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lundi 1 janvier 2018

Accord Etats-Unis-Israël destiné à renforcer la lutte contre l'Iran



Les "grands médias" ont été assez discrets à ce sujet.
Bien sûr, seuls les esprits malintentionnés feront le lien entre cet accord et les événements se produisant actuellement en Iran.

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Israël et les Etats-Unis ont secrètement signé un accord stratégique visant à développer leur coopération dans le domaine de la lutte contre la menace nucléaire iranienne et contre les ambitions croissantes de Téhéran dans la région, a rapporté vendredi le Times of Israel.Conduisant une délégation israélienne, le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben Shabat a rencontré le 12 décembre son homologue américain H. R. McMaster à la Maison Blanche. Selon Channel 10, un document a été signé lors de ce meeting, suivi d'intenses discussions.Dans le cadre des discussions entre les Etats-Unis et Israël, qui cherchent à définir leurs objectifs stratégiques communs, cette réunion a abouti à la création d'équipes conjointes qui se concentrent sur les éléments de menaces pour les deux alliés. Parmi les thèmes abordés figurent l'activité iranienne en Syrie, le programme d'armement nucléaire iranien et ses systèmes de missiles balistiques, ainsi que le soutien de Téhéran au groupe libanais du Hezbollah."Israël et les Etats-Unis partagent la même opinion concernant les tendances de la région, en particulier sur l'Iran, et ont conclu des accords sur la stratégie et la politique à mener", ont déclaré les hauts responsables israéliens selon Channel 10."Nous et les Américains sommes très satisfaits de ces conclusions et de notre engagement à faire face à la fois aux défis et aux opportunités dans la région", a poursuivi le responsable.

Cet accord fait suite au discours du président américain Donald Trump, le 13 octobre dernier, qui dévoilait une stratégie plus agressive pour contrôler la puissance croissante de l'Iran, annonçant qu'il ne certifierait pas l'accord nucléaire iranien conclu par l'administration Obama.Dans la foulée, une série de projets de loi avaient été adoptés au Congrès pour sanctionner le Hezbollah et cibler le financement illégal du groupe terroriste, cherchant ainsi à étouffer les ambitions iraniennes.Le secrétaire d'Etat Rex Tillerson dans une tribune pour le New York Times la semaine dernière a également réitéré les intentions américaines d'augmenter la pression sur l'Iran en déclarant que "l'accord nucléaire défectueux n'est plus le point central de notre politique iranienne... nous sommes confrontés maintenant à la totalité des menaces iraniennes. 

"La perspective des Etats-Unis et d'Israël sur le Moyen-Orient converge de plus en plus depuis l'arrivée au pouvoir du président Trump.
Lors de la présentation de sa stratégie de sécurité nationale le 18 décembre, Trump a déclaré qu'"Israël n'est pas la cause des problèmes de la région" et a plutôt eu tendance à dénoncer l'Iran comme une cause fondamentale d'instabilité.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou était également un farouche opposant à l'accord de 2015 sur l'Iran, il s'est joint aux efforts du millionnaire américain pour empêcher de certifier ce traité.La décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël a également été défendue par l'administration Netanyahou tout en recevant simultanément une foule de critiques internationales.En janvier, Trump devra réévaluer sa décision sur l'Iran et décider s'il veut réimposer des sanctions, portant ainsi atteinte à l'accord nucléaire de 2015.


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http://www.i24news.tv/fr/actu/international/163866-171229-accord-secret-signe-entre-les-usa-et-israel-contre-la-menace-grandissante-de-l-iran

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D'autre part, Donald Trump a aujourd'hui et une nouvelle fois réaffirmé son souhait de voir s'opérer un changement de régime à Téhéran.

"Trump: le "temps du changement" est venu en Iran

Le président américain Donald Trump a affirmé lundi que "le temps du changement" est venu en Iran, après les violences meurtrières de ces derniers jours, lors des plus importantes contestations du pouvoir depuis 2009.

"L'Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama", a affirmé Trump sur Twitter. "Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l'Iran est confisquée, comme les droits de l'Homme. Il est temps que ça change".

C'est la troisième fois depuis vendredi que le président américain s'en prend au régime iranien. Samedi, il avait averti que "les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais".

Depuis un an que Donald Trump est au pouvoir, l'Iran est la bête noire de l'administration qui n'a de cesse de dénoncer les ambitions régionales de Téhéran, sa participation à plusieurs conflits qui déchirent la région comme en Syrie et au Yémen, ainsi que son programme de missiles balistiques.  


dimanche 31 décembre 2017

"Agiter le peuple (iranien) ... avant de s'en servir"



La maxime de Talleyrand est toujours d'actualité, dernier exemple en date avec l'Iran.
Sans doute, existe-t-il des raisons valables et légitimes pour le peuple iranien de manifester sa colère contre son gouvernement (dans quel pays cela n'est-il pas le cas ?).


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Contestation en Iran : au moins deux morts, menace du gouvernement

Des manifestations antigouvernementales ont éclaté samedi en Iran pour la troisième journée consécutive.

Samedi, pour la troisième journée consécutive, des manifestations antigouvernementales et contre les difficultés économiques de la population ont éclaté en Iran alors même que des rassemblements prorégime avaient lieu pour commémorer la fin du soulèvement postélectoral de 2009. Depuis deux jours, ces manifestations contre la vie chère, à Téhéran et dans d'autres grandes villes du pays, ont pris une tournure politique. Samedi soir, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l'ordre.

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Seulement, le timing des événements fait irrésistiblement penser à une tentative de révolution "colorée" dont les instigateurs sont assez faciles à distinguer.
L'Etat islamique est en train de perdre la bataille en Syrie et en Irak, laissant ces deux derniers pays exsangues, laminés par des années de guerre.
Donald Trump vient de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, et pour l'état hébreu, la seule vraie menace existant encore au Moyen-Orient reste l'Iran qui pour l'heure demeure un état solide et le plus puissant de la région.
Alors que la Syrie et l'Irak sont en voie de démembrement (conformément au "plan Yinon"), guerres, attentats, et montée des volontés indépendantistes kurdes participant à l'émiettement de Damas et Bagdad, on peut voir dans cette tentative de déstabilisation du gouvernement iranien une manière de parachever un travail de sape... 
Dans quel but me direz-vous ?

Regardons du côté de l'entourage de Trump, de l'état profond qui le soutient, de Jared Kushner son principal conseiller, relisons l'ouvrage de Mearsheimer et Walt ("le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine") rappelons-nous  que Gadi Eizenkot, le chef d'état major de l'armée israélienne ne faisait guère de mystère sur l'objectif prioritaire de Tsahal en juillet dernier et souvenons-nous des propos de Moshe Dayan (ministre israélien de la Défense et des Affaires étrangères) prononcés le 12 février 1952 à Radio Israël :
- "La population doit se préparer à la guerre, mais il revient à l'armée israélienne de poursuivre le combat avec l'objectif ultime qui est la création de l'Empire israélien."

Une autre manière de nommer le "Grand Israël" biblique (Genèse 15:18-21).

Or, pour l'élaboration de ce projet grandiose, il convient de faire "place nette" et d'évacuer de la scène géopolitique tous les acteurs qui seraient susceptibles de contester les visées sionistes.
Si l'ennemi est trop puissant, il conviendra de l'affaiblir par tous les moyens (embargo, manipulations diverses concernant l'opinion publique, attentats, guerre civile...) avant de porter l'estocade finale.
Le messianisme a un prix, celui du sang.


Sur le même sujet :
- Le Grand Israël, une espérance messianiste
- Vers un Kurdistan irakien indépendant ?
- Israël : objectif Iran
- Le Moyen-Orient au bord de l'implosion
- L'ennemi public numéro un : Etat islamique ou Hezbollah ?


dimanche 13 août 2017

Trump menace, le Rav Ron Chaya s'en délecte


Donald Trump promet "le feu et la colère" à la Corée du Nord.
Le président américain menace également le Venezuela d'une intervention militaire.

Derrière Trump, c'est bien évidemment l'Etat profond américain viscéralement belliciste et baignant dans la doctrine néoconservatrice (comme du temps de Bush fils) qui dicte son projet.
Contrairement à ce qui pouvait se dérouler sous l'administration Obama, ce n'est plus la stratégie du billard à plusieurs bandes qui est utilisée pour déstabiliser les "rogue states" via des révolutions colorées orientées et récupérées (Libye, Syrie) mais la forme plus brutale de confrontation directe qu'affectionnent les néoconservateurs (rappelons-nous de l'Afghanistan ou de l'Irak).
Si les méthodes diffèrent, les résultats eux sont peu ou proue les mêmes : destruction, morts et chaos.

Le courant néoconservateur est inséparable des intérêts d'Israël et du judaïsme, raison pour laquelle le Rav Ron Chaya semble particulièrement impatient à l'idée d'un début des hostilités mondiales dans les prochaines semaines.
En effet, ces cataclysmes (les "souffrances de l'enfantement") favoriseraient l'avènement du "Messie" juif.


lundi 12 juin 2017

L'ennemi public numéro un : Etat Islamique ou Hezbollah ?

Le couple présidentiel américain lors de son voyage en Arabie Saoudite.

Alors que l'Etat Islamique vient de menacer la France, la Belgique, l'Italie, les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Russie et l'Australie, la cible numéro un des USA est le... Hezbollah.




L'Iran et le Qatar sont plus que jamais dans l’œil du cyclone.
Accusés de financer le terrorisme par Donald Trump, ils sont isolés par l'Arabie Saoudite et ses alliés et bien sûr dans le viseur des Etats-Unis et d'Israël.

Mais de quel terrorisme parle-t-on ?
Si le Qatar a pu entretenir des connexions avec la nébuleuse Daech et si on se rappelle notamment du renversement de Mouammar Kadhafi et de la révolution sur la place verte de Tripoli tournée dans les studios d'Al-Jazeera à Doha : 



le Qatar, après avoir tenté de concilier entre elles des positions radicalement opposées {lien}, se retrouve aujourd'hui dans la peau du bouc-émissaire alors que l'Arabie Saoudite passe quant à elle entre les gouttes de la critique (grâce au gargantuesque contrat de 380 milliards de dollars signé avec les USA ? {lien}).
L'Iran chiite n'a quant à lui  rien à voir avec un Etat Islamique salafiste/takfiriste et anti-chiite {lien}.
Encore une fois, l'enjeu central de toute cette ébullition semble bien être l'Etat d'Israël.

Pourquoi ?
Le Qatar et l'Iran ont pour similitude de soutenir les principaux et plus proches ennemis de Tel-Aviv : le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Doha ne s'est jamais caché de son appui à la cause gazaouite {lien} et Téhéran soutient le Hezbollah chiite qui lutte aux côtés de Bachar el-Assad {lien} et contre l'Etat Islamique, en Syrie, comme en Irak.
Ces combats ne sont d'ailleurs pas sans conséquence pour le Hezbollah qui a subi de lourdes pertes, au plus grand bonheur d'Israël {lien}.

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.
Il semblerait donc que l'objectif poursuivi (consciemment par les deux premiers, peut être moins par le troisième) par Washington, Tel-Aviv et Riyad soit d'étouffer au maximum la résistance à laquelle pourrait être confronté l'Etat sioniste en cas de nouvelle guerre avec ses voisins palestinien ou libanais.
Éventualité que n'écarte pas Avigdor Liberman, le ministre de la Défense israélien. {lien

Un Irak en train d'imploser, une Syrie meurtrie et dévastée, un Iran en voie d'ostracisation, un Hezbollah diminué, tous ces éléments jouent en faveur de la politique de Netanhyahu qui ne se prive pas d'avancer ses pions avec une accélération encore accrue des implantations en zone occupée. {lien}
Les Etats-Unis songent quant à eux à intensifier les sanctions contre l'organisation chiite libanaise {lien}.


Abou bakr Al-Baghdadi, (ex?) numéro 1 de l'Etat Islamique.


Signalons enfin le silence assourdissant qui a entouré l'annonce faite par Damas concernant la mort (?) du leader de l'Etat Islamique, Abou bakr Al-Baghdadi.
Ce dernier aurait succombé suite à une attaque aérienne syrienne. {lien}
Les médias occidentaux font un black out total sur le sujet, estimant sans doute qu'il s'agit de propagande de la part du régime de Bachar el-Assad.
Peut-être.
Peut-être pas.
En guise de comparaison, on se souviendra avec émotion du battage médiatique extraordinaire qui avait entouré la mort (?) d'Oussama Ben Laden le 2 mai 2011.
Là, bien évidemment, tous nos médias avaient fidèlement relayé l'information et exulté avec Barack Obama et son "justice est faite" hautement stupide et insultant pour les victimes et familles de celles-ci. {lien}

L'occasion de se rappeler que la propagande n'existe que chez l'ennemi.






dimanche 28 mai 2017

La guerre des mondialismes

Macron et sa poignée de main à Trump, le "buzz" du moment...

Derrière l'emballement médiatique pour un épisode très anecdotique se cache un aspect que les journalistes de tous poils n'aborderont jamais.
Avec ce serrage de pinces très appuyé, Emmanuel Macron serait devenu un homme politique d'envergure internationale, incarnant la "virilité" de la diplomatie de l'Union Européenne et des forces de "progrès" contre l'abomination nationaliste et obscurantiste représentée par Donald Trump.
La machine médiatique ne recule décidément devant rien et surtout pas devant le grotesque ou l'absurde.

Le président français, explique "qu'il ne fera pas de petites concessions même symboliques", mais de quelle bataille s'agit-il ?

Biberonné et choyé par la couveuse French American Foundation (comme son prédécesseur François Hollande), adoubé par le Bilderberg, nous savons très bien quelle sorte de combat sera mené par Emmanuel Macron : une volonté d'une plus forte intégration européenne et un rapprochement avec l'Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis), là où Trump semble privilégier une vue plus américano-centrée.

Tout cela est révélateur des différents courants à l'oeuvre au sein du mondialisme.
De la même façon qu'il n'y a pas une pensée unique chez les membres d'un même parti politique (ou d'une même famille), le projet globalisant connaît aussi des rivalités internes.


La carte du monde selon 1984 de George Orwell.

La vision mondialiste à la sauce anglo-américaine qui fait un retour en force avec Trump (en plus du Brexit de l'année passée) et qui se rapprocherait assez de la vision d'un Poutine, en ce sens que le président américain, comme le président russe sont encore animés par la volonté d'avancer  leurs pions respectifs avant l'édification et la finalisation de la Tour de Babel là où les dirigeants européens (français en tête) sont prêts à tous les reniements pour parvenir au plus vite à un Etat Mondial.

Un exemple ? Les faux opposants à l'UE qui ne sont pas contre l'idéologie mondialiste, bien au contraire.
Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce représentent une opposition factice au système qu'ils sont censés combattre.
En aucun cas ils ne défendent les nations et les particularités espagnoles ou grecques, ils ont simplement une vision qui se rapproche de celle des alter-mondialistes.
La vision alter-mondialiste (défendue par les nostalgiques du communisme, -NPA, LO ou Mélenchon en France- les écologistes et globalement par les perdants de la mondialisation) se veut plus "juste" que la vision mondialiste dominante à l'heure actuelle.
Pourtant, la finalité reste la même : libéralisme sociétal, destruction des identités, métissage généralisé, suppression des frontières et des nations, tout le programme appliqué par l'Union Européenne.
UE de laquelle Podemos ou Syriza ne souhaitent surtout pas sortir bien évidemment.


Tsipras, Mélenchon et Iglesias, l'opposition contrôlée partisane d'un "autre" mondialisme.

Pour revenir à Poutine et à  Trump, leur objectif n'est pas de détruire l'édifice babélien en construction, mais de faire en sorte que les forces qui les soutiennent tous les deux parviennent à rogner encore plus les parts de leurs partenaires/adversaires.
Les tenants de l'Union Européenne savent que la mise en place de l'Etat Mondial rêvé nécessite les efforts constants de chacun pour détruire toute espèce d'ambition nationale.
Macron, en ambassadeur du mondialisme global se pose donc en opposant à Trump sur le terrain de la voie à suivre pour parvenir à un même objectif.
Si le président américain ne souhaite plus voir les USA s'engager dans les partenariats transatlantique ou transpacifique, ce n'est pas en raison de son opposition à ces projets en tant que tels mais plutôt car il estime (lui et ses conseillers surtout, j'insiste sur ce point) que Barack Obama et son équipe ont 
 mal défendu les positions américaines et qu'il existe la potentialité d'avancer les pions états-uniens  beaucoup plus loin sur l'échiquier mondial.
Non pas dans le but de s'opposer au projet globaliste mais dans celui de donner à celui-ci une couleur qui serait plus au goût de l'Oncle Sam.
Les moyens diffèrent mais la fin reste la même.


Le partenariat transatlantique est pour l'heure mis de côté, temporairement ?

Les relations tendues qui semblent désormais exister entre l'UE et les USA sont de la même nature que celles qu'entretenaient Barack Obama (partisan, comme Angela Merkel ou Emmanuel Macron de l'Union transatlantique afin de parvenir le plus tôt possible à l'Etat Mondial) avec un Vladimir Poutine qui -à la manière de Trump avec les USA- veut tenter de donner à l'ours russe une portion d'influence et de puissance qui soit plus en rapport avec les ambitions et le potentiel de la Russie.

La conclusion étant que le mondialisme n'est pas un bloc monolithique, il y a plusieurs tendances, plusieurs voies qui peuvent aboutir à des affrontements souvent larvés, parfois violents (derniers exemples en date, la Syrie et l'Ukraine).
Mais que l'on ne se méprenne pas, toutes ces forces, malgré leur apparente hétérogénéité, débouchent sur le même projet babélien de dictature globale.








vendredi 19 mai 2017

Les Etats-Unis sous influence

Joe Lieberman entre Lindsay Graham et Ehud Barak alors ministre de la défense de l'état d'Israël en 2010.
Extrait d'un article de Libération de septembre 2002 concernant Lieberman et les néoconservateurs :
Certains l'appellent le «parti de la guerre» : une vingtaine de personnalités influentes, responsables politiques, experts ou journalistes, qui, derrière le vice-président Dick Cheney et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, poussent depuis septembre dernier à porter la guerre en Irak. Ces faucons évoluent au confluent de plusieurs cercles : celui des cold warriors, anciens de la guerre froide, généralement obsédés par la sécurité. Celui de la droite religieuse, très antichinoise et pro-israélienne et surtout celui des «néoconservateurs»,courant idéologique créé dans les années 60 par des intellectuels, juifs new-yorkais pour la plupart, issus de la gauche. Quelques faucons volent également dans les cieux démocrates : au Sénat, l'un des plus farouches d'entre eux n'est autre que Joe Lieberman, candidat démocrate à la vice-présidence aux dernières élections.



Dans l'article concernant le projet du Grand Israël j'évoquais l'influence grandissante de Jared Kushner, néoconservateur et juif orthodoxe, dans l'ombre de Donald Trump.
Cette influence est en passe de se confirmer avec la possible arrivée aux commandes du FBI d'un autre néoconservateur, juif orthodoxe également, en la personne de Joseph Lieberman.
Viscéralement opposé à l'Iran, son intronisation à la tête des services de renseignements intérieurs des Etats-Unis marquerait un pas de plus vers un assujettissement de la politique et des institutions américaines aux intérêts israéliens ainsi qu'un renforcement du parti belliciste.




"Lieberman a été le premier Juif à apparaître sur un bulletin présidentiel, quand il s’est présenté à la vice-présidence avec Al Gore, en 2000.
Lieberman a ensuite été un sénateur indépendant, et s’est fait connaître pour sa politique étrangère belliqueuse.
Il a soutenu avec enthousiasme le sénateur républicain de l’Arizona John McCain quand il s’est présenté à la présidence en 2008, avant de soutenir Hillary Clinton en 2016.
« C’est un choix évident, elle est tellement meilleure pour le futur de notre pays », avait-il dit pendant la campagne."





lundi 15 mai 2017

Le Grand Israël, une espérance messianiste

En ce jour-là, l'Eternel fit alliance avec Abram, et dit :
"Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Egypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate."
Génèse 15:18-21


En rouge, les frontières du "Grand Israël" s'étendant du Nil à l'Euphrate conformément au texte biblique.

Dans l'article consacré à Zbigniew Brzezinskij'évoquais le rôle tenu par les néoconservateurs dans la vie politique américaine (pour plus de précisions, voir notamment l'ouvrage des deux universitaires américains, Mearsheimer et Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine).

Néoconservateurs qui à travers la politique menée par Washington tentent d'avancer leurs pions en faveur des intérêts de l'état d'Israël.
Jared Kushner, juif orthodoxe, est l'un d'eux et le principal conseiller de Donald Trump (en plus d'être son gendre).


Jared Kushner, l'homme qui murmurait à l'oreille de Donald Trump.

Petite anecdote, notons que Kushner a acquis en 2006 le 666 Fith Avenue à New York pour 2 milliards de dollars, ce qui en fait le bâtiment le plus cher de l'histoire des Etats-Unis...
Mais revenons au projet du Grand Israël.

Trump, comme Poutine, a été appelé à reconstruire le Temple de Jérusalem par le rabbin Hillel Weiss en novembre dernier.
L'article complet et traduit en français depuis "Breaking Israël News" sur le site pleinfeux.org.

La reconstruction du troisième temple, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le projet d'un Grand Israël sont des perspectives étroitement liées.


Maquette du troisième temple de Jérusalem, dont la construction permettra de "hâter le retour du Messie".

Pour bien comprendre le projet de constitution d'un super état israélien et ce que cela implique sur le plan géopolitique pour les voisins de Tel Aviv, il faut lire le texte -publié en 1982- de Oded Yinon (fonctionnaire au ministère des affaires étrangères israélien) intitulé "Zionist plan for the Middle East", traduit et diffusé à l'origine par Israël Shahak.

Ce passage est fondamental :
"La dissolution de la Syrie puis de l'Irak en zones ethniquement ou religieusement uniques, comme au Liban, voilà le premier objectif d'Israël sur le front Est à long terme ; tandis que la dissolution du pouvoir militaire de ces Etats est l'objectif immédiat, dans la première étape. (...) L'Irak riche en pétrole d'une part et pays déchiré par des conflits internes d'autre part est assuré de se trouver dans notre viseur. Sa dissolution est encore plus importante pour nous que celle de la Syrie. L'Irak est plus résistant que la Syrie. Pour l'instant c'est le pouvoir irakien qui constitue la plus grosse menace pour Israël."

Le texte de Yinon prend tout son sens quand on constate ce que l'Irak a subi depuis 1982 :
- Guerre contre l'Iran entre 1980 et 1988.
- Opération "Tempête du Désert" en 1991.
- Embargo terriblement meurtrier pendant 10 ans.
- Intervention américaine en 2003 pour liquider Saddam et pousser le pays dans un chaos qui persiste et a permis à Daech de s'y implanter.
Résultat, l'Irak est aujourd'hui en voie de parcellisation, comme le souhaitait Yinon : "En Irak, une division en provinces selon des lignes ethnico-religieuses comme en Syrie à l'époque ottomane est possible. Ainsi trois Etats ou plus existeront autour des trois plus grosses villes  : Bassora, Bagdad et Mossoul, et les zones chiites au sud se sépareront des zones sunnite et kurde du nord."
Yinon mentionne également la nécessité de déstabiliser l'Egypte.
On peut aisément imaginer que le marasme régnant actuellement en Libye (et favorisé par un certain Bernard Henri Lévy) déteindra prochainement sur son voisin oriental.




Concernant la Syrie (que Tsahal ne se prive pas de bombarder à l'occasion), les événements s'y déroulant depuis début 2011 vont également dans la "bonne direction" indiquée par Yinon.

Des voisins affaiblis, divisés voire dévastés, un soutien sans faille de la diaspora néoconservatrice, une influence jamais démentie d'institutions telles que l'AIPAC aux Etats-Unis, le CRIF en France ou encore la proximité du président russe Vladimir Poutine avec le rabbin Berel Lazar, tous ces éléments contribuent à favoriser ce projet dantesque.

Les colons israéliens sont en tout cas persuadés de parvenir bientôt à leurs fins, et peu importe si cela entraîne non seulement le Moyen Orient, mais aussi le reste du monde dans de terribles convulsions.


{Il est possible de se procurer le petit livre "Le Plan Sioniste pour le Moyen-Orient" aux éditions Sigest.}

vendredi 28 avril 2017

Mondialisme et sionisme

Dernière conférence de Pierre Hillard à Bar-le-Duc qui s'est tenue le 15 avril 2017 :



Vous pouvez retrouver la présentation de Monsieur Hillard ici .

mardi 18 avril 2017

Brzezinski et les stratèges de l'ombre

Zbigniew Brzezinski est né le 28 mars 1928 à Varsovie.
Fils d’un diplomate polonais, professeur à Harvard, Baltimore ou Columbia, il est une des principales figures actuelles de l’idéologie mondialiste.
Zbigniew Brzezinski



Conseiller à la sécurité nationale de Jimmy Carter entre 1977 et 1981, il a très largement contribué à mettre en place la stratégie extérieure des Etats-Unis au cours de ces dernières décennies.
Il est notamment l’architecte du « piège afghan » qui se refermera sur l’URSS et entraînera (avec l’adjonction d’autres facteurs) la chute de celle-ci en 1991 (la guerre contre l’Afghanistan s’étend de 1979 à 1989).

C’était un proche du milliardaire David Rockefeller (décédé le 20 mars dernier) avec lequel il est à l’origine de la création de la Commission Trilatérale en 1973.

On l’accuse parfois, à tort, de faire partie du courant néoconservateur qui regroupe de manière globale des défenseurs zélés de l’état d’Israël (deux exemples parmi d’autres : Paul Wolfowitz et Richard Perle). Ceux-ci s’appuient notamment sur la théorie du choc des civilisations de Bernard Lewis popularisée par la suite par Samuel Huntington.


Pour Brzezinski, l’important n’est pas Israël mais d’arriver à un état mondial globalisé en évitant les chocs frontaux et l’engagement militaire direct.
On peut déjà constater les différences en matière de politique étrangère entre l’administration Trump et celle de Barack Obama (dont l’oreille était attentive aux conseils du géostratège d’origine polonaise).
Obama et Brzezinski en pleine discussion


La "patte" Brzezinski se faisait sentir sur l’orientation de la politique étrangère de l’administration Obama avec la part belle accordée aux actions discrètes (soutien aux « rebelles syriens » par les services secrets, aide logistique apportée à la France en Libye lors du renversement de Kadhafi, utilisation de drones pour des assassinats plus ou moins ciblés au Pakistan, en Afghanistan, au Yémen, en Somalie, etc.).
Sans même parler des évènements en Ukraine sur lesquels je reviendrai.
Il s’agissait d’évoluer dans l’ombre en s’appuyant sur des sous-traitants sur le modèle de la guerre Afghanistan/URSS sans jamais prendre le risque d’engager massivement les forces militaires.

Le retour aux affaires des néoconservateurs, notamment par l’intermédiaire de Jared Kushner, donne lieu à une politique étrangère beaucoup plus agressive (on a déjà pu le constater avec les 59 missiles envoyés sur la base aérienne de Shayrat en Syrie mais aussi avec le largage de "la mère de toutes les bombes" sur les grottes afghanes).
Sans parler des vives tensions avec la Corée du Nord.
On retrouve les vieilles habitudes bellicistes expérimentées pendant les mandats de George W. Bush.

Mais revenons à Zbigniew Brzezinski.
Dans son principal ouvrage « Le Grand Echiquier » (dont la lecture est primordiale pour connaître les orientations géopolitiques états-uniennes), Brzezinski identifie la Russie comme étant le principal adversaire à l’hégémonie américaine.





Pour cela, il prend appui sur la doctrine du britannique Halford MacKinder (1861-1947) qui théorisait l’opposition terre/mer et le rôle central joué par l’espace eurasien (le « Heartland »).
L’eurasie (donc la Russie) étant au centre du monde, « qui tient l’eurasie, tient le monde ».
Il conviendra donc de garder sous contrôle les pays européens et de repousser au maximum la sphère d’influence russe.
Or, l’Ukraine est une pièce de choix sur le grand échiquier brzezinskien.
Pour le stratège américain, faire sortir Kiev de l’orbite russe équivaudrait à donner un coup d’arrêt définitif aux ambitions internationales de la Russie.
Les évènements ukrainiens de ces dernières années résonnent d’une manière très particulière lorsqu'on a lu « Le Grand Echiquier »…

Brzezinski a également théorisé le concept de « tittytainment », une version moderne du « panem et circenses » antique, afin de maintenir dans une bienveillante apathie une très large partie de la population mondiale devenue inutile dans un monde envahi par la technique.

Pour résumer, Zbigniew Brzezinski est un des acteurs majeurs du mondialisme depuis maintenant plus de 40 ans.
Il fait partie de ces personnages que l’on connaît peu mais qui exercent une influence de premier ordre dans la marche des affaires mondiales.
Aussi, plutôt que de s’intéresser aux présidents élus, il convient de garder un œil attentif sur l’entourage de ceux-ci, sur les forces que Peter Dale Scott appelle « L’Etat profond » et qui perdurent quelle que soit la volonté exprimée par les urnes.


                                              

"Le marxisme est une victoire de la Raison sur la Foi (...), une étape vitale et créatrice pour la maturation de la vision internationaliste de l'homme."
[Z. Brzezinski, "Between two ages"]


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