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mercredi 11 avril 2018

La route vers la Troisième Guerre Mondiale



100 ans après la fin de la Première Guerre Mondiale tous les voyants sont désespérément au rouge écarlate.

La Syrie, qui depuis 7 ans maintenant est le terrain de jeu miniature sur lequel se déverse sourdement les rivalités internationales semble ne plus suffire.
Plusieurs fois déjà, des signes avant-coureurs s'étaient produits mais en l'espace de quelques jours, la phase de préparation semble être en pleine voie d'accélération :
 - La nouvelle et dernière accusation contre Damas d'avoir utilisé des armes chimiques semble porter ses fruits vénéneux.
[Notons au passage que peu importe qu'Assad ait utilisé ou non des armes chimiques, ce qui compte, c'est le prétexte afin d'agir. Toute ressemblance avec les "armes de destruction massive de Saddam Hussein" ou les "couveuses koweïtiennes" est évidemment fortuite...]
- La frappe d'Israël sur une base militaire en Syrie semble quant à elle avoir définitivement (encore qu'en relations internationales, il faut toujours se méfier du terme "définitif") placé la Russie face à ses contradictions : épauler le partenaire syrien tout en assurant Israël de son soutien n'était pas viable à long terme, il fallait faire un choix, or, les nécessités géostratégiques font que Moscou ne peut lâcher Assad sans voir sa position fragilisée (cf ses bases militaires de Tartous et de Hmeimim)... ainsi que celle de son allié iranien : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/09/97001-20180409FILWWW00064-frappes-contre-la-base-syrienne-moscou-designe-israel.php
Donald Trump en rajoute encore une couche aujourd'hui avec des termes on ne peut plus belliqueux destinés à la Russie.

L'équilibre déjà très précaire de la région (conflit au Yémen, Irak dévasté, tensions religieuses et ethniques multiples, etc.) est clairement en danger comme le déclarait le porte-parole du Kremlin.
La Russie de Poutine n'est plus l'ours moribond, le monstre en papier mâché et en métal rouillé du temps de Gorbatchev ou Eltsine, elle défendra ses intérêts si ceux-ci sont attaqués.

La guerre économique bat quant à elle son plein.
Après ce que les Etats-Unis ont considéré comme une attaque frontale envers la prédominance du dollar avec le lancement par la Chine du petroyuan, la réplique de Washington ne s'est pas faite attendre avec la taxation des importations d'acier et d'aluminium suite à quoi la Chine a porté plainte auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce.

On le voit, les deux camps, Occident (USA/UE) contre Orient (Russie/Chine), se rendent coup pour coup.
La Syrie est malheureusement pour son peuple l'épicentre sur lequel convergent actuellement les tensions mais vu le nombre de forces en présence dans la région, l'échiquier syrien risque rapidement de s'avérer fort étroit... 

Mais tout cela, ce ne sont que les conséquences matérielles d'une espérance messianiste qui ne demande qu'à éclore dans la douleur :



lundi 10 juillet 2017

L'Europe déstabilisée par l'afflux migratoire




Le problème posé par les "migrants" n'en fini plus de provoquer des remous au sein de l'espace européen et même au-delà.
On notera que la Russie et la Chine s'opposent à toute sanction contre le trafic de ces mêmes migrants...
Retour sur ces sept derniers jours :

9 juillet : Algérie : "Les migrants amènent le crime, la drogue et plusieurs fléaux" selon Ahmed Ouyahia, ministre d'Etat.

Paris : les migrants sont déjà de retour porte de la Chapelle, 24 heures après l'évacuation du lieu par la police.

Hongrie : l'ambassadeur d'Israël demande la fin de la campagne anti-Soros.

8 juillet : la Russie et la Chine bloquent les sanctions contre le trafic de migrants.

7 juillet : Italie : pour Matteo Renzi : "Il doit y avoir un numerus clausus des arrivées. Nous ne devons pas nous sentir coupables si nous ne pouvons pas accueillir tout le monde."

4 juillet : L'ambassadeur d'Autriche en Italie convoqué par le ministère italien des Affaires étrangères suite au possible déploiement de militaires autrichiens à la frontière austro-italienne.

Hongrie : pour le président Viktor Orban, le multiculturalisme a échoué en Europe.

3 juillet : Suède :  le festival de musique de Bravalla  n'aura pas lieu l'an prochain, la faute à des viols et agressions sexuelles trop nombreux commis par des clandestins.

 Vatican : Le cardinal Turkson souhaite fermer le robinet de l'immigration.

L'Autriche prête à  déployer l'armée à sa frontière avec l'Italie afin de juguler l'arrivée des migrants.

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