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vendredi 27 juillet 2018

La tyrannie de l'instant et de l'argent

Le massif et impressionnant "taureau de Wall Street"

Jacques Attali nous parle d'un futur pas très lointain dans lequel l'homme devra courber l'échine devant la toute puissance du Veau d'or, voire même disparaître devant lui.
On peut légitimement trouver cela horrible, Monsieur Attali lui s'en félicite.
Au-delà du "marché", il faut bien voir ce qui existe derrière : une "spiritualité" faisant de la modification, de la subversion et en bout de course de la disparition complète et définitive de l'être humain le but ultime à atteindre.

"Nul ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon." {Evangile selon Saint-Matthieu 6:24}



lundi 2 avril 2018

L'Antéchrist, court récit de Vladimir Soloviev

Vladimir Sergueïevitch Soloviev
"Le Christ a apporté un glaive ; moi, j’apporterai la paix. Il a menacé la terre du jugement dernier ; mais c’est moi qui serai le juge et mon jugement ne sera pas le jugement de la seule justice, mais celui de la miséricorde."
Ceci est un extrait du texte intitulé l'Antéchrist de Vladimir Soloviev (1853-1900) qui fut notamment poète, philosophe et professeur d'Université à Moscou.
C'est l'Antéchrist lui-même qui parle et ces propos peuvent être rapprochés de ceux du... cardinal Bergoglio dit "pape" François :
Partant de la rencontre entre la femme adultère et Jésus, il souligne combien ce passage de l’Évangile ne met pas au centre « la loi ni la justice de la loi, mais l’amour de Dieu qui sait lire dans le cœur de chacun, pour en saisir le désir le plus caché, et qui doit avoir le primat sur tout ».
« La misère du péché a été recouverte par la miséricorde de l’amour », explique-t-il (voir l'article complet de La Croix du 21 novembre 2016).

Le court récit de Soloviev (écrit, je crois, en 1899) est impressionnant par son côté prophétique sur certains aspects.
Au XXIe siècle (période à laquelle se déroule l'arrivée de l'Antéchrist), les états européens n'existent pratiquement plus et ont laissé la place aux Etats-Unis d'Europe, Soloviev évoque également un grand concile œcuménique réunissant catholiques, protestants et orthodoxes et se tenant à ... Jérusalem.
C'est en ces termes (qui ont sans doute dû fortement plaire au comte Coudenhove-Kalergi si ce dernier a lu la nouvelle en question) que Soloviev décrit la société européenne qui précède l'arrivée de l'Antéchrist :
-"Au point de vue moral, cette époque est marquée par le mélange sur tous les points et la pénétration réciproque et profonde des idées européennes et des idées orientales, par la répétition en grand de l’antique syncrétisme d’Alexandrie."
Soloviev pressent le siècle qui s'annonce comme étant marqué par les guerres et les révolutions, ainsi que le retour massif des Juifs en Palestine.
Loin d'être un sadique avide de sang, l'Antéchrist y est présenté comme un philanthrope, un humaniste bienveillant, tolérant et... végétarien, voulant la paix sur terre, et donner du pain à tous (comme beaucoup de philanthropes actuellement à l'oeuvre).
Le Serpent se doit d'être séduisant et se parer des plus beaux atours...

Bien avant Huxley, Orwell ou même Benson, Soloviev traçait en quelques pages l'esquisse d'un futur ressemblant assez fortement à notre époque.

Lire le texte en question sur le site de la Bibliothèque Russe et Slave.

mercredi 14 février 2018

Mercredi des Cendres



Le Mercredi des cendres, premier jour du Carême, est marqué par l’imposition des cendres : le prêtre dépose un peu de cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de la fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu.

Qu'est-ce que le mercredi des Cendres ?
On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque globalement la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.

Un symbole de renaissance
Tous, nous faisons l’expérience du péché. Comment s’en dégager ? Jésus nous apprend que nous serons victorieux du péché quand nous aurons appris par l’Evangile à remplacer le feu du mal par le feu de l’Amour. Car le feu qui brûle ce jour détruit d’abord mais, en même temps, ce feu éclaire, réchauffe, réconforte, guide et encourage.

La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l’humilité. La cendre, c’est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s’est emparé. Quand on constate qu’il y a des cendres, c’est qu’apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C’est l’image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre et la vie peut renaître sous les cendres.

Tout en le marquant, le prêtre dit au fidèle : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ». L’évangile de ce jour est un passage de saint Matthieu – chapitre 6, versets 1 à 6 et 16 à 18 – qui incite les fidèles à prier et agir, non pas de manière orgueilleuse et ostentatoire, mais dans le secret de leur cœur :


"Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que te donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais en secret.

Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret.

Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement du Père qui est présent dans le secret."


http://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/careme-et-paques/careme/371472-mercredi-des-cendres/

mercredi 16 août 2017

La City de Londres


Documentaire à voir concernant la City de Londres, véritable "Etat dans l'Etat".
Certains aspects auraient néanmoins mérités d'être approfondis, tels que l'importance des marranes dans le développement de la puissance de la City (voir les travaux de Cecil Roth) ou encore la relation particulièrement étrange qu'entretiennent les anglo-saxons en particulier et les protestants en général avec l'argent et "Dieu" (n'oublions pas le "in God we trust" figurant sur les dollars américains...).
Il est évident que ce n'est en aucun cas du Christ qu'il est ici question, pour s'en convaincre, il suffit de relire les passages des Évangiles qui sont consacrés à l'argent.
A la City de Londres comme à Wall Street à New York, c'est bien Mammon que l'on vénère, le vernis pseudo-chrétien étant présent uniquement pour se donner un aspect respectable vis-à-vis du grand public qui observe tout cela les yeux grands fermés.


mardi 4 juillet 2017

La weltanschauung d'Emmanuel Macron



Emmanuel Macron évoque les «gens qui ne sont rien» et suscite les critiques


Tout sauf anodine cette nouvelle sortie du Président de la République (qui s'inscrit dans une certaine tradition de l'ex-Rothschild, rappelons-nous des "illettrées", "costard", "pauvres en autocars" et autres petites pépites révélatrices d'un exceptionnel mépris pour le peuple).
Grâce à elle, la vision du monde, la weltanschauung d'Emmanuel Macron est facile à dessiner.
D'un côté, il y a la réussite matérielle (incarnée par la caste des banquiers d'affaires comme lui, les "brasseurs de millions" du CAC40, ses amis Niel, Pigasse and co) et de l'autre, ceux qu'il considère comme étant des ratés et des pauvres types (ce que d'aucuns ont pris l'habitude d'appeler les "99%", autrement dit, vous et moi, la majorité méprisable).
Cette vision est typiquement d'essence protestante et judaïque, elle fait de la réussite par l'argent l'alpha et l’oméga de l'existence terrestre et est en cela aux antipodes de la conception catholique telle que le Christ l'enseignait*.

L'être humain se retrouvant réduit à son portefeuille, c'est à l'épaisseur de ce dernier que l'on jugera s'il fait ou non partie des "élus".


* "Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : car, où il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre : vous ne pouvez servir Dieu et l'argent." [La Sainte Bible selon la Vulgate, l'Evangile selon Saint-Luc, XVI, 13]



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