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samedi 8 juillet 2017

Pierre Hillard : "L'esprit de la Révolution est une espérance messianique judaïque"

Vous avez sorti un nouvel ouvrage (Atlas du mondialisme aux éditions le Retour aux Sources). Quel était votre objectif principal avec ce livre ? Et quels ont été vos axes de travail ?

PH : Mon objectif était de présenter avec ce livre les différents morceaux du puzzle constituant le mondialisme. Plus précisément, je me suis employé à étudier ses référents religieux et philosophiques afin de comprendre les répercussions matérielles (politiques). Par exemple, pourquoi les provinces de l'Ancien Régime ont été supprimées au profit d'entités administratives artificielles comme les départements à l'origine dessinés en carré. Phénomène que l'on retrouve avec les Gauen de l'Allemagne nazie, les Vilayet de l'Empire ottoman et les 10 entités régionales lancées par le président Nixon en 1972. Le fond de l'histoire est que le mondialisme est un messianisme se traduisant dans les domaines temporels et spirituels par des actions diverses identifiables. Pour cela, il s'avère nécessaire d'étudier en profondeur le judaïsme et son opposé le catholicisme.

En quoi est-ce une grave erreur de voir le mondialisme comme un bloc monolithique ?

PH : Le mondialisme est comme l'enfer composé d'anges déchus plus ou moins élevés en grade mais animés de la même haine. Ils s'opposent seulement en raison de leur orgueil.

Pouvez-vous nous expliquer en quoi le mondialisme est comparable à d'autres funestes phénomènes comme le communisme et le nazisme.

PH : Le communisme et le  nazisme ne sont que les diverses branches du mondialisme spécialisés chez l'un sur le sociétal, chez l'autre sur le racial. Cependant, ils reposent tous les deux sur la haine du christianisme trinitaire et sur la promotion de l'homme.

100 ans après les requêtes de la Sainte Vierge à Fatima en 1917, peut-on faire un parallèle avec les demandes que le Christ formulait à Sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial le 17 juin 1689 ?

PH : Ces événements sont liés. Pour effacer une marque satanique (1789 et 1917), on a besoin d'un désinfectant divin. La consécration de ces deux pays permettra d'être, en quelque sorte, lavés de ces marques.

Il vous arrive d'évoquer le manque de profondeur d'analyse de la grande majorité de nos concitoyens ce qui pousse à vouloir combattre l'ennemi avec des armes inadéquates (suffrage universel, « valeurs » républicaines, …). A quoi attribuez-vous cet aveuglement ?

PH : Manque de formation, manque de curiosité mais aussi la démission de nombreux membres du clergé qui, depuis le XIXè siècle, n'ont pas su faire comprendre aux Français l'élément essentiel : qu'est-ce que l'esprit de la Révolution ? La réponse : une espérance messianique judaïque.

De nombreux rabbins évoquent le rôle clef de l'islam dans la future venue du Machiah, en quoi l'islam est-il judéo-compatible à l'inverse du catholicisme traditionnel ?

PH : Il m'est arrivé de dire dans le passé que les musulmans défendent des valeurs que l'on ne rencontre plus en Occident. Les diverses lois adoptées en France à l'encontre des valeurs familiales classiques n'ont pas cours dans ces pays. Cependant, il faut souligner que la religion proposée par la synagogue nouvelle pour les non-Juifs (les Gentils), le noachisme, présente quatre caractéristiques identifiées par le rabbin Benamozegh comme incontournables pour tout noachide qui se respecte : a) le Dieu unique, b) le rejet de l'Incarnation, c) Jésus reconnu comme simple prophète appelé à une auguste mission religieuse et d) le rejet du sacerdoce catholique (conséquence de l'Incarnation). Ces quatre points font partie intégrante de l'islam classique même si cette religion a été, par la suite, dégradée par différents facteurs : fausse conversion des Juifs à l'islam (les Dönmeh), introduction de la  maçonnerie, wahhabisme, … Ces caractéristiques du noachisme n'obligent pas l'islam à se réformer sur ces points. C'est tout l'inverse avec le catholicisme. Le rabbin Benamozegh parle d'instaurer un « catholicisme d'Israël ». Il ne parle jamais d'instaurer un « islam d'Israël ». 



Il me semble que vous faites mention du rôle du rabbin Akiba dans votre nouvel ouvrage. En quoi ce personnage est-il une figure centrale de l'histoire juive ?

PH: Vers l'an 100, il couche par écrit la Torah orale qui, en fait, était profondément altérée en raison de la disparition des quelques rabbins responsables de la transmission du message divin via Moïse. Il lance la création d'une nouvelle religion qui n'a rien à voir avec le judaïsme d'avant le Christ : le Talmud. Son œuvre se poursuit avec, par exemple, l'action du rabbin Hanassi. Le nouveau judaïsme, qui se construit en opposition au catholicisme et non l'islam n'existant pas à cette époque, est achevé  vers 500 ap. J-C.

Le 21 juin dernier correspondait au jour anniversaire de la triple donation initiée par sainte Jeanne d'Arc en 1429. Comment expliquer que cet épisode majeur de l'Histoire de France soit aussi méconnu alors qu'il résume tout ce que doit être la France authentique ?

PH : La réponse est simple : trahison et frivolité de la plupart des clercs avec des exceptions comme l'extraordinaire abbé Jean-Baptiste Ayroles dont les travaux sur sainte Jeanne-d'Arc ont été déterminants pour sa béatification et sa canonisation.

Quelles sont les conséquences de la pensée d'Isaac Louria sur le monde contemporain ?

PH : Pour la fin des temps, il a pavé la voie à l'arrivée de l'antéchrist.

Arianisme, bogomilisme, catharisme …, ces hérésies appartiennent-elles seulement au passé ?

PH : En histoire, tout a été inventé. On repasse par les mêmes chemins avec des techniques et des appellations différentes. Mais l'esprit reste le même. Qui sait que le communisme offre des similitudes importantes avec les carpocraciens baignés de gnose du 2è siècle ap. J-C ?

Victor Souvorov est connu pour son ouvrage assez controversé « le Brise Glace », sa théorie (vraie ou fausse peu importe) étant que le communisme s'était servi du nazisme pour étendre son influence en Europe. Un parallèle n'est-il pas réalisable au Proche et Moyen-Orient actuellement avec l'action de l'Etat islamique qui permettrait de favoriser d'autres desseins ?

PH : La finalité au Proche-Orient est de parachever la Déclaration Balfour lançant la création d'un foyer juif en Palestine avec l'établissement d'un « Grand Israël ». Ces éléments terroristes ne sont que des allume-feux pour provoquer tensions, guerres et divisions en vue d'un idéal supérieur. 

Quels sont, selon vous, les 10 livres indispensables afin de mieux appréhender le monde actuel ?

PH : Le catéchisme de saint Pie X, la conjuration anti-chrétienne de monseigneur Delassus, tous les livres de Gershom Scholem ainsi que l'ouvrage de Alexander Kraushar : Jacob Frank et le mouvement frankiste.


Merci infiniment à Pierre Hillard pour le temps qu'il a bien voulu m'accorder.

Si vous ne devez lire qu'un seul ouvrage cette année, faites-en sorte que ce soit le monumental (à tous les sens du terme) Atlas du Mondialisme, une impressionnante synthèse d'éléments religieux, historiques, politiques, philosophiques et géostratégiques.
Le livre est disponible sur le site de l'éditeur (Le Retour aux Sources) ou sur amazon.

mercredi 21 juin 2017

21 juin 1429, triple donation du royaume de France



A Saint-Benoît sur Loire le 21 juin 1429 à 16 heures avait lieu cet événement majeur de l'Histoire de France, la triple donation du royaume de France, rappelant que le vrai et unique souverain du pays est Notre-Seigneur Jésus-Christ, le roi de France n'étant que son lieutenant.


Sainte-Jeanne d'Arc dit à Charles VII :
"Sire, me promettez-vous de me donner ce que je vous demanderai ?"

Le Roi hésite, puis consent.

"Sire, donnez-moi votre royaume."

Le Roi, stupéfait, hésite de nouveau ; mais, tenu par sa promesse et subjugué par l'ascendant surnaturel de la jeune fille :

"Jehanne, lui répondit-il, je vous donne mon royaume."

Cela ne suffit pas : la Pucelle exige qu'un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du Roi ; après quoi, voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu'il avait fait :

"Voici le plus pauvre chevalier de France : il n'a plus rien."

Puis aussitôt après, très grave et s'adressant aux secrétaires :

"Ecrivez" dit-elle :
"Jehanne donne le royaume à Jésus-Christ."

Et bientôt après :

"Jésus rend le royaume à Charles."

Pour approfondir :



Le livre de Louis-Hubert et Marie-Christine Remy :
http://www.a-c-r-f.com/html/2012_ACRF_La-vraie-mission-de-ste-Jehanne-dArc.html

dimanche 18 juin 2017

18 juin 1429, bataille de Patay




La bataille de Patay du 18 juin 1429 s'inscrit dans la campagne de libération de la France du joug anglais initiée par Sainte-Jeanne-d'Arc.
Après avoir levé le siège d'Orléans et remporté les batailles de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency, Jeanne et les troupes françaises vont affronter les Anglais à Patay pour ce qui constituera un coup décisif porté aux "godons".

Cette petite vidéo va à l'essentiel :







mardi 16 mai 2017

16 mai 1920, canonisation de Sainte Jeanne d'Arc



« Dieu choisit les faibles de ce monde pour confondre les puissants ». Une faible femme a fait retentir l'univers de ses faits merveilleux et aujourd'hui nous célébrons sa gloire éternelle. 
Choisie providentiellement, Jeanne, par les miracles que le ciel lui a donné d'accomplir, est une attestation de l'existence de Dieu. 

En effet, si les voix secrètes qu'elle a entendues ont transformé une pauvre petite jeune fille ignorante en une héroïne accomplissant les plus durs sacrifices, connaissant la science militaire, remportant des victoires impossibles aux hommes, pénétrant les secrets des cœurs et prophétisant l'avenir, cela prouve que le doigt de Dieu était là. 
Tous ceux qui ont tenté d'expliquer Jeanne sans Dieu se sont perdus dans un labyrinthe aux dédales inextricables.

 Avec raison la France se glorifie de Jeanne, mais la sainte Église aussi triomphe en elle.
Dieu fit naître cette enfant pour sauver sa patrie, mais en même temps l'héroïne fit tout pour établir le règne de Jésus-Christ. 
Avant de rien entreprendre, elle invoquait ardemment l'aide du ciel; victorieuse, elle attribuait le succès non à elle-même, mais au Maître de toutes choses. 
Sa seule présence refrénait la licence des camps et donnait l'exemple du respect de Dieu. 
Sa mort manifeste davantage encore cette vérité. 




  Pour prouver son mandat céleste, elle accepte le plus dur supplice, et, au milieu des flammes crépitant déjà autour de son corps virginal, elle embrasse avec amour l'image du divin Crucifié, recommandant son âme à Celui pour lequel seul elle avait toujours vécu.
  Après cinq siècles les vertus de Jeanne sont consacrées magnifiquement près du tombeau de saint Pierre; elle reçoit les honneurs qui manifestent la gloire éternelle dont elle jouit au ciel depuis longtemps. 

  Cela n'arrive pas sans un secret dessein du ciel à une époque où les gouvernements ne veulent plus reconnaître le règne du Christ.
 Et pourtant "il faut qu'il règne, Celui que son Père a établi héritier de toutes choses."
Que les rois donc et les juges de la terre comprennent que Celui qui a sauvé par la main d'une femme une puissante nation d'un péril extrême, est le même qui dirige souverainement le cours des affaires de ce monde, et que ce n'est pas toujours en vain qu'on refuse de se soumettre à sa volonté souveraine. 

Et que les catholiques, s'inspirant des exemples de Jeanne d'Arc, se confient dans son patronage, soumettent en toutes choses leur esprit et leur cœur à Jésus-Christ; servir le Sauveur, c'est régner maintenant et dans l'éternité. »



{Pape Benoît XV, le 16 mai 1920}

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