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dimanche 23 juillet 2017

Obamacron, ennemi du peuple mais ami des stars et des médias



Sommé par les hautes instances internationales (UE et FMI en tête) de faire des "économies", le nouveau et docile gouvernement s'y emploie avec énergie.
Pas question de prendre l'argent là où il est, chez les grosses fortunes ou les multinationales cotées au CAC40, mais plutôt chez la partie de la population la plus faible économiquement ; i.e."ceux qui ne sont rien".
Ce sera donc une baisse des APL pour tous, mais la patate chaude sera aussitôt renvoyée au gouvernement précédent :
Les APL subiront «une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre suite à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée»
Que nenni répond pourtant aujourd'hui l'ancien ministre du Budget Christian Eckert :
Le précédent gouvernement n'a "jamais" envisagé une baisse des aides au logement, a affirmé l'ancien ministre chargé du Budget Christian Eckert, dans un entretien au Parisien, contredisant des affirmations du nouvel exécutif."Nous ne l'avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste", a déclaré M. Eckert interrogé par le quotidien sur cette mesure.
Après la hausse de la CSG, le reniement de la promesse concernant la taxe d'habitation et avant l'attaque finale visant le droit du travail, c'est à un tir nourri qu'est soumise la "France d'en bas" "chère" à Jean-Pierre Raffarin.
Heureusement, Obamacron est fidèle à sa ligne de conduite hyper médiatique d'amis des stars et des caméras.
Si le sort des plus pauvres ne l'intéresse pas, il invitera en revanche Bono et Rihanna à l'Elysée la semaine prochaine
Symboliquement, c'est succulent.

Mais qui sait, inviter ces icônes pop au palais présidentiel est peut être un moyen pour le locataire de l'Elysée de prouver à Shlomo Sand qu'il possède une excellente "culture mondaine" à défaut de solides connaissances religieuses et historiques.


«L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ?», écrit le professeur. «Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain», précise-t-il.

Un inculte élu par des incultes pour reprendre les propos de Michel Onfray :


Pourquoi baptiser l'ex ministre de l'économie du gouvernement François Hollande Obamacron ?
Tout simplement car comme son cousin idéologique d'Outre-Atlantique, le président français a été fabriqué et porté au pouvoir par les médias, comme lui il est l'objet de l'organisation d'un véritable culte de la personnalité, qu'ils sont l'un comme l'autre les grands amis des "people" (ces nomades apatrides qui prennent les pays pour des "hôtels", merci à Jacques Attali pour sa formule), enfin, ils ont fondé leur communication sur du vent et des effets d'annonces et sont des golems sécrétés par le mondialisme le plus ultra dont ils sont les ardents défenseurs.
Rappelons qu'Obama soutenait le leader d'En Marche ! dans sa course à l'Elysée.
Et que Jupiter s'inspire ouvertement des méthodes barackiennes pour sa com'.


Flux d'images choisies, communication calculée et souvent maîtrisée -comme lors son coup de téléphone au standard de l'Élysée- mises en scène sportives ou avec des enfants qui se veulent décontractées, Emmanuel Macron fait du Barack Obama, remarque pour BFMTV.com Isabelle Veyrat-Masson, directrice du laboratoire communication et politique du CNRS.

Pour conclure, jetons un coup d’œil (juin 2016) sur le bilan d'Obama en terme de chômage aux USA.

Le Département du Travail Américain (Bureau of Labor Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 03 Juin 2016 que 94,708 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi sur les quatre dernières semaines.
Focus également sur la pauvreté : Les Etats-Unis, ce pays riche de ses pauvres (octobre 2016) :
 Récemment, le grand quotidien USA Today publiait une enquête montrant que 7 Américains sur 10 possédaient moins de 1000 dollars d’épargne. Pas de quoi en déduire non plus un état de pauvreté extrême, c’est vrai, d’autant que les Américains (et les Anglo-saxons en général) ont une grande culture du crédit, mais ce petit chiffre montre déjà à quel point un simple revirement de tendance sur les taux d’intérêts, par exemple, pourrait avoir des répercussions catastrophiques sur la capacité des citoyens à compenser leurs pertes en capital.

Là où cela devient plus préoccupant, c’est lorsqu’on liste les nombreux dysfonctionnements socio-économiques de celui qui se veut encore le plus grand pays du monde. Ainsi, la moitié de ceux qui disent posséder moins de 1000 dollars sur un compte d’épargne n’ont en réalité… aucune épargne ! Rien, zéro. Compliqué, dans ces conditions, d’imaginer une quelconque reprise économique quand un tiers de la population n’a tout simplement pas les moyens de soutenir une éventuelle croissance, par la consommation notamment ou encore par l’investissement en capital. D’ailleurs, l’an dernier, l’équivalent de l’Insee aux États-Unis a révélé que 47 millions d’Américains vivaient sous le seuil de pauvreté.

Gageons que le bilan du petit Emmanuel ne sera guère plus reluisant mais qu'il bénéficiera tout autant d'une approche marketing parfaitement étudiée et qu'il sera lui aussi enjolivé par les différentes antennes du ministère de la propagande.






mardi 30 mai 2017

Le Tikoun Olam ou la réparation du monde selon la kabbale



Focus sur un concept majeur du judaïsme trop souvent ignoré : le Tikoun Olam.
Selon cette idée, l'homme doit réparer le monde imparfait conçu par Dieu.
Tous les messianismes y puisent leur sève, il s'agit de construire le paradis terrestre, le communisme en est par exemple une émanation (c'est aussi le cas du mondialisme à l'oeuvre actuellement).
L'orgueil démesuré qui découle de la volonté de réparer le travail divin et donc de se hisser au niveau de Dieu et même de dépasser celui-ci (en réparant ses supposées erreurs) est d'une monstruosité sans nom (quelque soit l'habillage trompeur dont peut se revêtir cette conception).
Le rejet du pêché originel tel qu'il apparaît dans la tradition chrétienne aboutit à un basculement tragique de la responsabilité du mal dans le monde qui n'est plus du fait de la créature mais du Créateur.

On peut subodorer qu'un "monde réparé" ressemblerait à un univers entièrement soumis à la cause juive avec un catholicisme irrémédiablement détruit.
Mais c'est une simple supposition évidemment.
Quoiqu'il en soit, si le plan de réparation ressemble à cela, il est en bonne voie...

Le rabbin Chriqui à propos du Tikoun Olam.

Et l'inévitable Jacques Attali "la réparation du monde c'est nous, et personne d'autre" :



dimanche 7 mai 2017

Jacques a dit...

Soir du second tour des élections présidentielles françaises.
Emmanuel Macron élu président.
Le moment idoine pour ressortir cette prophétie du chiromancien Jacques Attali datant de 2014.



Si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours jeter un œil aux 316 propositions (et non pas 613... comprenne qui pourra...) concoctées par Maître Jacques suite à la demande de Sarkozy en 2010.
Le programme macronien devrait largement s'en inspirer.

lundi 24 avril 2017

En marche pour 5 ans (suite)

Tout d'abord, revenons rapidement sur les conditions qui ont permis à Emmanuel Macron d'accéder au second tour.

Si il y a un aspect médiatique qui a dominé la période précédent le 23 avril c'est sans conteste l'interminable séquence des affaires plombant la campagne de François Fillon.
Chacun se fera sa propre opinion sur le degré de culpabilité du candidat des Républicains mais on aura pu remarquer la constance avec laquelle les médias se sont appliqués à publier les informations relatives aux déboires du clan Fillon avec la justice.
La caste médiatique aurait souhaité créer un "climat" de défiance autour de Fillon qu'elle n'aurait pas agi différemment qu'en diffusant au compte-goutte le poison de la suspicion dans les veines de l'opinion publique.

Un comité de soutien qui sent bon la nouveauté.

Pourtant les petites tambouilles familiales dont il est question ici n'ont rien en commun avec le gigantesque cadeau offert par Macron aux grands patrons du CAC 40 ou sa levée de fonds discrètement organisée par la banque Rothschild.
Mais tout cela intéressait finalement fort peu les médias.

Non, la façon dont s'est développée la campagne électorale laisse à penser que tout s'est déroulé afin de favoriser le candidat d'En Marche (oui, accusez-moi de complotisme !).
Sa triple proximité avec les milieux médiatiques (Pierre Bergé, en tête), bancaires (nul besoin de faire un dessin...) et d'affaires (BébéarSimoncini...) constituait un appui considérable face à un Fillon, certes très lié aux cercles affairistes (Henri de CastriesLadreit de Lacharrière) mais beaucoup moins à celui des faiseurs d'opinion, si primordiaux quand arrive l'heure de monter sur le ring médiatique précédent une élection présidentielle.

Or, le principal obstacle de l'ex Rothschild sur la route de l'Elysée était l'ancien premier ministre de Sarkozy.
Un programme à peu près similaire et une quasi assurance d'avoir la préférence du vote traditionnellement porté à droite au second tour faisait de ce dernier un adversaire très coriace.
L'éliminer de la course était l'assurance de remporter l'élection, comme ça sera le cas dimanche prochain.

L'équipe Macron sachant fort bien qu'une finale Macron-Le Pen est gagnée d'avance en offrant un remake de 2002 avec la peur comme invitée spéciale (l'écart sera sans aucun doute bien moindre que le 82-18 de 2002 mais un 62-38 suffira largement au bonheur du protégé de Jacques Attali).
De la même façon, le match Macron-Mélenchon aurait tourné à l'avantage du premier nommé car sa capacité à aspirer les votes traditionnellement portés à droite et au centre sont sans aucune mesure comparable avec la possibilité d'attraction du second surtout concentrée sur la gauche de la gauche.
Les frères ennemis du libéralisme le plus décomplexé : il ne pouvait en rester qu'un...

L'opération dynamitage de Fillon s'étant passée sans encombre, l'Elysée lui tendant les bras, voyons désormais à quoi pourraient ressembler les 5 prochaines années en Macronie, avec un programme que l'on imagine fort peu éloigné de ce qui suit (et de ce qu'aurait proposé Fillon) :

-  d'une manière globale, uberisation de la société, libéralisation, déréglementation à outrance
- "simplification" du code du travail c'est à dire rognement des droits des travailleurs
-  poursuite de la destruction des acquis sociaux
- détricotage des régimes spéciaux, de la Sécurité Sociale
- suppression de l'ISF
- augmentation de la TVA
- dynamitage des services publics
- cadeaux supplémentaires aux grandes entreprises et aux banques
- poids fiscal toujours plus lourd sur ce qui reste de classes moyennes
- transfert du pouvoir accentué vers les instances supranationales (Union EuropéenneBanque Centrale Européenne en tête) et régionales (dans le cadre de la décentralisation décidée par Bruxelles)
- "avancées" sociétales, PMA, GPA, dépénalisation de l'usage du cannabis, euthanasie, transhumanisme.
-  en matière de politique étrangère, alignement systématique sur l'OTAN et les USA au niveau mondial et sur les intérêts d'Israël au Moyen-Orient.
- privatisations
- politique migratoire dans la lignée de celle pratiquée ces dernières années, etc.

Je ne prétends évidemment pas à l'exhaustivité mais je vous donne rendez-vous dans 5 ans pour vérifier tout cela...
Evidemment, le succulent programme ci-dessus ne sera pas sans conséquence : nombre toujours croissant de travailleurs pauvres, société plus inégalitaire donc plus violente, communautarisation sur le modèle américain, classe moyenne se réduisant toujours plus, etc.

En marche donc.
Une marche funèbre.




dimanche 23 avril 2017

En marche pour 5 ans

Comme prévu c'est Emmanuel Macron qui va se retrouver propulsé à la tête du pays pendant cinq longues années à la faveur d'une mobilisation générale contre le "fascisme" (Benito Mussolini et ses chemises noires se prépareraient-ils à se mettre en marche ? ).

En marche... mais vers quoi ?

Le candidat de Rothschild, du Bilderberg, de la French American Foundation, de l'Union Européenne, du FMI et de la nomenklatura "française" (Attali, BHL, Minc, Bergé, Kouchner, etc.) a donc réussi son pari, succéder à un François Hollande vidé de toute substance après un quinquennat de reniements et de non changement (c'est maintenant ?).
Pourtant, Macron a participé pleinement à l'épopée hollandienne mais il a su quitter le navire au bon moment.
Ensuite, un discours creux et finement étudié pour plaire au plus grand nombre était suffisant pour  convaincre une bonne partie de Français, plus attachés aux apparences et aux bonnes campagnes de publicité qu'à l'analyse en profondeur d'un personnage fabriqué de toutes pièces.

Cela fait songer à de la science-fiction tellement les ficelles sont énormes, mais le Golem d'En Marche ressemble finalement à ses électeurs, un être de l'instant, un selfie people, qui guide et est guidé par l'émotion, prisonnier d'une non-analyse permanente des événements.
Dénué de tout scrupule il était prêt à tout et son contraire pour parvenir à ses fins.
Et il a réussi.


Bon courage à tous.
[La suite de cet article est consultable ici.]

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