a peu ou proue le même goût âcre de libéralisme sauvage que le Macron.
Toutefois, à la différence de ce dernier, sa campagne de lancement est beaucoup moins maîtrisée. On sent le produit balancé à la va comme j'te pousse mais qui attire néanmoins les nostalgiques du temps béni de Nicolas Ier.
Le charme tranquille de la bourgeoisie opère toujours sur certains.

Le Mélenchon se présente également comme un anti-système, vous me direz que les meilleurs braconniers deviennent les meilleurs garde-chasse, avec Jean-Luc, l'adage n'a jamais paru aussi juste. Sénateur, député, député européen, franc-maçon, pro-Maastricht en 1992, pro-Hollande lors du second tour de 2012, ami de Dassault... Bref, si le message diffusé peut sembler pertinent et la recette alléchante, mieux vaut ne pas aller voir en cuisine si l'hygiène est respectée.

Les produits Hamon et Le Pen sont eux peu appétissants, le premier est l'ersatz d'un parti totalement vermoulu et lessivé par 5 années de Hollandie. Le second, enfin la seconde, ne paraît pas de prime abord fort appréciée par le système en place. Pourtant les invitations TV sont légions et le processus de "mise en avant/répulsion" ressemble à s'y méprendre au Goldstein de 1984. Le faux ennemi indispensable au système pour canaliser le mécontentement des masses.

Les autres candidats, les "petits", sont là uniquement afin de donner une impression de choix plus vaste, histoire de faire en sorte que l'on se croie "réellement en démocratie" avec des candidats "qui nous ressemblent" (un peu et de loin).
Ces six autres produits sont donc présentés vite fait (fautes de moyens... dans la démocratie ploutocrate actuelle, qui paie gagne) et déplacés  illico dans le bac des futurs invendus au fond du magasin. 

Le tableau ci-après liste les 11 candidats  avec des paramètres qui me semblent importants comme les réseaux, bases idéologiques, les soutiens, etc. 
"Peu importe les programmes, ce qui compte c'est la vision" comme disait si bien Emmanuel.
Evidemment, plus il y a de cases de remplies, plus le cheval a de chances de remporter la course.
Toutefois, si aucun des 11 ne vous convenait, ne vous inquiétez pas, vous faites partie comme moi du plus grand parti de France, celui des abstentionnistes.

Un petit pronostic pour terminer, tout semble réuni pour que l'on se retrouve avec Macron ou Fillon à la tête de l'Etat pendant cinq longues années. 
Mais que l'on se rassure, quoiqu'il en soit, ce sera  comme d'habitude le sacro-saint Marché qui gagnera.
Les Français ? Certainement pas.

Candidats 
Rapport à la Religion et à la Franc-Maçonnerie
Participation Bilderberg
French American
Foundation
Club Le Siècle
Soutiens et proches
Base idéologique/Influence
Parcours politique,
antécédents
Relations avec les sociétés privées
ARTHAUD
Nathalie (LO)
Positionnement marxiste donc fondamentalement anti-religieux.
     -
     -
       -
     -
Communisme (IVe Internationale), internationalisme, athéisme, multiculturalisme.
    -
     -
ASSELINEAU
François (UPR)
Bienveillance à  l’égard de la FM qu’il considère comme une « société de philosophie ».
     -
     -
    -
     -
Gaullisme, anti Union Européenne.
HEC, ENA, inspecteur des finances.
     -
CHEMINADE
Jacques (SP)
 « Solidarité et progrès » est le nom d’une loge du GODF.
     -
     -
    -
     -
Lyndon LaRouche (ancien - ?- trotskyste), internationalisme, « humanisme ».
HEC, ENA, haut fonctionnaire.
     -
DUPONT-AIGNAN
Nicolas (DLF)
Avait passé son « grand oral » en 2012 devant le GODF.
     -
Young Leader 2001
    -
     -
Gaullisme, « souverainisme »
ENA, maire, député.
     -
FILLON
François (LR)
Se dit « catholique libéral ». Un oxymore.
Catholicisme et libéralisme étant incompatibles (voir Saint Pie X ou Don Sarda y Salvany). Fillon est donc aussi catholique que le Dalaï Lama.

Oui, en 2013 avec Pécresse. A confié en 2007 à De Villiers : « que veux-tu, ce sont eux qui gouvernent » et Juppé y a pris part en 2015 comme Baroin en 2014.
Non mais c’est le cas de Juppé (1981), Pécresse (2002) et Kosciusko-Morizet (2005) ou encore Henri de Castries (1994).
Oui.
Gattaz, Juppé, NKM, Baroin, Pécresse, Meyer Habib,
Sarkozy, Woerth, Ciotti, Chatel, Henri de Castries (PDG d’AXA, administrateur de Nestlé, HSBC, président du comité de direction du Bilderberg).
Libéralisme, capitalisme, thatchérisme.
Député, sénateur, ministre, premier ministre.
A reçu 200.000 euros d’AXA pour des « conseils ». Liens étroits avec Ladreit de Lacharrière («employeur » de sa femme à la « Revue des deux mondes » ).
HAMON
Benoît (PS)
Soutenu par de nombreux FM (Dray, Taubira, Peillon, Vallaud-Belkacem...)

     -
Non mais Montebourg (2000),  Vallaud-Belkacem (2006) et Fekl (2013), oui.
Non mais Aubry oui.
Aubry, Dray, Fekl, Taubira, Peillon,
Montebourg, Juanico, Cherki, Piketty.
Socialisme, internationalisme,
multiculturalisme.
Ministre, député européen.
     -
LASSALLE
Jean (Résistons)
      -
     -
     -
   -
    -
Ancien compagnon de route de Bayrou.
Député.
     -
LE PEN
Marine (FN)
Comme Fillon, elle est présentée comme catholique mais a une vision très stricte de la laïcité, finalement peu éloignée de celle de Mélenchon.
     -
     -
   -
Philippot, Aliot, Gollnisch, Rachline, Collard, De Villiers.
Nationalisme, républicanisme.
Députée européenne, conseillère régionale, municipale.
     -
MACRON
Emmanuel (EM)
A passé son « grand oral » devant le GODF en juin 2016, soutenu par de nombreux FM (Valls, Delanoë, Le Drian…).
Oui, en 2014 comme Valls en 2008 ou Kouchner et Attali.
Young Leader 2012
Non mais Attali, DSK, Kouchner, Valls… oui.
Attali, Bayrou, Pierre Bergé, BHL, Boutih, Cohn-Bendit, Delanoë, DSK, Hue, Kouchner, Le Drian, Madelin, Minc, Tibéri, Valls, Villepin.
Libéralisme à la sauce Fabian Society (« 3e voie » de Tony Blair), internationalisme.
Inspecteur des finances, banquier d’affaires chez Rothschild, ministre. A menti sur ses diplômes.
Campagne de donation discrètement organisée par la banque Rothschild en septembre 2016.
MELENCHON
Jean-Luc (FI)
Membre du Grand Orient de France. Laïciste militant.
     -
    -
    -
Amard, Corbière, Bompard, Généreux, Coquerel
Jacobinisme, républicanisme, multiculturalisme.
Sénateur, ministre, député européen, conseiller général. Oui à Maastricht en 1992, appelle à voter Hollande en 2012 « sans condition ».

Liens troubles avec Dassault.
POUTOU
Philippe (NPA)
« Le marxiste doit être un matérialiste, c’est-à-dire un ennemi de la religion » citation de Lénine reprise sur le site du NPA.
     -
    -
   -
Besancenot, Krivine.
Trotskysme, internationalisme, multiculturalisme, athéisme, anarchisme.
     -
     -

Plus d'activité sur Twitter

 Si vous le souhaitez, vous pouvez désormais me suivre sur Twitter : https://twitter.com/SD_0101