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dimanche 2 décembre 2018

Les exigences exorbitantes du Congrès Juif Européen

european jewish congress

Une conférence concernant la lutte contre l'antisémitisme et l'antisionisme en Europe s'est déroulée le 21 novembre dernier à Vienne en présence notamment de Sebastian Kurz, chancelier fédéral d'Autriche et défenseur acharné de l'état d'Israël.


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« Les communautés juives d'Europe sont de plus en plus inquiètes pour leur sécurité et pessimistes pour leur avenir ». Le constat exposé par Moshe Kantor, le président du Congrès Juif Européen a résumé le sentiment des participants à la Conférence « L’Europe au-delà de l’antisémitisme et de l’antisionisme: sécuriser la vie juive en Europe » qui s'est tenue dans la capitale autrichienne. Le CEJ a d'ailleurs présenté un « catalogue des politiques pour combattre l'antisémitisme » afin qu'il soit utilisé par l'Union Européenne et ses Etats membres comme base de travail, pour éduquer et sensibiliser le public, mais aussi pour assurer la protection des communautés. 

Le chancelier fédéral d'Autriche, Sebastian Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE jusqu'à la fin de l'année, a promis qu'il présenterait le document devant le Conseil Européen.  « Il est d'autant plus essentiel de ne pas oublier le passé et de sensibiliser les générations futures qu'il y avait en Autriche non seulement des victimes, mais aussi un grand nombre de coupables », a-t-il affirmé.

Binyamin Netanyahou, dans un message adressé aux participants de la conférence a pour sa part appelé l'Europe à adopter une définition unitaire de l'antisémitisme pour mieux le combattre et d'y inclure l'antisionisme comme une de ses manifestations. « La leçon de la Shoah est qu'il ne faut jamais oublier l'importance de lutter contre la haine le plus tôt possible ».

Source : http://www.actuj.com/2018-11/moyen-orient-monde/7398-conference-de-vienne-quel-avenir-pour-les-juifs-d-europe


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Jorge Mario Bergoglio et Moshe Kantor


Et le moins que l'on puisse dire est que Moshe Kantor, le Président du Congrès Juif Européen, ne manque pas d'idées :


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Antisémitisme : La Bible aurait besoin de mises en garde selon le Congrès juif européen

Source de l'article: http://www.evangeliques.info.

La Bible et d'autres ouvrages chrétiens devraient inclure des introductions et des notes de bas de page mettant en garde les lecteurs contre "l’antisémitisme" de certains de leurs passages, estime le Congrès juif européen (CJE). Lors d'une conférence organisée le 21 novembre à Vienne en Autriche par le chancelier Sebastian Kurz, le président de l'CJE, Moshe Kantor, a déclaré: "Les communautés juives d'Europe sont de plus en plus préoccupées par leur sécurité et pessimistes pour leur avenir". Le CJE a présenté un "catalogue de mesures de lutte contre l'antisémitisme" de 150 pages , parmi lesquelles sont mentionnées la Bible et le Coran, rapporte la radio britannique Premier.

Dans le chapitre "Recommandations concernant les groupes et institutions religieuses", il est écrit: "Les traductions du Nouveau Testament, du Coran et d'autres littératures chrétiennes ou musulmanes ont besoin de gloses marginales (annotations, ndlr) et d’introductions soulignant la continuité avec l'héritage juif du christianisme et mettant en garde les lecteurs contre leurs passages antisémites". Le texte se poursuit ainsi : "Bien que des efforts aient été faits dans ce sens dans le cas du christianisme, ils doivent être étendus et cohérents dans les deux religions".

Parmi les autres recommandations présentées à Vienne, la CJE a proposé que "chaque pays s'engage à consacrer chaque année un pourcentage de son PIB à financer la lutte contre l'antisémitisme" et que les entreprises du web soient "tenues responsables du contenu antisémite" sur leurs plateformes.

Le Congrès juif européen, basé à Bruxelles, affirme sur son site Internet représenter "42 communautés juives nationales en Europe, comprenant environ 2,5 millions de Juifs".


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Moshe Kantor et Emmanuel Macron


En adoptant le point de vue juif, le monde entier est antisémite.
C'est le principe de l'inversion accusatoire ou du "miroir du judaïsme" pour reprendre le titre d'un ouvrage d'Hervé Ryssen.
Le principe est simple, enfantin même, on accuse l'autre de ce dont on est soi-même coupable.
C'est aussi une illustration du concept de projection psychanalytique notamment utilisé par Sigmund Freud dans son étude du "cas Schreber".
Les Juifs haïssent les goyim ?
Non, ce sont les goyim qui vouent une haine sans nom aux Juifs.
Une haine irrationnelle, éternelle et contre laquelle il faut lutter chaque jour, en ne laissant rien passer, sans pardon, ni oubli.
En fait, tout ce qui n'est pas imbibé par l'esprit juif, tout ce qui n'exhale pas la pensée talmudique est "antisémite", c'est donc le cas des Evangiles.
Pensez-donc, les quatre évangélistes étaient des Juifs qui renonçaient au tribalisme hébraïque pour se consacrer au message universel porté par le Christ...

Mais revenons aux exigences de Moshe Kantor.
Il s'agit donc d'entourer la religion chrétienne en général d'un halo haineux (les précisions au début du Livre seront là pour poser l'ambiance : "ce que vous lisez n'est pas bon pour les Juifs, donc pas bon pour le monde, donc pas bon pour vous").
C'est un pas supplémentaire vers le noachisme (qui consiste à vider de sa substance la religion catholique) avec l'assentiment des dirigeants conciliaires, toujours enclins à courber l'échine face aux exigences rabbiniques.
Du point de vue kabbalistique, cela rejoint la destruction nécessaire des kellipot (ou "coquilles" maléfiques -inversion là encore- qui doivent être brisées afin d'accélérer l'arrivée du "Messie" juif), à ce sujet, lire notamment le chapitre VII de l'Atlas du Mondialisme de Pierre Hillard.

L'autre point, auquel Viktor Orban, premier ministre hongrois, et autre chef de file européen -comme Kurz- du national-sionisme, a déjà adhéré, celui du tribut à verser pour "lutter contre l'antisémitisme" (admirable pour un pays dans lequel ce dernier n'existe pas) :


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Le gouvernement hongrois, qui a été accusé de nourrir des sentiments antisémites dans le cadre de son bras de fer avec le financier et philanthrope George Soros, a annoncé jeudi qu’il dépenserait chaque année 3,4 million d’euros pour soutenir des projets destinés à combattre l’antisémitisme.

La moitié de cet argent se consacré à des initiatives gouvernementales dans le budget national de 2019, suivi d’une deuxième allocation dans le budget suivant, selon un communiqué publié mercredi par l’Association of United Hungarian Jewish Congregation, ou EMIH, qui travaille avec le gouvernement sur ces projets.

Cette somme est destinée à aider une organisation juive hongroise, la Ligue d’action et de protection de l’Europe (APLE), à financer différents projets en Europe, selon le porte-parole du gouvernement Zoltan Kovacs.

Pour lire la totalité de l'article :
https://fr.timesofisrael.com/la-hongrie-versera-34-millions-pour-lutter-contre-lantisemitisme-en-europe/


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Moshe Kantor et Vladimir Poutine

Certes, Orban s'oppose à Soros, mais la stratégie juive est toujours à double (ou triple) tranchant.
Il y a Soros et la mouvance "mondialiste ultra" (portée par les "juifs libéraux") et il y a la tendance, qui actuellement effectue une grosse poussée, celle que l'on pourrait appeler "nationale/globaliste" (vue d'un œil favorable par le hassidisme Loubavitch qui est également le premier promoteur du noachisme).
National et global... Cela semble contradictoire,  mais c'est la vague du moment.
Netanyahu était à l'avant-garde, ensuite sont venus Poutine, Trump, Orban, Kurz, Salvini, Bolsonaro, bientôt peut-être Marion Maréchal en France ?
Toujours est-il que cette tendance serait favorable à l'instauration d'un Grand Israël (dont la création ferait sauter définitivement le principe d'égalité souveraine entre Etats), chose que ne favoriserait guère un mondialisme "onusien" dont un Obama ou un Macron sont les premiers (derniers ?) VRP. 

La SDN a succédé à la Première Guerre Mondiale, l'ONU à la Seconde, la Troisième déflagration planétaire qui vient exigera la mise en place d'un Nouvel Ordre Mondial, permettant la domination du Grand Israël sur les autres nations, une sorte de dictature globale dépassant de très loin tout ce que nous pouvons assimiler actuellement à des régimes autoritaires.

Il faut également mettre ces bouleversements géopolitiques en lien avec le noachisme précédemment évoqué qui réduira les autres religions à de simples auxiliaires de la synagogue du Machiah/Antéchrist, comme le seront les Etats vis-à-vis du Grand Israël qui s'autoproclamera phare des nations.















dimanche 23 septembre 2018

Violences réelles contre "Haine" sur internet

Gil Taieb, Mounir Mahjoubi, Edouard Philippe, Laetitia Avia et Karim Amellal, unis contre la "Haine".

Le "vivre-ensemble" se porte merveilleusement bien en France où l'enrichissement culturel bat son plein comme le prouve l'article suivant :


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Reims : un étrange rituel dans une maternité dégénère, une jeune mère menacée de mort

Quelques jours après son accouchement à la maternité du CHU de Reims, une jeune Rémoise de 19 ans a été victime de menaces de mort et de violences par un groupe de personnes venues pratiquer un rituel.
Une scène étonnante s'est déroulée dans une chambre de la maternité du CHU de Reims dimanche soir, comme le rapporte L'Union (édition abonnés) jeudi. Une famille s'est adonnée à un étrange rituel, rappelant les pratiques du vaudou, autour d'une femme qui venait d'accoucher, avant d'agresser la jeune mère qui partageait la chambre.

Un homme "qui faisait un peu sorcier". Laura, jeune Rémoise de 19 ans, raconte que sa voisine, originaire de Guyane et déjà fort bruyante la nuit, a reçu la visite d'un groupe de huit personnes, dont deux enfants, dimanche soir, en dehors des heures de visite. Et parmi ces visiteurs impromptus, figurait un homme "qui faisait un peu sorcier", selon les mots de Laura à L'Union. "Il avait l'air défoncé, les yeux lui sortaient de la tête." Une sorte de rituel de plus en plus bruyant a alors débuté. "Au début, ils parlaient normalement, puis de plus en plus fort, de plus en plus vite. Ils ont fini par hurler."

La jeune femme, insultée, prévient alors son mari, Thibaut, qui arrive avec sa belle-mère. Celui-ci doit forcer la porte pour pénétrer dans la chambre. Il est alors pris à partie par le "sorcier". 

Une "exfiltration" houleuse. D'après le récit de la jeune maman et de ses proches, une scène d'une grande confusion se déroule alors. Le "sorcier" frappe Laura d'"un coup de coude à la tempe", raconte la grand-mère, avant de "projeter [le berceau, avec le bébé] contre le mur." Après avoir mis son enfant en sécurité dans les bras d'une autre maman, Laura parvient enfin à sortir de la chambre. "Une fois dehors, les gens de l’hôpital nous ont emmenés dans un bureau, au calme", explique-t-elle. "Ils ont récupéré mes affaires, puis ils nous ont mis dans une chambre individuelle."

Enquête ouverte et dépôt de plainte. Lorsque la police est arrivée, la sécurité de l'hôpital avait déjà évacué le groupe. Aucune interpellation n'a eu lieu, précise L'Union, mais une enquête a été ouverte. Laura a déposé plainte pour "menaces de mort réitérées", "violence sans incapacité" et "violence sur mineur de moins de 15 ans". 

Si la petite fille de Laura n'a pas été blessée, elle a pleuré toute la nuit et a réclamé à dormir dans les bras de sa mère, un signe de stress selon les services de l'hôpital. La direction de l'hôpital ne s'est pas exprimée sur cette affaire.

Source : Europe 1


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Heureusement, la République veille sur la laïcité et l'égalité entre les cultes.
Autre fait divers marquant l'embellissement de la France par le multiculturalisme, à Tours cette fois, où deux frères d'origine africaine (il est nécessaire de regarder la petite vidéo présente sur le site de RMC.BFMTV pour intégrer ce détail) ont massacré un père de famille turc :


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Mort pour une place de parking: "Il a été massacré, c'est un acte inhumain" confie sa fille sur RMC


Mort pour une place de parking. Un père de famille de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, est mort lundi après avoir été roué de coup, samedi soir, vers 18h30 samedi dernier.

Ali était venu faire ses courses dans un supermarché avec sa femme et trois de ses enfants. Conducteur de bus pour la compagnie d'agglomération de Tours veut alors se garer sur une place mais celle-ci est “gardée” par une fillette qui affirme qu’elle est réservée pour ses grands frères. Ali décide malgré tout de s’y garer. C’est alors que les deux frères, âgés de 21 et 24 ans, se garent juste derrière avec leur Mercedes noire.

Une bagarre, particulièrement violente, éclate: le père de famille de 43 ans est roué de coups de poing et de coups de pieds, même à terre. Des témoins parlent d’un "acharnement". Ses enfants assistent à la scène sans rien pouvoir faire. Sur RMC, sa fille Aylin a témoigné sa peine: "On ne peut plus appeler ça un règlement de comptes, c'est un acharnement". 

"Il a été massacré. C'est un acte inhumain" explique-t-elle. "Il s'est garé et n'a pas vu que la place était réservée. Quand la petite fille lui a dit, il a vu une autre place et, comme il était déjà garé, il s'est dit que ce n'était pas la fin du monde". Elle explique également que certains témoins, clients du supermarché, ne sont pas intervenus pour mettre fin à cette bagarre. "Je n'étais pas là, mais on m'a raconté que, si quelqu'un ont tenté de faire quelque chose, personne n'a rien fait. Ce n'est qu'à la fin que des gens ont empêché de frapper, mais en vain". 

Les deux agresseurs, interpellés, sont déjà connus de la justice pour des affaires de vol et d'escroquerie. En garde à vue, ils ont expliqué avoir agi sous le coup de la colère et indiqué qu'ils n'avaient pas supporté les insultes...

Aylin indique sur RMC que finalement, par "crainte des débordements, la marche blanche prévue samedi est annulée". La jeune femme explique ainsi avoir reçu de nombreux messages haineux depuis le drame: "Je vais me battre pour mon père qui était innocent, du début à la fin".

Source : RMCBFMTV


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Malgré ce climat de plus en plus lourd, ces violences bien réelles qui se multiplient et cet échec patent de la fameuse société "arc-en-ciel" voulue par nos élites autoproclamées, l'important, ce qui compte réellement, c'est bien sûr la "lutte contre la haine sur internet".
Ce n'est pas moi qui le dit mais Gil Taieb et le CRIF, vous avez donc plutôt intérêt à y croire.

Il faut profiter des derniers mois/années avant que la censure ne soit complète et qu'internet ne devienne qu'une succursale de TF1/Le Monde/France Inter, dans laquelle tous les propos qui ne rentreront pas dans la ligne strictement définie et programmée par le pouvoir seront irrémédiablement supprimés et leurs auteurs durement châtiés.

samedi 1 septembre 2018

Kevin B. MacDonald : "Le National-socialisme une stratégie évolutionnaire et antijuive de groupe"

kevin b. macdonald

L'auteur :
Kevin B. MacDonald,  né le 24 janvier 1944 à Oshkosh dans l'état du Wisconsin, est un professeur de psychologie américain, il officiait à la California State University de Long Beach.
Sa notice Wikipédia en anglais (bien plus complète que la version française).





Extrait de la quatrième de couverture :
(...) Appliquant la leçon de Theodor Fritsch - auteur antisémite dont la forte influence sur Adolf Hitler est établie - qui exhortait les Allemands à se montrer aussi solidaires entre eux et exclusifs que les Juifs, le national-socialisme a adopté une stratégie évolutionnaire de groupe en prêchant l'altruisme au sein de l'endogroupe (les autochtones) et l'hostilité envers l'exogroupe (les allogènes).
Cette stratégie s'est plus spécialement incarnée dans la Volksgemeinschaft, concrétisation de l'idéal de "hiérarchie harmonieuse" qui avait irrigué toute la tradition intellectuelle völkisch.
(...) l'auteur rappelle comment le judaïsme chercha à entrer dans le patrimoine génétique des Gentils, à travers des mariages entre aristocrates gentils et femmes juives, mais sans permettre la réciprocité.
Durant la période qui suivit l'émancipation, ce fut le nationalisme juif qui suscita, en réaction l'antisémitisme, et non l'inverse.
   Le nationalisme juif, avec ses expressions littéraires et idéologiques, était présent bien avant les pogroms des années 1880 en Europe orientale. La démonstration est d'autant plus convaincante que MacDonald s'appuie sur des historiens juifs faisant autorité et cite de nombreux exemples d'ostentatoire nationalisme ethnocentré chez des auteurs comme Disraeli, Heine, Moses Hess, Asher Ginsberg, Arthur Ruppin, etc.
   En conclusion, le judaïsme et le national-socialisme apparaissent comme deux stratégies de groupe parfaitement symétriques, l'un étant le miroir inversé de l'autre.


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Quelques extraits (dans un souci de concision, je n'indique pas les sources des différentes citations qui sont toutes parfaitement référencées dans le livre) :

(...) la préoccupation essentielle des Juifs était la survie de l'identité juive. (...) Comme le remarque Katz, le XIXe siècle commença avec la bénédiction donnée aux assimilationnistes juifs lors du Sanhédrin de Paris réuni par Napoléon en 1807 et s'acheva avec le premier Congrès sioniste de Zurich, en 1897. L'assimilation n'est jamais intervenue à quelque niveau que ce soit au sein de la communauté juive, y compris dans les rangs du judaïsme réformé, et elle n'est jamais entrée dans les intentions d'un quelconque segment de la communauté juive. (p.17-18)

(...) comme l'indique le Code de Maïmonide, malgré la vigilance sévère exercée sur les parents féminins afin de garantir la pureté de la famille, l'objectif était de conserver la pureté de la lignée masculine, particulièrement chez les prêtres. Les femmes pouvaient épouser des conjoints d'ascendance non valide, mais les hommes ne bénéficiaient pas d'une telle latitude. Cette importance accordée à la pureté de la lignée masculine, combinée au fait que l'origine juive se prouvait par la mère, avait, comme le suggère Chamberlain, les résultats concrets suivants : les familles de souche juive demeuraient "racialement pures", tandis que le patrimoine génétique des aristocrates gentils s'additionnait d'un apport juif. (...) Parmi les Juifs, le nombre de mariages consanguins était généralement assez élevé, et, à cette époque, la fort célèbre famille Rothschild pratiquait le mariage consanguin encore plus intensément que la moyenne des familles juives, avec un exemple notoire d'unions entre un oncle et sa nièce ainsi qu'un grand nombre de mariages entre cousins germains. (p.37)

"Ce n'est pas à Gobineau et encore moins à Chamberlain que l'on doit conférer le titre de père de l'idéologie raciste du XIXe siècle, mais bien à Disraeli". Disraeli "fut sans doute, à la fois comme écrivain et comme symbole personnel, le plus influent propagateur du concept de race au XIXe siècle car c'est lui qui fit connaître la prétendue soif de pouvoir des Juifs, leur complexe de supériorité, leur goût du secret, leurs relations internationales secrètes, et leur arrogante fierté d’appartenir à une race pure".
Les races inférieures persécutent les Juifs, mais, immanquablement, "les autres races, avilies, s'usent et disparaissent ; le Juif subsiste, aussi résolu, aussi habile, aussi persévérant, aussi fertile en expédients et déterminé que jamais. (...) Ce qui prouve, tout bien considéré, qu'il est vain pour l'homme de tenter d'échapper à l'inexorable loi de la nature qui veut que jamais une race supérieure ne soit détruite ou absorbée par une race inférieure". (p.53)

J'ai aussi relevé cette violente diatribe assénée aux Francs par Disraeli... Un lien avec le catholicisme peut-être ?... :

(...) Inversement, les Francs sont un groupe aux "nez plat(s)" qui descend d'une horde de pirates. Ils sont "tout affairé(s) et tout bouffi(s) de suffisance (une engeance enfantée peut-être dans les marécages de quelque forêt nordique encore en friche). (p.54-55)

MacDonald ne semble pas connaître le principe du Tikkoun Olam (la "réparation du monde" qui à terme doit permettre d'aboutir à un monde unifié, indifférencié et, disons le, inhumain)  mais ce qui suit y fait implicitement référence, par ailleurs, le concept de "mission raciale" semble se substituer à celui de "peuple prêtre" qu'évoque notamment le rabbin Elie Benamozegh dans son livre "Israël et l'Humanité".
Si les termes changent, l'idée demeure la même : le peuple Juif doit se situer au-dessus du reste de l'humanité, et ce, après avoir définitivement neutralisé et avili le christianisme :

Selon Hess, les Juifs ont vis-à-vis du reste de l'humanité ce que Rose a baptisé une "mission raciale originelle" : "Grâce au judaïsme, l'histoire de l'humanité est devenue une histoire sainte, je veux dire une évolution progressive vers l'unité organique. Cette histoire commence avec l'amour qui unit la famille ; elle sera achevée lorsque l'humanité entière ne formera plus qu'une famille (...)." (p.59-60)

Graetz pensait que les Juifs pouvaient résoudre les problèmes du monde et "il semblait penser (...) qu'ils prendraient concrètement la direction du monde. [A d'autres instants, il semblait penser] qu'ils ne seraient qu'un exemple moral. Mais dans un cas comme dans l'autre, il présentait les Juifs comme un peuple supérieur". 
(...) Graetz écrivait à son ami Moses Hess que le christianisme était une "religion de mort", et Hess confiait à Graetz son plaisir à "opprimer les Allemands". Pour Graetz, les Juifs luttaient pour détruire la culture chrétienne : "Nous devons par-dessus tout nous efforcer de briser le christianisme."(p.76-77)

Enfin, au sujet de la parenté judaïsme/national-socialisme et de leur incompatibilité avec la civilisation occidentale :

Un élément important de l'idéologie nationale-socialiste officielle, telle qu'incarnée par la pensée d'Aflred Rosenberg, était l'idée que les "forces jumelles de désintégration que sont l'universalisme et l'individualisme entrent toujours en conflit avec le concept allemand de race".
A cet égard, le national-socialisme était certainement profondément anti-occidental. En rejetant à la fois l'universalisme et l'individualisme, le national-socialisme ressemblait, beaucoup plus que le christianisme médiéval et communautaire de l'Occident, à son rival et son image inversée, le judaïsme. (p.91-92)

Un livre remarquable à lire et à faire connaître.
Il est possible de se procurer l'ouvrage (ainsi que les autres travaux de l'auteur) sur le site d'Akribeia.





mercredi 4 octobre 2017

Edouard Philippe et la lutte contre l'antisémitisme

Edouard Philippe entre Joël Mergui (président du Consistoire central israélite de France) et Haïm Korsia (Grand rabbin de France).

Avec ses dernières déclarations, le Premier Ministre est dans la lignée de ce qu'annonçait Emmanuel Macron il y a quelques semaines avec la confusion antisémitisme/antisionisme qui devient un passage obligé pour tout représentant de l'exécutif qui se respecte :

Pour le chef du gouvernement, si les actes antisémites ont baissé en 2016 (-58,5 %), ce recul « ne doit pas faire oublier une autre réalité », celle de la « banalisation de l’antisémitisme et de sa forme réinventée […] qu’est l’antisionisme ».


On remarquera la manière bien particulière dont la cérémonie s'est conclue :

« Nous ne laisserons rien passer et vous ne serez pas seuls dans ce combat car ce combat, c’est évidemment celui de toute la République », a fait valoir le Premier ministre devant les responsables communautaires, dont le grand rabbin de France Haïm Korsia, qui a conclu la cérémonie par la « prière pour la République française », dite chaque fin de semaine dans les synagogues.


Une prière juive pour la République ?
Pas très laïc tout cela...

Ou peut-être que si finalement, si on comprend bien le concept de laïcité qui n'est autre que l'arme de la République permettant d'instituer une sorte de "noachisme à la Française"* plaçant la religion juive au-dessus des autres (qui devront se contenter de se fondre dans le concept flasque de "vivre-ensemble") et faisant des citoyens juifs le "peuple prêtre" de la République (souvenons-nous de tous les : "quand on touche à un Juif, c'est toute la République qui est touchée."  prononcés par les Sarkozy, Valls, Hollande...
Jamais entendu quelque chose de la sorte pour un catholique qui représente une entité que la République abhorre depuis l'avènement de cette dernière).

* Pour plus de précisions sur le concept de noachisme, voir cet article datant du 15 juillet dernier.

mardi 18 juillet 2017

Gérard Collomb admet que la France se dirige vers un "despotisme doux"



"Despotisme doux", cet oxymore inventé et popularisé par Alexis de Tocqueville convient parfaitement à Gérard Collomb pour définir l'état d'urgence permanent dans lequel le gouvernement actuel souhaite plonger le pays.


Interrogé sur le sujet sur RTL, Gérard Collomb a réagi à la tribune de Mireille Delmas-Marty, publiée lundi dans Libération, dans laquelle la juriste dénonce “le risque [...] d’aboutir par les voies moins visibles du contournement des principes et du détournement des pouvoirs à ce 'despotisme doux' que prophétisait Tocqueville”, le célèbre philosophe libéral.
À l’antenne, le ministre de l’Intérieur a défendu, entre autres, les périmètres de sécurité mis en place lors des grandes manifestations. “Quitte à tomber dans le despotisme doux ?”, demande le journaliste. “Oui, peut-être”, répond Gérard Collomb, qui évoque les familles des victimes de l'attentat de Nice, rencontrées vendredi dernier, pour les commémorations.

Saluons au moins la franchise du ministre de l'Intérieur qui aurait tout aussi bien pu se permettre de parler de la mise en place d'une dictature pleine et assumée sans pour autant provoquer la moindre réaction au sein d'une population smartphonisée, gavée de télé-poubelle et de malbouffe (vous avez dit tittytainment ?).
Au nom de la lutte contre un terrorisme qui se révèle bien utile en ces temps qui pourraient être troublés par une quantité toujours croissante de mesures antisociales, tout est permis.
De là à autoriser prochainement des mises en détention sans jugement comme cela a été signé par l'ancien président américain Barack Obama le 31 décembre 2011 avec le National Defense Authorization Act For Fiscal Year 2012 ?


"Grâce" au terrorisme, au réchauffement climatique (n'oublions pas que ces deux facteurs sont liés selon notre Jupiter national) ou encore à la lutte contre l'antisémitisme/antisionisme, nous assistons à une uniformisation progressive et graduée des mesures qui formeront le socle de ce que sera la dictature planétarienne qu'une élite autoproclamée souhaiterait rapidement voir finalisée.



dimanche 16 juillet 2017

Vers une interdiction de critiquer Israël ?

Emmanuel Macron lors de la commémoration des 75 ans des événements du Vel' d'Hiv'.

J'évoquais le sujet le 22 mai dernier dans l'article "Bientôt une nouvelle loi contre l'antisémitisme ?" et il semble bien que nous sommes en train de nous diriger vers quelque chose de cette sorte.
La dernière déclaration d'Emmanuel Macron laissant poindre à l'horizon les douces lueurs d'une nouvelle restriction de liberté.
Le Président de la République considère en effet que l'antisionisme est une nouvelle forme d'antisémitisme.

« Nous ne cèderons rien aux messages de haine, nous ne cèderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme », a dit le chef de l’Etat, suscitant les applaudissements de l’assistance.

Volonté de se mettre dans la poche son hôte du jour Benyamin Netanyahu ou intention réelle d'amalgamer deux notions qui n'ont pourtant rien en commun ?
L'avenir nous le dira.
Toujours est-il que le président de l'agence juive Natan Sharansky s'est empressé de se féliciter de ces belles paroles et de réclamer l'adoption de la définition de l'antisémitisme de l'Alliance internationale pour la commémoration de l'Holocauste :

« Quand l’un des plus importants dirigeants d’Europe reconnaît que l’antisémitisme moderne se déguise du voile de l’anti-sionisme, arrachant le masque des antisionistes radicaux, c’est quelque chose de très important », a déclaré Sharansky dans un communiqué.
Il a ajouté que les propos de Macron permettaient de « clarifier encore la nature de l’antisémitisme moderne et de faciliter les efforts pour le combattre. »
Il a poursuivi en appelant tous les dirigeants d’Europe et d’ailleurs à suivre l’exemple « du Royaume-Uni et de l’Autriche en adoptant officiellement la définition de travail de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la commémoration de l’Holocauste. »

Cette "nouvelle définition de l'antisémitisme" a déjà été adoptée par le Parlement Européen au début du mois de juin dernier.
Et ô surprise, cette résolution "identifie  notamment l'antisionisme à une nouvelle forme d'antisémitisme".
On peut donc parier sans risque que cette question sera très prochainement soulevée en France.

Le texte (en anglais) de cette nouvelle définition de l'antisémitisme.











lundi 22 mai 2017

Bientôt une nouvelle loi "contre l'antisémitisme" ?

"L'Euramérisraël" serait plus juste.

"La loi sur la lutte contre l’antisémitisme européen de 2017 adoptée mercredi exige que le Département d’Etat fasse rapport au Congrès sur les problèmes sécuritaires que connaissent les communautés juives européennes et les forces de police où ils vivent et sur les efforts mis en place en Europe pour éduquer contre l’antisémitisme.

Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Sénat et ensuite signé par le président, encourage également les pays européens à adopter une définition unique de l’antisémitisme.

(...) L’adoption en Europe d’une définition unique de l’antisémitisme constituerait une base importante pour les responsables des forces de l’ordre, ce qui leur permettrait de mieux appliquer les lois et d’élaborer des stratégies pour améliorer la sécurité de la communauté juive."



Les Etats-Unis qui "encouragent" l'Union Européenne à aller dans une certaine direction ou dans un langage moins diplomatique, le suzerain qui vient dicter ses impératifs à son vassal...
Naïvement, on est en droit de se demander si la souveraineté européenne existe encore en lisant cela (lorsque l'on se remémore les origines du projet européen, on sait très bien que de souveraineté et d'indépendance vis à vis des USA, il n'a jamais été question).
Evidemment, il ne s'agit nullement d'excuser les propos ou les comportements antisémites, mais  simplement de défendre la liberté d'expression, déjà sérieusement atrophiée concernant la "question juive".




Il est donc légitime de s'attendre à voir poindre une nouvelle loi encadrant de manière extrêmement stricte la définition de l'antisémitisme dans les mois qui viennent.
Gageons que celle-ci englobera également les propos critiques concernant le sionisme et Israël ou encore le simple fait de rappeler certains événements historiques ou religieux.
Le résultat en sera une annihilation de tout débat concernant l'importance de l'influence d'officines telles que le CRIF sur les institutions (bon, ça c'est déjà le cas...), de toute opposition à la politique colonisatrice d'Israël ou encore de la critique constructive du judaïsme.




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