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mardi 9 mai 2017

Le frivole et le sérieux

Le FN est un leurre, un outil du système.
Quelle plus belle preuve (il y en aurait d'autres...) de cette affirmation que cette vidéo de Marine Le Pen après sa défaite au second tour des élections présidentielles ?




Comment peut-on se trémousser sur une piste de danse après une élection perdue et avoir pourtant affirmé que celle-ci constituait un enjeu capital pour la France et les Français ?
Imagine-t-on Mitterrand, Giscard ou Sarkozy en train de fêter leurs défaites  ?

Autre question.
Pourquoi ne pas interdire ce parti s'il est tellement contraire aux intérêts vitaux de la République ?
Dès que le Front National obtient un score conséquent les cris de retour des chemises noires, des Schuztaffel et des camps de concentration refont surface.
Pourquoi ne pas s'en débarrasser et liquider le danger fasciste s'il est tellement menaçant ?

Peut être parce que la République elle-même y trouve son compte et ne souhaite pas qu'une opposition véritable se constitue en cas de démembrement du parti de la dynastie Le Pen ?
La réponse est dans la question.

Big Brother aime Goldstein.
Passionnément.

lundi 24 avril 2017

En marche pour 5 ans (suite)

Tout d'abord, revenons rapidement sur les conditions qui ont permis à Emmanuel Macron d'accéder au second tour.

Si il y a un aspect médiatique qui a dominé la période précédent le 23 avril c'est sans conteste l'interminable séquence des affaires plombant la campagne de François Fillon.
Chacun se fera sa propre opinion sur le degré de culpabilité du candidat des Républicains mais on aura pu remarquer la constance avec laquelle les médias se sont appliqués à publier les informations relatives aux déboires du clan Fillon avec la justice.
La caste médiatique aurait souhaité créer un "climat" de défiance autour de Fillon qu'elle n'aurait pas agi différemment qu'en diffusant au compte-goutte le poison de la suspicion dans les veines de l'opinion publique.

Un comité de soutien qui sent bon la nouveauté.

Pourtant les petites tambouilles familiales dont il est question ici n'ont rien en commun avec le gigantesque cadeau offert par Macron aux grands patrons du CAC 40 ou sa levée de fonds discrètement organisée par la banque Rothschild.
Mais tout cela intéressait finalement fort peu les médias.

Non, la façon dont s'est développée la campagne électorale laisse à penser que tout s'est déroulé afin de favoriser le candidat d'En Marche (oui, accusez-moi de complotisme !).
Sa triple proximité avec les milieux médiatiques (Pierre Bergé, en tête), bancaires (nul besoin de faire un dessin...) et d'affaires (BébéarSimoncini...) constituait un appui considérable face à un Fillon, certes très lié aux cercles affairistes (Henri de CastriesLadreit de Lacharrière) mais beaucoup moins à celui des faiseurs d'opinion, si primordiaux quand arrive l'heure de monter sur le ring médiatique précédent une élection présidentielle.

Or, le principal obstacle de l'ex Rothschild sur la route de l'Elysée était l'ancien premier ministre de Sarkozy.
Un programme à peu près similaire et une quasi assurance d'avoir la préférence du vote traditionnellement porté à droite au second tour faisait de ce dernier un adversaire très coriace.
L'éliminer de la course était l'assurance de remporter l'élection, comme ça sera le cas dimanche prochain.

L'équipe Macron sachant fort bien qu'une finale Macron-Le Pen est gagnée d'avance en offrant un remake de 2002 avec la peur comme invitée spéciale (l'écart sera sans aucun doute bien moindre que le 82-18 de 2002 mais un 62-38 suffira largement au bonheur du protégé de Jacques Attali).
De la même façon, le match Macron-Mélenchon aurait tourné à l'avantage du premier nommé car sa capacité à aspirer les votes traditionnellement portés à droite et au centre sont sans aucune mesure comparable avec la possibilité d'attraction du second surtout concentrée sur la gauche de la gauche.
Les frères ennemis du libéralisme le plus décomplexé : il ne pouvait en rester qu'un...

L'opération dynamitage de Fillon s'étant passée sans encombre, l'Elysée lui tendant les bras, voyons désormais à quoi pourraient ressembler les 5 prochaines années en Macronie, avec un programme que l'on imagine fort peu éloigné de ce qui suit (et de ce qu'aurait proposé Fillon) :

-  d'une manière globale, uberisation de la société, libéralisation, déréglementation à outrance
- "simplification" du code du travail c'est à dire rognement des droits des travailleurs
-  poursuite de la destruction des acquis sociaux
- détricotage des régimes spéciaux, de la Sécurité Sociale
- suppression de l'ISF
- augmentation de la TVA
- dynamitage des services publics
- cadeaux supplémentaires aux grandes entreprises et aux banques
- poids fiscal toujours plus lourd sur ce qui reste de classes moyennes
- transfert du pouvoir accentué vers les instances supranationales (Union EuropéenneBanque Centrale Européenne en tête) et régionales (dans le cadre de la décentralisation décidée par Bruxelles)
- "avancées" sociétales, PMA, GPA, dépénalisation de l'usage du cannabis, euthanasie, transhumanisme.
-  en matière de politique étrangère, alignement systématique sur l'OTAN et les USA au niveau mondial et sur les intérêts d'Israël au Moyen-Orient.
- privatisations
- politique migratoire dans la lignée de celle pratiquée ces dernières années, etc.

Je ne prétends évidemment pas à l'exhaustivité mais je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour vérifier tout cela...
Evidemment, le succulent programme ci-dessus ne sera pas sans conséquence : nombre toujours croissant de travailleurs pauvres, société plus inégalitaire donc plus violente, communautarisation sur le modèle américain, classe moyenne se réduisant toujours plus, etc.

En marche donc.
Une marche funèbre.




samedi 15 avril 2017

Dimanche 23 avril 2017

Un petit sujet d'actualité "léger" pour lancer les hostilités...



Dimanche 23 avril 2017, ce seront les élections présidentielles qui vont égayer notre journée.
Grand moment de démocratie participative s'il en est, nous, braves citoyens républicains, sommes conviés à choisir sur l'étal de l'hypermarché "Ve République", le produit qui nous semblera avoir le meilleur goût (ou du moins celui pour lequel nous ne serons pas submergés  par une irrémédiable envie de vomir).

En tête de gondole, les "grands" candidats, les "anti-systèmes" (oui oui, ce sont les mêmes).
Commençons par le favori des médias, la nouvelle star montante adoubée par la caste des "intellectuels" (les guillemets sont nécessaires quand on pense à BHL).
Autrement dit le produit phare, spécialement conçu pour plaire à la ménagère de moins de 50 ans comme au bobo parisien de 30. Directement parachuté de chez Rothschild sur le gouvernement Valls avec les recommandations de Jacques Attali.
Autrement dit, plus anti-système, tu meurs.
Mélange subtil de gauche, de droite, de centre, de démagogie, de mensonges et de crachats.
Le Macron, car c'est évidemment de lui qu'il s'agit, est une sorte de plat anglais mal cuisiné mais que toute la clique médiatique en toc nous annonce comme un délice.

Le Fillon est un autre produit qui a peu ou proue le même goût âcre de libéralisme sauvage que le Macron.
Toutefois, à la différence de ce dernier, sa campagne de lancement est beaucoup moins maîtrisée. On sent le produit balancé à la va comme j'te pousse mais qui attire néanmoins les nostalgiques du temps béni de Nicolas Ier.
Le charme tranquille de la bourgeoisie opère toujours sur certains.

Le Mélenchon se présente également comme un anti-système, vous me direz que les meilleurs braconniers deviennent les meilleurs garde-chasse, avec Jean-Luc, l'adage n'a jamais paru aussi juste. Sénateur, député, député européen, franc-maçon, pro-Maastricht en 1992, pro-Hollande lors du second tour de 2012, ami de Dassault... Bref, si le message diffusé peut sembler pertinent et la recette alléchante, mieux vaut ne pas aller voir en cuisine si l'hygiène est respectée.

Les produits Hamon et Le Pen sont eux peu appétissants, le premier est l'ersatz d'un parti totalement vermoulu et lessivé par 5 années de Hollandie. Le second, enfin la seconde, ne paraît pas de prime abord fort appréciée par le système en place. Pourtant les invitations TV sont légions et le processus de "mise en avant/répulsion" ressemble à s'y méprendre au Goldstein de 1984. Le faux ennemi indispensable au système pour canaliser le mécontentement des masses.

Les autres candidats, les "petits", sont là uniquement afin de donner une impression de choix plus vaste, histoire de faire en sorte que l'on se croie "réellement en démocratie" avec des candidats "qui nous ressemblent" (un peu et de loin).
Ces six autres produits sont donc présentés vite fait (fautes de moyens... dans la démocratie ploutocrate actuelle, qui paie gagne) et déplacés  illico dans le bac des futurs invendus au fond du magasin. 

Le tableau ci-après liste les 11 candidats  avec des paramètres qui me semblent importants comme les réseaux, bases idéologiques, les soutiens, etc. 
"Peu importe les programmes, ce qui compte c'est la vision" comme disait si bien Emmanuel.
Evidemment, plus il y a de cases de remplies, plus le cheval a de chances de remporter la course.
Toutefois, si aucun des 11 ne vous convenait, ne vous inquiétez pas, vous faites partie comme moi du plus grand parti de France, celui des abstentionnistes.

Un petit pronostic pour terminer, tout semble réuni pour que l'on se retrouve avec Macron ou Fillon à la tête de l'Etat pendant cinq longues années. 
Mais que l'on se rassure, quoiqu'il en soit, ce sera  comme d'habitude le sacro-saint Marché qui gagnera.
Les Français ? Certainement pas.

Candidats 
Rapport à la Religion et à la Franc-Maçonnerie
Participation Bilderberg
French American
Foundation
Club Le Siècle
Soutiens et proches
Base idéologique/Influence
Parcours politique,
antécédents
Relations avec les sociétés privées
ARTHAUD
Nathalie (LO)
Positionnement marxiste donc fondamentalement anti-religieux.
     -
     -
       -
     -
Communisme (IVe Internationale), internationalisme, athéisme, multiculturalisme.
    -
     -
ASSELINEAU
François (UPR)
Bienveillance à  l’égard de la FM qu’il considère comme une « société de philosophie ».
     -
     -
    -
     -
Gaullisme, anti Union Européenne.
HEC, ENA, inspecteur des finances.
     -
CHEMINADE
Jacques (SP)
 « Solidarité et progrès » est le nom d’une loge du GODF.
     -
     -
    -
     -
Lyndon LaRouche (ancien - ?- trotskyste), internationalisme, « humanisme ».
HEC, ENA, haut fonctionnaire.
     -
DUPONT-AIGNAN
Nicolas (DLF)
Avait passé son « grand oral » en 2012 devant le GODF.
     -
Young Leader 2001
    -
     -
Gaullisme, « souverainisme »
ENA, maire, député.
     -
FILLON
François (LR)
Se dit « catholique libéral ». Un oxymore.
Catholicisme et libéralisme étant incompatibles (voir Saint Pie X ou Don Sarda y Salvany). Fillon est donc aussi catholique que le Dalaï Lama.

Oui, en 2013 avec Pécresse. A confié en 2007 à De Villiers : « que veux-tu, ce sont eux qui gouvernent » et Juppé y a pris part en 2015 comme Baroin en 2014.
Non mais c’est le cas de Juppé (1981), Pécresse (2002) et Kosciusko-Morizet (2005) ou encore Henri de Castries (1994).
Oui.
Gattaz, Juppé, NKM, Baroin, Pécresse, Meyer Habib,
Sarkozy, Woerth, Ciotti, Chatel, Henri de Castries (PDG d’AXA, administrateur de Nestlé, HSBC, président du comité de direction du Bilderberg).
Libéralisme, capitalisme, thatchérisme.
Député, sénateur, ministre, premier ministre.
A reçu 200.000 euros d’AXA pour des « conseils ». Liens étroits avec Ladreit de Lacharrière («employeur » de sa femme à la « Revue des deux mondes » ).
HAMON
Benoît (PS)
Soutenu par de nombreux FM (Dray, Taubira, Peillon, Vallaud-Belkacem...)

     -
Non mais Montebourg (2000),  Vallaud-Belkacem (2006) et Fekl (2013), oui.
Non mais Aubry oui.
Aubry, Dray, Fekl, Taubira, Peillon,
Montebourg, Juanico, Cherki, Piketty.
Socialisme, internationalisme,
multiculturalisme.
Ministre, député européen.
     -
LASSALLE
Jean (Résistons)
      -
     -
     -
   -
    -
Ancien compagnon de route de Bayrou.
Député.
     -
LE PEN
Marine (FN)
Comme Fillon, elle est présentée comme catholique mais a une vision très stricte de la laïcité, finalement peu éloignée de celle de Mélenchon.
     -
     -
   -
Philippot, Aliot, Gollnisch, Rachline, Collard, De Villiers.
Nationalisme, républicanisme.
Députée européenne, conseillère régionale, municipale.
     -
MACRON
Emmanuel (EM)
A passé son « grand oral » devant le GODF en juin 2016, soutenu par de nombreux FM (Valls, Delanoë, Le Drian…).
Oui, en 2014 comme Valls en 2008 ou Kouchner et Attali.
Young Leader 2012
Non mais Attali, DSK, Kouchner, Valls… oui.
Attali, Bayrou, Pierre Bergé, BHL, Boutih, Cohn-Bendit, Delanoë, DSK, Hue, Kouchner, Le Drian, Madelin, Minc, Tibéri, Valls, Villepin.
Libéralisme à la sauce Fabian Society (« 3e voie » de Tony Blair), internationalisme.
Inspecteur des finances, banquier d’affaires chez Rothschild, ministre. A menti sur ses diplômes.
Campagne de donation discrètement organisée par la banque Rothschild en septembre 2016.
MELENCHON
Jean-Luc (FI)
Membre du Grand Orient de France. Laïciste militant.
     -
    -
    -
Amard, Corbière, Bompard, Généreux, Coquerel
Jacobinisme, républicanisme, multiculturalisme.
Sénateur, ministre, député européen, conseiller général. Oui à Maastricht en 1992, appelle à voter Hollande en 2012 « sans condition ».

Liens troubles avec Dassault.
POUTOU
Philippe (NPA)
« Le marxiste doit être un matérialiste, c’est-à-dire un ennemi de la religion » citation de Lénine reprise sur le site du NPA.
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Besancenot, Krivine.
Trotskysme, internationalisme, multiculturalisme, athéisme, anarchisme.
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