Demain et après-demain, lundi 10 et mardi 11 décembre 2018, le gouvernement jupitéro-macronien plantera un clou supplémentaire dans le cercueil de la Nation France avec la signature du "Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières" qui se tiendra à Marrakech. Nous connaissons bien l'opinion des ardents défenseurs d'un mondialisme décomplexé au sujet des nations, des frontières et des migrations, celle-ci était résumée d'une manière on ne peut plus directe par Jacques Attali lorsqu'il déclarait "Les pays sont des hôtels" (en bonus, on retrouve dans la vidéo le Rav Ron Chaya qui explique bien un des caractères spécialement juifs, celui d'être seulement "de passage", la notion d'hôtel n'est pas prononcée mais l'idée est la même) :
Terminé le temps des particularismes, tout le monde doit se mélanger joyeusement afin d'aboutir à des individus déracinés pouvant (et devant) se mouvoir selon les nécessités économiques du moment comme l'annonçait HG Wells dans son ouvrage le Nouvel Ordre Mondial : "Nous pouvons anticiper une rapide transformation de la face du monde au fur et à mesure que sa population est distribuée et redistribuée selon les aléas des besoins changeants de la production économique." (p.168)
Herbert-George Wells évoque ici uniquement la face économique du projet, comme Jacques Attali. Sur un plan culturel, on se doute très bien que cela serait une catastrophe, comme sur le plan racial (un petit coup d’œil sur l'Afrique du Sud ou sur l'art du "vivre-ensemble" au sein des banlieues françaises suffira). L'idée étant d'imposer le métissage pour tous (sauf des Juifs bien évidemment, par ailleurs, on notera qu'Israël fait partie des rares états à avoir d'ores et déjà rejeté le Pacte de Marrakech) afin d'obtenir une masse humaine uniformisée et acculturée, tout juste bonne à être traitée comme du bétail taillable et corvéable à merci.
Montini "Paul VI" lors de son discours à l'ONU le 4 octobre 1965
Que Paul VI soit un membre éminent de l'église conciliaire cela ne fait aucun doute, il est constitué du même bois pourri que Bergoglio, Ratzinger, Roncalli et toute la secte qui occupe et éclipse l'Eglise depuis maintenant plus de 50 longues années. C'est un "saint" de Vatican II (comme Jean XXIII et Jean-Paul II), certainement pas de l'Eglise Catholique. Devenir un "saint" de l'église conciliaire est finalement assez simple, la recette à suivre est grossièrement celle-ci : - se présenter comme catholique - passer son temps à se lamenter sur les "erreurs" commises par le catholicisme depuis 2000 ans et faire part de son souci de les réparer en demandant pardon et s'humiliant continuellement - relativiser les dogmes catholiques, les ridiculiser, se protestantiser (cf. se judaïser) au maximum - se plier devant toutes les autres religions, sectes, hérésies, en se mettant dans une position d'infériorité systématiquement, surtout par rapport au judaïsme (les "frères aînés") - promouvoir le mondialisme sous toutes formes.
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Paul VI, né Giovanni Battista Montini en 1897, a été pape de 1963 à 1978, achevant le concile Vatican II lancé par son prédécesseur Jean XXIII, considéré comme une adaptation majeure de l'Église au monde moderne. Celui qui fut béatifié en octobre 2014 est aussi celui qui dit « non » en 1968 à la pilule contraceptive, suscitant des réactions très négatives y compris au sein de l'Église. Le pape François fait coïncider sa canonisation avec le synode consacré aux jeunes en cours au Vatican, honorant ainsi celui qui avait institué cette assemblée consultative des évêques. Il cite souvent les écrits de Paul VI et les deux hommes ont en commun une volonté de réforme de la Curie romaine.
Quelques extraits du discours de Paul VI devant l'ONU maçonnique en 1965 durant lequel il plie le genou devant le monde et appelle à "instaurer une autorité mondiale" au sein de laquelle les "architectes" mondialistes travailleront à la "grande oeuvre" de la "paix".
Succulente logorrhée humaniste et maçonnisante qu'ont dû apprécier à leur juste valeur les successeurs de la Société des Nations.
De fait, Nous n'avons rien à demander, aucune question à soulever; tout au plus un désir à formuler, une permission à solliciter: celle de pouvoir vous servir dans ce qui est de Notre compétence, avec désintéressement, humilité et amour.
(...)
Vous existez et vous travaillez pour unir les nations, pour associer les Etats. Adoptons la formule: pour mettre ensemble les uns avec les autres. Vous êtes une Association. Vous êtes un pont entre les peuples. Vous êtes un réseau de rapports entre les Etats. Nous serions tenté de dire que votre caractéristique reflète en quelque sorte dans l'ordre temporel ce que notre Eglise Catholique veut être dans l'ordre spirituel: unique et universelle. On ne peut rien concevoir de plus élevé, sur le plan naturel, dans la construction idéologique de l'humanité. Votre vocation est de faire fraterniser, non pas quelques-uns des peuples, mais tous les peuples. Entreprise difficile? Sans nul doute. Mais telle est l'entreprise, telle est votre très noble entreprise. Qui ne voit la nécessité d'arriver ainsi progressivement à instaurer une autorité mondiale en mesure d'agir efficacement sur le plan juridique et politique? (...) Et quand vous sortez de cette salle, le monde regarde vers vous comme vers les architectes, les constructeurs de la paix. La paix, vous le savez, ne se construit pas seulement au moyen de la politique et de l'équilibre des forces et des intérêts. Elle se construit avec l'esprit, les idées, les œuvres de la paix. Vous travaillez à cette grande œuvre. Mais vous n'êtes encore qu'au début de vos peines. Le monde arrivera-t-il jamais à changer la mentalité particulariste et belliqueuse qui a tissé jusqu'ici une si grande partie de son histoire? Il est difficile de le prévoir; mais il est facile d'affirmer qu'il faut se mettre résolument en route vers la nouvelle histoire, l'histoire pacifique, celle qui sera vraiment et pleinement humaine, celle-là même que Dieu a promise aux hommes de bonne volonté. Le discours complet : http://w2.vatican.va/content/paul-vi/fr/speeches/1965/documents/hf_p-vi_spe_19651004_united-nations.html
Deux avis, un "racialiste" et l'autre catholique, sur le célèbre chroniqueur, on pourrait les juger opposés, pour moi, ils se complètent.
La France est née catholique, par le catholicisme, elle doit le redevenir mais aussi conserver son identité raciale.
Sans l'association de ces deux facteurs, la France n'est plus elle-même.
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Pierre Hillard répond à Eric Zemmour
Éric Zemmour est un homme de grande culture. Il tranche par rapport à de nombreux journalistes et choque souvent par ses propos en dénonçant, par exemple, l’invasion migratoire en France et en Europe.
Il est vrai que le test de la Drépanocytose fait uniquement aux nouveaux nés originaires d’Afrique du nord ou subsaharienne (comme le précisent les textes officiels) permet de savoir dans le cadre de l’Association française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE) qu’environ 40 % des naissances en France viennent de ces contrées (9 % en Bretagne et presque 75 % en Île-de-France). Cependant, même si cet ouvrage dit des choses justes, Éric Zemmour insuffle dans ses propos un tour d’esprit ne correspondant pas aux caractéristiques propres de la civilisation française. Par certains aspects, nous pouvons constater que ces référents vont dans le sens du noachisme, religion exclusivement réservée aux non-juifs (les gentils) émanation de la synagogue dont les fondamentaux sont le rejet de l’Incarnation et du sacerdoce catholique... tout l’opposé du catholicisme trinitaire.
À cela, il ne faut pas oublier les répercussions politiques comme, par exemple, le baptême de Clovis instaurant le principe, sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, que le roi de France est le « Lieutenant du Christ », caractéristique qui a perduré jusqu’au sacre de Louis XVI . Cet élément fondamental rappelant le rôle de médiateur du roi de France entre ses sujets et son suzerain, c’est-à-dire le Christ, fut solennellement réaffirmé par la Triple donation de Sainte Jeanne d’Arc, le 21 juin 1429 à Saint-Benoît-sur-Loire. Éric Zemmour se garde bien d’évoquer cet événement capital relaté dans le Breviarium Historiale envoyé en juillet 1429 au pape Martin V, document qui a servi par la suite, entre autres, à la béatification puis à la canonisation de Sainte Jeanne d’Arc. Comme il l’écrit dans son livre, il ne croit ni à la résurrection du Christ ni au dogme de l’Immaculée Conception ce qui est logique pour une personne de confession juive.
Cependant, cela n’empêche pas Éric Zemmour d’affirmer qu’un Français doit être marqué par le catholicisme via l’Église, sa pompe, le culte des images, un style, le tout en lien avec Rome et Athènes. Nous rappelons que pour être catholique, nous n’avons pas à faire le tri entre ce que l’on aime et ce que l’on n’aime pas dans cette religion. En effet, pour être catholique, il faut croire à la résurrection du Christ et au dogme de l’Immaculée Conception.
L’auteur en vient même à faire un chapitre sur Saint Louis appelé le « roi juif » dans le but de le confondre avec le sacre du roi David, méthode permettant de rappeler, certes, une source d’inspiration propre à la monarchie française mais, d’une manière habile, de faire passer à la trappe le principe de l’Incarnation à l’origine du parachèvement de l’Ancien Testament. Les fondamentaux de la royauté française exprimés lors du sacre à Reims n’ont de valeur qu’en raison de la proclamation de la divinité du Christ. Éric Zemmour de par ses référents religieux et philosophiques ne peut pas défendre ce type de civilisation qui a perduré 1300 ans de Clovis à Louis XVI.
À cela s’ajoute une distinction entre le public et le privé prôné par Éric Zemmour. Comme le rapporte le journaliste Emmanuel Berreta (Le Point, 8 avril 2010) dans un article intitulé Qui est vraiment Éric Zemmour ?, ce dernier n’hésite pas à affirmer : « C’est comme moi, je m’appelle Éric, Justin, Léon. Mais, à la synagogue, je m’appelle Moïse ». Un catholique ne peut pas adopter cette manière de raisonner. Il n’est pas étonnant de voir ce journaliste être fidèle aux principes de 1789 anti-catholiques dans leur essence avec la rupture du baptême de Clovis et à Napoléon 1er qui a enraciné ces principes. Par ailleurs, il égratigne les Rothschild et certains aspects du judaïsme sans aller plus en avant. Par exemple, il critique la Charia mais se garde bien de remettre en cause le Talmud et la Kabbale d’essence anti-catholique.
Parmi les grands hommes, il admire Clemenceau alors que ce dernier acquis aux intérêts anglais empêcha, en octobre 1918, l’armée alliée de Franchet d’Espèrey présente en Europe centrale de fondre sur Berlin vide de toute résistance ce qui aurait permis de casser l’Allemagne. L’Angleterre ne le voulait absolument pas et Clemenceau fut l’agent docile de cette politique concrétisée par le Traité de Versailles en 1919 dont la France paya la note en 1940.
Enfin, soulignons cette incongruité de mettre sur le même pied d’égalité le maréchal Pétain et le général de Gaulle. Pétain a voulu combattre les principes de 1789 remplacés par le triptyque « Travail, Famille, Patrie » en luttant contre la franc-maçonnerie (fermeture des loges, Cf. Bernard Faÿ). De Gaulle en 1944/45 a rétabli les principes de la maçonnerie et ceux de 1789. La tournure d’esprit d’Éric Zemmour est imprégnée de la Haskalah (« Les lumières juives »), liée à la sécularisation de la société en lien avec le noachisme, c’est-à-dire contraire aux fondamentaux de la civilisation française née du baptême de Clovis sous l’égide de l’évêque Saint Rémi, ce dernier rappelant que le non respect des principes de ce baptême conduirait à des punitions.
Monsieur Zemmour, votre livre sous des apparences agréables et avec, parfois, des propos justes, ne défend pas authentiquement la France et sa civilisation, méthode permettant de conduire des Français patriotes sous de mauvais cieux... le « catholicisme d’Israël » avec ses répercussions politiques et spirituelles comme l’a si bien expliqué le rabbin Elie Benamozegh dans son livre Israël et l’humanité.
Transhumanisme et mondialisme sont intimement liés dans un même but : l'uniformisation de la population de la planète. Ensuite, pourra se constituer une élite génétiquement modifiée provenant des familles les plus puissantes financièrement. C'est en tout cas le "plan", la voie à suivre. Celle-ci est tracée ci-dessous avec le "manifeste des généticiens", document datant de 1939, les passages soulignés l'ont été par mes soins. Le premier renvoie directement et brutalement au mondialisme le plus décomplexé, le second est parfaitement illustré dans l'ouvrage d'Aldous Huxley (frère de Julian, un des signataires du présent manifeste avec, entre autres, John B.S. Haldane) "Le Meilleur des Mondes" et illustre à merveille une vision panthéiste du monde et de la vie, chaque individu faisant partie d'un "grand tout" indissociable (la liberté et le libre arbitre sont évacués). Ce qui n'était qu'une utopie de plus aux vagues relents communistes devient de plus en plus palpable à mesure que les progrès scientifiques s'intensifient, que la religion catholique recule (elle qui dans le passé savait s'opposer vigoureusement à toute marchandisation de l'humain) et enfin que le monde ne devienne qu'un vaste supermarché dans lequel on peut déambuler (tel un zombie) "librement". Un monde de l'argent, conçu par et pour les plus riches dans lequel les états disposent d'un pouvoir de plus en plus réduit. Tout cela était de la science-fiction, c'est désormais notre futur proche. A moins que la Providence ne s'en mêle.
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Biologie sociale et amélioration de la population En réponse à une requête du Service Scientifique de Washington, D.C., adressant la question « Comment la population mondiale peut le plus efficacement être améliorée génétiquement ? » à un grand nombre de travailleurs scientifiques, la déclaration ci-dessous a été préparée et signée par ceux dont le nom apparaît à la fin. Cette question « Comment la population mondiale peut le plus efficacement être améliorée génétiquement ? » soulève des problèmes bien plus larges que ceux qui sont purement biologiques, des problèmes que le biologiste rencontre inévitablement dès lors qu’il tente de mettre en pratique les principes de son propre champ de spécialité. Car l’amélioration génétique effective de l’humanité dépend de changements majeurs dans les conditions sociales, et de changements corrélatifs dans les attitudes humaines. En premier lieu, il ne peut y avoir aucune base valide pour estimer et comparer la valeur intrinsèque de différents individus, sans les conditions sociales et économiques fournissant des opportunités approximativement équivalentes pour tous les membres de la société, au lieu de les stratifier dès la naissance dans des classes avec des privilèges extrêmement différents. Le deuxième obstacle majeur à l’amélioration génétique réside dans les conditions économiques et politiques qui favorisent l’antagonisme entre les différents peuples, nations et « races ». La suppression des préjugés raciaux et de la doctrine non scientifique selon laquelle les bons ou les mauvais gènes sont le monopole de peuples particuliers, ou de personnes ayant une caractéristique donnée, ne sera cependant pas possible avant que les conditions qui produisent la guerre et l’exploitation économique n’aient été éliminées. Cela nécessite une forme effective de fédération du monde entier, basée sur l’intérêt commun de tous ses peuples. Troisièmement, on ne peut pas s’attendre à ce que l’éducation des enfants prenne activement en compte le bien des générations futures à moins que les parents aient en général une sécurité économique très considérable et à moins qu’ils se voient accorder les aides économiques, médicales, éducatives et autres, adéquates pour la naissance et le développement de chaque enfant supplémentaire, de telle sorte qu’avoir plus d’enfants ne soit un fardeau supplémentaire pour aucun d’eux. Vu que la femme est particulièrement affectée par l’enfantement et l’éducation, elle doit se voir accorder une protection spéciale pour s’assurer que ses devoirs reproductifs n’interfèrent pas trop avec ses possibilités de participer à la vie et au travail de la communauté au sens large. Ces objectifs ne peuvent être atteints à moins qu’il y ait une organisation de la production au bénéfice premier du consommateur et du travailleur, et que les conditions d’emploi soient adaptées aux besoins des parents et en particulier des mères, et que les logements, les villes et les services communs soient en général transformés avec les biens des enfants comme un de leurs objectifs principaux. Un quatrième prérequis pour l’amélioration génétique effective est la légalisation, la dissémination universelle, et le développement par le travail scientifique de moyens toujours plus efficaces de contrôle des naissances, à la fois positifs et négatifs, qui puissent être appliqués à tous les stades du processus de reproduction – comme la stérilisation volontaire temporaire ou permanente, la contraception, l’avortement (comme troisième ligne de défense), le contrôle de la fertilité et du cycle sexuel, l’insémination artificielle, etc. A côté de tout cela, le développement de la conscience et de la responsabilité sociale concernant la production des enfants est requis ; et on ne peut espérer que cela soit opératoire sans que soient présents les changements dans les conditions économiques et sociales qu’on a déjà mentionnées et qui sont nécessaires à leur épanouissement, et que l’attitude superstitieuse envers le sexe et la reproduction qui prévaut aujourd’hui ne soient remplacée par une attitude scientifique et sociale. Ceci conduira à ce qu’avoir les meilleurs enfants possibles sera considéré, pour une mère mariée ou non, pour un couple, comme un honneur et un privilège, sinon un devoir, à la fois par rapport à leur éducation et à leur patrimoine génétique, même si pour ce dernier aspect cela signifierait un contrôle artificiel – mais toujours volontaire – du processus de parenté. Avant qu’on puisse s’en remettre aux gens en général, ou à l’État qui est censé les représenter, pour adopter des politiques rationnelles afin de guider leur reproduction, il devra y avoir, cinquièmement, une bien plus grande extension de la connaissance des principes biologiques et de la reconnaissance du fait qu’à la fois l’environnement et l’hérédité constituent les facteurs dominants et inévitablement complémentaires dans le bien-être humain, mais des facteurs qui sont tous deux sous le contrôle potentiel de l’homme, et qui admettent un progrès illimité mais interdépendant. L’amélioration des conditions environnementales augmente les possibilités d’amélioration génétique comme on l’a déjà indiqué. Mais il faut également comprendre que l’effet d’un environnement amélioré sur les cellules germinales n’est pas direct et que la doctrine lamarckienne, selon laquelle les enfants dont les parents ont eu de meilleures opportunités pour leur développement physique et mental héritent sur le plan biologique de ces améliorations, et selon laquelle, par conséquent, les classes et peuples dominants seraient devenus génétiquement supérieurs à ceux qui sont défavorisés, est fausse. Les caractéristiques intrinsèques (génétiques) d’une génération ne peuvent être meilleures que celles de la génération précédente que par le résultat d’une forme de sélection, c’est-à-dire, parce que les personnes qui, dans la génération précédente, avaient le meilleur équipement génétique ont produit en tout plus de descendants que les autres, soit par un choix conscient, soit par un effet automatique de la manière dont ils ont vécu. Dans les conditions de la civilisation moderne, il est bien moins probable qu’une telle sélection soit automatique que dans les conditions primitives, donc on doit en appeler à une sorte d’encadrement conscient de la sélection pour la rendre possible. Cependant, la population doit d’abord apprécier la force des principes énoncés ci-dessus, et la valeur sociale qu’une sélection sagement guidée aurait. Sixièmement, la sélection consciente nécessite, de plus, que la ou les directions que doit prendre cette sélection soient approuvées, et ces directions ne peuvent pas être sociales, c’est-à-dire convenant au bien de l’humanité dans son ensemble, sans que les motivations sociales prédominent dans la société. Ceci en retour implique son organisation socialisée. Les objectifs génétiques les plus importants, du point de vue social, sont l’amélioration des caractéristiques génétiques produisant (a) la bonne santé, (b) le complexe qu’on nomme intelligence, et (c) les qualités de tempérament qui favorisent l’empathie et la sociabilité plutôt que celles (aujourd’hui plus estimées par beaucoup) qui produisent le ‘‘succès’’ personnel, au sens où succès est usuellement compris de nos jours. Une compréhension plus étendue des principes biologiques amènera avec elle la prise de conscience qu’on peut rechercher bien plus que la prévention de la détérioration génétique, et que l’élévation du niveau de la moyenne de la population à celui le plus haut existant aujourd’hui chez des individus isolés, concernant le bien-être physique, l’intelligence et les qualités du tempérament, est une réalisation qui – pour autant que des considérations purement génétiques soient concernées – serait physiquement possible en un nombre comparativement faible de générations. Dès lors chacun pourrait considérer le ‘‘génie’’, combiné bien sûr à la stabilité, comme un droit de naissance. Comme le cours de l’évolution le montre, cela ne représenterait pas du tout un état final, mais seulement un acompte des progrès ultérieurs encore à venir. L’effectivité de tels progrès nécessiterait cependant un accroissement intensif et extensif des recherches en génétique humaine et dans les nombreux champs d’investigation qui lui sont corrélés. Cela impliquerait la coopération de spécialistes de branches variées de la médecine, de psychologie, chimie et, non des moindres, des sciences sociales, avec l’amélioration de la constitution propre de l’homme lui-même comme thème central. L’organisation du corps humain est merveilleusement intriquée, et l’étude de sa génétique est confrontée à des difficultés spécifiques qui nécessitent que la poursuite de recherches dans ce domaine se fasse à une bien plus grande échelle, et même d’une manière plus exacte et analytique que jusqu’ici. Cela ne pourra, cependant, se produire que lorsque les esprits des hommes se seront détournés de la guerre et de la haine ainsi que de la lutte pour les moyens élémentaires de subsistance, afin de se fixer sur des buts plus importants, poursuivis en commun. Le jour où la reconstruction économique atteindra le point où de telles forces humaines seront lâchées n’est pas encore arrivé, mais c’est la tâche de cette génération de s’y préparer, et chaque pas sur ce chemin représentera un gain, non seulement pour la possibilité de l’amélioration génétique ultime de l’homme, à un degré rarement rêvé jusqu’ici, mais en même temps, plus directement, pour la maîtrise humaine des maux plus immédiats qui menacent tellement notre civilisation moderne. Initiateurs : Francis Albert Eley Crew (1903-1981), généticien britannique. Julian Sorell Huxley (1887-1975), évolutionniste britannique. John Burdon Sanderson Haldane (1892-1964), biologiste britannique. Hermann Joseph Muller (1890-1967), généticien américain. S. C. Harland, généticien. J. Needham. Lancelot Thomas Hogben (1895-1975), zoologiste britannique.
Signataires additionnels : G. P. Child, Charles Leonard Huskins (1897-1953), généticien canadien. P. R. David, W. Landaurer, Gunnar Dahlberg (1893-1956), médecin suédois. H. H. Plough, Theodosius Grygorovych Dobzhansky (1900-1975), biologiste de l’évolution américain. E. Price. Rollins Adams Emerson (1873-1947), généticien américain. J. Schultz, C. Gordon, Arthur G. Steinberg (1912-2006), médecin. John Hammond (1889-1964), vétérinaire. Conrad Hal Waddington (1905-1975), biologiste britannique.
Une traduction de : “Social Biology and Population Improvement”, Nature. Vol. 144, 1939, p. 521-522. Traduction réalisée par Simon Gouz, Biographie d’une vision du monde : les relations entre science, philosophie et politique dans la conception marxiste de J.B.S. Haldane, thèse de l’université de Lyon, 2010. Source : https://sniadecki.wordpress.com/2015/01/19/manifeste-des-geneticiens-1939/
Bergoglio continue son oeuvre anti-catholique en exhortant les nouveaux évêques à "rejeter le cléricalisme".
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Le pape François a appelé samedi des dizaines de nouveaux évêques de "terres de mission" à rejeter le cléricalisme -- la tentation du clergé de dominer la vie publique et politique--, cause à ses yeux de tous les abus. "Chers frères, fuyez le cléricalisme. Dire non aux abus, qu'ils soient de pouvoir, de conscience ou de tout autre type, signifie dire non avec force à toute forme de cléricalisme", a déclaré le pape en recevant 74 nouveaux évêques venus essentiellement d'Afrique mais aussi d'Asie, d'Océanie et d'Amérique latine. Ces évêques participent actuellement à une formation de deux semaines qui fait une place importante à la lutte contre la pédophilie, alors que l'Eglise n'en finit plus d'être secouée de nouveaux scandales de prêtres pédophiles couverts par leur hiérarchie au nom de la protection de l'institution. Le programme de la formation prévoit ainsi une intervention de Mgr Charles Scicluna, l'archevêque de Malte que François avait envoyé en début d'année enquêter sur les scandales de pédophilie au Chili, et du père Hans Zollner, directeur du Centre pour la protection des mineurs à Rome. Sans s'étendre sur ces thèmes, le pape a appelé les nouveaux évêques à résister à la tentation de se comporter en "princes" ou en "patrons" dans leur diocèse. "Soyez des hommes pauvres en biens et riches en relations, jamais durs ou dans la confrontation mais affables, patients, simples et ouverts", a-t-il dit. L'évêque de Rome a appelé les nouveaux prélats à "dédier du temps et de l'énergie" aux pauvres, "sans avoir peur de se salir les mains" et à faire preuve de patience avec les jeunes: "Même s'ils semblent contaminés par le virus de la consommation et de l'hédonisme, ne les mettons jamais en quarantaine".
Et ils les a exhortés à ne pas se reposer sur leurs lauriers: "Méfiez-vous de la tiédeur qui porte à la médiocrité et à l'apathie, ce démon de midi. Méfiez-vous de la tranquillité qui esquive le sacrifice, du zèle pastoral qui porte à l'intolérance, de l'abondance des biens qui défigure l'Evangile. N'oubliez pas que le diable entre par les poches!"
Source : Lalibre.be
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Qui aurait pu croire qu'un jour un Pape tienne un discours digne d'un franc-maçon de la IIIe République ? En effet, comment ne pas songer au "le cléricalisme, voilà l'ennemi !" que scandait Léon Gambetta devant la chambre des députés le 4 mai 1877 ?
Par ailleurs, le "diable" entrerait "par les poches" selon Bergoglio. Le problème est-il l'argent ou la manière dont on utilise ce dernier ? Mais sans argent, comment racheter et libérer les esclaves (ce que faisait fréquemment l'Eglise au Moyen-Age), financer des missions, soigner les malades, éduquer les enfants, construire et entretenir des édifices, en un mot, assurer la survie d'une oeuvre, dont l'objectif est certes Céleste, mais qui évolue sur un terrain dont les nécessités sont, elles, bien terrestres ? En revanche, sur le scandale du lobby gay et de la pédophilie au sein du Vatican récemment dénoncé par Mgr Vigano, Bergoglio se fait beaucoup plus discret. Plus que jamais, l'Eglise est éclipsée... Pour combien de temps encore ?
Petite dédicace à tous les jean-foutre qui s'évertuent à nier et à vouer aux gémonies et à l'opprobre tous ceux qui osent parler d'un "grand remplacement" en marche pour les populations européennes. Source : Michel De Jaeghere
Interventions de Pierre Hillard et de Thibault Philippe à propos de l'ouvrage de H.G. Wells dont la traduction française va bientôt paraître aux Editions du Rubicon :
Le Prisonnier est une série marquante, elle anticipe, dès la fin des années 60, le futur "village global" qui est en passe de devenir le notre. C'est également une critique de la démocratie moderne (voir l'épisode "Free for all") et globalement d'une société qui se veut ouverte et "bienveillante" mais qui vise en réalité un seul objectif : briser l'individu et son esprit afin de le réduire au rôle d'un simple numéro, un rouage interchangeable à volonté. Ci-dessous, une interview (en anglais) donnée par Patrick McGoohan en mars 1977 :
Et un extrait en VO sous-titrée en français qui résume assez bien l'esprit de la série :
Henri de Castries, descendant du marquis de Sade... et président du comité de direction du Bilderberg depuis 2012.
La réunion du groupe Bilderberg 2018 devrait se tenir en Italie, à Venise sans doute, du jeudi 7 au dimanche 10 juin (tous les hôtels de La Sérénissime affichent d'ores et déjà complet pour cette période). L'information a été donnée par la Première Ministre de la Serbie Ana Brnabic (formée aux Etats-Unis et en Angleterre, homosexuelle et pro-européenne). Rappelons que Georges Pompidou, Dominique Strauss-Kahn, Manuel Valls, Christine Lagarde, Emmanuel Macron ou encore Edouard Philippe ont tous pris part aux réunions du très élitiste club fondé en 1954 par Joseph Retinger (en liaison avec David Rockefeller et le Prince Bernhard des Pays-Bas).
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Incontro Bilderberg 2018 si farà in Italia 16 febbraio 2018, di Alessandra Caparello ROMA (WSI) – Si terrà in Italia il Bilderberg 2018, il consueto summit dei grandi della terra che si tiene a porte chiuse, una scelta applicata a partire dall’anno di inizio, il 1954, e imposta dal fondatore, David Rockefeller. A rivelare questa indiscrezione è il Primo Ministro della Serbia, Ana Brnabic che ha reso noto di aver ricevuto un invito per partecipare alla riunione di quest’anno proprio in Italia. La meta prescelta sembra essere Torino e l’incontro avverrò dal 7 al 10 giugno prossimo. Il gruppo Bilderberg non consiste in una società, né in una cospirazione: si tratta, invece, di un incontro privato tra potenti di tutto il mondo, che ricorre annualmente, a partire dal primo consesso, che avvenne nel 1954 presso l’Hotel Bilderberg della cittadina olandese di Oosterbeek. Tale incontro annuale ha lo scopo di porre a confronto i potenti per porre in essere una rete atta a tutelare i loro interessi e a unire le istituzioni finanziarie. L’ultimo summit che si è svolto in Italia risale al 2004. I partecipanti si ritrovarono a Stresa. Tra essi figuravano l’attuale presidente della BCE Mario Draghi, l’ex premier Mario Monti, Marco Tronchetti Provera, Giulio Tremonti, Corrado Passera, Franco Bernabé e Gabriele Galateri di Genola. Ma oltre a Torino un altro capoluogo italiano sembra essere in lizza per ospitare l’incontro a cui prendono parte industriali, politici e personalità di spicco per discutere del destino del pianeta. L’attivista britannico Tony Gosling, che segue da vicino le vicende del gruppo Bilderberg, ha osservato i dati sulle prenotazioni delle camere d’albergo nella città della Mole per le date indicate. Tutti gli hotel sembrano essere vuoti. Gli albergatori torinesi sembrano non essere al corrente della situazione, al contrario, se si fa una ricerca uguale sugli alberghi di Venezia, si scopre che tutti gli hotel sono sold out tra il 7 e il 10 giugno, le date in cui avverrà la riunione del gruppo Bilderberg. Che sia una mossa per depistare gli eventuali contestatori non è da escludere. http://www.wallstreetitalia.com/incontro-bilderberg-2018-si-fara-in-italia/
Les yeux humides, les mains tremblantes, nous ne pouvons que constater le retrait de NKM du monde de la politique. Mais que l'on se rassure, pas question pour Nathalie de pointer à Pôle Emploi, ellene sera pas non plus condamnée à risquer sa vie sur les marchés de la région parisienne afin de distribuer des tracts. En effet, ses incomparables compétences lui ont permis de dénicher un strapontin chez Capgemini à New York, ce qui est d'une logique implacable lorsqu'on est issu du sérail de la French American Foundation (comme Emmanuel Macron, Edouard Philippe, François Hollande, Laurent Wauquiez ou encore Alain Juppé qu'elle soutenait lors des primaires de "droite" à l'élection présidentielle de 2017), le monde politique "français" est vraiment lilliputien... A signaler que l'entreprise Capgemini fait partie des "particuliers et entreprises qui soutiennent l'action" de la FAF : http://french-american.org/qui-sommes-nous/nos-membres-partenaires/ Le site frenchmorningnous apprend enfin que Nathalie Kosciusko-Morizet retrouvera à New-York son oncle Antoine Treuille, lui-même ancien président de la FAF (de 2008 à 2012).
L’ancienne députée, maire de Longjumeau, a des liens personnels avec New York, ville où son oncle Antoine Treuille, figure bien connue de la communauté française locale, a dirigé la French American Foundation (FAF).
Plus qu'une grande famille, c'est d'une magnifique toile d'araignée toute dédiée à l'atlantisme dont bénéficie aujourd'hui NKM.
« Nous sommes ravis d’accueillir Antoine au sein de la fondation », a affirmé la porte-parole Michael Patterson dans un communiqué. « C’est un leader respecté et qualifié. Nous faisons confiance à son expérience et à son sens de l’initiative pour faire avancer la mission de la Fondation », a-t-il ajouté. Résident depuis longtemps à New York, Antoine Treuille est actuellement directeur associé de Altomont Capital Partners, un fonds d’équité privé basé à New York et spécialisé dans le secteur de la consommation. « Je suis honoré de mener cette organisation qui contribue si profondément au renforcement des liens transatlantiques et je suis impatient d’aider la fondation à améliorer davantage son leadership dans l’arène internationale », a réagit Antoine Treuille. Né a Washington, DC, Antoine Treuille a passé son enfance en France, en Australie et en Argentine. Diplomé de l’ESSEC, il a également obtenu un MBA et un MS en Ingénierie à Columbia University. Il vit désormais à New York, avec sa femme Beverly et leurs quatre enfants.
Entretien avec Pierre Hillard à l'occasion de la parution de "L'Histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale" dont il devait écrire la préface... avant que celle-ci ne soit refusée par les deux auteurs Docherty et MacGregor. L'échange porte évidemment sur le livre en question mais également sur d'autres sujets historiques et religieux.
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EQDV : Vous deviez préfacer l'ouvrage de Gerry Docherty et Jim MacGregor "L'histoire occultée : les origines secrètes de la Première Guerre mondiale". Connaissez-vous les raisons qui ont poussé ces auteurs à refuser votre préface et que craignaient-ils selon vous alors que tout ce que vous avancez est soigneusement référencé et sourcé ? Pierre Hillard : Ces auteurs apportent des informations de qualité concernant les causes profondes de la Première guerre mondiale. Ils présentent les rôles et les influences des élites politiques, économiques, financières, journalistiques et militaires d'un monde de plus en plus opaque au fur et à mesure que l'on avance dans les coulisses oligarchiques. Autant ils sont précis dans la description des dirigeants politiques et des grands hommes d'affaires comme Cecil Rhodes, autant ils sont vagues et limités sur l'action, ô combien décisive, des grandes familles bancaires comme Rothschild, Schiff, Cassel et autres. Docherty et MacGregor n'hésitent pas à écrire page 39 : « Bien qu'on ait mis au crédit de Rhodes d'avoir transformé le groupement de mines De Beers en plus grand fournisseur de diamants du monde, son succès était largement dû au soutien financier de Lord Natty Rothschild, qui détenait plus d'actions dans la société que Rhodes lui-même. » En lisant cela, automatiquement, mon réflexe est de m'intéresser à ce Natty Rothschild et aux autres membres de sa famille. Pourquoi faisait-il cela ? Comment les Rothschild se sont-ils installés en Grande-Bretagne sachant qu'ils sont originaires de Francfort ? Mariages et liens professionnels avec d'autres dynasties bancaires – mais aussi politiques avec Lord Roseberry – étaient de mise pour cette famille. Par conséquent, étudions ces autres familles appartenant à des dynasties financières juives. Pourquoi ces alliances ? Quels objectifs ? Quelles références religieuses au sein de ces familles ? Pourquoi un tel acharnement dans une direction bien ordonnée ? Pourquoi la « Déclaration Balfour » (en fait d'Alfred Milner) a-t-elle été adressée à un Rothschild ? L'arrière-fond de tout cela est spirituel car lié à des référents sabbatéo-frankistes. On touche au cœur nucléaire de l'histoire du monde depuis 2000 ans. Nos auteurs écossais sont, par certains aspects, rebelles dans leurs écrits. Cependant, ils ont leurs limites d'autant plus que je doute qu'ils soient imprégnés d'un catholicisme traditionnel. Ce manque les rend aveugle sur ce point capital.
Docherty et MacGregor s'appuient notamment sur l'oeuvre de l'historien américain Carroll Quigley (1910-1977) qui fut (entre autres) le professeur d'un certain Bill Clinton (qui a d'ailleurs reconnu que Quigley avait eu une grande influence sur lui) et dont vous avez préfacé l'ouvrage particulièrement touffu « Histoire secrète de l'oligarchie anglo-américaine ».
Savez-vous ce qui a amené Quigley à pousser ses recherches dans cette direction assez peu académique des coulisses historiques alors qu'il semblait très bien intégré dans le « système » (diplômé d'Harvard, professeur à Georgetown, Princeton et Harvard, consultant pour le département de la défense US …) ?
Je n'ai pas de réponses précises à ce sujet. On peut supposer que sa grande intelligence et une curiosité naturelle l'ont poussé à aller plus loin tout en étant conscient des difficultés et des risques encourus. En effet, le fait d'étudier les agissements des élites financières est sûrement une voie semée d'embûches.
Son livre « Tragedy and Hope », ne mériterait-il pas lui aussi une traduction en français ?
Il n'est pas impossible que la chose se fasse.
Peut-on rapprocher les travaux de Carroll Quigley avec ceux d'Antony Sutton, un autre historien (anglais cette fois) qui a démontré le rôle néfaste d'une certaine oligarchie dans la mise en place des totalitarismes bolchévique et nazi (ainsi que de la venue au pouvoir de Franklin Delano Roosevelt) ?
Ces travaux se complètent. Ceux de Quigley traitent essentiellement de l'oligarchie mondialiste sur le temps long tandis que Sutton a ciblé sur une période donnée (l'arrivée au pouvoir des bolcheviks et des nazis par exemple) l'action et les ambitions d'une élite anglo-saxonne.
Dans son « Atlas historique », l’historien français Georges Duby présente ainsi les causes menant à la Première Guerre mondiale : « La montée des nationalismes, l’impérialisme économique et naval de l’Allemagne, l’antagonisme germano-slave dans les Balkans et la course aux armements de la Triple-Entente (France, Grande-Bretagne, Russie) et de la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) font de l’Europe de 1914 une « poudrière ». L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche (Sarajevo, 28 juin 1914) déclenche la Première Guerre mondiale. » Que pensez-vous de cette vision de l’histoire ? Georges Duby souligne des raisons valables qui ont alimenté la Première guerre mondiale. Cependant, ces causes sont secondaires sans être, bien entendu, marginales. Elles se sont surajoutées sans être pour autant le moteur de la guerre. La création d'un foyer juif en Palestine lié au contrôle de la production d'hydrocarbures au Moyen-Orient, sans oublier les conséquences stratégiques, est la racine expliquant le déclenchement de la Première guerre mondiale. Comme je l'ai démontré dans mon livre « Atlas du mondialisme », nous avions une rivalité entre clans sionistes. Le clan sioniste allemand voulait les deux éléments précédemment cités (foyer juif et hydrocarbures) sous la direction de Berlin, tandis que l'autre clan sioniste anglo-saxon voulait la même chose, mais sous la direction de la City de Londres. Les propos de Georges Duby c'est, si je puis dire, la vision hygiénique de l'histoire. On n'évoque pas les causes profondes et sales. Il apparaît clairement que les dirigeants politiques britanniques de l’époque (mais pourquoi cela aurait-il changé ? ...) étaient sous la coupe d’une « Elite secrète » (concept pas très éloigné de ce que Peter Dale Scott appelle l'Etat profond). Depuis quand peut-on déceler ces influences que le grand public ne perçoit pas ? La Magna Carta de 1215 représente-t-elle un moment décisif dans ce mouvement de bascule du pouvoir vers quelque chose de plus « souterrain » ? La défaite anglaise à Bouvines, le 27 juillet 1214, a été décisive dans le bouleversement des structures politiques du pays. En effet, les élites nobiliaires se révoltent face à l'autorité royale et imposent, en juin 1215, une autorité avec laquelle le pouvoir royal doit tenir compte en particulier, et c'est l'essentiel, dans la levée des impôts. Nous assistons à la naissance d'une oligarchie représentant des particuliers traitant avec l'autorité politique et, l'argent étant le maître de la guerre, imposant ou monnayant ses vues. Les exemples sont nombreux. Rappelons seulement la puissance de cette compagnie commerciale et coloniale, la British East India Company (BEIC, la Compagnie britannique des Indes orientales), créée en 1600 par Élisabeth 1ère. Dotée de compétences politiques, financières et militaires, elle a préparé l'avènement de l'Empire britannique.
Menasseh ben Israël
Les liens entre une certaine oligarchie aux vues messianistes et l’Angleterre sont-ils toujours aussi forts aujourd’hui ou bien se sont-ils distendus avec le temps ? L'alliance conclue au XVIIè siècle entre Cromwell et Menasseh ben Israël permettant la bascule de la puissance financière juive des Provinces Unies (les Pays-Bas) vers l'Angleterre ne fut possible qu'en raison de l'instauration d'une dynastie protestante (Guillaume III d'Orange). Depuis cette époque, le monde anglo-saxon n'est qu'un outil politique, économique et militaire dans cette affaire. Certains courants protestants qu'on appelle « dispensationalistes » (sorte de sionistes chrétiens) estiment, dans un cadre imprégné de millénarisme, que le chaos grandissant précède l'arrivée du Christ. Cela n'empêche pas des rivalités internes entre factions juives en particulier, en schématisant, des tensions violentes entre le clan Rothschild messianique du monde occidental s'opposant aux Loubavitch russes soutenant Poutine. Il faut rappeler, en se rapportant aux travaux du spécialiste Gershom Scholem, que les Loubavitch promeuvent une « neutralisation du messianisme ». Cela ne veut pas dire que ces derniers suppriment cet idéal. En réalité, ils ne le mettent pas au centre de leurs préoccupations religieuses (avec des variables toutefois). En dehors de ce point, les raisons énergétiques, stratégiques et les tensions violentes, entre autres, au Moyen-Orient se rajoutent à ces oppositions spirituelles baignées à des degrés divers de messianisme.
Pourquoi la maison Rothschild n'a-t-elle pas apporté un soutien décisif à l'épopée napoléonienne au lieu de donner sa préférence à l'Angleterre ? Naïvement, on est tenté de se dire que cela est illogique car Bonaparte propageait les idéaux révolutionnaires à travers l'Europe. Idéaux qui ne sont qu'un décalque de l'idéologie mondialisto-messianiste. Comment expliquer cela ?
En effet, Bonaparte a enraciné et répandu les principes de la Révolution. Cependant, le cheval de course, si je puis dire, qui avait été déjà choisi ; c'est l'Angleterre avec l'alliance conclue entre Cromwell et Menasseh Ben Israel à partir de 1656. Cette situation était renforcée en raison de la bascule de la quasi-totalité de la population anglaise dans l'anglicanisme. La France révolutionnaire de Bonaparte devait traîner comme un boulet une bonne partie de la population française restée fidèle au catholicisme. Un tel décalage entre les instances politiques du pays maçonnisé et un peuple de France majoritairement fidèle à Rome ne pouvait que freiner les ambitions mondialistes de la synagogue et leurs acteurs comme les Rothschild. Qui plus est, à la fin du 18e siècle et début du 19e siècle, le monde britannique commençait à peupler de vastes territoires (Amérique du Nord, Australie, …), ces derniers devenant des multiplicateurs de puissance économique mais aussi de l'idéal mondialiste. La France de l'Ancien Régime devait être cassée car elle représentait le contre-modèle métaphysique (catholique) qu'il fallait absolument abattre. Sous le règne de Napoléon 1er, elle n'avait pas (et plus) ces atouts géopolitiques et financiers à l'échelle planétaire (vente de la Louisiane par exemple) indispensables à la synagogue.
La dynastie Rothschild s'est souvent abritée derrière des personnages tels que JP Morgan, les Warburg [notamment lors de la mise en place de la Réserve Fédérale américaine (1)] ou encore Jacob Schiff. N'a-t-elle pas aussi instrumentalisé la communauté juive pour arriver à ses fins ?
On peut dire qu'une partie de la communauté juive a été instrumentalisée au service d'une ambition messianiste. En revanche, une autre partie s'oppose aux Rothschild. C'est le cas des loubavitch que l'on retrouve comme soutien à Poutine avec le rabbin Berel Lazar. Le hassidisme loubavitch a une autre vision du messianisme. Il existe des courants internes avec des variantes. Dans certains cas, ce messianisme n'est pas le moteur de leurs pensées sans pour autant être écarté. Gershom Scholem utilise l'expression « neutralisation du messianisme ». Ceci explique les rivalités entre ces communautés à travers des « outils » qui s'appellent les mondes anglo-saxon et russe. Le monde juif est divers et fragmenté (même au sein du monde loubavitch) n'hésitant pas néanmoins à se livrer à des bagarres terribles entre clans pour la poursuite d'intérêts ciblés. En revanche ce monde est uni quand il s'agit de lutter contre le christianisme.
Plusieurs cercles sont à l'oeuvre au sein de l'Elite secrète. On peut discerner un cercle externe constitué des exécutants politiques (Churchill, Balfour, …), un autre moins exposé (Milner, Rhodes, ….) et un troisième protégé des regards du public se chargeant de financer les deux premiers. Sont-ce ces mêmes financiers qui déterminent la marche à suivre, est-ce qu'ils en sont les « grands architectes » ou bien n'existerait-il pas derrière eux, un quatrième cercle encore plus opaque qui serait le noyau de l'ensemble, la tête pensante de cette Elite secrète ?
Voyons ! Vous croyez qu'il existe un quatrième cercle véritable moteur de l'ensemble ? Dans ce cas, en raison de l'impossibilité de les étudier, on les désigne par l'expression « les supérieurs inconnus ». J'ajouterais un cinquième cercle, lui suprême et connu, le « grappin (2) ».
Jacques Bainville
A la fin de la préface vous faites allusion à "une humanité payant le prix fort de ces ambitions dont elle ne soupçonne même pas l'existence." cela fait à mon sens écho aux écrits de Jacques Bainville dans "Les conséquences politiques de la paix" : « A des sommes prodigieuses de dévouement et de sacrifice répondent des abîmes d'ignorance. Grand est le nombre des hommes qui subissent, qui vivent, souffrent et meurent sans avoir interrogé. Petit le nombre de ceux qui cherchent à déchiffrer les causes pour lesquelles ils payent jusque dans leur chair. (…) D'ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c'est-à-dire quand il est trop tard. Le principe de causalité, qui tourmente à peine les hommes, est encore plus indifférent aux peuples. (...) Pour que les conséquences apparaissent aux nations, il leur faut des catastrophes ou le recul de l'histoire. Elles se résignent à vivre entourées de forces invisibles, comme les génies des Mille et Une Nuits, qu'elles blessent sans le savoir et qui exigent des comptes tout à coup. » Près d’un siècle sépare vos écrits de ceux de Jacques Bainville, pourtant, rien ne semble avoir vraiment changé, la grande majorité des hommes demeure cloîtrée dans un puits de méconnaissance et pire que cela, semble se complaire dans cet aveuglement… La raison est simple : la nature humaine ne change pas au cours des siècles. C'est peut-être triste mais cela a au moins un avantage concernant ceux qui cherchent les causes profondes ; cela interdit de rêver. Constantin Leontiev faisait ce constat à propos de l’Europe de la deuxième moitié du XIXe siècle : « L’Europe, dans son ensemble, en est au stade de la simplification, ses éléments constitutifs se ressemblent beaucoup plus qu’auparavant, ils sont beaucoup plus monotones ; quant à la complexité des modalités du progrès, c’est une complexité rappelant celle de quelque processus pathologique horrible qui, pas à pas, conduit un organisme complexe vers la simplification du cadavre, de la carcasse et de la poussière. » Que vous inspire cette citation ? L'industrialisation, la démocratisation et l'uniformisation des esprits propre aux droits de l'homme ont contribué à un nivellement des esprits. On en vient en ce début de XXIè siècle à l'indifférenciation des sexes. L'altérité est remise en cause. À ce rythme, c'est la mort assurée de l'occident.
Cecil Rhodes
Cecil Rhodes souhaitait ouvertement la domination mondiale de la race anglo-saxonne. Alfred Milner, son bras droit, a favorisé la mise en place de camps de concentration regroupant des femmes et des enfants lors de la guerre des Boers et n'a pas hésité à faire travailler sous la contrainte des milliers d'ouvriers chinois dans les mines du Transvaal. Il est difficile de ne pas faire quelques analogies avec ce qui se déroulera quelques années plus tard …
Nous avons à une échelle réduite pour l'époque les prémices du nazisme et du bolchevisme. Ceux qui ne rentrent pas dans le rang doivent être annihilés. C'est ce qui attend les peuples rebelles ou des franges d'une population dans ce nouvel ordre mondial s'il réussit à s'imposer. Le nazisme et le communisme n'ont été que des galops d'essais.
Cynisme et machiavélisme sont des « valeurs » incontournables pour l'élite financière planétaire. En intégrant cette donnée, des décennies plus tard ne peut-on pas voir la mise en place d'un régime national-socialiste en Allemagne et celle du communisme en Russie comme des moyens pour l'oligarchie en place dans le monde anglo-saxon de réduire l'Allemagne et la Russie à l'état de futurs concurrents de seconde zone sur le long terme ?
Les régimes nazi et communiste ont été des laboratoires permettant de tester à l'échelle d'un pays le comportement des populations. Je rappelle, comme je l'ai écrit dans l'Atlas du mondialisme, que le nazisme est une forme de frankisme (3) (Hitler n'étant qu'un golem frankiste) permettant de supprimer une part importante de juifs hostiles au sionisme tout en justifiant par la suite la création de l'État d'Israël. Les travaux d'Antony Sutton ont prouvé que le nazisme a pu s'imposer en raison d'un soutien financier apporté par les Anglo-Saxons. Cette politique poursuivait le but de projeter l'Allemagne nazie contre la Russie soviétique afin d'abattre Staline qui, après avoir évincé Trotsky favorable à une propagation d'un idéal révolutionnaire d'essence messianiste mondiale, se refusait à ce type de politique. La défaite allemande en 1945 a bouleversé les projets anglo-saxon-sionistes.
La Première guerre mondiale a connu son dénouement en raison de la Déclaration Balfour – Milner, la Seconde a débouché sur la création de l'Etat israélien … Une possible troisième déflagration planétaire pourrait-elle aboutir à la finalisation du « Grand Israël » ? Dans cette perspective, que penser de la lettre de Pike à Mazzini ?
Si la logique est respectée, on y va direct. Outre les événements violents au Proche-Orient, cela passe aussi par la destruction du dollar comme monnaie de référence. Quant à cette lettre de Pike, nous n'avons pas de preuve de son authenticité. Par conséquent, on ne peut pas s'y référer.
Un loup se dissimulant sous une peau d'agneau... Le premier logo de la Fabian Society...
Dans « Humain trop humain », Nietzsche décrivait ainsi le socialisme : « Le socialisme est le frère cadet du despotisme mourant (…). Il est avide de porter la puissance de l'État à un degré de plénitude que le despotisme n'a jamais connu ; mieux encore, il renchérit sur tous les excès du passé, en ce sens qu'il poursuit méthodiquement la destruction de l'individu qu'il considère comme un luxe injustifié de la nature et qu'il prétend corriger en en faisant un membre bien réglé de l'organisme collectif … Il exige de tous les citoyens l'obéissance la plus servile à un État absolu, à tel point que rien de pareil n'a jamais encore existé. » Outre le côté prophétique du propos, peut-on voir dans le socialisme « mou » de la Fabian Society (en comparaison avec le national-socialiste allemand ou l'URSS), le genre de doctrine qui serait dans l'idéal mondialiste le modèle à suivre ?
Les objectifs de la Fabian Society consistent à fusionner par étape le capitalisme et le socialisme le tout dans le cadre d'un monde unifié. C'est, en effet, un processus de synthèse qui doit voir le jour permettant la mise en forme d'une économie monopolistique au sein d'un appareil politique mondial et omnipotent. On peut trouver aussi ce type de philosophie concernant la destruction de l'individu dans le livre de Richard de Coudenhove-Kalergi, Praktischer Idealismus (4), paru en 1925 appelant à une dissolution des nations (en priorité européennes) en faveur d'une « Europe orientalisée ».