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lundi 2 août 2021

Pétain contre Hitler de Gabriel Jeantet

 


Un livre à lire si on s'intéresse à ce moment particulièrement trouble de l'histoire de France que représente la période de Vichy.


Quatrième de couverture :

"Minuit, l'instant des vœux. Le général de la Wehrmacht s'avance, un verre de champagne à la main : "A la santé, à l'honneur de votre grand Maréchal." Je lui réponds doucement : "A la mort d'Hitler." 


La politique du Maréchal Pétain est aujourd'hui vue de la manière la plus simpliste qui soit, Vichy n'étant aux yeux de la doxa et de l'histoire officielle (forcément mensongère car écrite dans un but permettant de justifier les politiques ultérieures) rien d'autre qu'un amas de collaborationnistes se complaisant sous la botte allemande. Mais la réalité était bien différente et cet ouvrage de Gabriel Jeantet le prouve de la manière la plus probante.

Jeantet y démontre toute la complexité de la situation de l'époque. Pétain n'était pas un collaborationniste zélé, il voulait par sa présence éviter des souffrances au peuple de France. Le Maréchal finançait notamment la résistance alsacienne (qui sait cela en 2021 ?), il souhaitait également la disparition d'Adolf Hitler et avait mandaté Gabriel Jeantet pour entrer en contact avec des "dissidents" de l'armée allemande (en lien avec l'amiral Canaris, responsable de l'Abwehr) qui souhaitaient également évincer un Führer aussi nuisible pour l'Allemagne que pour le reste du monde.

Cet ouvrage éclaire également sur la personnalité du Général de Gaulle : la rencontre de Paul Dungler (chef de la résistance alsacienne) avec ce dernier à Alger mérite d'être citée (page 93):


" Je me permets de me présenter, mon général; Paul Dungler, chef de la résistance alsacienne."

"Il me dit textuellement : "Oh ! Chef de la résistance alsacienne ! Peut-être un des chefs, et encore !"

"Alors j'ai répondu du tac au tac :

"Mon général, si vous êtes tant soit peu au courant des questions de France, vous devez savoir qu'il n'y a pas trente-six organisations de résistance en Alsace. Il n'y en a qu'une seule et c'est moi qui suis le patron !"

- Eh bien, qu'est-ce que vous venez faire ici ?

- Mon général, je suis venu organiser mes liaisons, mon commandement, mes fournitures d'armes.

- Et où en êtes-vous maintenant ?

- J'ai pratiquement fini." Et je voulais enchaîner, mais il s'est levé d'un seul bond avec une violence inouïe en criant :

- Partez ! Partez ! Foutez-moi le camp ! Sortez !

"Il m'a foutu dehors et la porte a claqué derrière moi. je n'avais même pas eu la possibilité de transmettre le message du Maréchal.*

"Je me suis retrouvé dans le couloir abasourdi et décontenancé."


* Le message en question était le suivant : "le Maréchal reporte sur la tête de Giraud et de de Gaulle le serment de fidélité qui lui a été prêté par les officiers; il les convie tous deux sous l'Arc de Triomphe à la libération de Paris, pour leur transmettre ses pouvoirs et célébrer l'union de tous les Français."


Episode ô combien révélateur de la personnalité du général de Gaulle qui privilégiera toujours son destin personnel à celui de la France (il est vrai que depuis son égo surdimensionné il se voyait comme étant la France...).


Ce livre est un document précieux pour bénéficier d'une vision moins manichéenne de l'histoire, pour mieux comprendre cette dernière et appréhender de façon rationnelle et non fantasmée Vichy et le Maréchal Pétain.



samedi 6 octobre 2018

Hervé Ryssen et Pierre Hillard à propos d'Eric Zemmour




Deux avis, un "racialiste" et l'autre catholique, sur le célèbre chroniqueur, on pourrait les juger opposés, pour moi, ils se complètent.
La France est née catholique, par le catholicisme, elle doit le redevenir mais aussi conserver son identité raciale.
Sans l'association de ces deux facteurs, la France n'est plus elle-même.

***


***

Pierre Hillard répond à Eric Zemmour

Éric Zemmour est un homme de grande culture. Il tranche par rapport à de nombreux journalistes et choque souvent par ses propos en dénonçant, par exemple, l’invasion migratoire en France et en Europe.


Il est vrai que le test de la Drépanocytose fait uniquement aux nouveaux nés originaires d’Afrique du nord ou subsaharienne (comme le précisent les textes officiels) permet de savoir dans le cadre de l’Association française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE) qu’environ 40 % des naissances en France viennent de ces contrées (9 % en Bretagne et presque 75 % en Île-de-France). Cependant, même si cet ouvrage dit des choses justes, Éric Zemmour insuffle dans ses propos un tour d’esprit ne correspondant pas aux caractéristiques propres de la civilisation française. Par certains aspects, nous pouvons constater que ces référents vont dans le sens du noachisme, religion exclusivement réservée aux non-juifs (les gentils) émanation de la synagogue dont les fondamentaux sont le rejet de l’Incarnation et du sacerdoce catholique... tout l’opposé du catholicisme trinitaire.

À cela, il ne faut pas oublier les répercussions politiques comme, par exemple, le baptême de Clovis instaurant le principe, sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, que le roi de France est le « Lieutenant du Christ », caractéristique qui a perduré jusqu’au sacre de Louis XVI . Cet élément fondamental rappelant le rôle de médiateur du roi de France entre ses sujets et son suzerain, c’est-à-dire le Christ, fut solennellement réaffirmé par la Triple donation de Sainte Jeanne d’Arc, le 21 juin 1429 à Saint-Benoît-sur-Loire. Éric Zemmour se garde bien d’évoquer cet événement capital relaté dans le Breviarium Historiale envoyé en juillet 1429 au pape Martin V, document qui a servi par la suite, entre autres, à la béatification puis à la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc. Comme il l’écrit dans son livre, il ne croit ni à la résurrection du Christ ni au dogme de l’Immaculée Conception ce qui est logique pour une personne de confession juive.

Cependant, cela n’empêche pas Éric Zemmour d’affirmer qu’un Français doit être marqué par le catholicisme via l’Église, sa pompe, le culte des images, un style, le tout en lien avec Rome et Athènes. Nous rappelons que pour être catholique, nous n’avons pas à faire le tri entre ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas dans cette religion. En effet, pour être catholique, il faut croire à la résurrection du Christ et au dogme de l’Immaculée Conception.

L’auteur en vient même à faire un chapitre sur Saint Louis appelé le « roi juif » dans le but de le confondre avec le sacre du roi David, méthode permettant de rappeler, certes, une source d’inspiration propre à la monarchie française mais, d’une manière habile, de faire passer à la trappe le principe de l’Incarnation à l’origine du parachèvement de l’Ancien Testament. Les fondamentaux de la royauté française exprimés lors du sacre à Reims n’ont de valeur qu’en raison de la proclamation de la divinité du Christ. Éric Zemmour de par ses référents religieux et philosophiques ne peut pas défendre ce type de civilisation qui a perduré 1300 ans de Clovis à Louis XVI.

À cela s’ajoute une distinction entre le public et le privé prôné par Éric Zemmour. Comme le rapporte le journaliste Emmanuel Berreta (Le Point, 8 avril 2010) dans un article intitulé Qui est vraiment Éric Zemmour ?, ce dernier n’hésite pas à affirmer : « C’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse ». Un catholique ne peut pas adopter cette manière de raisonner. Il n’est pas étonnant de voir ce journaliste être fidèle aux principes de 1789 anti-catholiques dans leur essence avec la rupture du baptême de Clovis et à Napoléon 1er qui a enraciné ces principes. Par ailleurs, il égratigne les Rothschild et certains aspects du judaïsme sans aller plus en avant. Par exemple, il critique la Charia mais se garde bien de remettre en cause le Talmud et la Kabbale d’essence anti-catholique.

Parmi les grands hommes, il admire Clemenceau alors que ce dernier acquis aux intérêts anglais empêcha, en octobre 1918, l’armée alliée de Franchet d’Espèrey présente en Europe centrale de fondre sur Berlin vide de toute résistance ce qui aurait permis de casser l’Allemagne. L’Angleterre ne le voulait absolument pas et Clemenceau fut l’agent docile de cette politique concrétisée par le Traité de Versailles en 1919 dont la France paya la note en 1940.

Enfin, soulignons cette incongruité de mettre sur le même pied d’égalité le maréchal Pétain et le général de Gaulle. Pétain a voulu combattre les principes de 1789 remplacés par le triptyque « Travail, Famille, Patrie » en luttant contre la franc-maçonnerie (fermeture des loges, Cf. Bernard Faÿ). De Gaulle en 1944/45 a rétabli les principes de la maçonnerie et ceux de 1789. La tournure d’esprit d’Éric Zemmour est imprégnée de la Haskalah (« Les lumières juives »), liée à la sécularisation de la société en lien avec le noachisme, c’est-à-dire contraire aux fondamentaux de la civilisation française née du baptême de Clovis sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, ce dernier rappelant que le non respect des principes de ce baptême conduirait à des punitions.

Monsieur Zemmour, votre livre sous des apparences agréables et avec, parfois, des propos justes, ne défend pas authentiquement la France et sa civilisation, méthode permettant de conduire des Français patriotes sous de mauvais cieux... le « catholicisme d’Israël » avec ses répercussions politiques et spirituelles comme l’a si bien expliqué le rabbin Elie Benamozegh dans son livre Israël et l’humanité.

Pierre Hillard

Source : E&R

dimanche 16 septembre 2018

Le néoconservatisme, un mouvement juif (K. MacDonald)

Richard Perle, une des principales figures du mouvement néoconservateur.

"Petit peuple" révolutionnaire, appelé non pas à se substituer au vrai peuple mais à le diriger et, le cas échéant, à le détruire en agrégeant autour de cette minorité d'autres minorités, instaurant ainsi la dictature de tout ce qui est antinational sur tout ce qui est national."
(Augustin Cochin cité par Philippe Baillet dans son excellente préface au livre de MacDonald)



Kevin MacDonald


"Le néoconservatisme, un mouvement juif" est une très bonne étude sur un mouvement néoconservateur assez méconnu en France et pourtant ô combien influent sur la politique étrangère américaine depuis plusieurs décennies.
MacDonald démontre que l'influence d'un Leo Strauss est en fait limitée et qu'elle ne résume que très partiellement l'esprit du mouvement.
Il décrit le néoconservatisme comme "un réseau professionnel et familial, imbriqué et complexe, qui s'articule autour d'organisateurs et de journalistes juifs et qui se déploie avec souplesse pour attirer les sympathies à la fois des Juifs et des non-Juifs, dans le but de mettre la richesse et la puissance des Etats-Unis au service d'Israël."

C'est donc un mouvement sans réel leader ni doctrine mais avec un but bien précis.
D'abord réunis sous la bannière de la gauche, de nombreux Juifs ont quitté celle-ci après qu'elle soit devenue antisioniste.
Irving Kristol est un des premiers à "changer de camp" en devenant républicain, il soutint Richard Nixon en 1972.
Petit à petit, les néoconservateurs vont infiltrer le mouvement conservateur américain (que l'on désigne aussi sous l'appellation de "paléoconservateurs") "en chassant ou en évinçant les conservateurs traditionnels, et en modifiant les positions et la philosophie de ces institutions dans un sens néoconservateur."

MacDonald souligne que les néoconservateurs ont été en première ligne pour soutenir l'immigration massive de non-Européens aux Etats-Unis, l'objectif étant de détruire "cette idée de civilisation chrétienne".

"La déseuropéanisation de l'Amérique est une nouvelle encourageante, d'une qualité quasi-transcendante"  écrivait en 1984 le néoconservateur Ben Wattenberg dans son ouvrage "The Good News is the Bad News is Wrong".

Ce genre de volonté n'est pas sans rappeler celle de certains "intellectuels" juifs en France qui ne voient aucune contradiction à vouloir ouvrir bien grandes les vannes de l'immigration pour la France tout en défendant farouchement un état d'Israël pourtant très peu porté sur l'accueil des "migrants".



Bref...

Kevin MacDonald retrace succinctement le parcours de nombreux néoconservateurs depuis leur soutien à Henry Jackson (Perle et Wolfowitz) à leur arrivée en masse dans l'administration Reagan.
Plusieurs officines néoconservatrices sont aussi citées, l'AIPAC évidemment mais aussi l'American Enterprise Institute,  le Center for Security Policy, le Jewish Institute for National Security Affairs, Middle East Forum, Social Democrats/USA, PNAC, WINEP, ZOA, etc.
Si un document émane d'une de ces boutiques, vous savez à quoi vous en tenir...

Un petit ouvrage très pertinent et documenté qu'on aurait aimé plus épais mais qui a le mérite d'aller à l'essentiel et de bien dessiner les contours de la nébuleuse néoconservatrice.






mardi 11 septembre 2018

Réchauffement climatique ?

reconstruction des températures dans la région Arctique-subarctique


Oui le climat change.
Mais il n'y a rien de nouveau là-dedans, le climat a toujours été l'objet de fluctuations plus ou moins marquées.
Par exemple, le "petit âge glaciaire" qui s'étale du XIVe au XIXe siècle est bien visible sur ce graphique, comme la période de l"optimum climatique médiéval" autour de l'an mille.
Robert II Le Pieux, qui régna de 996 à 1031, convoqua-t-il lui aussi sa "COP 21" pour inciter les vaches à émettre moins de méthane ? 

Source du graphique : Institut Pierre-Simon Laplace

samedi 1 septembre 2018

Kevin B. MacDonald : "Le National-socialisme une stratégie évolutionnaire et antijuive de groupe"

kevin b. macdonald

L'auteur :
Kevin B. MacDonald,  né le 24 janvier 1944 à Oshkosh dans l'état du Wisconsin, est un professeur de psychologie américain, il officiait à la California State University de Long Beach.
Sa notice Wikipédia en anglais (bien plus complète que la version française).





Extrait de la quatrième de couverture :
(...) Appliquant la leçon de Theodor Fritsch - auteur antisémite dont la forte influence sur Adolf Hitler est établie - qui exhortait les Allemands à se montrer aussi solidaires entre eux et exclusifs que les Juifs, le national-socialisme a adopté une stratégie évolutionnaire de groupe en prêchant l'altruisme au sein de l'endogroupe (les autochtones) et l'hostilité envers l'exogroupe (les allogènes).
Cette stratégie s'est plus spécialement incarnée dans la Volksgemeinschaft, concrétisation de l'idéal de "hiérarchie harmonieuse" qui avait irrigué toute la tradition intellectuelle völkisch.
(...) l'auteur rappelle comment le judaïsme chercha à entrer dans le patrimoine génétique des Gentils, à travers des mariages entre aristocrates gentils et femmes juives, mais sans permettre la réciprocité.
Durant la période qui suivit l'émancipation, ce fut le nationalisme juif qui suscita, en réaction l'antisémitisme, et non l'inverse.
   Le nationalisme juif, avec ses expressions littéraires et idéologiques, était présent bien avant les pogroms des années 1880 en Europe orientale. La démonstration est d'autant plus convaincante que MacDonald s'appuie sur des historiens juifs faisant autorité et cite de nombreux exemples d'ostentatoire nationalisme ethnocentré chez des auteurs comme Disraeli, Heine, Moses Hess, Asher Ginsberg, Arthur Ruppin, etc.
   En conclusion, le judaïsme et le national-socialisme apparaissent comme deux stratégies de groupe parfaitement symétriques, l'un étant le miroir inversé de l'autre.


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Quelques extraits (dans un souci de concision, je n'indique pas les sources des différentes citations qui sont toutes parfaitement référencées dans le livre) :

(...) la préoccupation essentielle des Juifs était la survie de l'identité juive. (...) Comme le remarque Katz, le XIXe siècle commença avec la bénédiction donnée aux assimilationnistes juifs lors du Sanhédrin de Paris réuni par Napoléon en 1807 et s'acheva avec le premier Congrès sioniste de Zurich, en 1897. L'assimilation n'est jamais intervenue à quelque niveau que ce soit au sein de la communauté juive, y compris dans les rangs du judaïsme réformé, et elle n'est jamais entrée dans les intentions d'un quelconque segment de la communauté juive. (p.17-18)

(...) comme l'indique le Code de Maïmonide, malgré la vigilance sévère exercée sur les parents féminins afin de garantir la pureté de la famille, l'objectif était de conserver la pureté de la lignée masculine, particulièrement chez les prêtres. Les femmes pouvaient épouser des conjoints d'ascendance non valide, mais les hommes ne bénéficiaient pas d'une telle latitude. Cette importance accordée à la pureté de la lignée masculine, combinée au fait que l'origine juive se prouvait par la mère, avait, comme le suggère Chamberlain, les résultats concrets suivants : les familles de souche juive demeuraient "racialement pures", tandis que le patrimoine génétique des aristocrates gentils s'additionnait d'un apport juif. (...) Parmi les Juifs, le nombre de mariages consanguins était généralement assez élevé, et, à cette époque, la fort célèbre famille Rothschild pratiquait le mariage consanguin encore plus intensément que la moyenne des familles juives, avec un exemple notoire d'unions entre un oncle et sa nièce ainsi qu'un grand nombre de mariages entre cousins germains. (p.37)

"Ce n'est pas à Gobineau et encore moins à Chamberlain que l'on doit conférer le titre de père de l'idéologie raciste du XIXe siècle, mais bien à Disraeli". Disraeli "fut sans doute, à la fois comme écrivain et comme symbole personnel, le plus influent propagateur du concept de race au XIXe siècle car c'est lui qui fit connaître la prétendue soif de pouvoir des Juifs, leur complexe de supériorité, leur goût du secret, leurs relations internationales secrètes, et leur arrogante fierté d’appartenir à une race pure".
Les races inférieures persécutent les Juifs, mais, immanquablement, "les autres races, avilies, s'usent et disparaissent ; le Juif subsiste, aussi résolu, aussi habile, aussi persévérant, aussi fertile en expédients et déterminé que jamais. (...) Ce qui prouve, tout bien considéré, qu'il est vain pour l'homme de tenter d'échapper à l'inexorable loi de la nature qui veut que jamais une race supérieure ne soit détruite ou absorbée par une race inférieure". (p.53)

J'ai aussi relevé cette violente diatribe assénée aux Francs par Disraeli... Un lien avec le catholicisme peut-être ?... :

(...) Inversement, les Francs sont un groupe aux "nez plat(s)" qui descend d'une horde de pirates. Ils sont "tout affairé(s) et tout bouffi(s) de suffisance (une engeance enfantée peut-être dans les marécages de quelque forêt nordique encore en friche). (p.54-55)

MacDonald ne semble pas connaître le principe du Tikkoun Olam (la "réparation du monde" qui à terme doit permettre d'aboutir à un monde unifié, indifférencié et, disons le, inhumain)  mais ce qui suit y fait implicitement référence, par ailleurs, le concept de "mission raciale" semble se substituer à celui de "peuple prêtre" qu'évoque notamment le rabbin Elie Benamozegh dans son livre "Israël et l'Humanité".
Si les termes changent, l'idée demeure la même : le peuple Juif doit se situer au-dessus du reste de l'humanité, et ce, après avoir définitivement neutralisé et avili le christianisme :

Selon Hess, les Juifs ont vis-à-vis du reste de l'humanité ce que Rose a baptisé une "mission raciale originelle" : "Grâce au judaïsme, l'histoire de l'humanité est devenue une histoire sainte, je veux dire une évolution progressive vers l'unité organique. Cette histoire commence avec l'amour qui unit la famille ; elle sera achevée lorsque l'humanité entière ne formera plus qu'une famille (...)." (p.59-60)

Graetz pensait que les Juifs pouvaient résoudre les problèmes du monde et "il semblait penser (...) qu'ils prendraient concrètement la direction du monde. [A d'autres instants, il semblait penser] qu'ils ne seraient qu'un exemple moral. Mais dans un cas comme dans l'autre, il présentait les Juifs comme un peuple supérieur". 
(...) Graetz écrivait à son ami Moses Hess que le christianisme était une "religion de mort", et Hess confiait à Graetz son plaisir à "opprimer les Allemands". Pour Graetz, les Juifs luttaient pour détruire la culture chrétienne : "Nous devons par-dessus tout nous efforcer de briser le christianisme."(p.76-77)

Enfin, au sujet de la parenté judaïsme/national-socialisme et de leur incompatibilité avec la civilisation occidentale :

Un élément important de l'idéologie nationale-socialiste officielle, telle qu'incarnée par la pensée d'Aflred Rosenberg, était l'idée que les "forces jumelles de désintégration que sont l'universalisme et l'individualisme entrent toujours en conflit avec le concept allemand de race".
A cet égard, le national-socialisme était certainement profondément anti-occidental. En rejetant à la fois l'universalisme et l'individualisme, le national-socialisme ressemblait, beaucoup plus que le christianisme médiéval et communautaire de l'Occident, à son rival et son image inversée, le judaïsme. (p.91-92)

Un livre remarquable à lire et à faire connaître.
Il est possible de se procurer l'ouvrage (ainsi que les autres travaux de l'auteur) sur le site d'Akribeia.





samedi 25 août 2018

Saint-Louis


En ce jour de la Saint-Louis, retour sur la vie de Louis IX, symbole du rayonnement et de l'apogée de la France, quand celle-ci était encore fidèle à sa mission catholique et au baptême de Clovis... :


Pour approfondir ses connaissances sur la vie de Saint-Louis, quelques ouvrages, le plus récent est "Le roman de Saint-Louis" de Philippe de Villiers, que ce dernier présente ici :


Les "classiques" sur le sujet sont ceux de Joinville, Jacques Le Goff, Gérard Sivéry, Jean Richard... liste non exhaustive.
Puisse l'esprit de Saint-Louis nous inspirer dans ces temps particulièrement sombres.

mercredi 20 juin 2018

L'école, une ignorance organisée



Admirable intervention de Virginie Subias Konofal au sujet de son dernier ouvrage : "Histoire incorrecte de l'école : de l'Ancien Régime à aujourd'hui".



samedi 12 mai 2018

Le Nouvel Ordre Mondial... De la science-fiction ?



Interventions de Pierre Hillard et de Thibault Philippe à propos de l'ouvrage de H.G. Wells dont la traduction française va bientôt paraître aux Editions du Rubicon :

https://soundcloud.com/meridienzero/emission-n339-le-nouvel-ordre-mondial-de-la-science-fiction

samedi 3 février 2018

Pierre Hillard : "A la racine de la Première Guerre mondiale, une rivalité entre clans sionistes."

Docherty MacGregor

Entretien avec Pierre Hillard à l'occasion de la parution de "L'Histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale" dont il devait écrire la préface... avant que celle-ci ne soit refusée par les deux auteurs Docherty et MacGregor.
L'échange porte évidemment sur le livre en question mais également sur d'autres sujets historiques et religieux.

***


EQDV : Vous deviez préfacer l'ouvrage de Gerry Docherty et Jim MacGregor "L'histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale". Connaissez-vous les raisons qui ont poussé ces auteurs à refuser votre préface et que craignaient-ils selon vous alors que tout ce que vous avancez est soigneusement référencé et sourcé ?

Pierre Hillard : Ces auteurs apportent des informations de qualité concernant les causes profondes de la Première guerre mondiale. Ils présentent les rôles et les influences des élites politiques, économiques, financières, journalistiques et militaires d'un monde de plus en plus opaque au fur et à mesure que l'on avance dans les coulisses oligarchiques. Autant ils sont précis dans la description des dirigeants politiques et des grands hommes d'affaires comme Cecil Rhodes, autant ils sont vagues et limités sur l'action, ô combien décisive, des grandes familles bancaires comme Rothschild, Schiff, Cassel et autres. Docherty et MacGregor n'hésitent pas à écrire page 39 : « Bien qu'on ait mis au crédit de Rhodes d'avoir transformé le groupement de mines De Beers en plus grand fournisseur de diamants du monde, son succès était largement dû au soutien financier de Lord Natty Rothschild, qui détenait plus d'actions dans la société que Rhodes lui-même. » En lisant cela, automatiquement, mon réflexe est de m'intéresser à ce Natty Rothschild et aux autres membres de sa famille. Pourquoi faisait-il cela ? Comment les Rothschild se sont-ils installés en Grande-Bretagne sachant qu'ils sont originaires de Francfort ? Mariages et liens professionnels avec d'autres dynasties bancaires – mais aussi politiques avec Lord Roseberry –  étaient de mise pour cette famille. Par conséquent, étudions ces autres familles appartenant à des dynasties financières juives. Pourquoi ces alliances ? Quels objectifs ? Quelles références religieuses au sein de ces familles ? Pourquoi un tel acharnement dans une direction bien ordonnée ? Pourquoi la « Déclaration Balfour » (en fait d'Alfred Milner) a-t-elle été adressée à un Rothschild ? L'arrière-fond de tout cela est spirituel car lié à des référents sabbatéo-frankistes. On touche au cœur nucléaire de l'histoire du monde depuis 2000 ans. Nos auteurs écossais sont, par certains aspects, rebelles dans leurs écrits. Cependant, ils ont leurs limites d'autant plus que je doute qu'ils soient imprégnés d'un catholicisme traditionnel. Ce manque les rend aveugle sur ce point capital.




Docherty et MacGregor s'appuient notamment sur l'oeuvre de l'historien américain Carroll Quigley (1910-1977) qui fut (entre autres) le professeur d'un certain Bill Clinton (qui a d'ailleurs reconnu que Quigley avait eu une grande influence sur lui) et dont vous avez préfacé l'ouvrage particulièrement touffu « Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine ».
Savez-vous ce qui a amené Quigley à pousser ses recherches dans cette direction assez peu académique des coulisses historiques alors qu'il semblait très bien intégré dans le « système » (diplômé d'Harvard, professeur à Georgetown, Princeton et Harvard, consultant pour le département de la défense US …) ?

Je n'ai pas de réponses précises à ce sujet. On peut supposer que sa grande intelligence et une curiosité naturelle l'ont poussé à aller plus loin tout en étant conscient des difficultés et des risques encourus. En effet, le fait d'étudier les agissements des élites financières est sûrement une voie semée d'embûches.





Son livre « Tragedy and Hope », ne mériterait-il pas lui aussi une traduction en français ?

Il n'est pas impossible que la chose se fasse.



Peut-on rapprocher les travaux de Carroll Quigley avec ceux d'Antony Sutton, un autre historien (anglais cette fois) qui a démontré le rôle néfaste d'une certaine oligarchie dans la mise en place des totalitarismes bolchévique et nazi (ainsi que de la venue au pouvoir de Franklin Delano Roosevelt) ?

Ces travaux se complètent. Ceux de Quigley traitent essentiellement de l'oligarchie mondialiste sur le temps long tandis que Sutton a ciblé sur une période donnée (l'arrivée au pouvoir des bolcheviks et des nazis par exemple) l'action et les ambitions d'une élite anglo-saxonne.






Dans son « Atlas historique », l’historien français Georges Duby présente ainsi les causes menant à la Première Guerre mondiale : « La montée des nationalismes, l’impérialisme économique et naval de l’Allemagne, l’antagonisme germano-slave dans les Balkans et la course aux armements de la Triple-Entente (France, Grande-Bretagne, Russie) et de la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) font de l’Europe de 1914 une « poudrière ». L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche (Sarajevo, 28 juin 1914) déclenche la Première Guerre mondiale. » Que pensez-vous de cette vision de l’histoire ?

Georges Duby souligne des raisons valables qui ont alimenté la Première guerre mondiale. Cependant, ces causes sont secondaires sans être, bien entendu, marginales. Elles se sont surajoutées sans être pour autant le moteur de la guerre. La création d'un foyer juif en Palestine lié au contrôle de la production d'hydrocarbures au Moyen-Orient, sans oublier les conséquences stratégiques, est la racine expliquant le déclenchement de la Première guerre mondiale. Comme je l'ai démontré dans mon livre « Atlas du mondialisme », nous avions une rivalité entre clans sionistes. Le clan sioniste allemand voulait les deux éléments précédemment cités (foyer juif et hydrocarbures) sous la direction de Berlin, tandis que l'autre clan sioniste anglo-saxon voulait la même chose, mais sous la direction de la City de Londres. Les propos de Georges Duby c'est, si je puis dire, la vision hygiénique de l'histoire. On n'évoque pas les causes profondes et sales.


Il apparaît clairement que les dirigeants politiques britanniques de l’époque (mais pourquoi cela aurait-il changé ? ...) étaient sous la coupe d’une « Elite secrète » (concept pas très éloigné de ce que Peter Dale Scott appelle l'Etat profond). Depuis quand peut-on déceler ces influences que le grand public ne perçoit pas ? La Magna Carta de 1215 représente-t-elle un moment décisif dans ce mouvement de bascule du pouvoir vers quelque chose de plus « souterrain » ?

La défaite anglaise à Bouvines, le 27 juillet 1214, a été décisive dans le bouleversement des structures politiques du pays. En effet, les élites nobiliaires se révoltent face à l'autorité royale et imposent, en juin 1215, une autorité avec laquelle le pouvoir royal doit tenir compte en particulier, et c'est l'essentiel, dans la levée des impôts. Nous assistons à la naissance d'une oligarchie représentant des particuliers traitant avec l'autorité politique et, l'argent étant le maître de la guerre, imposant ou monnayant ses vues. Les exemples sont nombreux. Rappelons seulement la puissance de cette compagnie commerciale et coloniale, la British East India Company (BEIC, la Compagnie britannique des Indes orientales), créée en 1600 par Élisabeth 1ère. Dotée de compétences politiques, financières et militaires, elle a préparé l'avènement de l'Empire britannique.



Menasseh ben Israël


Les liens entre une certaine oligarchie aux vues messianistes et l’Angleterre sont-ils toujours aussi forts aujourd’hui ou bien se sont-ils distendus avec le temps ?

L'alliance conclue au XVIIè siècle entre Cromwell et Menasseh ben Israël permettant la bascule de la puissance financière juive des Provinces Unies (les Pays-Bas) vers l'Angleterre ne fut possible qu'en raison de l'instauration d'une dynastie protestante (Guillaume III d'Orange). Depuis cette époque, le monde anglo-saxon n'est qu'un outil politique, économique et militaire dans cette affaire. Certains courants protestants qu'on appelle « dispensationalistes » (sorte de sionistes chrétiens) estiment, dans un cadre imprégné de millénarisme, que le chaos grandissant précède l'arrivée du Christ. Cela n'empêche pas des rivalités internes entre factions juives en particulier, en schématisant, des tensions violentes entre le clan Rothschild messianique du monde occidental s'opposant aux Loubavitch russes soutenant Poutine. Il faut rappeler, en se rapportant aux travaux du spécialiste Gershom Scholem, que les Loubavitch promeuvent une « neutralisation du messianisme ». Cela ne veut pas dire que ces derniers suppriment cet idéal. En réalité, ils ne le mettent pas au centre de leurs préoccupations religieuses (avec des variables toutefois). En dehors de ce point, les raisons énergétiques, stratégiques et les tensions violentes, entre autres, au Moyen-Orient se rajoutent à ces oppositions spirituelles baignées à des degrés divers de messianisme.



Pourquoi la maison Rothschild n'a-t-elle pas apporté un soutien décisif à l'épopée napoléonienne au lieu de donner sa préférence à l'Angleterre ? Naïvement, on est tenté de se dire que cela est illogique car Bonaparte propageait les idéaux révolutionnaires à travers l'Europe. Idéaux qui ne sont qu'un décalque de l'idéologie mondialisto-messianiste. Comment expliquer cela ?

En effet, Bonaparte a enraciné et répandu les principes de la Révolution. Cependant, le cheval de course, si je puis dire, qui avait été déjà choisi ; c'est l'Angleterre avec l'alliance conclue entre Cromwell et Menasseh Ben Israel à partir de 1656. Cette situation était renforcée en raison de la bascule de la quasi-totalité de la population anglaise dans l'anglicanisme. La France révolutionnaire de Bonaparte devait traîner comme un boulet une bonne partie de la population française restée fidèle au catholicisme. Un tel décalage entre les instances politiques du pays maçonnisé et un peuple de France majoritairement fidèle à Rome ne pouvait que freiner les ambitions mondialistes de la synagogue et leurs acteurs comme les Rothschild. Qui plus est, à la fin du 18e siècle et début du 19e siècle, le monde britannique commençait à peupler de vastes territoires (Amérique du Nord, Australie, …), ces derniers devenant des multiplicateurs de puissance économique mais aussi de l'idéal mondialiste. La France de l'Ancien Régime devait être cassée car elle représentait le contre-modèle métaphysique (catholique) qu'il fallait absolument abattre. Sous le règne de Napoléon 1er, elle n'avait pas (et plus) ces atouts géopolitiques et financiers à l'échelle planétaire (vente de la Louisiane par exemple) indispensables à la synagogue.




La dynastie Rothschild s'est souvent abritée derrière des personnages tels que JP Morgan, les Warburg [notamment lors de la mise en place de la Réserve Fédérale américaine (1)] ou encore Jacob Schiff. N'a-t-elle pas aussi instrumentalisé la communauté juive pour arriver à ses fins ?

On peut dire qu'une partie de la communauté juive a été instrumentalisée au service d'une ambition messianiste. En revanche, une autre partie s'oppose aux Rothschild. C'est le cas des loubavitch que l'on retrouve comme soutien à Poutine avec le rabbin Berel Lazar. Le hassidisme loubavitch a une autre vision du messianisme. Il existe des courants internes avec des variantes. Dans certains cas, ce messianisme n'est pas le moteur de leurs pensées sans pour autant être écarté. Gershom Scholem utilise l'expression « neutralisation du messianisme ». Ceci explique les rivalités entre ces communautés à travers des « outils » qui s'appellent les mondes anglo-saxon et russe. Le monde juif est divers et fragmenté (même au sein du monde loubavitch) n'hésitant pas néanmoins à se livrer à des bagarres terribles entre clans pour la poursuite d'intérêts ciblés. En revanche ce monde est uni quand il s'agit de lutter contre le christianisme.


Plusieurs cercles sont à l'oeuvre au sein de l'Elite secrète. On peut discerner un cercle externe constitué des exécutants politiques (Churchill, Balfour, …), un autre moins exposé (Milner, Rhodes, ….) et un troisième protégé des regards du public se chargeant de financer les deux premiers. Sont-ce ces mêmes financiers qui déterminent la marche à suivre, est-ce qu'ils en sont les « grands architectes » ou bien n'existerait-il pas derrière eux, un quatrième cercle encore plus opaque qui serait le noyau de l'ensemble, la tête pensante de cette Elite secrète ?


Voyons ! Vous croyez qu'il existe un quatrième cercle véritable moteur de l'ensemble ? Dans ce cas, en raison de l'impossibilité de les étudier, on les désigne par l'expression « les supérieurs inconnus ». J'ajouterais un cinquième cercle, lui suprême et connu, le « grappin (2) ».


Jacques Bainville

A la fin de la préface vous faites allusion à "une humanité payant le prix fort de ces ambitions dont elle ne soupçonne même pas l'existence." cela fait à mon sens écho aux écrits de Jacques Bainville dans "Les conséquences politiques de la paix" : « A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d'ignorance. Grand est le nombre des hommes qui subissent, qui vivent, souffrent et meurent sans avoir interrogé. Petit le nombre de ceux qui cherchent à déchiffrer les causes pour lesquelles ils payent jusque dans leur chair. (…) D'ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c'est-à-dire quand il est trop tard. Le principe de causalité, qui tourmente à peine les hommes, est encore plus indifférent aux peuples. (...) Pour que les conséquences apparaissent aux nations, il leur faut des catastrophes ou le recul de l'histoire. Elles se résignent à vivre entourées de forces invisibles, comme les génies des Mille et Une Nuits, qu'elles blessent sans le savoir et qui exigent des comptes tout à coup. »
Près d’un siècle sépare vos écrits de ceux de Jacques Bainville, pourtant, rien ne semble avoir vraiment changé, la grande majorité des hommes demeure cloîtrée dans un puits de méconnaissance et pire que cela, semble se complaire dans cet aveuglement…

La raison est simple : la nature humaine ne change pas au cours des siècles. C'est peut-être triste mais cela a au moins un avantage concernant ceux qui cherchent les causes profondes ; cela interdit de rêver.


Constantin Leontiev faisait ce constat à propos de l’Europe de la deuxième moitié du XIXe siècle : « L’Europe, dans son ensemble, en est au stade de la simplification, ses éléments constitutifs se ressemblent beaucoup plus qu’auparavant, ils sont beaucoup plus monotones ; quant à la complexité des modalités du progrès, c’est une complexité rappelant celle de quelque processus pathologique horrible qui, pas à pas, conduit un organisme complexe vers la simplification du cadavre, de la carcasse et de la poussière. » Que vous inspire cette citation ?

L'industrialisation, la démocratisation et l'uniformisation des esprits propre aux droits de l'homme ont contribué à un nivellement des esprits. On en vient en ce début de XXIè siècle à l'indifférenciation des sexes. L'altérité est remise en cause. À ce rythme, c'est la mort assurée de l'occident.


Cecil Rhodes

Cecil Rhodes souhaitait ouvertement la domination mondiale de la race anglo-saxonne. Alfred Milner, son bras droit, a favorisé la mise en place de camps de concentration regroupant des femmes et des enfants lors de la guerre des Boers et n'a pas hésité à faire travailler sous la contrainte  des milliers d'ouvriers chinois dans les mines du Transvaal. Il est difficile de ne pas faire quelques analogies avec ce qui se déroulera quelques années plus tard …

Nous avons à une échelle réduite pour l'époque les prémices du nazisme et du bolchevisme. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang doivent être annihilés. C'est ce qui attend les peuples rebelles ou des franges d'une population dans ce nouvel ordre mondial s'il réussit à s'imposer. Le nazisme et le communisme n'ont été que des galops d'essais.




Cynisme et machiavélisme sont des « valeurs » incontournables pour l'élite financière planétaire. En intégrant cette donnée, des décennies plus tard ne peut-on pas voir la mise en place d'un régime national-socialiste en Allemagne et celle du communisme en Russie comme des moyens pour l'oligarchie en place dans le monde anglo-saxon de réduire l'Allemagne et la Russie à l'état de futurs concurrents de seconde zone sur le long terme ?

Les régimes nazi et communiste ont été des laboratoires permettant de tester à l'échelle d'un pays le comportement des populations. Je rappelle, comme je l'ai écrit dans l'Atlas du mondialisme, que le nazisme est une forme de frankisme (3) (Hitler n'étant qu'un golem frankiste) permettant de supprimer une part importante de juifs hostiles au sionisme tout en justifiant par la suite la création de l'État d'Israël. Les travaux d'Antony Sutton ont prouvé que le nazisme a pu s'imposer en raison d'un soutien financier apporté par les Anglo-Saxons. Cette politique poursuivait le but de projeter l'Allemagne nazie contre la Russie soviétique afin d'abattre Staline qui, après avoir évincé Trotsky favorable à une propagation d'un idéal révolutionnaire d'essence messianiste mondiale, se refusait à ce type de politique. La défaite allemande en 1945 a bouleversé les projets anglo-saxon-sionistes.




La Première guerre mondiale a connu son dénouement en raison de la Déclaration Balfour – Milner, la Seconde a débouché sur la création de l'Etat israélien … Une possible troisième déflagration planétaire pourrait-elle aboutir à la finalisation du « Grand Israël » ? Dans cette perspective, que penser de la lettre de Pike à Mazzini ?

Si la logique est respectée, on y va direct. Outre les événements violents au Proche-Orient, cela passe aussi par la destruction du dollar comme monnaie de référence. Quant à cette lettre de Pike, nous n'avons pas de preuve de son authenticité. Par conséquent, on ne peut pas s'y référer.


Un loup se dissimulant sous une peau d'agneau... Le premier logo de la Fabian Society...

Dans « Humain trop humain », Nietzsche décrivait ainsi le socialisme : « Le socialisme est le frère cadet du despotisme mourant (…). Il est avide de porter la puissance de l'État à un degré de plénitude que le despotisme n'a jamais connu ; mieux encore, il renchérit sur tous les excès du passé, en ce sens qu'il poursuit méthodiquement la destruction de l'individu qu'il considère comme un luxe injustifié de la nature et qu'il prétend corriger en en faisant un membre bien réglé de l'organisme collectif … Il exige de tous les citoyens l'obéissance la plus servile à un État absolu, à tel point que rien de pareil n'a jamais encore existé. » Outre le côté prophétique du propos, peut-on voir dans le socialisme « mou » de la Fabian Society (en comparaison avec le national-socialiste allemand ou l'URSS), le genre de doctrine qui serait dans l'idéal mondialiste le modèle à suivre ?

Les objectifs de la Fabian Society consistent à fusionner par étape le capitalisme et le socialisme le tout dans le cadre d'un monde unifié. C'est, en effet, un processus de synthèse qui doit voir le jour permettant la mise en forme d'une économie monopolistique au sein d'un appareil politique mondial et omnipotent. On peut trouver aussi ce type de philosophie concernant la destruction de l'individu dans le livre de Richard de Coudenhove-Kalergi, Praktischer Idealismus (4), paru en 1925 appelant à une dissolution des nations (en priorité européennes) en faveur d'une « Europe orientalisée ».


Un dernier mot ?

En histoire, la roue tourne.


***


(1) Lire à ce sujet "Les secrets de la Réserve Fédérale" d'Eustace Mullins.
(2) Le grappin est l'expression qu'utilisait Jean-Marie Vianney, le Saint curé d'Ars, pour désigner le Malin.
(3) Pour un aperçu du frankisme voir  notamment : Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar.
(4) A ce propos : Richard de Cooudenhove-Kalergi et son projet pour l'Europe.

dimanche 31 décembre 2017

Du frankisme au jacobinisme



Ouvrage de Gershom Scholem qui n'est plus édité (et quasiment introuvable d'occasion à un tarif correct) et qui montre les liens existants entre l'idéologie messianiste la plus délétère et la non moins néfaste Révolution française.
Un grand merci à la personne qui a permis l'exposition au grand jour de ces écrits.


https://vexternelotek.wordpress.com/blog/

Sur le même sujet :
- Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar
- Sabbataï Tsevi et la Turquie
- Pierre Hillard : "L'esprit de la Révolution est une espérance messianique judaïque"

samedi 30 décembre 2017

Dictionnaire amoureux de Jésus



Ce "Dictionnaire amoureux de Jésus" est un livre à lire (ou à offrir), spécialement en cette période de Noël afin de replonger sa foi dans les eaux vivifiantes de l'Histoire avec un grand H.
A la fois livre d'histoire et de religion, cet ouvrage est servi par la rigueur scientifique et le talent d'écriture de Jean-Christian Petitfils.

Certaines entrées se situent tout particulièrement à la croisée des chemins religieux et historiques telle celle concernant le Linceul de Turin qui récapitule les dernières découvertes scientifiques rendant la négation pure et simple de l'authenticité de ce dernier de plus en plus obsolète et ridicule.
La raison et la foi, bien loin d'être des ennemis inconciliables se révèlent d'une complémentarité exemplaire tant elles s'éclairent mutuellement.
Impossible de ne pas songer à la citation attribuée à Louis Pasteur :
"Un peu de science éloigne de Dieu. Beaucoup de science y ramène."

Quant à l'entrée concernant Satan, elle est malheureusement d'une acuité impitoyable à propos de ce qu'est devenu le catéchisme d'aujourd'hui qui en laissant totalement de côté l"Adversaire" fait fatalement le jeu de ce dernier.
L'Eglise est éclipsée (pour reprendre l'expression de la Sainte-Vierge à la Salette) et conséquemment la catéchèse moderne n'est qu'un pale reflet de ce qu'elle devrait être.
Cessant d'être une boussole spirituelle elle n'est plus qu'un aimable brouet ajoutant encore de la confusion à un monde qui en est pourtant déjà sursaturé.



vendredi 13 octobre 2017

Il y a 100 ans, le miracle de la "danse du soleil" à Fatima


Le temps est pluvieux et les assistants sont trempés. A midi, la pluie cesse, les enfants entrent en extase, et la foule n’entend pas la Vierge qui s’adresse à Lucie : « Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l’on continue toujours à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux. » Lucie lui demanda si elle pouvait guérir les malades : « Les uns oui, les autres non. Il faut qu’ils se corrigent et qu’ils demandent pardon de leurs péchés ». Notre-Dame prit alors un air plus triste. « Qu’ils n’offensent pas davantage Dieu Notre Seigneur, car Il est déjà trop offensé ». Ouvrant alors les mains, elle les fit se réfléchir sur le soleil que Lucie désigna à la foule en se retournant : « Regardez le soleil ! ».

C’est alors que tous purent contempler pendant une douzaine de minutes, un spectacle grandiose, stupéfiant et unique au monde. Dans un ciel maintenant bleu et sans nuages, le soleil n’éblouit pas et on peut le fixer à volonté. Il tremble et s’agite, fait des mouvements brusques et finalement se met à tourner sur lui-même, lançant des faisceaux de différentes couleurs sur la foule. Le phénomène s’arrête puis se reproduit par deux fois, avant que le soleil ne semble se précipiter en zigzags sur la terre, irradiant une chaleur de plus en plus intense.

La foule est très émue. Les gens sont à genoux. Un vieillard jusque là incroyant agite les bras en l’air en criant : « Vierge sainte ! Vierge bénie ! ». Et de tous côtés se déroulent des scènes analogues. Car tous ont vu la même chose. Et finalement, alors que tous étaient trempés jusqu’aux os, chacun a la surprise de trouver le sol et ses habits absolument secs.


L'intégralité de l'article sur le site mariereine.com

Quant à l'article que j'avais consacré à l'ensemble des apparitions de Fatima, il est ici.

lundi 9 octobre 2017

Jacob Frank et le mouvement frankiste de Alexander Kraushar


Rapide présentation du livre (en deux tomes) "Jacob Frank et le mouvement frankiste" d'Alexander Kraushar (1843-1931), historien et journaliste polonais, accessoirement juif qui finira par se convertir au catholicisme (sincèrement ou non, le mystère demeure).

Abordons les choses qui fâchent d'emblée, cet ouvrage recèle de très nombreuses informations concernant Jacob Frank, sa fille et leurs sectateurs, mais la forme, quant à elle, laisse à désirer.
Fautes d'orthographe multiples, feuilles qui se détachent, erreurs dans la numérotation des chapitres...
Si on ne peut que louer l'initiative des éditions Hades d'avoir traduit cette monographie du polonais au français, on regrettera le manque de rigueur de l'édition ici présentée, surtout compte-tenu du prix (35 euros le tome, tout de même...)



Jacob Frank (1726-1791)

Passées ces considérations formelles, quelques mots sur le terreau dans lequel a pu prendre racine le mouvement frankiste.

Jacob Frank s'est autoproclamé messie juif et successeur de Sabbataï Tsevi (qui lui aussi s'était déclaré "messie" en 1666).
Ce dernier avait finalement accepté de se convertir à la religion musulmane afin d'échapper à la mort (Frank se convertira faussement lui aussi, mais au catholicisme).*
De nombreux adeptes de la secte suivirent Sabbataï Tsevi et il en a résulté une communauté, les "donmeh" (ou "apostats"), musulmans en surface mais ayant conservés certaines pratiques propres au judaïsme et qui ont essaimé dans l'Empire ottoman (à Salonique notamment puis dans la Turquie "moderne" dans laquelle ils ont joué un rôle primordial au sein du mouvement des "Jeunes Turcs").


Sabbataï Tsevi (1626-1676)
Le creuset dans lequel s'est épanoui cette secte fut tracé par les vues d'Isaac Louria, rabbin kabbaliste du XVI siècle, et de sa doctrine de la "rédemption par le péché".
Là encore, pour résumer brièvement, il faut parler de la conception du monde propre à la kabbale lourianique.
Au commencement il y avait Dieu, l'infini (En Sof), Dieu s'est alors alors "rétracté en lui-même" (Tsimtsoum) pour permettre la création du monde.
Les dix sefirot (ou sphères) de l'arbre kabbalistique sont ainsi créées, ce sont les vases destinés à recueillir les lumières divines.
Cependant, certains vont se briser et laisser échapper la lumière qu'ils contenaient.
C'est le Chevirat Hakelim (la brisure des vases), une grande partie de la lumière qui était contenue dans ces vases brisés retourne à la "source divine", aspirée par le En Sof.
Une autre partie de cette lumière se retrouve en revanche emprisonnée dans les brisures de vases, cette lumière est recouverte d'une écorce, une kelippah (au pluriel kelippot) qui renferme les étincelles divines.
Il convient donc de libérer ces étincelles par le travail du "tikkoun" ou réparation (voir l'article consacré au concept du Tikkoun Olam).
(La réparation du monde, terme qui est si cher aux Bernard-Henri Lévy -toujours prompt à faire parler la poudre et couler le sang de la Yougoslavie à la Libye- et autres Jacques Attali.)

Afin de libérer ces étincelles, il convient de dissoudre toutes les kelippot.
Sur un plan pratique, on pourra classer dans cette catégorie toutes les normes, frontières, institutions, traditions, états, religions (et prioritairement le catholicisme)... tout ce qui d'une manière générale permet de structurer le monde doit disparaître afin de libérer les étincelles divines qui pourront retrouver le "créateur".

Transgresser les interdits, salir ce qui est pur, renverser l'ordre des choses, favoriser les conflits, pervertir, tout cela est "bon" car permet d'éliminer des kelippot supplémentaires, c'est un mal en vue d'un "bien" (ou prétendu tel), ce sont les "souffrances de l'enfantement" qui permettront au messie de venir enfin.
Cette toile de fond lourianique (satanique) structure les mouvements messianistes sabbatéen et frankiste.


[*Notons que cette dissimulation, ce "double-jeu" propre à ces mouvements messianistes ne sont pas apparus de façon subreptice mais qu'il existait déjà une longue tradition de ce type dans le monde juif avec les marranes (Juifs faussement convertis au catholicisme) ayant fui la péninsule ibérique et s'installant notamment et en grand nombre dans l'empire ottoman. Lire à ce sujet "Histoire des marranes" ou encore "Dona Gracia Nasi" de l'historien anglais Cecil Roth.]


Eve Frank (1754-1816), fille de Jacob, qui a succédé à ce dernier à la tête du mouvement frankiste.

Pour revenir au livre à proprement parler, voici trois petits extraits des propos de Jacob Frank, révélateurs de son état d'esprit et du degré de perfidie du mouvement frankiste dans son ensemble à travers lesquels on sent poindre certaines théories kabbalistes exposées plus haut :

"Le bon Dieu ne peut venir dans ce monde qui a une fin, et c'est la raison pour laquelle nous devons essayer de tout transformer en cendres, comme le sable de la terre..." (tome I, p. 304) 

"Je ne suis venu en Pologne que pour que je puisse liquider toutes lois et religions, et mon désir est de donner vie au monde." (tome 1 p. 324)

"C'est certain, je m'efforcerai d'aller avec une grande force et une puissance, mais aux côtés de cette force nous devrons faire circuler des paroles douces et de l'imposture, tant que tout ne sera pas entre nos mains." (tome II, p.91)

On apprend aussi le financement du mouvement par la famille Rothschild (entre autres) et même si Kraushar se trompe souvent dans ses interprétations (pour lui, le frankisme appartient définitivement au passé et il ne voit en Jacob Frank et en ses sectateurs que des marginaux et des illuminés dont l'influence serait très limitée), l'ensemble des données amassées dans cet ouvrage permet de dessiner les contours de ce sulfureux mouvement messianiste qui, tel le phénix de la mythologie, renaît toujours de ses cendres et sous des formes disparates.
Par ailleurs, il n'est pas impossible de faire des analogies entre le frankisme et le national-socialisme allemand (dont le "culte du chef", la volonté de puissance et la haine des Juifs non kabbalistes ne sont pas les moindres).

Pour résumer, bien qu'il se révèle assez indigeste pour les raisons évoquées en préambule, cet ouvrage est un document historique de première importance qui se doit d'être lu et étudié.

dimanche 8 octobre 2017

Odon Lafontaine : "Le Grand Secret de l'Islam"



Dernière conférence en date d'Odon Lafontaine concernant les origines historiques de l'Islam :




L'excellent premier ouvrage d'Olaf, "Le Grand Secret de l'Islam", est disponible en téléchargement gratuit sur le site de l'auteur : https://legrandsecretdelislam.com/
C'est un livre à lire impérativement afin de comprendre ce qu'est l'Islam.

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