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mercredi 10 octobre 2018

Russie : le grand rabbin russe fustige la livraison des S-300 à la Syrie

Vladimir Poutine et Berel Lazar

Des nuages semblent s'amonceler dans le ciel (si bleu jusqu'ici) des relations entre le président russe Vladimir Poutine et le grand rabbin de Russie Berel Lazar.
Ce dernier était même de la délégation russe qui s'est rendue en Iran en avril dernier : 

Le grand-rabbin de Russie Berel Lazar s'est rendu à Téhéran au printemps dernier. Cette information, publiée initialement dans les médias israéliens, a été confirmée par une source diplomatique informée.
(...)
Début septembre, des médias israéliens ont rapporté que le grand-rabbin de Russie Berel Lazar faisait partie de la délégation de la Douma. En particulier, le site Ynet a écrit que «malgré les objections iraniennes, la Russie, qui cherche à améliorer les liens commerciaux et économiques avec Téhéran, a imposé la participation de Berel Lazar comme une condition de la visite». La visite de représentants de la communauté juive à Téhéran a été également confirmée par le milieu d'experts.

Mais cela, c'était avant la mort des 15 soldats russes et la livraison des missiles S-300 à la Syrie qui en a découlé.
Cette opposition du leader de la Fédération des communautés juives de Russie à Vladimir Poutine sera-t-elle sans conséquence ?
L'avenir nous le dira.

***

Dans une démarche rare, Berel Lazar a qualifié la décision de fournir des systèmes avancés de défense antiaérienne au régime d'Assad "d'erreur", indiquant en avoir parlé à Poutine

Le grand rabbin de Russie a déclaré que la décision prise par Moscou d’approvisionner la Syrie en missiles antiaériens avancés est une « erreur », une réprimande rare de la part de cet homme de la politique de défense mise en oeuvre par son pays.

Berel Lazar, du mouvement hassidique ‘Habad, a tenu ces propos jeudi lors d’une conférence organisée par le groupe culturel du Limmud FSU à Sighet, en Roumanie.

La Russie a donné à la Syrie le système S-300 suite à l’abattage accidentel, le mois dernier, d’un avion espion russe par les forces syriennes, alors qu’elles répondaient à une frappe israélienne dans l’espace aérien syrien. La Russie a attribué la responsabilité de cet incident, au cours duquel 15 soldats russes sont morts, à Israël.

« Je pense que c’est une erreur qui ne fera qu’augmenter les problèmes dans la région », a dit Lazar, qui rencontre régulièrement le président russe Vladimir Poutine, au journaliste israélien Eli Mandelbaum sur le transfert de missiles.

Le groupe de Lazar, la Fédération des communautés juives de Russie, s’est souvent exprimé contre les expressions d’antisémitisme en Russie et certains aspects de la politique russe en ce qui concerne Israël, notamment du vote de Moscou, en 2017, en faveur d’une résolution de l’ONU qui ignorait la signification de Jérusalem pour les Juifs. Mais Lazar, qui dit s’opposer à l’implication excessive des leaders communautaires juifs dans la politique russe, a rarement critiqué publiquement la Russie concernant ses relations bilatérales avec Israël sur des sujets dénués de dimension religieuse.

Le rabbin, né en Italie et devenu citoyen russe en l’an 2000, a déclaré que lui et son organisation « parlent de la question des S-300 avec le président », se référant à Poutine. « Nous expliquons, ai-je envie de dire, le caractère sensible de ce problème pour nos frères en Israël, à Sion, et nous espérons que la Russie et Israël pourront continuer à coopérer pour stopper le terrorisme, pour stopper l’Iran et qu’Israël continuera à garder ses frontières et à neutraliser toutes les menaces avant qu’elles n’atteignent son seuil ».

Depuis des années,Israël et ses alliés font pression sur la Russie pour que cette dernière ne livre pas à la Syrie et à d’autres acteurs régionaux le système S-300, affirmant que cela limiterait la capacité israélienne à neutraliser les menaces terroristes et notamment le groupe du Hezbollah, basé au Liban.

Plusieurs centaines de personnes ont assisté à cet événement organisé à Sighet, lieu de naissance d’Elie Wiesel, lauréat du prix Nobel de la paix et survivant de la Shoah décédé en 2016.

Au mois d’août, la police roumaine avait arrêté un homme de 37 ans soupçonné d’avoir écrit des slogans antisémites sur la maison d’enfance de Wiesel.

Source : TimesofIsrael

samedi 14 avril 2018

Les frappes occidentales sur la Syrie et leurs possibles conséquences



Retour sur les événements de ces 48 dernières heures.

Jeudi, le président français Emmanuel Macron annonçait qu'il avait la preuve que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie.
Rien de très surprenant à cela, le Young Leader 2012 suivant la voie tracée par son maître américain.
Le lendemain, Moscou affirmait pourtant qu'il s'agissait d'une mise en scène.
Les experts de l'OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) devaient commencer leur travail samedi (gageons que les frappes occidentales intervenues dans la nuit de vendredi à samedi ne facilitera pas leur travail, ne serait-ce que sur un plan psychologique...).

Mais revenons à la journée de jeudi durant laquelle, l'Allemagne quant à elle, était restée fidèle à sa tradition de prudence, voire de double-jeu en refusant de participer à des actions militaires contre la Syrie (rappelons-nous de sa position lors de la dernière intervention atlantiste en Irak, ne participant pas militairement mais donnant un sérieux coup de pouce aux Américains en leur livrant les plans de défense de Bagdad...).
C'est une constante géopolitique découlant de la centralité géographique du monde germanique, placé entre la Russie et l'Europe de l'ouest, ce dernier se doit d'éviter de pencher trop ouvertement d'un côté ou de l'autre, il lui faut adopter une subtile posture d'équilibriste.
Le même jour, la Russie appelait les occidentaux à réfléchir aux conséquences de leurs menaces.

La suite est connue...
On peut lire notamment dans le communiqué de presse de l'Elysée du 14 avril que "les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute."
C'est intéressant... 
Pas besoin d'enquête donc, la présomption d'innocence est un concept qui n'existe pas en droit international selon l'Elysée (et la Maison Blanche).
Intéressant également de constater que la France s'engage militairement dans le conflit syrien au moment où les djihadistes sont en train de perdre le combat face aux efforts conjugués d'Assad et de Poutine.
On le savait, mais c'est confirmé par les faits, la lutte contre Assad est donc plus importante que de vaincre l'Etat Islamique, les familles des victimes des multiples attentats apprécieront.

Après l'intervention de la nuit de vendredi à samedi la tendance est à l'auto-satisfaction chez le président américain Donald Trump :



("Une frappe parfaitement exécutée la nuit dernière. Merci à la France et au Royaume-Uni pour leur sagesse et la puissance de leur excellente armée. Nous ne pouvions obtenir meilleur résultat. Mission accomplie !")

Autre son de cloche dans le camp opposé avec l'intervention de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires Etrangères, qui s'est exprimé aujourd'hui suite aux frappes occidentales (et également à propos de l'affaire Skripal).
Lavrov nous apprend notamment que Emmanuel Macron aurait refusé de fournir à Vladimir Poutine les informations qu'il détient sur la présumée attaque chimique de Douma.




A noter que sur les 103 missiles lancés par la coalition américano-franco-anglaise, 71 auraient été interceptés par la DCA syrienne.

Autre déclaration, du président russe Vladimir Poutine cette fois : 

Le 14 avril, les États-Unis soutenus par leurs alliés ont frappé des sites militaires ainsi que ceux de l'infrastructure civile de la République arabe syrienne. Sans l'aval du Conseil de sécurité de l'Onu, en violation de la Charte de l'Onu, des normes et des principes du droit international, un acte d'agression a été commis à l'encontre d'un État souverain qui se tient à l'avant-garde de la lutte antiterroriste.

À nouveau, tout comme il y a un an, lorsque les États-Unis ont attaqué la base aérienne de Shayrat, en tant que prétexte a été utilisée une mise en scène d'usage de substances toxiques contre les civiles, cette fois à Douma, banlieue de Damas. Après avoir visité le lieu de l'incident fictif, les experts militaires russes n'ont pas découvert de trace d'utilisation de chlore ou de toute autre substance toxique. Pas un seul habitant n'a confirmé le fait de l'attaque chimique.
L'Organisation sur l'interdiction des armes chimiques a dépêché ses spécialistes en Syrie afin d'élucider la situation. Or, un groupe de pays occidentaux l'a méprisé de façon cynique en entreprenant une action militaire sans attendre les résultats de l'enquête.

La Russie condamne avec une extrême fermeté l'attaque contre la Syrie où des militaires russes aident le gouvernement légitime à combattre le terrorisme.

Par leurs actions, les États-Unis aggravent davantage la catastrophe humanitaire en Syrie, apportent des souffrances aux civils, laissent faire les terroristes qui déchirent depuis sept ans le peuple syrien, provoquent une nouvelle vague de réfugiés en provenance de ce pays et de la région en général.

L'escalade en cours autour de la Syrie produit des effets destructeurs sur l'ensemble du système des relations internationales. L'histoire remettra tout à sa place et elle a déjà attribué à Washington une lourde responsabilité pour avoir mis en œuvre sa justice sanglante en Yougoslavie, en Irak et en Libye.
La Russie convoque une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu afin de discuter des actions agressives des États-Unis et de leurs alliés.


***

La provocation occidentale va nécessairement engendrer une réaction de la part de la Russie, si tel n'était pas le cas, cela serait considéré comme un aveu de faiblesse par Washington et ses vassaux et donc comme une invitation à défier un peu plus Moscou en Syrie ou ailleurs.





mercredi 11 avril 2018

La route vers la Troisième Guerre Mondiale



100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.

La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
 - La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.

L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.

La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.

On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit... 

Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :



mardi 27 juin 2017

Israël et la déstabilisation de la Syrie



Voici l'occasion d'insister sur la participation directe d'Israël dans le conflit qui ensanglante la Syrie depuis plusieurs années.
Rappelons que le plateau du Golan est occupé depuis 1967 par Israël alors que celui-ci est un territoire syrien.
En lisant l'article du Point, on comprendra mieux les pressions qui se font toujours plus fortes sur l'Iran et tous ceux qui, tel le Qatar, entretiennent des relations dénuées d'hostilité avec Téhéran.
Par ailleurs, notons que la Russie, bien qu'elle soutienne officiellement le régime syrien, ne prend manifestement aucune mesure directe contre les actions israéliennes, l'art du double-jeu à la Poutine...
Petit florilège d'articles parus depuis 8 jours :

Selon le Wall Street Journal, l'Etat hébreu fournirait de l'aide matérielle et financière à certains groupes rebelles syriens situés sur le plateau du Golan. Un rapprochement qui aurait commencé début 2013.
En 2014, les relations entre Tsahal et certaines factions rebelles syriennes étaient déjà bien établies puisque la Fnuod, une force d’observation de l’ONU basée sur le Golan depuis 1974, a transmis au Conseil de sécurité un rapport constatant une augmentation des contacts entre Tsahal et des Syriens. Au cours de plusieurs de ces rencontres qui se déroulaient le long de la ligne de démarcation entre Israël et la Syrie, la Fnuod a d’ailleurs constaté que les premiers transmettaient des caisses aux seconds. Et en d’autres occasions, que les Israéliens laissaient des Syriens en civil et en bon état de santé pénétrer dans leur pays pour y participer à des réunions. Objectif ? Obtenir des informations bien sûr mais en donner également puisque dispose de photos satellites des positions de l’armée syrienne et du Hezbollah.
 Depuis le rapport de la Fnuod, l’Etat hébreu a encore renforcé ses liens avec les rebelles en fournissant des vivres, des vêtements et du matériel à plusieurs villages du Golan. Selon des informations dignes de foi, ces colis ne portent généralement pas d’étiquette permettant de deviner leur origine. La plupart des livraisons se déroulent durant la nuit grâce à une porte de la «barrière de sécurité» séparant l’Etat hébreu de la Syrie en guerre.

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé samedi un secteur en Syrie d'où avaient été tirés peu auparavant dix projectiles vers la partie du plateau du Golan occupée par Israël, l'agence de presse officielle syrienne faisant état de plusieurs morts. L'armée de l'air israélienne a entre autres visé deux chars du "régime syrien" dans la partie nord du Golan, a indiqué un de ses porte-parole, précisant que les projectiles tirés n'avaient pas fait de victime en Israël.
 Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la frappe israélienne a tué deux soldats syriens. L'agence de presse officielle syrienne Sana a fait état de plusieurs morts, sans en préciser le nombre, et a accusé Israël de soutenir les rebelles."L'ennemi israélien continue de soutenir les terroristes (...) et son aviation a tiré plusieurs projectiles (...) qui ont visé (...) la province de Qouneitra, faisant des martyrs et des dégâts matériels", a indiqué Sana.

L'armée israélienne a annoncé dimanche avoir ciblé des positions du régime syrien en représailles à des projectiles qui ont frappé le plateau du Golan, le second incident du genre en deux jours.L'armée "a ciblé deux postes d'artillerie et un camion de munitions appartenant au régime syrien", a-t-elle indiqué dans un communiqué, soulignant qu'elle avait ordonné aux civils israéliens de se tenir éloignés des zones proches de la localité syrienne de Qouneitra, où les combats entre régime et rebelles sont intenses.

Le vrai danger pour Israël est bien le Hezbollah. Cette milice de combattants chiites, bras armé de l'Iran au Liban, a pris un poids nouveau dans la guerre civile syrienne. Dévolu par Téhéran à soutenir Bachar el-Assad, le Hezbollah a profité de la faiblesse et de la désorganisation de l'armée syrienne pour devenir l'une des forces combattantes sur lesquelles s'appuient les Russes. Comme ce fut le cas lors de la prise d'Alep. Ce qui lui a permis d'améliorer considérablement son armement, grâce à des livraisons iraniennes et russes. Au point d'avoir aujourd'hui la dotation d'une armée régulière de la région. Ce qui a valu aussi au Hezbollah de participer à la conférence internationale sur le sort d'Alep. Une première pour une organisation considérée comme terroriste par la plupart des institutions internationales.Devant cette montée en puissance d'un ennemi qui, depuis 1980 et l'invasion du Liban, a promis sa perte, Israël ne reste pas inactif. Mais le fait discrètement en évitant toute action qui pourrait être considérée comme une provocation. L'État hébreu est devenu le soutien actif de certains groupes rebelles anti-Assad. Clandestinement, Israël leur procure des vivres, du carburant et des médicaments. Et si les Israéliens se défendent de fournir directement des armes à ces mouvements, ils donnent de l'argent à leurs chefs pour en acheter et payer leurs hommes. Une unité spéciale de Tsahal a même été créée pour faire la liaison avec ces maquis. Au risque d'aider des combattants plus ou moins proches de la mouvance islamiste.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu néglige manifestement ce piège. Son objectif est de s'assurer, grâce à ces groupes, une sorte de zone tampon le long des frontières d'Israël. Pour le jour où le Hezbollah, avec le soutien de la bête noire d'Israël qu'est l'Iran, déciderait de passer à l'action au-delà de la frontière syrienne. Ce moment pourrait venir plus vite que prévu et obligerait l'État hébreu à sortir de sa prudente réserve. Signe précurseur : il y a deux mois, avec l'approbation de son sponsor de Téhéran, le Hezbollah a créé « une brigade pour la libération du Golan ».

vendredi 23 juin 2017

472 civils tués en un mois par la coalition internationale en Syrie



472 morts en un mois, soit environ 15 civils tués par jour sous les bombes des autoproclamées "forces du bien".
Rappelons que la "coalition internationale" est censée agir pour protéger le peuple syrien contre les méfaits de Bachar et qu'elle ne cesse de présenter ce dernier comme le pire des tyrans qui ne songerait qu'à martyriser son propre peuple.
Comme si les intérêts américains, européens (ou autres...) avaient quelque chose à voir avec le bien-être des populations.


Les raids de la coalition internationale antijihadistes menée par les États-Unis en Syrie ont causé la mort de 472 civils depuis un mois, soit le double du bilan des 30 jours précédents, a indiqué aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).Selon cette ONG, la période allant du 23 mai au 23 juin a connu le nombre le plus élevé de civils tués dans des frappes depuis le début des opération de la coalition le 23 septembre 2014.

lundi 12 juin 2017

L'ennemi public numéro un : Etat Islamique ou Hezbollah ?

Le couple présidentiel américain lors de son voyage en Arabie Saoudite.

Alors que l'Etat Islamique vient de menacer la France, la Belgique, l'Italie, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Australie, la cible numéro un des USA est le... Hezbollah.




L'Iran et le Qatar sont plus que jamais dans l’œil du cyclone.
Accusés de financer le terrorisme par Donald Trump, ils sont isolés par l'Arabie Saoudite et ses alliés et bien sûr dans le viseur des Etats-Unis et d'Israël.

Mais de quel terrorisme parle-t-on ?
Si le Qatar a pu entretenir des connexions avec la nébuleuse Daech et si on se rappelle notamment du renversement de Mouammar Kadhafi et de la révolution sur la place verte de Tripoli tournée dans les studios d'Al-Jazeera à Doha : 



le Qatar, après avoir tenté de concilier entre elles des positions radicalement opposées {lien}, se retrouve aujourd'hui dans la peau du bouc-émissaire alors que l'Arabie Saoudite passe quant à elle entre les gouttes de la critique (grâce au gargantuesque contrat de 380 milliards de dollars signé avec les USA ? {lien}).
L'Iran chiite n'a quant à lui  rien à voir avec un Etat Islamique salafiste/takfiriste et anti-chiite {lien}.
Encore une fois, l'enjeu central de toute cette ébullition semble bien être l'Etat d'Israël.

Pourquoi ?
Le Qatar et l'Iran ont pour similitude de soutenir les principaux et plus proches ennemis de Tel-Aviv : le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Doha ne s'est jamais caché de son appui à la cause gazaouite {lien} et Téhéran soutient le Hezbollah chiite qui lutte aux côtés de Bachar el-Assad {lien} et contre l'Etat Islamique, en Syrie, comme en Irak.
Ces combats ne sont d'ailleurs pas sans conséquence pour le Hezbollah qui a subi de lourdes pertes, au plus grand bonheur d'Israël {lien}.

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.
Il semblerait donc que l'objectif poursuivi (consciemment par les deux premiers, peut être moins par le troisième) par Washington, Tel-Aviv et Riyad soit d'étouffer au maximum la résistance à laquelle pourrait être confronté l'Etat sioniste en cas de nouvelle guerre avec ses voisins palestinien ou libanais.
Éventualité que n'écarte pas Avigdor Liberman, le ministre de la Défense israélien. {lien

Un Irak en train d'imploser, une Syrie meurtrie et dévastée, un Iran en voie d'ostracisation, un Hezbollah diminué, tous ces éléments jouent en faveur de la politique de Netanhyahu qui ne se prive pas d'avancer ses pions avec une accélération encore accrue des implantations en zone occupée. {lien}
Les Etats-Unis songent quant à eux à intensifier les sanctions contre l'organisation chiite libanaise {lien}.


Abou bakr Al-Baghdadi, (ex?) numéro 1 de l'Etat Islamique.


Signalons enfin le silence assourdissant qui a entouré l'annonce faite par Damas concernant la mort (?) du leader de l'Etat Islamique, Abou bakr Al-Baghdadi.
Ce dernier aurait succombé suite à une attaque aérienne syrienne. {lien}
Les médias occidentaux font un black out total sur le sujet, estimant sans doute qu'il s'agit de propagande de la part du régime de Bachar el-Assad.
Peut-être.
Peut-être pas.
En guise de comparaison, on se souviendra avec émotion du battage médiatique extraordinaire qui avait entouré la mort (?) d'Oussama Ben Laden le 2 mai 2011.
Là, bien évidemment, tous nos médias avaient fidèlement relayé l'information et exulté avec Barack Obama et son "justice est faite" hautement stupide et insultant pour les victimes et familles de celles-ci. {lien}

L'occasion de se rappeler que la propagande n'existe que chez l'ennemi.






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